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Maréchal, nous voilà…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis du cinématographe et du pop-corn réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 30 janvier 2014, onzième jour de Pluviôse dédié à l’ellébore (avec ou sans H). A ce propos, ma fiancée a eu la riche idée d’agrémenter les jardins de Keramoal d’une nouvelle plantation,l’helléborus niger, appelé aussi « rose de Noël » qui tient son appellation d’une jolie légende que je m’en vais vous conter ici. Depuis le Moyen âge la fleur est DownloadedFile-12placée dans certaines crèches. Elle symbolise la pureté et rappelle la légende à l’origine du nom de rose de Noël : la nuit de la naissance du petit Jésus, Madelon, une bergère gardant ses moutons, voit une caravane de bergers et Rois Mages traverser son champ enneigé pour aller offrir leurs cadeaux au nouveau-né. La pauvrette se dit in petto: Tiens, le Paris-Dakar est plus tôt cette année.. N’ayant rien à offrir, elle se met à pleurer. Un ange qui appartenait au comité de course voit ses larmes sur la neige, les effleure et fait éclore son cadeau, une fleur blanche ombrée de rose : la rose de Noël. C’est pas beautiful ça !

Sissi au bal des cocus.

Nous sommes en Égypte et, le ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi, qui dirige de fait le pays depuis la destitution de Mohamed Morsi, vient d’être promu au grade de maréchal. Il entend bien devenir le futur président du pays. Pour être candidat toutefois, celui qui est également ministre de la Défense et vice-Premier ministre du gouvernement intérimaire imagesdoit prendre sa retraite de militaire ou démissionner de l’armée, car la Constitution stipule que le président doit obligatoirement être un civil. Rappelons que ce gentil galonné est l’ancien chef des services de renseignements militaires. Depuis l’éviction de Morsi, le seul président jamais élu démocratiquement du pays, les autorités dirigées de facto par l’armée répriment violemment toute manifestation de l’opposition. Durant des mois, les islamistes partisans de Morsi ont été décimés par cette implacable répression qui s’est récemment étendue aux mouvements progressistes de la jeunesse, dont de nombreuses figures sont désormais derrière les barreaux. Deviendra-t-il un nouveau raïs issu de l’armée, dans la grande tradition de l’Égypte pré-révolutionnaire ? Tout cela me semble bien loin des aspirations du petit peuple de la place Tahrir… Dans la famille, le seul à se réjouir, c’est l’oncle Sam.

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Vous, je ne sais pas mais chez moi, uniformes et lunettes noires ça provoque toujours un malaise: Allez, merci encore de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

« Nous vivons la fin de l’évidence démocratique »

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’utopie galopante et de la chicorée Leroux réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 22 juin 2012, quatrième jour de Messidor dédié à la Véronique, jolie petite fleur qui doit son nom à sainte Véronique (bien connue dans son immeuble) qui aurait recueilli un linge portant les traits du Christ et aurait, grâce à ce linge, guéri l’empereur Tibère  de la lèpre. Or la véronique officinale était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux (d’où son nom familier d’herbe-aux-ladres).

Tout à fait autre chose:

Je vous propose une petite réflexion, amicalement copiée sur le site Agora vox, et qui reprend une idée déjà exprimée ici: Vivons nous la fin de la démocratie?

Professeur en science politique, Loïc Blondiaux exprime son point de vue dans une interview pour La Vie des idées : nous avons fini de croire ce qui paraissait une évidence, à savoir que nous vivions en démocratie.

Loïc Blondiauxévidence, à savoir que nous vivons en démocratie.

 

Il rappelle que la « démocratie » représentative inventée au XVIIIe siècle, l’a été contre la démocratie véritable. Cette usurpation d’identité avait fini par être acceptée, le régime représentatif finissant, insensiblement, par être assimilé à la démocratie. Cette illusion commence à prendre fin aujourd’hui : « Les masques tombent, et l’on découvre que nous ne sommes pas, et que nous sommes de moins en moins en démocratie ».

