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Nuit de chine, nuit câline…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la longue marche et du thé noir (黑茶) réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 1er octobre c’est à dire le dixième jour de Vendémiaire dédié à la cuve.

C‘était il y a plus de 60 ans, le 1er octobre 1949, Mao ZEDONG (à l’époque on disait Mao Tsé Toung) proclamait la naissance de la république populaire de Chine en compagnie de Zhou Enlai (à l’époque on disait Tchou En-Lai). Aujourd’hui, elle joue dans la cour des grands et les grands lui font la cour… Quelques années après, son petit livre rouge innondait la planète. J’en ai encore un exemplaire au fond d’un carton. Et c’est vrai que son best seller avait cartonné. Depuis beaucoup d’eau a coulé sous les ponts de Pékin et le vieux Deng Xiao Ping a amorcé le grand virage vers l’économie de marché. Du coup, nos marchés à nous sont innondés de produits made in China. Nos « Mao » Franco-Français sont devenus ministres ou hauts fonctionnaires, éditorialistes ou éleveurs de chèvres dans le Larzac. A droite une photo intéressante où l’on voit nos protagonistes Mao Tsé Toung, Chou En Lai, Bao-gu, Deng Xiao Ping sans doute en 36 ou 37. Ces « gamins » là ont changé la face du monde.

Ce passage du monde féodal à la modernité ne s’est pas fait sans heurts ni sans
malheurs: Tien an men, le Tibet, la politique de l’enfant unique, les droits de l’homme bafoués, la révolution culturelle, la bande des quatre, les camps de travail, le Grand bond en avant… La liste est longue mais la Chine est aujourd’hui incontournable et le chemin parcouru depuis « la diplomatie du ping-pong » incontestable. C’était en avril 1971, une équipe de pongistes Étatsuniens se rendait aux championnats mondiaux en Chine, avant cette visite, seuls onze américains avaient en effet été accueillis sur le sol chinois et jamais pour des durées dépassant une semaine. Il s’agissait de membres des Black Panthers que la Chine considérait comme des ambassadeurs américains. Dès 1973, Alain Peyrefitte écrivait: Quand la Chine s’éveillera… le monde tremblera.

Alors, madame Michu, faut-il trembler ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Y’EN A PAS UN SUR CENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des chinoiseries et du thé noir réunis, bonjour !

Nous sommes le 17 octobre, 26è jour de vendémiaire dédié à l’aubergine. Tiens, commençons cette semaine par un peu d’humour: celui-ci est glané dans les colonnes du Canard enchainé: « Ten years ago we have Steve Jobs, Bob Hope and Johnny Cash, now we have no jobs, no hope and no cash. » Amusant non!

Tout à fait autre chose.

Il est assez rare que l’on parle des anarchistes chinois, pourtant, il en est qui ont marqué l’histoire de leur empreinte.

Après plusieurs années d’une interminable agonie – l’euthanasie lui fut toujours refusée – l’écrivain chinois Pa Kin est mort le 17 octobre 2005, à l’âge de cent ans. Depuis 1949, il était une des figures littéraires officielles du régime de Pékin. Ce qu’on sait moins, c’est que Pa Kin fut un des principaux introducteurs de l’anarchisme en Chine, notamment en traduisant les œuvres complètes de Kropotkine. Le « Kin » de son pseudo était d’ailleurs un hommage à Kropotkine.

Né en 1904 à Chengdu, la capitale du Sichuan, dans une grande famille bourgeoise, la jeunesse de celui qui s’appelle encore Li Feigan est marquée par les convulsions révolutionnaires qui agitent l’empire du Milieu. En 1912, l’empereur est déchu et la république proclamée. En 1919, en pleine vague de grèves et d’agitation sociale, l’adolescent s’engage au sein du groupe anarchiste de Chengdu. Il est alors ébloui par la pensée de Pierre Kropotkine et les articles de l’Américaine Emma Goldmann, avec qui il entretiendra une correspondance. Il part étudier à Nankin puis à Shanghai, et apprend le français, le russe, l’anglais et l’esperanto. Shanghai est alors l’épicentre des luttes révolutionnaires en Chine, qui vont culminer avec la tentative ratée d’insurrection communiste en 1927. Le mouvement anarchiste chinois, pris en étau entre les nationalistes et les communistes, décline. Li Feigan part en 1927 faire des études à Paris « pour aller vers l’Occident à la recherche de la vérité », comme de nombreux jeunes Chinois progressistes.

