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Les raisins de la colère…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des illusions perdues et de la mémoire retrouvée réunies, bonjour !

Bien sûr, nous sommes le 14 Juillet, fête Nationale et patali et patala comme disait mon aïeule qui, sur la fin se mélangeait un peu les pinceaux… Pour le calendrier républicain, c’est le jour de la Sauge. Dans le Mexique pré-hispanique, il existait une espèce appelée « Chia » et qui a donné son nom à l’Etat du Chiapas (saluons le Sous-commandant Marcos). D’ailleurs, mon aïeule, qui en connaissait un rayon, répétait à loisirs (et à nous aussi): qui a de la sauge en son jardin, n’a point besoin de médecin…

Par nature j’émets des réserves envers tout ce qui se réclame du National: Le drapeau national, l’équipe nationale, la gendarmerie nationale… Si j’avais   « le choix dans la date » pour commémorer quelque chose, ce serait le 14 juillet 1896, naissance de Buenaventura Durruti, anarchiste Espagnol qui donna son nom à une fameuse colonne de combattants anti-franquistes ou bien 14 Juillet 1934 la naissance de Gotlieb pour son « Fluide glacial » mais encore le 14 juillet 1993, la mort de Léo Ferré pour « la mémoire et la mer » et pourquoi pas le 14 juillet 2003, le dernier chant de Compay Segundo et ses Montecristo N°5…

Mais, j’ai une tendresse particulière pour le 14 juillet 1912 parce que c’est la naissance de Woody GUTHRIE. Sa mère le baptisa Woodrow Wilson Guthrie en hommage au président Wilson, elle est morte de la maladie d’Huntington non sans l’avoir transmise à son fils. Son père était un authentique cow boy qui s’installa en Oklahoma (à l’époque territoire indien) à la fin du XIXè siècle.

Figure de proue du mouvement folk des années 1960, Woody Guthrie est avant tout un musicien de country. Il s’engage très tôt dans l’action publique et part pour la Californie comme de nombreux Okies chassés par la misère (c’est le thème du livre, et du film « les raisins de la colère »). Il s’installe au coeur des luttes sociales, s’opposant aux milices des entreprises fruitières et à la complaisance de la police et de la justice.

L‘une de ses plus célèbres chansons de l’époque est « Deportee » inspirée par le crash d’un avion transportant des émigrés mexicains. On lui doit aussi une magnifique ballade sur Tom Joad, le héros de Steinbeck. Puis ce sont les années New-Yorkaise et Greenwich Village, la protest song en compagnie de Pete Seeger avec qui il fonde le groupe Almanac Singers. Woody Guthrie est mort en 1967, sa musique a eu une influence considérable sur la culture contemporaine des Etats Unis. Fier des ses convictions politiques, il inscrivait sur toutes ses guitares: This Machine Kills Fascists.

On peut lire « en route pour la gloire » chez Albin Michel qui donna lieu à un film en 1976, présenté à Cannes et réalisé par Hal Ashby.

Sa petite fille (ici à gauche) Sarah Lee Guthrie a repris le flambeau et chante en compagnie de Jhonny Irion dont l’oncle n’est autre que Thomas Steinbeck le propre fils de John Steinbeck.

Seulement voilà, ce n’est pas à moi que l’on demande de choisir une date pour la fête nationale et c’est très bien comme cela. Le petit peuple peut donc continuer à chanter « la marseillaise » cet affreux chant de guerre sous le gonfanon aux trois couleurs alors que moi, le noir me va très bien…

Allez, rendez vous au bal des vampires pompiers, portez vous bien et à demain peut-être.

 

JUNE CARTER AVANT J. C. …

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Fille de la célèbre chanteuse Maybelle Carter, Valérie June Carter Cash est née le 23 juin 1929 aux États-Unis dans la ville de Scott County en Virginie. C’était une chanteuse de musique country américaine qui aurait pu connaître une toute autre carrière malheureusement, elle épousa le plus célèbre de tous les chanteurs de Country, alors forcément…. Elle faisait partie de la famille Carter, première grande famille de la musique country. Elle fut l’épouse de Johnny Cash (on dit que celui-ci était le descendant de Malcom IV d’Ecosse qui fut roi au 12è siècle) pendant 35 ans, ils eurent ensemble un fils du nom de John Carter Cash. Leur mariage fut également le témoignage d’une union entre deux grands musiciens qui enregistrèrent ensemble tout au long de leur vie. Dans sa biographie, elle raconte sa vie avant J.C. c’est à dire avant Johnny Cash, amusant non ! June Carter mourut 4 mois avant son célèbre mari.Son talent fut récompensé par un Grammy Award en 1999 et deux autres, à titre posthume, pour son dernier album en 2003.

2003, sale temps pour les CASH.

June Carter Cash est décédée à Nashville, Tennessee de complications cardiaques le 15 mai 2003 à l’âge de 73 ans. Johnny Cash la suivit le 12 septembre 2003 , et la seconde fille de June, Rosie, mourut un mois plus tard, le 24 octobre 2003. Sur la vidéo, on voit June et Johnny au cours d’un de leurs célèbres duos.

La musique adoucit les moeurs mais, pas partout.


Faut-il en rire ou en pleurer ? L’histoire est parue dans le journal Haaretz de jeudi dernier (6 mai) et nous est contée par Gidéon Levy sur le site « le grand soir ».

Un clown espagnol – ça commence comme une blague, n’est-ce pas? – a atterri en Israël. Pas n’importe quel clown, le plus grand clown d’Espagne, Ivan Prado. Il pensait traverser le contrôle des passeports rapidement (un citoyen espagnol, même clown, n’a pas besoin d’autorisation spéciale pour entrer dans l’état démocratique d’Israël) prendre ses bagages et aller à Ramallah.

Ce plaisantin voulait organiser un festival de clowns à Ramallah et pas ailleurs. Ce fut l’erreur de sa vie, une idée vraiment idiote. D’abord quel besoin les Palestiniens ont-ils de voir des clowns d’autres pays? Mais, les gardiens de l’orthodoxie sioniste ne laissent rien passer… Bref, après six heures d’attente pénible à l’aéroport international de Ben Gourion, un officiel du Ministère de l’Intérieur a dit à Prado:  » Vous êtes expulsé. Prenez le premier avion pour Madrid, c’est la place des plaisantins comme vous ».

Prado n’est pas le seul. Si tout cela n’était pas si insensé, grotesque et horripilant nous nous tordrions de rire. Mais des dizaines de visiteurs étrangers ont été refoulés de la même manière ces derniers mois, parce qu’ils étaient soupçonnés de sympathie envers les Palestiniens.

Quelqu’un a-t-il jamais entendu dire qu’une personne venue soutenir moralement ou financièrement les colons les plus extrémistes ait jamais été expulsée? Décidément, l’humour Juif n’est plus ce qu’il était…

Aie, et bien voila, c’est fait, je vais encore me faire traiter d’antisémite, de Dieudonniste,et de suppôt du terrorisme international. La vie du blogueur n’est pas un long fleuve tranquille.En attendant les représailles, portez vous bien et à demain peut-être.