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Blue Bird…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du crétacé supérieur et de la lutte des glaces réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 19 décembre 2014, 29è jour de frimaire dédié à l’olive. Le 19 décembre 1915 à vu Rogers 2mourir Aloïs Alzheimer; il est très connu mais je ne me souviens plus pourquoi, j’ai la mémoire qui flanche… Je cherchais depuis un moment déjà l’occasion d’évoquer la carrière de Jimmy Rogers et je m’aperçois qu’il est décédé un 19 décembre à Chicago dans l’Illinois en 1997. C’est sans doute un des principaux concepteurs du Chicago blues de l’après-guerre. Encore enfant, il aide un ses oncles épiciers qui vend des disques au milieu des victuailles. En attendant le chaland,le jeune Jimmy apprend la guitare et l’harmonica à partir des disques de Memphis Minnie et John Lee «Sonny Boy»Williamson. Attention de ne pas le confondre avec Jimmie Rodgers, chanteur de country, célèbre pour son yodel…

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Il rejoint Chicago en 1939 via Saint-Louis et se produit sur le marché aux puces de Maxwell Street. C’est là qu’il va rencontrer Leroy Foster et surtout Muddy Waters. Ensemble il vont former un groupe qui deviendra le premier «Muddy Waters blues band». Dans les années cinquante, Jimmy Rogers enregistre une trentaine de titres dont pas mal de Rogers chefs-d’oeuvre en compagnie du pianiste Eddie Ware. Lorsqu’il sera remplacé par Pat Hare chez Muddy en 1960, Rogers abandonne la musique et redevient épicier et chauffeur de taxi pour subvenir aux besoins de sa grande famille.
Ce n’est qu’en 1970, pressé par le pianiste blanc Bob Riedy qu’il reprend sa guitare et son blues. Il va se produire dans les clubs de Chicago, sur les campus et participe à quelques tournées en Europe. Voici ce qu’en dit Gérard Herzaft dans sa grande encyclopédie du blues (Fayard): «…Discret, modeste, Jimmy Rogers n’a jamais connu l’engouement du public international du blues mais, peu à peu, son authenticité et le rôle historique qu’il a joué à Chicago, l’ont fait reconnaître et apprécier.»

Allez, c’est sympa à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES, TOUJOURS LE BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la métaphore et de la crêpe suzette réunies, bonjour !
Nous sommes donc le 15 janvier, 26è jour de nivôse dédié à l’Etain. Si la perte du triple « A » à provoqué chez vous un spleen insurmontable, je vous propose d’enfoncer le clou en écoutant un maître du blues : Junior WELLS.
Amos Blackmore WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West-Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis, inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues.
Installé à Chicago en 1946, devenu un virtuose et un très bon chanteur, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW. Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues.
C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. Ici à gauche avec Buddy Guy.

A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970. Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’empreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.Sources:La grande encyclopédie du Blues.
L’harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

SOUS LES PAVES…LA PLAGE !..

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Chicago blues et du canard laqué réunis, bonjour !

Oui nous sommes le 24 mai, cinquième jour de prairial dédié au canard. Un qui en faisait rarement et qui va rejoindre notre galerie de portraits, c’est Elmore JAMES.

Il est né à Richland, Mississippi, un 27 janvier en 1918 et a définitivement cessé de jouer de la guitare le 24 mai 1963 à Chicago.

Né sur une petite plantation il partage son temps entre le travail des champs et les juke-joints du Delta où il joue en compagnie de Robert Johnson et surtout Sonny Boy Williamson. Sa façon de jouer avec une espèce de rage et de chanter d’une voix presque éraillée, en fait une des sonorités les plus excitantes de l’histoire du blues.

Il a gravé son premier disque, Dust my broom (ici en vidéo), sur le petit label Trumpet et rencontré un succès immédiat. A partir de ce moment il va enregistrer massivement, une œuvre un peu chaotique dont beaucoup de morceaux tournés vers le Rythm & Blues des années 50 avec cuivres et la présence de Ike Turner.

A partir de la fin des années cinquante sa popularité est en baisse et c’est le producteur Bobby Robinson qui va le remettre en selle. Il en restera une œuvre magnifique, moderne, sensuelle et agressive avec des compositions extraordinaires comme Shy is crying ou Every day i have the blues, cette dernière prend place parmi les plus grands moments du blues d’après-guerre. Il est décédé d’une crise cardiaque alors qu’il préparait une tournée européenne. Je crois savoir que son fils, Elmore James Jr a repris le flambeau.Sources: la grande encyclopédie du blues de Gérard Herzaft chez Fayard.

Tout à fait autre chose, quoique…

Je viens de retrouver dans mes cartons le premier numéro de l’enragé daté du 24 mai 1968. Ce premier numéro fut publié avec l’appui de l’éditeur Jean-Jacques Pauvert et sur une initiative de SINE (déjà). Extraits: Il peut servir de cache matraque. Il peut servir de mouchoir anti-gaz. Nous sommes solidaires, et nous le resterons, de tous les enragés du monde… Dans ce journal rien n’est interdit, sauf d’être de droite !

Je ressens dans le mouvement citoyen actuel qui se développe en Espagne et qui emplit la Puerta del sol de Madrid de milliers de manifestants, comme un parfum de 68.Sous les pavés, la plage ! Pourvou qué ça doure…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.