En France, il milite au sein du mouvement anarchiste et s’engage dans la campagne internationale pour la libération de Sacco et Vanzetti. Ce séjour à Paris est également l’occasion de publier son premier roman : Destruction, pour la première fois sous le nom de Pa Kin. L’œuvre littéraire de Pa Kin aura donc deux versants : la traduction d’une part, le roman d’autre pa

Revenu en Chine en 1929, il devient un des intellectuels en vue du mouvement anarchiste, en publiant divers romans où s’affrontent la Chine féodale et révolutionnaire, dont son chef-d’œuvre quasi autobiographique, Famille (1931), portrait au vitriol du système familial, féodal et patriarcal.

Les années 1930 sont, en Chine, celles de l’invasion japonaise, qui va sceller l’alliance entre communistes et nationalistes pour la libération nationale. Lui s’enthousiasme pour la Révolution espagnole qui, à l’autre bout du monde, porte les espoirs d’une société libre, socialiste et libertaire. Mais il est en Chine, et la nécessité politique prime.

La guerre terminée, en 1945, il s’attaque à la traduction des œuvres complètes de Kropotkine, et publie l’un de ses derniers romans, très pessimiste, Nuit glacée (1946). Le mouvement anarchiste est alors disloqué dans son pays, mais Pa Kin reste le principal correspondant en Chine de la Commission des relations internationales anarchistes (CRIA), bureau de liaison du mouvement anarchiste.

Les communistes s’emparent définitivement du pouvoir en octobre 1949 et il va devenir impossible, pour un écrivain de la stature de Pa Kin, de ne pas adhérer à une des organisations satellites du Parti. Il rejoint donc l’Association des écrivains chinois, et devient député à l’Assemblée nationale populaire. Glorifiés, ses romans sont portés à la scène et à l’écran.

Sa vie sera désormais ballotée au gré des fluctuations et retournements brutaux propres aux organisations léninistes et staliniennes. Il sera du côté des bourreaux en 1957, à l’époque du « tournant antidroitier », et s’associera à la dénonciation des écrivains accusés de déviance. Ses romans sont censurés puis réédités, tronqués de tout élément proanarchiste. Il n’entreprendra désormais que des traductions, des essais et ses mémoires.

En 1966, à l’occasion de la Révolution culturelle, c’est à son tour de faire partie des victimes. Publiquement humilié, dénoncé comme « traître à la nation », placé sous surveillance, il passe dix ans à faire et refaire son autocritique. Il ne sera réhabilité qu’en 1977, après la mort de Mao et l’éviction de la « Bande des quatre ». Ici à gauche, à Shangaï, lors de ses obsèques.

Sources:Alternative Libertaire-Novembre 2005.

Voila pour ce début de semaine qui aurait du être consacré à la désignation de Machin à l’issue de la primaire citoyenne mais, vos gazettes vont déborder de commentaires…Le cénobite n’aime guère les chemins battus. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


UNE PARISIENNE A LHASSA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
des contrées exotiques et du lama Delon réunis, bonjour !


Pour
fêter dignement le premier anniversaire des « cénobites
tranquilles », je vous propose d’accrocher à notre galerie de
portraits une grande dame disparue un 8 septembre en 1969 à l’âge
canonique de 101 ans.


Louise
Eugénie Alexandrine Marie David
, plus connue sous son nom de plume:
Alexandra David-Néel.

De
nationalité Française et Belge, c’est une orientaliste,
tibétologue, chanteuse d’opéra, journaliste, écrivaine,
exploratrice et j’en passe sûrement. Elle fut en 1924, la première
européenne à séjourner à Lhassa au Tibet.

(Ici, en 1886 lors de sa présentation au roi des Belges.)

