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UN CHIEN ANDALOU…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du cinématographe et des carottes vichy réunis, bonjour!
Nous sommes le mercredi 22 février, quatrième jour de ventôse dédié au troêne.

Luis Buñuel est né dans une petite ville en Aragon, réputée pour son « obscurantisme » religieux. Il grandit au sein d’une famille nombreuse et riche. À 19 ans, il part à Madrid pour commencer des études supérieures, il rencontre Salvador Dali et Federico Garcia Lorca, apporte son soutien au mouvement dadaïste. En 1923, il fonde avec Federico Garcia Lorca entre autres, l’Ordre de Tolède. En 1925, il vient à Paris. Il arrive à se faire embaucher comme assistant réalisateur de Jean Epstein, sur le tournage, en 1926, de « Mauprat », puis, en 1928, de « La Chute de la maison Usher».En 1928, avec l’aide matérielle de sa mère, Luis Buñuel tourne son premier film Un chien Andalou dont le scénario est écrit en collaboration avec Salvador Dalí. Dans un premier temps, ce film est projeté en privé pour Man Ray et Louis Aragon…Le 30 novembre 1930, après la première projection du film L’Âge d’or, co-réalisé avec Salvador Dalí, la censure exige des coupes. Quelques jours après, la Ligue des patriotes et la Ligue anti-juive saccagent le Studio 28 à Montmartre, qui projette le film et propose dans son hall une exposition d’œuvres surréalistes. Ce saccage est le déclenchement d’une virulente campagne de presse contre les surréalistes, et le préfet de police Chiappe fait saisir le film. En fait, seule la copie de projection sera confisquée et détruite, le négatif étant resté en la possession de Charles Vicomte de Noailles et son épouse Marie-Laure Vicomtesse de Noailles , les mécènes du film. L’interdiction de projection ne sera levée qu’en 1980.

Du Chien andalou jusqu’à Cet obscur objet du désir, Luis Buñuel a construit une œuvre profondément marquée par le surréalisme.Ses films portent pratiquement tous, à des degrés divers, la marque du surréalisme, que ce soit dans la forme ou le discours. Le cinéaste surréaliste est celui qui « aura détruit la représentation conventionnelle de la nature [...], ébranlé l’optimisme bourgeois et obligé le spectateur à douter de la pérennité de l’ordre existant » (Luis Buñuel).Entre 1933 et 1935, Buñuel travaille pour des compagnies américaines. La guerre civile qui éclate en Espagne le bouleverse. Il participe à un documentaire pro-républicain « Madrid 36 », puis il se rend aux États-Unis. Il travaille à démontrer l’efficacité et le danger des films de propagande nazis (il utilise en particulier un film de Leni Riefenstahl).Mais il ne cache pas son anticatholicisme et son marxisme et subit des pressions, notamment après la parution en 1942 du livre de Salvador Dali La Vie secrête de Salvador Dali, qui signe son portrait, (plus haut à droite), où il est décrit comme seul responsable des aspects les plus controversés de L’Âge d’or. Il doit abandonner son poste au Museum of Modern Art de New York et s’exiler au Mexique. Dancigers lui suggère de s’intéresser à la vie des enfants de Mexico : Los Olvidados, présenté au Festival de Cannes 1951, y remporte le prix de la mise en scène et remet Buñuel au premier plan. El et La Vie criminelle d’Archibald de la Cruz, ses meilleurs films mexicains sont plein de référence au Marquis de Sade, à la religion, à la bourgeoisie.Buñuel se voit proposer un tournage en Europe : il s’agit de Viridiana, qui obtient la Palme d’or au Festival de Cannes 1961 mais surtout provoque de gros remous politiques, diplomatiques et religieux. Le régime de Franco, après avoir permis le tournage et accepté que le film représente l’Espagne au Festival finit par l’interdire complètement.  Le film est distribué en Espagne en 1977, deux ans après la mort du Caudillo. Suivent L’Ange exterminateur, Le Journal d’une femme de chambre,(voir mon billet du 16 février) adaptation du célèbre roman d’Octave Mirbeau. En choisissant de repousser de trente ans l’action du roman d’Octave Mirbeau, Luis Buñuel s’offre une belle vengeance sur ceux qui bâillonnèrent ses débuts dans les années 1930: dans la dernière séquence du film, des manifestants « antimétèques » scandent effectivement « Vive Chiappe! ». Après cette adaptation, Buñuel signe son dernier film mexicain, le surprenant Simon du désert. Il vient alors régulièrement tourner en France, en particulier pour des projets impliquant Jean-Claude Carrière. Ses films sont toujours aussi puissants et en lutte contre la bourgeoisie dominatrice : La Voie lactée, Belle de jour,(voir la photo avec Catherine Deneuve plus haut à droite). Il tourne Tristana en Espagne, à Tolède, malgré l’incident provoqué par Viridiana. Il reçoit l’Oscar du meilleur film étranger pour Le Charme discret de la bourgeoisie et choisit d’arrêter sa carrière de réalisateur en 1976 avec Cet obscur objet du désir. Il était Satrape du Collège de Pataphysique.

