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L’amendement Ericka…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la comedia dell’arte et des farfalle al dente réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 24 mars 2015, surlendemain d’élections et quatrième jour de germinal dédié 290px-Tulip_Tulipa_clusiana_'Lady_Jane'_Rock_Ledge_Plant_1730pxà la tulipe mais, malgré cela, je vous surprends devant votre écran alors que la nature s’éveille. Narcisses, primevères et jonquilles décorent les talus, le merle moqueur s’égosille et la bière de mars est en bouteille… Le nom tulipe provient du turc tülbend (lâle), c’est-à-dire « plante-turban » ce qui, j’en suis convaincu vous fait une belle jambe…

Dans la nuit du 14 février, dans un hémicycle désert, la députée socialiste de la Réunion Ericka Bareigts a fait passer un amendement qui permet aux départements d’outre-mer de remplacer des jours chômés de la tradition nationale par des fêtes communautaires. les députés, réunis autour de la loi Macron, ont approuvé en six minutes trente ce texte. Voici ce que l’on peut lire dans l’exposé sommaire: «Cet amendement a pour objet l’adaptation du calendrier des jours fériés aux contextes culturels et historiques particuliers en Outre-mer.
Le droit français reconnaît en effet depuis plus d’un siècle unconges certain nombre de jours fériés non nécessairement chômés à l’exception du 1er mai. Pour une partie substantielle d’entre eux, ces jours fériés sont l’héritage de fêtes religieuses catholiques. Il existe un paradoxe de fait dans une République laïque à donner ainsi dans le calendrier républicain un statut légal aux seules fêtes d’une religion, bien que celle-ci ait un caractère fortement majoritaire dans la population. Ce paradoxe est renforcé dans les départements d’Outre-mer où le fait et l’histoire religieux sont parfois de nature bien différente. De plus, ces départements ont une identité forte, fruit de leur histoire, qui pourrait utilement se matérialiser autour de jours fériés spécifiques célébrant par exemple l’arrivée des premiers habitants, leur départementalisation, certaines fêtes religieuses qui y sont largement célébrées ou encore la naissance d’une personnalité historique majeure de l’Histoire du territoire.»

Si l’amendement Bareigts est par malheur voté par le Sénat et confirmé par le Conseil constitutionnel, si enfin les musulmans de La Réunion obtiennent que l’Aït el-Kébir soit chômé, pas besoin d’être devin pour imaginer la suite. Sous prétexte d’équité, on conviendra d’un jour chômé pour toutes les religions représentatives. Chacun fera pression en multipliant manifestations et sondages, à moins que l’État n’établisse un 00_Cantine athéerecensement officiel des pratiquants des différentes religions !… Pour ma part, je suis partisan de supprimer tous les jours fériés en lien avec la religion. Pour avoir 12 jours chômés, il faudrait donc ajouter des dates de commémoration basées sur les valeurs de la République. L’abolition des privilèges, la déclaration des droits de l’homme, etc.
Le communautarisme serait-il définitivement en marche ? Après les crèches casher, les cantines Hallal, les piscines à voiles et celles à moteurs, voici les EHPAD LGBT (Etablissement Hébergement Personnes Agées Dépendantes – Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transsexuels). Il ne fait aucun doute qu’à force de reniements, de petits arrangements entre amis, la morale laïque a perdu en visibilité et dès lors il convient de revenir aux sources de la République. La laïcité, rien que la laïcité mais toute la laïcité.
Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND L’HABIT FAIT LE MOINE

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il faut manger pour vivre et non point vivre pour manger nous rappelle Molière dans son immense sagesse. Or donc c’est en faisant le plein de victuailles pour la semaine, dans une grande surface dont je tairai le nom mais dont le fondateur était épicier à Landerneau, en faisant les courses dis-je, j’ai remarqué le nombre important de personnes portant un signe ostentatoire de leur appartenance religieuse. D’abord des soeurs, à moins que ce ne soient des mères, d’une communauté quelconque, puis des femmes sous le voile bref, Dieu sans doute, reconnaissait les siens.

Cela m’a remis en mémoire une époque fort lointaine ou je participais en tant qu’acteur aux défilés folkloriques, appartenant moi même au cercle celtique de Douarnenez. Nous avions pour habitude, croisant un quidam en uniforme, postier, curé, policier, de lui demander à quel cercle il appartenait et quel était cet étrange costume dont la filiation bretonne n’était pas évidente. Blague de potache qui souvent, ne faisait rire que nous…

Aujourd’hui je pressens le risque de communautarisme à chaque carrefour et, ce ne sont pas les déclarations de tel ministre de l’intérieur (l’intérieur de quoi?) qui sont de nature à calmer mes appréhensions. Allez, à demain peut-être.