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22 mars 1968…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 22 mars 2015, deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Peut-être avez vous remarqué comme moi que l’éclipse à fait pshitt et que la marée du siècle à fait plouf… Vous allez voir que les élections vont faire splash.  Tiens, à ce propos, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver en cette veille d’élections.

Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université (photo de droite). Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de la salle du 22 marsrevendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam (parmi eux, Xavier LANGLADE, j’y reviendrais), il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles). Rapidement ce mouvement conduit, entre autres, par Daniel COHN-BENDIT (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment de ce qu’on allait appeler par la suite: les évènements de mai 68.

J’évoque d’autant plus volontiers Xavier Langlade (ici à gauche) que j’ai eu l’occasion de connaître ce dernier. A cette langladeépoque là nous étions très engagés dans les comités Viet-Nam et le Front de Solidarité Indochine. Il s’est fait arrêter après le caillassage des vitrines de American express, symbole de l’impérialisme Etatsunien. Voici à rue scribedroite une photo de notre arrivée rue Scribe, je pense qu’il y a prescription… Je dis cela pour le monsieur des renseignements généraux. A rennes, où je sévissais à l’époque, il était venu nous enseigner quelques techniques pour faire face aux forces de l’ordre et autres nervis de « Occident », « Ordre nouveau » ou de la C.F.T., milice patronale, qui faisait régner l’ordre à Citroën. Allez, tiens; Renaud & Evariste.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Ecoutez plutôt ce qu’en disait Daniel Bensaïd: « 25 janvier 2007, Xavier Langlade nous a quittés brutalement. Il est mort à Cuba, sur cette île qui nous fit tant rêver, presque 40 ans après le premier grand meeting parisien de la Jeunesse communiste révolutionnaire, organisé en hommage au guérillero tombé en Bolivie, un funeste jour d’octobre 1967. En 1966, sur le campus de Nanterre, il avait une solide réputation de praticien des arts martiaux et de dirigeant (avec Jacques Tarnero) d’un service d’ordre étudiant performant, chargé de face à faceprotéger le campus des descentes répétées des commandos d’Occident. Discret, un peu secret, Xavier avait le goût de la pénombre plus que des projecteurs. Comme la plupart d’entre nous, il vibrait à l’appel de la Révolution cubaine et de l’Amérique latine. Pendant plus de dix ans, nous avons souvent collaboré dans la conspiration contre l’ordre établi: le 21 juin 1973 et la dissolution de la Ligue, l’agonie de l’Espagne franquiste, amers voyages en Argentine et au Chili, où l’atmosphère s’alourdissait des préparatifs du coup d’État. À la fin des années 1970, l’histoire édentée ne nous mordait guère plus la nuque. ». J’imagine que pour les plus jeunes d’entre vous tout cela a un parfum un peu surané mais, nous avions 20 ans et étions convaincus que le vieux monde était derrière nous…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Laissons la peur du rouge aux bêtes à cornes…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du pendule de Foucault et de « qui veut gagner des millions » réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 22 mars 2014, deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane 62942167_palors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à ce propos, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver en cette veille d’élections.

On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher. Or donc, le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre (région parisienne), le mouvement contestataire 51065612_pétudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles).Rapidement ce mouvement conduit par Daniel COHN-BENDIT (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français.

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Le 2 mai 1968, à la Faculté de Nanterre, la contestation étudiante  s’amplifie, malgré les menaces que font courir les51109185_p groupes d’extrême droite qui le matin même se sont attaqués à la Sorbonne. Une journée anti-impérialiste est organisée par le « mouvement du 22 mars » avec Daniel COHN-BENDIT, mais l’Université est fermée sur l’ordre du doyen.
La contestation se transportera alors à la Sorbonne le lendemain. (La photo, a fait le tour du monde et traversé l’histoire. D’ailleurs, il est amusant de comparer la photo, à gauche, et l’expression graphique, à droite, qui en a été faite avec les moyens de l’époque.)