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Et bien voila pour ce mercredi avec un grand, très grand monsieur du cinéma. Je me souviens être retourné trois fois de suite à la projection du film « Un chien Andalou », abscon, hermétique, surréaliste et subjugant tout à la fois. Allez, à vos cassettes…Portez vous bien et à demain peut-être.

REMAKE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 28 septembre 2011, il fait beau sur la pointe Finistère, le Sénat est à gauche et, pour ne rien oublier, ce 7è jour de vendémiaire est dédié à la carotte.

Etant ce matin terriblement en retard sur mon planning (la vie de retraité n’est pas une sinécure) je re-poste un billet paru ici même il y a un an de cela sous le titre Seventies.

C‘est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des moeurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, et moi je cherchais le mien dans le socio-cul! c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit…
Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe… Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle va aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.
J’ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’oeuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma…
Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de droite, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…

A part cela, ce sont les grandes marées d’équinoxe et je suis censé aller ramasser de quoi constituer un plateau de fruits de mer.Si je veux pas rater la marée…

En vérité, je connais une excellente poissonnerie sur le port qui plus est, jouxte le Tara inn, fameux pub de la cité du ponant.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

POTEMKINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du septième art et de la sole meunière réunis, bonjour !

Nous voici le 27 juin, hé oui, que le temps passe vite. C’est le 9è jour de messidor dédié à l’absinthe et c’est le moment ou jamais de souhaiter un bon anniversaire à madame dansmacuizine, éminente collègue de la blogosphère qui atteint l’âge canonique de…

Pour ne rien vous cacher, je ne suis pas sûr que ce message vous parvienne car je me bats contre une sale bête qui répond au joli nom de packed.win32.krap.hc et qui a eu la mauvaise idée d’élire domicile dans mon ordi.

 

Le 27 juin 1905, une mutinerie éclate à bord du Potemkine, le principal cuirassé de la flotte de guerre russe. Il devait son nom à un dignitaire russe très proche de la grande Catherine qui finit sa carrière comme généralissime des armées russes. C’est lui qui inventa les villages en carton, pour satisfaire la Tsarine au cours de son fameux voyage dans le midi de l’Empire (1787). Tout le long du Dniepr, pays aride et inhabité, des villas et des jardins furent installés afin de charmer les yeux de l’auguste visiteuse. Des masses populaires furent amenées des coins les plus éloignés de l’empire, des troupes furent échelonnées le long de la route avec mission d’acclamer la souveraine et d’exprimer l’enthousiasme des peuples nouvellement conquis. Aujourd’hui, chez nous, quand Nicolas 1er se déplace, c’est un peu la même chose…Il n’y a que des gens qui l’applaudissent et qui ne sont pas plus grand que lui.

Mais revenons à notre cuirassé. Le drame survient à Odessa, sur la mer Noire. Un marin est tué par un officier pour s’être plaint de la viande avariée. Aussitôt, l’équipage se soulève à l’instigation d’un meneur révolutionnaire, Afanasy Matiouchenko.

Tandis que huit officiers rejoignent les mutins, le commandant et plusieurs autres officiers sont tués et jetés la mer. C’est que, depuis la défaite de Tsushima, un mois plus tôt, face à la flotte japonaise, les officiers de la marine tsariste ont le plus grand mal à se faire respecter par leurs hommes.

Les marins du Potemkine s’emparent du navire et hissent les drapeaux rouge et noir de la révolution. Deux autres navires se joignent à la sédition. Le surlendemain, l’insurrection s’étend au port d’Odessa et à d’autres ports de l’Empire. L’état de siège est déclaré et la répression fera plusieurs centaines de morts. Après une longue errance dans la mer Noire, la plupart des mutins finiront par obtenir l’asile politique en Roumanie, dans le port de Constantza. La mutinerie s’inscrit dans la série de troubles sociaux, politiques et militaires, qui empoisonnent le régime tsariste en cette année 1905.