L’orthodoxie
voudrait que l’on prononçât Né-el et non Nil mais la
mode anglo-saxonne à produit son effet.

Son
père était instituteur, militant républicain lors de la révolution
de 1848 et grand ami du géographe anarchiste Elisée Reclus. C’est
celui-ci qui l’amène à s’intéresser aux idées anarchistes de
l’époque (Stirner, Bakounine) et aux féministes qui lui inspirèrent
la publication de « Pour la vie ». Adolescente, elle
s’enfuit de Ostende pour gagner l’Angleterre. Elle devint première
chanteuse à l’opéra de Hanoï. Elle abandonne sa carrière de
chanteuse en 1902. C’est en 1904, à Tunis, qu’elle épouse Philippe
Néel. Vie de couple qui se termina définitivement en 1911 lors de
son départ pour son troisième voyage en Inde. C’est en 1914 qu’elle
rencontre Aphur Yongden, agé de 15 ans et dont elle fera plus tard
son fils adoptif. A Lachen, elle va vivre auprès d’un des plus
grands Gomchens (ermite) de l’époque et recevoir son enseignement.

C‘est
un long périple à travers la Corée, Pékin, le Gobi, la Mongolie
qui va l’emmener elle et Aphur déguisés en mendiante et moine
jusqu’à Lhassa, nous sommes en 1924.(Photo de droite.)

Puis,
Alexandra va rentrer en France où elle s’installe sur les hauteurs
de Toulon. Elle va y écrire plusieurs livres relatant ses voyages.
En 1937, âgée de 69 ans elle décide de repartir pour la Chine avec
Aphur Yongden via Bruxelles, Moscou et le transsibérien. Elle se
retrouve en pleine guerre sino-japonaise et assiste aux horreurs de
ce conflit. Fuyant les combats elle erre en Chine et finit par se
retrouver en 1946 en Inde. Elle perdra son compagnon de voyage en
1955 et, à cent ans et demi, elle demande le renouvellement de son
passeport au Préfet des Basses-Alpes. Elle s’éteindra quelques mois
plus tard. Ses cendres ont été transportées à Vârânasî en 1973
pour être dispersées avec celles de son fils adoptif dans le Gange.

A lire: Pour la vie. 1898 aux éd. Les nuits rouges

Le féminisme rationnel. 1909 même éditeur

Les enseignements secrets des bouddhistes tibétains. 1951 ed. Pygmalion

Et bien d’autres choses encore. Une sacrée grande bonne femme qui méritait bien de rejoindre nos héros dans cette galerie de portraits.

Voila pour ce mercredi, je vais chercher le « canard enchainé », ma baguette de pain, mon tabac et je repars pour 365 nouveaux billets. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND LA CHINE S’EVEILLERA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Mouvement
du 4 mai.

A l’heure où notre président
visite la Chine, il est intéressant de noter comment la date du 4
mai a été importante pour ce pays. Je m’inspire ici d’un document
posté par Alban Dignat sur Herodote.

Le 4 mai 1919, peu après la
naissance de la République Chinoise, 3000 étudiants manifestent à
Pékin, sur la place Tien An Men. Oui, vous avez bien lu,en 1919.

Ils dénoncent les «21
conditions»
présentées
par le Japon à leur gouvernement, car elles tendent à une
colonisation de la Chine. Ils protestent aussi contre le traité de
Versailles qui livre au Japon les concessions allemandes du
Chang-toung, une province du nord du pays.

Guidés par de jeunes
intellectuels progressistes, les étudiants dénoncent également le
poids des traditions, le pouvoir des mandarins et l’oppression des
femmes. Ils se montrent favorables à la modernité et aux sciences
nouvelles.L’agitation gagne les citadins et
les commerçants, dans tout le pays. Elle se double d’un mouvement de
boycott des produits japonais. Mais elle reste dans l’immédiat sans
effet sur les Occidentaux comme sur les Japonais.