Le 3 mai 1968, à Paris, l’Université de la Sorbonne est occupée par les étudiants de Nanterre qui y tiennent meeting. Mais Occident-photo-1deux cents militants d’extrême-droite du « groupe Occident »  aux cris de: « tuons tous les communistes » menacent de les attaquer. La police procède dans l’après-midi à l’évacuation de la Sorbonne qu’ils encerclent. Ils arrêtent alors près de 400 étudiants, mais ceux qui ont réussi à fuir se rassemblent à l’extérieur et harcèlent les forces de l’ordre aux cris de « Libérez nos camarades » ou de « CRS=SS » devant la brutalité de la police.
Cela va provoquer de nombreux affrontements dans les rues avoisinantes et l’apparition dans la soirée des premières barricades dans le quartier latin, qui est placé en état de siège. Vous connaissez la suite, Le 31 octobre 1968, après le plastiquage d’une librairie maoïste rue Gît-le-Cœur, le ministre de l’Intérieur Raymond Marcellin dissout Occident afin d’éviter un nouvel engrenage. Certains de ses militants iront fonder Ordre Nouveau, puis le Front National et le tristement célèbre GUD. D’autres se rallieront à la droite parlementaire, et deviendront ministres.                                                   Allez, merci encore d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

AVOIR 20 ANS EN 68…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis soixante-huitards et néanmoins optimistes, bonjour!

Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.

On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher.Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre région parisienne, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Rapidement ce mouvement conduit par Daniel COHN-BENDIT qui se réclame alors de l’anarchie va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français. Le 2 mai 1968, à la Faculté de Nanterre. La contestation étudiante entamée depuis le mois de mars, s’amplifie, malgré les menaces que font courir les groupes d’extrême droite qui le matin même se sont attaqués à la Sorbonne. Une journée anti-impérialiste est organisée par le « mouvement du 22 mars », mais l’Université est fermée sur l’ordre du doyen.La contestation se transportera alors à la Sorbonne le lendemain. La photo, a fait le tour du monde et traversé l’histoire. D’ailleurs, il est amusant de comparer la photo, à gauche, et l’expression graphique, à droite, qui en a été faite avec les moyens de l’époque.Le 3 mai 1968, à Paris, l’Université de la Sorbonne est occupée par les étudiants de108 Nanterre qui y tiennent meeting. Mais deux cents militants d’extrême-droite du « groupe Occident » certains sont devenus ministres aux cris de: « tuons tous les communistes » menacent de les attaquer.La police procède dans l’après-midi à l’évacuation de la Sorbonne qu’ils encerclent. Ils arrêtent alors près de 400 étudiants, mais ceux qui ont réussi à fuir se rassemblent à l’extérieur et harcèlent les forces de l’ordre aux cris de « Libérez nos camarades » ou de « CRS=SS » devant la brutalité de la police.Cela va provoquer de nombreux affrontements dans les rues avoisinantes et l’apparition dans la soirée des premières barricades dans le quartier latin, qui est placé en état de siège. Vous connaissez la suite.Et voila, aujourd’hui, Dany le rouge a viré au vert et il a mené Europe-Ecologie-Les-Verts en haut de l’affiche, quand bien même il n’est pas loin de penser que le choix d’Eva est une erreur de casting.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ANCOLIE, MELANCOLIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la métaphysique et du filet mignon réunis, bonjour !

Nous voici donc le 25 avril, 6è jour de floréal que nos amis républicains avaient eu la bonne idée de dédier à l’ancolie. La fleur est aussi jolie que le nom qu’elle porte. Comme j’ai vu dans une petite vidéo récente que mon p’tit gars Rudy se lançait dans l ’apprentissage des arpèges, je lui dédie à mon tour cette pièce musicale de Jean-Félix Lalanne, justement intitulée Ancolie…

 

Comme chaque année à pareille époque mon esprit vagabonde du côté de Lisbonne et des jeunes capitaines du Mouvement des Forces Armées qui, l’oeillet à la boutonnière, allaient redonner l’espoir à toute une population pour se débarrasser d’une dictature. Sans l’OTAN, sans Sarkozy et sans les drones de l’armée Etatsunienne. C’était en 1974 et je goutais le vinho verde de la région du Minho sans vraiment être conscient que j’assistais à un retournement de l’histoire.