Sa célébrité vient surtout du film qu’en tirera le réalisateur soviétique Serge Eisenstein en 1925 : «Le cuirassé Potemkine». Chacun se souvient de la scène du landau qui dévale les marches du fameux escalier d’Odessa, un travelling de six minutes. Cette scène mythique a été reprise aussi bien par Brian de Palma dans les incorruptibles que par Terry Gilliam dans Brazil.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LES SEVENTIES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des seventies et du cresson nantais réunis, bonjour !

C‘est en effet en 1974 que paraît le film EMMANUELLE de Just Jaecking (c’est Just son prénom !) qui va propulser Sylvia Kristel au rang de star internationale. J’en parle aujourd’hui car elle est née un 28 septembre en 1952 aux Pays-Bas. C’était une petite fille très intelligente, il paraît qu’elle avait un QI de 145, ce qui lui a permis de sauter(déjà) plusieurs classes. Nous étions quelques années après 68, la libération des moeurs avait fait son chemin, l’érotisme cherchait le sien, c’était avant que Canal+ n’installe le porno sur ses écrans le samedi à minuit…
Elle parle couramment le néerlandais, le français, l’italien et l’anglais ce qui l’aide à débuter sa carrière de mannequin à 17 ans et de devenir Miss TV Europe…
Quand bien même, ce rôle va lui coller à la peau toute sa vie, elle a aussi tourner dans des films de Mocky Un cercueil n’a pas de poches, de Chabrol Alice ou la dernière fugue, de Roger Vadim Une femme fidèle et même dans René la canne de Francis Girod.
J’ai vraiment un faible pour les années 70, du point de vue cinématographique. Imaginez: Tristana de Bunuel en 70 – Duel de Spielberg en 71 – en 72: L’attentat de Boisset, Cabaret de Bob Fosse, Fellini’s Roma. 73: Mean streets de Scorcese, Etat de siège de Costa-Gavras, Les noces rouges de Chabrol. 74: Dupont-Lajoie, Les valseuses. 76: Un après midi de chien de Lumet. 79: Apocalypse now de Coppola… Et je pourrai rallonger la liste tant cette décennie fut féconde en chefs- d’oeuvre. J’ajouterais, autres magnifiques créations, que mes deux gars sont nés dans les années 70 et ça, c’était pas du cinéma…
Pour en revenir à notre Emmanuelle, après une vie compliquée où elle sera confrontée à la maladie, l’alcool, la drogue et la tromperie de son deuxième mari qui va la dépouiller entièrement, elle se consacre désormais à la peinture aux Pays-Bas et connaît semble t-il, un certain succès. En 2006 elle a publié son autobiographie sous le titre de Nue dans lequel elle raconte son calvaire. Photo de droite, l’inoubliable et exceptionnel Alain Cuny qui lui donne la réplique dans Emmanuelle. Si vous avez l’occasion, ne ratez pas Le maître et la Marguerite d’après le roman de Boulgakov mis en scène par Petrovic. Peut-être dans une salle art et essai si il en reste…


Allez, on va s’arrêter là pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine disait mon aïeule qui avait une maxime pour chaque situation. J’espère que vous avez apprécié le montage hyper kitch qui accompagne la musique de Pierre Bachelet. En attendant la suite et non sans avoir salué le 7000ème visiteur de ce blog, portez vous bien et à demain peut-être.





Le 14 mai 2001, mort d’un Gascon, Roger BOUSSINOT, à Bassanne (Gironde).Humaniste libertaire, écrivain, scénariste, et historien du cinéma.Fils de l’instituteur anarchiste Charles Boussinot, il était né le 2 mai 1921, à Tunis (où son père s’était réfugié durant la guerre de 1914-18). Après des études à Bordeaux et Paris, le passionné du grand écran devient journaliste, spécialiste du cinéma et le fondateur en 1946 de la revue « L’Ecran français ». Ecrivain de talent, il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont certains seront adaptés au cinéma où à la télévision, pour n’en citer que quelques-uns: « Les Guichets du Louvre » (qui relate la rafle des juifs au « Vel d’hiv ») sera en son temps censuré, « Le Treizième Caprice » (1962), « Les Violons du bal » (1973), « Vie et mort de Jean Chalosse, moutonnier des Landes »(1976), « Marie-Jeanne des Bernis »(1978), « Les enfants dans les arbres »(porté à l’écran en 1994) etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 14 mai 2001, mort d’un Gascon, Roger BOUSSINOT, à Bassanne (Gironde).
Humaniste libertaire, écrivain, scénariste, et historien du cinéma.
Fils de l’instituteur anarchiste Charles Boussinot, il était né le 2 mai 1921, à Tunis (où son père s’était réfugié durant la guerre de 1914-18). Après des études à Bordeaux et Paris, le passionné du grand écran devient journaliste, spécialiste du cinéma et le fondateur en 1946 de la revue « L’Ecran français ». Ecrivain de talent, il est l’auteur d’une vingtaine de romans dont certains seront adaptés au cinéma où à la télévision, pour n’en citer que quelques-uns: « Les Guichets du Louvre » (qui relate la rafle des juifs au « Vel d’hiv ») sera en son temps censuré, « Le Treizième Caprice » (1962), « Les Violons du bal » (1973), « Vie et mort de Jean Chalosse, moutonnier des Landes »(1976), « Marie-Jeanne des Bernis »(1978), « Les enfants dans les arbres »(porté à l’écran en 1994) etc.