Alain Cotta, auteur du Règne des oligarchies, avait été l’un des premiers à dire dans un média, le 14 février 2011, que la démocratie était « un leurre ». L’idée était encore peu répandue. Etienne Chouard, au fil de ses interventions sur Internet, l’a popularisée. Depuis, elle s’est répandue comme une traînée de poudre, jusqu’à s’incarner en Espagne dans le mouvement des Indignés. Même s’il est encore faible en France, ce mouvement qui conteste la représentation témoigne, selon Blondiaux, de cette prise de conscience. Il considère que le vote n’est plus suffisant pour faire vivre notre démocratie, le processus représentatif doit être enrichi par une implication plus forte des citoyens : « Il faut multiplier, entre les élections, les épreuves de légitimité, il faut donner la possibilité aux citoyens d’interpeller le pouvoir, il faut obliger le pouvoir à rendre des comptes. » Il faut aussi permettre aux citoyens de participer davantage. Des capacités d’auto-organisation existent selon lui à l’intérieur de la population, comme en témoignent les Indignés, et le processus politique doit apprendre de ces expériences.

Blondiaux évoque, en guise d’exemple, l’expérience islandaise, injustement méprisée en France : « L’Islande a pensé un dispositif constituant, dans lequel une assemblée de citoyens tirés au sort a élaboré des projets, a essayé de définir des perspectives, qui ont été reprises par un groupe de citoyens ordinaires élus, c’est-à-dire qu’on s’est débarrassé des représentants. Ces citoyens ont consulté, sous la forme d’une wiki-constitution, le peuple entier, qui a annoté cette constitution, et cette constitution sera soumise in fine au référendum. Ce mélange de démocratie participative, de débat public approfondi, et de démocratie directe, qui laisse à chacun la possibilité de peser sur le processus, me paraît aller dans le bon sens. »

Bon, ben, allez, en avant, yaka faut qu’on… Réfléchissez, portez vous bien et à demain peut-être.

La fin de la démocratie?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’insoumission et du Picon-bière réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi (jour des crèpes) 27 avril, 8è jour de Floréal dédié au champignon…J’avance l’idée que notre Président-candidat a du en faire une consommation exagérée car il présente de plus en plus de troubles de mémoire. Les soubresauts de la campagne m’interpellent (comme on dit) quand à la validité actuelle de ce que l’on continue à nommer démocratie. Je vous soumets ce petit texte que j’ai déniché après une visite du blog de Marc Lafontan, toujours très bien documenté. Il y proposait une interview de Loïc Blondiaux, professeur en science politique et disponible sur Agoravox.

« Loïc Blondiaux exprime dans cette interview pour La Vie des idées ce que nombre d’entre nous ressentons et avons déjà pu exprimé : nous avons fini de croire ce qui paraissait une évidence, à savoir que nous vivons en démocratie.

Il rappelle que la « démocratie » représentative inventée au XVIIIe siècle, l’a été contre la démocratie véritable. Cette usurpation d’identité avait fini par être acceptée, le régime représentatif finissant, insensiblement, par être assimilé à la démocratie. Cette illusion commence à prendre fin aujourd’hui : « Les masques tombent, et l’on découvre que nous ne sommes pas, et que nous sommes de moins en moins en démocratie ». »

« Alain Cotta, auteur du Règne des oligarchies, avait été l’un des premiers à dire dans un média, le 14 février 2011, que la démocratie était « un leurre ». L’idée était encore peu répandue. Etienne Chouard, au fil de ses interventions sur Internet, l’a popularisée. Depuis, elle s’est répandue comme une traînée de poudre, jusqu’à s’incarner en Espagne dans le mouvement des Indignés. Même s’il est encore faible en France, ce mouvement qui conteste la représentation témoigne, selon Blondiaux, de cette prise de conscience. »

« Loïc Blondiaux considère que le vote n’est plus suffisant pour faire vivre notre démocratie, le processus représentatif doit être enrichi par une implication plus forte des citoyens : « Il faut multiplier, entre les élections, les épreuves de légitimité, il faut donner la possibilité aux citoyens d’interpeller le pouvoir, il faut obliger le pouvoir à rendre des comptes. » Il faut aussi permettre aux citoyens de participer davantage. Des capacités d’auto-organisation existent selon lui à l’intérieur de la population, comme en témoignent les Indignés, et le processus politique doit apprendre de ces expériences.

Blondiaux évoque, en guise d’exemple, l’expérience islandaise, injustement méprisée en France : « L’Islande a pensé un dispositif constituant, dans lequel une assemblée de citoyens tirés au sort a élaboré des projets, a essayé de définir des perspectives, qui ont été reprises par un groupe de citoyens ordinaires élus, c’est-à-dire qu’on s’est débarrassé des représentants. Ces citoyens ont consulté, sous la forme d’une wiki-constitution, le peuple entier, qui a annoté cette constitution, et cette constitution sera soumise in fine au référendum. Ce mélange de démocratie participative, de débat public approfondi, et de démocratie directe, qui laisse à chacun la possibilité de peser sur le processus, me paraît aller dans le bon sens. » Une bonne idée sans doute, à injecter – comme un gentil virus – dans la campagne présidentielle… »

Maintenant, c’est à vous de voir. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

SUPER-MARIO…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de de l’hypotypose et du caramel au beurre salé réunis, bonjour !

