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Pour faire des couilles de suisses…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 20 février 2015, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. Les pataphysiciens vous diront que le 20 Février 2015 est en réalité le Jeudi 26 Gueules 142 L’AMOUR ABSOLU, deliquium alors que par chez nous on célèbre la St Olcan qui, si l’on en croit Malo-Joseph de Garaby, naquit en petite Bretagne du temps de Conan Meriadec et fut baptisé par St Patrick himself… Mais, revenons à notre Cornouiller; en effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les martineservantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » tout comme une fameuse recette belge; allez savoir pourquoi. Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». Amusant, non !

On trouve trace de la Couille-de-Suisse déjà en 1834,dans un dictionnaire de traduction du Rouchi (Parler du Nord de la France). Il s’agirait donc d’une traduction culinaire dont étaient friands les soldats d’infanterie suisse casernés à Bavay (Hainaut français) pendant le Premier Empire. Colportée couille de suisse2généralement pour expliquer l’origine de l’appellation,l’histoire se réfère au garde suisse qui officiait dans les églises au début du 20eme siècle. Il y faisait office de bedeau et son accoutrement n’évoquait que de façon lointaine le garde suisse pontifical. Un honnête travailleur, découvrant la recette improvisée par son épouse avec des restes de pâte à pain, fit référence aux attributs du personnage au pantalon bouffant pour qualifier le mets. Pour faire des couilles-de-suisses il vous faut:
1 kilo de farine – 4 oeufs frais – 100 grammes de beurre – 70 grammes de levure de boulanger – quelques grammes de sucre cassonade – du beurre mou.
Bien travailler la levure dans un peu du lait et une pincée de sucre.
Mettre la farine dans un grand plat et faire une fontaine. Mettre une pincée de sel.
Faire fondre la matière grasse et mélanger toute la préparation de manière homogène.
Former des petites boules de pâte de 40 grammes environ et laisser reposer pendant une heure.
Cuire les boules de pâte dans de l’eau salée.
Arroser de beurre fondu et de cassonade avant de servir.

Bon, ça devient vraiment n’importe quoi ce blog. Allez, merci de lui rester fidèle, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Si la Garonne avait voulu…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour! Nous sommes le jeudi 20 février 2014, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la 227435_1floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit ». Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » tout comme une fameuse recette belge dont je mets la recette en lien pour madame dansmacuizine. Il existe d’ailleurs, dans le Brabant Wallon une confrérie des compagnons de la Couille de Suisse qui ambitionne de « donner au passé les dimensions d’un présent qui aurait de l’avenir ». On dirait du Pierre DAC;  amusant, non !

Tiens, le 20 février 1820, naissance de Gustave NADAUD, célèbre goguettier, membre de La lice chansonnière,  à qui l’on doit des centaines de textes dont celui-ci repris par Julos Beaucarne:

Allez, soyez remercié de vos nombreuses visites qui me touchent toujours autant. Portez vous bien et à demain peut-être.

 

BIENVENUE…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’érotisme biblique et des muffins aux bananes réunis, bonjour!

Nous sommes le 20 février, deuxième jour de ventôse dédié au Cornouiller, jolie plante qui a laissé sa trace dans la culture Occitane. En effet, En Occitanie la floraison et la fructification du Cornouiller Mâle (Cornu Mas) ont constitué une sorte de convention collective avant la lettre. La floraison indiquait la période à partir de laquelle les servantes des fermières n’étaient plus tenues de ravauder, filer ou tricoter après le repas du soir. Inversement la maturité des fruits imposait cette obligation. En langue occitane la prescription se formulait en ces termes: « comma roja, veilla hoja. Quand la comma a florit la veillada a falit« . Dans certaines régions, la plante est désignée par le joyeux vocable de: « couilles de Suisse » allez savoir pourquoi. Amusant, non !

Il s’appelait Jules DURAND.

C‘est comme cela, il y a des gens qui s’appellent Jules Durand comme d’autres Jacques Martin. Des vieux noms bien franchouillards qui sentent le calendos et le beaujolpif. Des noms à vous réconcilier avec l’identité nationale, des noms qui sentent bon le terroir, la baguette et le bérèt, des noms capables de procurer une érection à Claude GUEANT. Mais, ainsi que j’essaie de le montrer dans cette galerie de portraits, derrière ces noms, des hommes et des femmes, méconnus, oubliés… Ils pourraient se nommer Jean ou Peter ou Ivan ou Paolo, ils ont depuis longtemps aboli les frontières, ils appartiennent à la grande communauté des gens de « bien » qui ont lutté contre les gens de « biens ».

Le 20 février 1926, mort de Jules Gustave DURAND, né le 6 septembre 1880 au Havre.
Anarchiste, syndicaliste révolutionnaire, secrétaire du syndicat des charbonniers du Havre.
Initiateur de la grève illimitée d’août 1910, il sera victime d’une machination politico-judiciaire suite à la mort d’un « jaune » lors d’une rixe. On essayera de prouver que Durand avait fait voter la mort de ce dernier dans son syndicat. La corruption de plusieurs témoins et une campagne ignominieuse de la presse locale entraînèrent, le 25 novembre 1910, sa condamnation à mort. Mais le 28 novembre, par solidarité et pour lutter contre cette injustice, la grève est générale au Havre, et s’étend au secteur international des docks anglais et américain
. Puis une protestation générale, initiée par la Ligue des Droits de l’homme, aboutit à sa libération, le 15 février 1911. Malheureusement, Jules Durand, maintenu 40 jours en camisole de force, était devenu fou, et finit sa vie à l’asile.
La révision de son procès, le 15 juin 1918, l’innocenta totalement.


CHANGEMENT D’ADRESSE.

Bon allez, c’est parti pour la bascule. Le camion de déménagement est là; à partir de maintenant et jusqu’à dorénavant, on se retrouve sur:                               lescenobitestranquilles.fr

Le nouveau site va fonctionner un moment en doublure avec celui-ci, le temps pour vous, amis lecteurs, de mettre à jour vos carnets d’adresses. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.