Le «Mouvement
du 4-mai»
, ainsi
baptisé par les historiens, n’en est pas moins capital car il
traduit l’émergence en Chine d’une conscience patriotique opposée
aux Occidentaux comme aux Japonais, et l’abolition de l’empire
Mandchou. En 1935, c’est l’épopée de « la longue marche »
menée par Mao à travers 12 000 kilomètres et parsemée de milliers
de morts. La Longue Marche reste un des symboles les plus importants
de l’histoire de la lutte communiste chinoise. De nombreux
responsables politiques du PCC ont participé à la Longue Marche.
Ces derniers ont transformé une défaite en une victoire et en un
symbole de la résistance contre les troupes du Kuomintang.

Plusieurs des leaders du
mouvement du 4 mai rejoignent le Parti communiste chinois dans
l’espoir de régénérer la Chine. Trente ans plus tard, ils
célèbreront sur la place Tien An Men le triomphe de l’insurrection
communiste.


70 ans plus tard, se rappelant du
«Mouvement du 4-mai»
,
d’autres étudiants  réclameront la démocratie sur la même place
Tien An Men. Nous sommes en 1989, année de la chute du mur de Berlin. Leur révolte finira dans un bain de sang (sans doute des milliers de morts) mais
débouchera paradoxalement sur une ouverture de leur pays au monde
extérieur.

Aujourd’hui,
l’exposition de Shanghai se déploie comme une formidable vitrine aux
yeux du monde qui s’empresse de les refermer sur les atteintes aux
droits de l’homme. L’argent n’a pas d’odeur ! Pendant la répression, les affaires continuent.

Voila pour ce mardi 04 mai, quinzième jour de Floréal et consacré aux vers à soie, allez savoir pourquoi… Et puisque l’on parle de verre à soi (jeux de mots Capelo) j’ai repéré pour vous chez notre ami Edouard L. deux petits vins à déguster sans plus attendre. D’abord un bourgogne blanc, « les tours de Pierreux » un Brouilly à moins de 6 euros. Puis un Bordeaux rouge avec un tannin a faire reculer un abbé, c’est un Côtes de bourg  » chateau Labadie ». Allez yec’hed mat, portez vous bien et à demain peut-être.

COUP DE COEUR & COUP DE GUEULE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St Pol de léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn…Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw.En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents . Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

COME LITTLE RABBIT.

Nos amis Chinois font de plus en plus fort. Cette fois ci, il vienne de condamner à mort et d’exécuter un britannique qui de toute évidence n’avait pas toute ses facultés mentales. Il voulait changer le monde et invitait à suivre son petit lapin…Cela fait soixante ans qu’un ressortissant étranger n’avait pas subi ce sort en Chine. Pour ma part, à écouter Akmal SHAIKH, c’est son nom, interpréter sa chanson « Come little rabbit » j’étais assez d’accord pour qu’on le fasse taire. Mais je constate une fois de plus que le gouvernement chinois n’a aucun humour et prend les choses au pied de la lettre. Notre premier sinistre qui revient de là bas avec de gros contrats sous le bras n’a pas manqué, j’en suis certain, de s’insurger au nom de la France, pays des droits de l’homme, de la femme et de l’orpheline. Nicolas 1er doit, à son tour, s’y rendre bientôt. En attendant, il apprend à compter sur un boulier: 1 opposant emprisonné = 1 centrale nucléaire, 1 malade exécuté = 1 ligne TGV, une manifestation réprimée = un transfert de technologie. Face à ce qui est en train de devenir « LA » grande puissance du XX1ème siècle, les droits de l’homme se mesurent à l’aune du baril de pétrole. Il ne semblait pas pourtant très dangereux ce Akmal. Je voulais vous faire écouter sa chanson que l’on trouve sur you tube mais ça ne fonctionne pas comme je veux.

Bon ben, c’est pas tout de trainer sur la toile, vous devriez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale… C’est bientôt 2010, vous avez pas un réveillon à préparer ? Dans les années 70, pour faire moderne on disait: « Pressing 2000″ ou « Ambulances 2000″, aujourd’hui, l’an 2000 et son bug, on ne s’en rappelle déja plus. Allez, c’est rien, c’est nous qui passons dans le temps…Portez vous bien et, à demain peut-être.