Petits veinards que vous êtes, vous lisez le 800è billet des « cénobites tranquilles« . Nous sommes le 16 novembre, 26è jour de brumaire dédié à la pistache. Notons au passage que ce fruit, riche en nutriments mais pauvre en calories n’offre que des avantages. Elle contient des bons acides qui permettent de réduire le mauvais cholestérol. Ses antioxydants font merveille contre le stress. Et j’en connais qui vont en avoir besoin…

La dictature des marchés…

L‘actu de la semaine c’est l’arrivée de Super-Mario en lieu et place de l’ubuesque Berlusconi. Tout comme son voisin Papadémos, Mario Monti est loin d’être un inconnu pour qui s’intéresse un tant soit peu aux choses de ce monde. Ex commissaire européen, il grenouille depuis fort longtemps dans les couloirs de la finance internationale. Après le « cavaliere »voici donc le « cardinal », accessoirement conseiller à l’international chez…Goldman-sachs et membre du groupe Bilderberg qui rassemble une centaine d’hommes politiques, financiers, banquiers de toute la planète. Il est également président honoraire de Bruegel, le think tank européen qu’il a lancé en 2005 et qui regroupe 26 firmes mondiales. Il arrive auréolé de la réputation de grand économiste mais surtout, adoubé par le FMI et la BCE, ce qui, à mes yeux, est suffisant pour qu’on s’en méfie et laisse mal augurer de ce qui attend nos amis italiens.

Bref, et toute chose égale par ailleurs (je l’adore celle la) nous sommes en train d’assister benoistement à une transformation radicale de nos sociétés. Désormais c’est l’Empire et son bras armé l’OTAN qui décident qui peut diriger la Libye et/ou la Tunisie, c’est le FMI qui place ses affidés à la tête des États européens et c’est le G20 qui dicte sa conduite au peuple grec… Avec Draghi à la BCE, Papadémos en Grèce, Monti à Rome, les banksters ont enfin obtenu ce qu’ils voulaient: le pouvoir… Le concours est lancé, qui va remplacer Zappatero, Sarko, etc. Vous aurez le choix entre le candidat de la BNP, du crédit patate et Crédit Lyonnais…

En d’autres termes, les puissances de l’argent ne se cachent même plus derrière leur petit doigt, la main invisible du marché, chère à Adam Smith, vient d’être repérée dans la culotte de la démocratie et j’ai l’impression qu’elle entend bien s’y accrocher…

Vous ai-je entendu parler de la souveraineté des peuples madame Michu ?

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

FAUT PAS CHARIA NON PLUS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démocratie lumineuse et du pied de cochon réunis, bonjour!

Nous sommes le 25 octobre, 4è jour de brumaire dédié à la betterave. Depuis hier, sur la pointe Finistère, ça jette l’eau, comme dit Jean-Yves, et le baromètre est au plus bas. Je crains fort que le moral des démocrates libyens soit lui aussi au plus bas avant peu, si j’en juge par les déclarations du nouveau « chef ».

Le président du CNT, Mustapha Abdel Jalil, a indiqué que « toute loi qui violera la charia sera légalement nulle et non avenue ».

 

 

 

 

 

 

 

Le président du Conseil national de transition (CNT) Mustapha Abdel Jalil a répété, dimanche, à Benghazi, où la « libération » de la Libye a été proclamée, que la législation du pays sera fondée sur la charia (loi islamique). « En tant que pays islamique, nous avons adopté la charia comme loi essentielle et toute loi qui violera la charia sera légalement nulle et non avenue », a indiqué Abdel Jalil devant des dizaines de milliers de personnes réunies pour une cérémonie de proclamation de la « libération » du pays. Faut-il rappeler que ce monsieur est ancien ministre de Kadhafi, et c’est lui en tant que président de la cour d’appel de Tripoli, qui a confirmé par deux fois la peine de mort des infirmières bulgares. Désigné comme président du Conseil national de transition (CNT) le 05 mars 2011, par les conseils dirigeants des villes libyennes tenues par l’opposition. Il déclara alors souhaiter l’instauration d’« un État libre, démocratique, fondé sur des institutions gouvernementales sans caractère ni nature religieux.»