 

 


 

L‘actualité, décidément, se plait à jouer avec nos souvenirs. Nous venons d’apprendre le décès de Marie-France Pisier, égérie du cinéma d’auteur, de Truffaut à Busnuel en passant par Robe-Grillet et Téchiné. Pourquoi est-ce que j’évoque mes souvenirs ? Parce que en Mai 68, alors que j’assistais à une réunion à Nanterre du mouvement du 22 mars, je remarquais une belle jeune fille qui semblait très liée à l’animateur de la rencontre (Dany Cohn-Bendit), j’appris plus tard qu’il s’agissait de Marie-France Pisier. Etonnant, non !


 

Loin du fracas « révolutionnaire » des pays arabes (je mets des guillemets car la main des occidentaux est trop prégnante pour que j’y crois une seconde) l’actualité nous réserve aussi son lot de pipoleries plus ou moins affligeantes. Je passe sur le mariage du siècle dont on se fout comme de notre première montre Kelton, pour sourire (jaune) à la rumeur de la semaine. Ainsi donc, madame Michu, notre première dame serait enceinte… A 44 ans c’est-y pas risqué de vouloir donner un autre descendant à notre tsar Nicolas 1er ? Mais bon, que ne ferait-on pas pour grappiller quelques points dans les sondages…

 

Allez, je m’arrête là pour aujourd’hui, je ne voudrais pas devenir irrévérencieux. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la nostalgie et du pain perdu réunis, bonjour !

Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre, le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars« , occupe les locaux de l’Université (photo de droite). Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam (parmi eux, Xavier LANGLADE, j’y reviendrais), il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles).
Rapidement ce mouvement conduit, entre autres, par Daniel COHN-BENDIT (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment de ce qu’on allait appeler par la suite: les évènements de mai 68.

Je réponds d’autant plus volontiers à la sollicitation de Corsico concernant Xavier Langlade (ici à gauche) que j’ai eu l’occasion de connaître ce dernier. A cette époque là nous étions très engagés dans les comités Viet-Nam et le Front de Solidarité Indochine. Il s’est fait arrêter après le caillassage des vitrines de American express, symbole de l’impérialisme Etatsunien. Voici à droite une photo de notre arrivée rue Scribe, je pense qu’il y a prescription… Je dis cela pour le monsieur des renseignements généraux.

A rennes, où je sévissais à l’époque, il était venu nous enseigner quelques techniques pour faire face aux forces de l’ordre et autres nervis de « Occident », « Ordre nouveau » ou de la C.F.T., milice patronale, qui faisait rêgner l’ordre à Citroën.

Ecoutez plutôt ce qu’en disait Daniel Bensaïd: « 25 janvier 2007, Xavier Langlade nous a quittés brutalement. Il est mort à Cuba, sur cette île qui nous fit tant rêver, presque 40 ans après le premier grand meeting parisien de la Jeunesse communiste révolutionnaire, organisé en hommage au guérillero tombé en Bolivie, un funeste jour d’octobre 1967. En 1966, sur le campus de Nanterre, il avait une solide réputation de praticien des arts martiaux et de dirigeant (avec Jacques Tarnero) d’un service d’ordre étudiant performant, chargé de protéger le campus des descentes répétées des commandos d’Occident. Discret, un peu secret, Xavier avait le goût de la pénombre plus que des projecteurs. Comme la plupart d’entre nous, il vibrait à l’appel de la Révolution cubaine et de l’Amérique latine. Pendant plus de dix ans, nous avons souvent collaboré dans la conspiration contre l’ordre établi: le 21 juin 1973 et la dissolution de la Ligue, l’agonie de l’Espagne franquiste, amers voyages en Argentine et au Chili, où l’atmosphère s’alourdissait des préparatifs du coup d’État. À la fin des années 1970, l’histoire édentée ne nous mordait guère plus la nuque. »

J‘imagine que pour les plus jeunes d’entre vous tout cela a un parfum un peu surrané mais, nous avions 20 ans et étions convaincus que le vieux monde était derrière nous…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


MAI 68, VOUS CROYEZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’histoire bégayante et du
Gevrey-Chambertin réunis, bonjour !


