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Au gui l’an neuf…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la mécanique des fluides et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 31 décembre 2013, onzième jour de Nivôse dédié au granit. En ce dernier jour de l’année, petit salut en forme d’hommage (à moins que ce ne soit l’inverse) à deux personnages qui, chacun dans leur catégorie m’ont inspiré un certain nombre de billets. L’un est né un 31 décembre en 1928, l’autre est décédé ce même jour en 1877.

D‘abord, le dessinateur SINÉ, né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait lenrage0001énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve toujours avec la même délectation dans SINE-MENSUEL. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal qu’il avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

 

Tout le monde bien sur connait Gustave COURBET. Peintre de génie auteur de  » l’origine du monde »  tableau source de polémiques, de scandales et de censures. Mais qui connaît le Peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire. Après l’école chez les curés qui le rendra anticlérical, il poursuit ses études à Paris. Passionné de peinture, il est admis au salon de 1844 et devient le chef de file du « réalisme ». Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s’opposera au clubs jacobins et montagnards « Républicains sans nature propre ». Le 4 septembre 1870, c’est le portrpjpretour de la république. La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s’occupe de la commission de l’enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes. La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrétée, il en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
On peut citer parmi ses œuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau « L’origine du monde », qui fait toujours scandale chez les tenants de l’ordre moral. J’aime ces gens qui ont l’élégance de naître ou de disparaître le dernier jour de l’année, quelle classe…

Voici donc que 2013 tire à sa fin et, vaille que vaille nous avons tenu notre pari d’un petit billet quotidien depuis cinq ans. Je vous remercie tous d’y avoir jeter un œil indulgent, je vous souhaite plein de bonnes choses, bloavez mat ha yec’hed mat et je vous dis pour la 1687è fois: portez vous bien et, à demain l’année prochaine peut-être.

 


Encore un grand bonhomme…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’insurrection et du Fernet branca réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 11 juin, 23è jour de Prairial dédié au Chèvrefeuille.

Après avoir évoqué samedi les rapports de Barbara avec la ville de Nantes, voici quelques mots sur un célèbre Communard qui lui aussi a longtemps fréquenté Nantes.

Le 11 juin 1832, naissance de Jules VALLES au Puy-en-Velay Haute Loire. Journaliste, membre de la Commune, propagandiste libertaire et écrivain.Très tôt révolté, il prend part à l’agitation révolutionnaire de 1848 à Nantes où il est renvoyé du lycée. En décembre 1851, il essaie de s’opposer au coup d’État en tentant de soulever le peuple. De retour à Nantes, son père qui ne partage pas ses idées, le fait interner dans un asile. Il n’en sera libéré que trois mois plus tard. A Paris, il se passionne pour les idées de Proudhon, mais à la suite d’une conspiration contre l’Empereur, il subit une peine de prison durant l’été 1853. à droite: son portrait réalisé par Nadar. Il devient journaliste, et publie ses premiers textes. Le 1er juin 1867, il lance l’hebdomadaire « La Rue » qui s’entoure de plumes et d’artistes célèbres, de Zola à Courbet. Mais après 6 mois de parution, le journal est interdit. Vallès subit, fin 1868, un nouvel emprisonnement à cause d’un article. De 1869 à 1871, il lancera successivement plusieurs titres de presse « Le Peuple », « Le réfractaire », dont je reproduis ci-contre à gauche un fac-similé, « La Rue » et à partir du 22 février 1871 « Le Cri du peuple » qui devient le journal de la Commune. Cosignataire, en janvier 1871, de « L’affiche rouge », appel à l’insurrection, c’est tout naturellement qu’il devient, le 26 mars 1871, membre de la Commune. Partisan de la minorité, il s’opposera au Comité de Salut Public. Il combat sur les barricades durant la  » Semaine sanglante » puis parvient à se réfugier en Angleterre. Condamné à mort, il ne rentre à Paris qu’à l’amnistie de 1880, il y publie à nouveau, en 1883, « Le Cri du peuple », où s’y expriment blanquistes, et libertaires. Entre temps, ses romans autobiographiques « L’enfant », « Le bachelier » et « L’insurgé », ont été édités sous pseudonyme. Un dernier roman « Les blouses », sortira avant sa mort qui survient, après une maladie, le 14 février 1885.