À la mi-septembre, le chef des autorités de transition avait déjà affirmé que l’islam serait la principale source de législation dans la nouvelle Libye et avait rejeté toute « idéologie extrémiste ». Dimanche, il a cité en exemple la loi sur le divorce et le mariage qui, sous le régime de Muammar Kadhafi, interdisait la polygamie et autorisait le divorce. « Par exemple, la loi sur le divorce et le mariage (…), cette loi est contraire à la charia et elle n’est plus en vigueur », a indiqué Mustapha Abdel Jalil.

Il a également annoncé l’ouverture de banques islamiques en Libye qui, conformément à la loi islamique, interdisent de toucher des intérêts. « Il y a de bonnes intentions derrière la régulation de la loi sur les banques. Nous cherchons en particulier à établir des banques islamiques qui (…) interdiront l’usure dans l’avenir, selon la tradition islamique », a-t-il indiqué.Sources:AFP.

Bon, et bien voilà une méchante dictature remplacée par une gentille démocratie…Il ne reste plus qu’à espérer que la petite fille qui brandit sa pancarte où il est écrit: «Nous voulons la liberté» pourra y goûter avant de se faire voiler la face…Inch allah !

Allez, en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

DEVOIR DE VACANCES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du « beau parler» et de la figue de barbarie réunis, bonjour !


Nous sommes le 30 octobre, soit le 9è jour de brumaire qui était dédié à l’alisier et, c’est bien connu, tous les cochons vous le diront, en Bretagne, l’alisier se ramasse à la tonne !!! (Mdr comme ils disent sur Facebook). Depuis hier nous encaissons un suroît qui devrait animer un peu le départ de la route du rhum. Le baromètre flirte avec les 970, c’est dire si ça bastonne au dessus des chênes de Keramoal.

 

Le beau parler donc, car en effet, comme le disait mon aïeule qui avait, vous le savez maintenant, un sens aigu de la formule: Beau parler n’écorche langue


Or donc, en voici la démonstration. Les évènements de ces dernières semaines posent à nouveau la question de l’exercice de la démocratie et de son pendant que les Grecs anciens nommait Ochlocratie. Alors oui, je sais bien qu’il s’agit là d’un terme quelque peu tombé en désuétude mais la réalité qu’il recouvre reste d’actualité.

Si l’on en croit le Robert, l’Ochlocratie, c’est le gouvernement par la foule, la multitude, en d’autres termes, la rue, ce que de Gaulle appelait « la chienlit ». Dans le contrat social, Rousseau en parle comme d’une dégénérescence de la Démocratie: L’origine de cette dégénérescence est une dénaturation de la « volonté générale », qui cesse d’être générale dès qu’elle commence à incarner les intérêts de certains, d’une partie de la population, et non de la population tout entière; il peut s’agir, à la limite, d’une « volonté de tous », non d’une « volonté générale ».

Par exemple, en France, les manifestations contre le C.P.E. ont eu pour effet de faire reculer le pouvoir. Selon le point de vue politique, on y a vu une expression de la Démocratie ou de l’Ochlocratie :

  • la Gauche et les syndicats, opposés au CPE, ont vu dans ces manifestations une expression démocratique à part entière : le peuple s’est exprimé sur une loi sur laquelle il n’a pas été consulté, et manifeste ainsi sa souveraineté contre ceux qui tenteraient de la lui confisquer.

  • La droite et le patronat, favorables au CPE, ont vu dans ces manifestations et dans leurs conséquences une tyrannie de la rue sur le Parlement, « la victoire de la violence, le gouvernement de l’émeute et le mépris du suffrage universel ».

Un même mouvement populaire peut donc être interprété, selon le point de vue politique, comme Demos, et par conséquent moyen d’expression démocratique, ou bien comme Ochlos, et par conséquent négation de la démocratie.

Aujourd’hui, quand le gouvernement amène le parlement à voter une loi dont les fondamentaux sont refusés par 70% des français, fait-il oeuvre de Démocratie au motif qu’il est issu du suffrage universel ? Les syndicats, en demandant au chef de l’Etat de ne pas promulguer cette loi font-ils eux, oeuvre d’Ochlocratie ?

Voilà, je ramasserai les copies après les vacances car, me semble t-il, le débat n’est pas clos. Et puis, tant qu’à se faire traiter…Autant que cela soit d’Ochlocrate, ça a de la gueule.

Allez, une nouvelle fois merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.