Nous sommes le vingt-huitième jour du
mois de vendémiaire, dédié à la tomate, il vous reste donc 73
jours pour préparer votre réveillon.


Au risque de passer pour un attardé
rédhibitoire, je ne peux m’empêcher de penser à mai 68 en
observant les cortèges qui envahissent nos rues ces jours ci. Je
sais bien que l’histoire ne se répète pas et que l’expérience
n’est guère transmissible. Néanmoins, j’ai retrouvé dans mes
cartons quelques traces de l’époque qui ne sont pas sans similitude
avec la situation actuelle.

Déjà à cette époque, la bonne
vieille droite réactionnaire usait d’un argument qui voulait que les
jeunes n’étaient pas à leur place dans la rue. On infantilisait
l’étudiant comme l’ouvrier et on soupçonnait l’un comme l’autre
d’être manipulés.

Déjà, « les casseurs »
s’avéraient souvent être des sbires à la solde du pouvoir qui
pouvait ainsi légitimer sa répression et faire donner ses troupes.
Les gardes mobiles ne ressemblaient pas encore à des robotcops
encarapaçonnés mais le résultat d’un coup de matraque n’a guère
évolué.

Déjà les médias et la télévision
en particulier prenaient leurs ordres à Matignon ou au château (l’Elysée). Et déjà SINE dans
l’Enragé s’en donnait à coeur joie.

Déjà les réformistes n’avaient de
cesse de répéter qu’il fallait raison garder et qu’il fallait
savoir arrêter une grève.

Pour un peu, l’UMP nous organiserait
une grande manifestation de la majorité silencieuse sur les Champs
Elysée au cri de: « De gaulle reviens, ils sont devenus fous
! »

Déjà des petits malins faisaient des
stock d’essence aggravant la pénurie. La France éternelle
ressemblait étrangement à celle d’aujourd’hui, celle des jardiniers
joviaux, des notaires véreux, des professeurs émérites, des
alcooliques anonymes, des Nous-ne-céderons-pas, des
Nous-irons-jusqu’au-bout…Et le retour à la normale pointe déjà le bout de son nez. Le troupeau bêlant va retrouver son PMU, sa foire aux vins au Carrefour du coin et, ainsi que le chantait Nougaro dans « Mai mai Paris »:

Le casque des pavés ne bouge plus d’un cil
La Seine de nouveau ruisselle d’eau bénite
Le vent a dispersé les cendres de Bendit
Et chacun est rentré chez son automobile…

Je crains fort que les actionnaires du CAC 40 soient en train de gagner une manche supplémentaire et que ceux que l’on appelle communément les travailleurs, soient contraints de porter ce joli nom quelques années de plus.Il va falloir repasser par la case départ, inutile de vous rappeler que vous ne touchez pas les 20 000 euros.

Allez, ne désespérez pas, tant va la cruche à l’eau… Comme disait mon aïeule qui en matière de cruche en connaissait un rayon. Merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 22 mars est le deuxième jour de Germinal et c’est le jour du platane alors, soyez prudent si vous prenez la route. Tiens, à propos d’élections, le 22 mars 1871, la Commune de Paris énonce que les membres de l’assemblée municipale sont  contrôlés, révocables, comptables et responsables et que leur mandat est impératif. C’est pas interdit de rêver.

On l’oublie souvent mais, mai 68 a en fait débuté au mois de mars. Certains disent même que cela a commencé en Bretagne un an plus tôt. Laissons aux historiens le soin de trancher.

