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L’humanisphère – L’utopie anarchique…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la procrastination et du trot monté réunis, bonjour ! Nous sommes le Vendredi 27 décembre 2019 et c’est le 7è jour de nivôse dédié à l’humus.

Le 27 décembre justement, en 1821, naissance de Joseph Déjacque, à Paris. Socialiste anti-autoritaire et véritable premier militant « libertaire » (mot dont il est l’inventeur semble t-il). Orphelin de son père, il est Dejacqueélevé par sa mère, lingère. Entré en 1834 comme apprenti, il devient, en 1839, commis de vente dans un commerce de papiers peints (chui pas sûr pour les accords). En 1841, il s’engage dans la marine, découvre l’Orient mais aussi l’autoritarisme militaire. En 1847, il commence à s’intéresser aux idées socialistes, et collabore au journal « L’Atelier ». L’insurrection parisienne de février 1848 met fin à la monarchie de Louis-Philippe, mais très vite l’alliance des bourgeois républicains et du prolétariat ouvrier vole en éclat. Déjacque publie un poème « Aux ci-devant dynastiques, aux tartuffes du peuple et de la liberté » dans lequel il se fait le porte parole des aspirations ouvrières.

En avril, les premiers affrontements ont lieu entre les forces de la bourgeoisie qui ont proclamé « La République honnête » et les ouvriers socialisants. Le 15 mai, l’Assemblée Constituante est envahie par les ouvriers, mais les principaux responsables socialistes sont arrêtés. Les ouvriers occuperont la moitié de la ville aux cris de « Vive la révolution sociale ». La répression est terrible, l’armée usant de l’artillerie, a-bas-les-chefsmassacre trois mille insurgés. Quinze mille sont arrêtés et déportés sur les pontons de Cherbourg et de Brest. Déjacque est parmi eux, bien qu’il n’ait pas participé directement à l’insurrection. Libéré en 1849, il rejoint Paris et, en août 1851, publie « Les Lazaréennes, fables et poésies sociales » qui lui valent aussitôt une condamnation à 2 ans de prison et 200 fr d’amende. En 1855, il signe le manifeste inaugural de l’A.I.T, puis se fixe à la Nouvelle-Orléans où il écrit « l’Humanisphère, utopie anarchique », et prend la défense des femmes dans une lettre à Proudhon où apparaît pour la première fois un vocable de l’invention de Joseph Déjacque, ‘‘libertaire’’. En 1861, découragé, il rentre en France à la faveur de l’amnistie. Mais, dans la misère, il sombre dans la folie et meurt à Paris en 1864.

Voila pour notre galerie de portraits. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Adieu l’Emile…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la vérité historique et de la soupe au lait réunies, bonjour! Nous sommes le mardi 28 janvier 2014, 9è jour de pluviôse dédié au Peuplier. Chacun se souvient de cette maxime forestière: un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je sais, c’est archi-nul (même Corsico n’oserai pas) mais bon, j’ai des circonstances atténuantes, j’ai regardé la télé hier soir. C’est aujourd’hui l’anniversaire du jour de la disparition de Emile BIDAULT. Comment ? Vous ne connaissez pas !
Militant du groupe anarchiste de Ménilmontant, Emile Bidault participa, en août-septembre 1886, à la constitution de la 72267839_pLigue des  Antipatriotes. Cette ligue organisa quelques conférences, édita quelques placards, puis disparut au cours des années suivantes. Au début des années 1890, il s’était réfugié à Londres. Son nom figurait sur une liste d’anarchistes établie par la police des chemins de fer pour « surveillance spéciale aux frontières ».
Au début de la guerre, Bidault se trouvait à Yvetot gérant des Galeries cauchoises et il sympathisa avec l’attitude pacifiste de Sébastien Faure. En 1916, en sursis d’appel, il travailla à la fabrication de moteurs d’aéroplanes chez Salmson à Billancourt. Il tenta en 1919 de mettre sur pied une « Bibliothèque circulante gratuite » un siècle avant les bibliobus. Il était alors chargé, ainsi que Louis Rimbault, des correspondances et communications au Libertaire (créé en 1858 à New-York par Déjacques et repris en 1895 par Sébastien Faure. Il faudra que je vous conte un jour bi1332-9ff0fl’histoire de ce qui est devenu Le monde libertaire). En mars 1919, il fut avec entre autres Le Meillour, Sirolle, Boudoux, Renneringer, Doudon et E. Massot signataire d’une protestation parue dans le Libertaire (2 mars) dénonçant les perquisitions effectuées au journal suite à l’attentat de Cottin contre Clémenceau. En 1920 il était le trésorier du groupe de soutien à Kropotkine qui recueillait des fonds afin d’envoyer vivres et vêtements au vieux militant à Moscou.

En 1922, il était trésorier du comité de défense sociale (CDS). Durant l’entre-deux-guerres, son œuvre principale consista dans la publication de La Brochure mensuelle, entreprise de vulgarisation des idées anarchistes et dont il a été gérant, rédacteur et administrateur de 1923 à bi0290-d0b451937. Afin d’écouler les stocks il créera la série La Bonne collection. Bidault fut gérant du journal La Conquête du pain, ouvert à tous les courants de l’anarchisme et dont le n°1 paru le 13 octobre 1934. et le n°45 et dernier le 13 décembre 1935. Fondateur du journal La Raison, il avait également mis son imprimerie à la disposition du journal Terre Libre  publié par L. Laurent et A. Prudhommeaux d’abord à Aulnay-sous-Bois puis à Nîmes.
Émile Bidault mourut le 28 janvier 1938 et fut incinéré au Père-Lachaise. Sources:dictionnaire international des militants anarchistes – Éphéméride anarchiste.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.