Admirateur de Diderot et historien érudit, il publie en 1967 une »Encyclopédie du cinéma » suivie par un « Dictionnaire des synonymes, analogies et antonymes » et d’un petit abécédaire : « Les Mots de l’Anarchie »(1982).

Libertaire de coeur, mais aussi proche de certains communistes, il exerce la fonction de Maire de la commune de Pondaurat (en Gironde), de 1977 à 1995, où il tentera de faire partager sa passion du culturel au monde rural. En 1992, il sera également candidat aux éléctions régionales, sur une liste écologiste.


VIVE L’INFLATION…

J’avoue avoir été fortement impressionné par un article de Dean Baker (photo de gauche) paru récemment et qui veut tordre le cou au sens commun souvent (trop) mis en avant par nos politiques; L’inflation n’a jamais rien réglé ! Allez, tant pis pour vous, petite leçon d’économie.

Comment sortir du piège de la dette qui étrangle les ménages et les Etats ? Par une austérité renforcée, répond l’orthodoxie. Mais la contraction d’activité malthusienne que l’Europe s’apprête à infliger à ses membres les plus faibles ne fera qu’accélérer une faillite qui ne laissera pas le centre – l’Allemagne – indemne, avertit l’économiste Dean Baker, qui plaide ici pour une politique volontariste d’inflation modérée, à la suite d’Olivier Blanchard. Un taux d’inflation de 3% permet de réduire en 10 ans de 26% le poids de la dette, indique-t-il. En allégeant plus rapidement ce fardeau et la ponction des remboursements sur le budget des ménages, des entreprises et des Etats, l’inflation contribuerait au redressement, tout en facilitant le processus d’ajustement entre les économies européennes. Encore faudrait-il se départir du dogme anti-inflationniste, qui règne toujours en maître de Frankfort à Berlin, comme si Keynes n’avait jamais existé.

Dans son ouvrage la Théorie Générale, Keynes écrit que le monde est régi par les idées d’économistes morts depuis longtemps. Alors, pourquoi se refuser la solution de l’inflation ? Cette idée a été avancée par Olivier Blanchard (photo de droite), un économiste de premier plan. Plus encore, il a fait cette proposition en tant qu’économiste en chef du Fonds Monétaire International.  DSK doit lui faire les gros yeux…

Blanchard et ceux qui plaident pour une inflation plus forte avancent en fait de très bons arguments, expliquant en quoi cela pourrait être très utile pour résoudre la crise économique mondiale. Tout d’abord, un taux d’inflation plus élevé diminuerait la valeur réelle de la dette. Ce qui serait bénéfique pour tous les débiteurs, ménages, entreprises et Etats. Au bout de 10 ans, un taux d’inflation de 3% réduit de 26% la valeur réelle d’une dette souscrite à taux d’intérêt fixe. Avec un taux d’inflation de 4%, la diminution atteint 34%. Le taux d’inflation modéré des années 1940, 50, et 60, a été un facteur important pour réduire à un niveau gérable de l’énorme dette publique américaine née de la Seconde Guerre mondiale.

Et Dean Baker de conclure: les idées de Keynes sont connues et largement diffusées depuis longtemps. C’est une tragédie doublée d’un scandale lorsque ceux qui ont en charge de décider de la politique économique en sont à répéter stupidement des clichés usés, plutôt que d’essayer sérieusement de concevoir des politiques qui répondent à la crise à laquelle nous faisons face.

Allez, faut pas que ça vous gâche votre fin de semaine,gracias pov su visita, portez vous bien et à demain peut-être.