Encore un sacré bonhomme. J’ai franchement l’impression que le moule est cassé et qu’il s’agit d’une espèce en voie de disparition. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

BLOAVEZ MAT HA YEC’HED MAT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Comme promis, voici la chanson de Akmal SHAIKH, exécuté par le pouvoir chinois. Il semblerait que le pauvre garçon, dans sa douce folie, se soit fait abuser par des maffieux et se soit trouvé en possession de drogue. Les chinois en ont profité pour règler leurs comptes avec la couronne britannique et lui ont fait connaître les méfaits d’une over dose.

Bon anniversaire à SINE.

Né un 31 décembre en 1928 et toujours la rage au ventre. La liste serait trop longue s’il fallait énumérer ses combats: Anticapitaliste – Antisioniste -Anticlérical -Anticolonialiste – Antiraciste… On le retrouve tous les mercredis dans SINE-HEBDO et toujours avec la même délectation. Il se trouvera bien un dieu libertaire et paien pour lui accorder encore quelques belles années. Voici un dessin qui date de 68, paru dans « L’enragé », journal qu’il avait créé à l’époque et dont j’ai retrouvé tous les numéros au fond d’un carton.

Lui, il est mort un 31 décembre: GUSTAVE COURBET.

Tout le monde bien sur connait Gustave COURBET. Peintre de génie auteur de  » l’origine du monde »  tableau source de polémiques, de scandales et de censures. Mais qui connaît le Peintre de renom, socialiste révolutionnaire, proudhonien, communard et libertaire.
Après l’école chez les curés qui le rendra anticlérical, il poursuit ses études à Paris. Passionné de peinture, il est admis au Salon de 1844 et devient le chef de file du « réalisme ». Devenu socialiste en 1848, il ouvre un club social qui s’opposera au clubs jacobins et montagnards
« Républicains sans nature propre »
. Le 4 septembre 1870, c’est le retour de la république.
La Commune de Paris proclamée, il en est élu membre et s’occupe de la commission de l’enseignement, puis devient un des responsables de la Fédération des artistes. La destruction de la colonne Vendôme ayant été décrétée, il en réclame l’exécution, ce qui le désignera ensuite comme responsable de sa destruction. Arrêté le 7 juin 1871, il est condamné à six mois de prison, mais la réaction conçoit ensuite le projet de lui faire payer la reconstruction de la colonne. Courbet se réfugie en Suisse, mais ses biens et tableaux sont saisis.
On peut citer parmi ses oeuvres, un magnifique portrait de Proudhon entouré de ses filles, ainsi que le tableau « L’origine du monde », qui fait toujours scandale chez les tenants de l’ordre moral.
« Je me suis constamment occupé de la question sociale et des philosophies qui s’y rattachent, marchant dans ma voie parallèlement à mon camarade Proudhon. (…) J’ai lutté contre toutes les formes de gouvernement autoritaire et de droit divin, voulant que l’homme se gouverne lui-même selon ses besoins, à son profit direct et suivant sa conception propre ».

J‘admire ces gens qui ont l’élégance d’attendre le dernier jour de l’année pour tirer leur révérence, quelle classe !

Voici donc que 2009 tire à sa fin et, vaille que vaille, nous aurons réussi notre pari d’un petit billet quotidien. Je vous remercie tous d’y avoir jeter un oeil indulgent, je vous souhaite plein de bonnes choses, bloavez mat ha yec’hed mat, et je vous dis: A l’année prochaine, peut-être.