Le 22 mars 1968, à la cité Universitaire de Nanterre (région parisienne), le mouvement contestataire étudiant qui va prendre le nom de « mouvement du 22 mars », occupe les locaux de l’Université. Il est l’aboutissement d’une contestation grandissante emmenée par des groupes d’extrême-gauche, des anarchistes et des situationnistes. Né d’abord de revendications solidaires, comme la libération des manifestants arrêtés lors des actions contre la guerre du Vietnam, il déborde rapidement sur des questions de société comme la remise en cause du puritanisme social (avec la revendication du droit d’accéder à la résidence universitaire des filles).
Rapidement ce mouvement conduit par Daniel COHN-BENDIT (qui se réclame alors de l’anarchie) va passer de la critique de l’Université à la critique de la société et de l’autoritarisme. Il sera le ferment révolutionnaire du mai 68 français

Le 2 mai 1968, à la Faculté de Nanterre. La contestation étudiante (entamée depuis le mois de mars), s’amplifie, malgré les menaces que font courir les groupes d’extrême droite qui le matin même se sont attaqués à la Sorbonne. Une journée anti-impérialiste est organisée par le « mouvement du 22 mars » avec Daniel COHN-BENDIT, mais l’Université est fermée sur l’ordre du doyen.
La contestation se transportera alors à la Sorbonne le lendemain. (La photo, a fait le tour du monde et traversé l’histoire. D’ailleurs, il est amusant de comparer la photo, à gauche, et l’expression graphique, à droite, qui en a été faite avec les moyens de l’époque.)

Le 3 mai 1968, à Paris, l’Université de la Sorbonne est occupée par les étudiants de Nanterre qui y tiennent meeting. Mais deux cents militants d’extrême-droite du « groupe Occident » (certains sont devenus ministres) aux cris de: « tuons tous les communistes » menacent de les attaquer.
La police procède dans l’après-midi à l’évacuation de la Sorbonne qu’ils encerclent. Ils arrêtent alors près de 400 étudiants, mais ceux qui ont réussi à fuir se rassemblent à l’extérieur et harcèlent les forces de l’ordre aux cris de « 
Libérez nos camardes » ou de « CRS=SS » devant la brutalité de la police.
Cela va provoquer de nombreux affrontements dans les rues avoisinantes et l’apparition dans la soirée des premières barricades dans le quartier latin, qui est placé en état de siège. Vous connaissez la suite.

Et voila, aujourd’hui, Dany le rouge a viré au vert et il a mené Europe-Ecologie en haut de l’affiche et en mesure de s’imposer comme un partenaire incontournable du PS, en tous cas dans les municipales et les régionales.

A propos d’élection, n’oubliez pas de voter pour ce blog (colonne de droite, en haut). Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Fermeture de la jungle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Déja, il y a quarante ans, COHN BENDIT était tête d’affiche sur ce même thème. A entendre le pouvoir et tous les « bien pensant » nos villes se peuplent d’indésirables qu’il faut chasser, expulser, charteriser, bref, la misère ne doit pas se voir, fut-elle noire, Afghane, sub-saharienne…A calais on va donc faire le ménage et repousser un peu plus loin encore les frontières de l’hospitalité, du droit d’asile et du devoir d’assistance. Ces gens ont quitté leur pays dans presque tous les cas pour des raisons économiques et ils voient nos agriculteurs déverser des milliers d’hectolitres de lait dans les champs. Je ne suis pas sur qu’ils comprennent bien ce qui se passe sur notre foutue planète.  Les affiches de 68 nous rappellent que nous n’avons pas beaucoup progressé, l’histoire semble bégayer et, les mêmes causes produire les mêmes effets. On meurt beaucoup à France Télécom -insérez l’affiche « halte aux cadences infernales »- Les grands labos pharmaceutiques vont se faire des couilles en or sur le dos de la grippe A-insérez l’affiche « vos profits etc »-Villepin et Sarko 1er jouent à: C’est moi qui ait la plus grosse. Vous trouverez une affiche sur les magouilles du pouvoir.

Ainsi va la vie, comme si de toute éternité et pour les siècles des siècles (amen) l’humanité s’était condamnée à l’autisme le plus désespérant qui soit. Pour ma part l’envie me vient parfois de donner du sens au nom de ce blog et d’aller sur l’ile Tristan à un mille de Port-rhu, pour y fonder une communauté de Cénobites tranquilles. Allez, à demain peut-être.