CHICAGO BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du blues et de la pêche melba réunis, bonjour !

Voici un harmoniciste de Blues comme je les aime: Junior Wells.



Amos WELLS – alias Junior WELLS – est élevé à West Memphis, Arkansas, où il apprend par lui-même l’harmonica. Il rencontre tout d’abord le maître de cet instrument, Sonny Boy Williamson puis inspiré par les bluesmen locaux, Junior WELLS se met à jouer dans les rues.

Installé à Chicago en 1946, devenu un virtuose et un très bon chanteu
r, Junior WELLS accompagne Tampa Red, Big MACEO et Little Johnny JONES. Il fonde ensuite les Little Chicago Devils, qui deviendront les Three Deuces puis les Aces, avec le guitariste Louis MYERS, son frère David MYERS à la basse et le batteur Fred BELOW.
Aussi inventif que Little Walter, Junior WELLS amplifie également son harmonica ce qui lui permet un jeu distordu et soutenu, en restant très respectueux des traditions du Blues. Ici à droite avec Buddy Guy.
C’est ainsi que Muddy Waters fera appel à Junior WELLS et que Memphis Slim en fera de même.

Mais le tournant de la carrière de Junior WELLS a lieu en 1965, lorsqu’il s’associe au guitariste Buddy Guy dont je vous ai parlé ici (voir mon billet du 30 juillet 2010), pour donner naissance ensemble à une série de titres devenus aujourd’hui incontournables dans l’histoire du Chicago Blues. .

A la fin des années 60, Buddy Guy et Junior WELLS se partagent l’affiche à égalité et se produisent un peu partout dans le monde, faisant même la première partie d’un concert des Rolling Stones en 1970.
Trop de titres pour tous les citer içi, tant l’empreinte de Junior WELLS sur le Chicago Blues est immense. Un coup de coeur particulier pour ses enregistrements des années 50. Il est décédé le 15 janvier 1998 à Chicago.

L‘harmoniciste est effectivement le joueur d’harmonica et non pas d’harmonium comme la fameuse Mlle Lelongbec de Fernand Raynaud qui en jouait à l’église Ste Marie des petits pieds de Jésus; dans ces cas là, on dit organiste, crois-je…

Pour sûr, un très grand à écouter en boucle. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CHICAGO BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la raison partagée et des spaghettis al dente réunis, bonjour !

En ce 17 décembre nous célébrons les Briac. Bien entendu ce nom doit son origine à un de ces fameux saints dont on ne sait pas s’ils ont réellement existé. Celui-ci faisait partie de la bande à Tugdual, dont je vous ai récemment parlé. Il a laissé son nom à la charmante commune de Bourbriac (Côtes d’Armor) mais aussi sans doute à St Briac en Ile et Vilaine.

Et puis tiens, c’est le jour anniversaire de la naissance d’un sacré bluesman. je crois bien qu’on lui doit d’avoir inventé le style « Chicago-Blues ».


Ici on le voit au festival de Monterey en 1967. Il est né en 1942 à Chicago et est décédé en 1987 à Woodstock (il avait participé au fameux festival en 69), ça ne s’invente pas…Le Paul Butterfield Blues Band voit donc le jour en 1963, on dit que c’est véritablement le premier groupe multiracial, quelques temps plus tard, le groupe devient aussi le « backing band » de Bob Dylan.
Malade (alcool et héroïne), il n’enregistrera finalement que 3 albums solo en studio jusqu’à sa mort en 1987. Paul Butterfield fut le premier joueur blanc d’harmonica à développer
un style original qui lui permit de rejoindre le panthéon des grands
bluesmen. Il fut aussi celui qui initia les blancs américains au blues
et plus particulièrement au Chicago Blues.

Peut-être que si l’administration Etatsunienne écoutait un peu plus de Blues, elle penserait moins à faire la chasse aux Afghans, aux Iraniens, aux Coréens, et aux Wikileaksiens…

C’est les smicards qui vont être contents, ils voient leur rente augmenter de 1,5%. C’est à dire 1000 euros nets par mois environ, si vous êtes à temps plein…Ah ben oui, faut pas exagérer non plus. Notre pays doit accepter la rigueur pour lutter contre la crise. Pendant ce temps les pauvres patrons du CAC 40 ont vu leurs émoluments diminuer de 14%. La vie est mal faite madame Michu ! Ils n’ont touché que 3 millions d’euros (en moyenne) en 2009. C’est sûr, ils vont avoir du mal à faire face à l’augmentation du coût de la vie. Rappelez vous ce poème de GUILLEVIC:

 

Quand
on nous dit :

La
vie augmente, ce n’est pas

Que
le corps des femmes

Devient
plus vaste, que les arbres

Se
sont mis à monter

Par-dessus
les nuages,

Que
l’on peut voyager

Dans
la moindre des fleurs,

Que
les amants

Peuvent
des jours entiers rester à s’épouser.

Mais,
c’est, tout simplement,

Qu’il
devient difficile

De
vivre simplement.

Allez, merci à vous de continuer à visiter « les cénobites tranquilles » et comme je sais que vous êtes observateur, vous avez remarqué le léger changement dans la colonne de droite. Les liens sont désormais triés par catégories, par exemple, pour voter, voyez la catégorie « boite à outils ». Non, la photo qui accompagne le poème n’est pas celle de Robert Hue, portez vous bien et à demain peut-être.