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Nevenoë, Nevenoë…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du Rockabilly et de la mousse de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le samedi 07 mars 2015 qui correspond au 17è jour de ventôse dédié au doronic, jolie fleur qui n’a d’autre intérêt que d’être jolie, ce qui, pour une fleur n’est déjà pas si mal. Cette plante fait partie de la même famille que l’Arnica ce qui, j’en suis sûr, vous fait autant d’effet que la victoire de Guingamp face à Concarneau.

Souvenons nous de Nevenoë.

Né aux alentours de l’an 800, comte de Vannes à partir de juillet 819, Nominoë est désigné missus imperatoris de Louis le Pieux et ducatus ipsius gentis des bretons à partir de 831.
En 840, il soutient dans un premier temps Charles le Chauve le sermentpuis entre en rébellion ouverte contre l’administration franque. Dans sa volonté d’assurer l’autonomie de la Bretagne face au royaume franc, il s’allie avec Lambert II de Nantes, fils du précédent comte de Nantes mais non-confirmé dans cette charge par Charles le Chauve… Battu trois fois par les Vikings, Nominoë doit traiter avec eux pour qu’ils s’éloignent de Bretagne. Deux ans après, il s’empare d’Angers et des pays voisins. A cause de la défection de Lambert II de Nantes, il annexe ensuite Nantes et Rennes en 850, lance des raids sur le Bessin et le Comté du Maine.

Nominoë meurt en campagne, le 7 mars 851 près de Vendôme, après avoir conquis le Maine et l’Anjou. Contrairement à la croyance générale, Nominoë n’a jamais porté le titre de roi (bien que le chroniqueur médiéval Réginon de Prüm lui donne ce titre). Dans le cartulaire de Redon, il est Nominoë_Doltour à tour qualifié de duc des Bretons, de duc en Bretagne, de duc de toute la Bretagne, de prince de Bretagne et de prince de toute la Bretagne. C’est son fils et successeur Erispoë qui a le premier usé de ce titre, confirmé par Charles le Chauve après la bataille de Jengland. En 851 était signé le traité d’Angers qui donnait à la Bretagne, le pays rennais, le pays nantais et le pays de Retz (je dis cela pour Jancyves), qui formaient auparavant la Marche de Bretagne. Par ce traité, la Bretagne incorporait en même temps une population d’origine gallo-romaine et franque de langue romane. Ce traité d’Angers délimitait les frontières de la Bretagne historique. Avec Alain Barbe-Torte, le titre de roi sera abandonné et les souverains de Bretagne prendront le titre de Dux Brittonum. Son nom en breton est Nevenoë. Dans son Histoire de la Bretagne, Arthur de La Borderie lui a décerné le qualificatif de Tad ar Vro, c’est-à-dire « père de la patrie ».

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Certains le qualifient de prince des Vénètes, mais c’est peut-être seulement en raison de sa fonction de comte de Vannes. D’autres pensent que s’il possédait beaucoup de biens familiaux dans la cité des Vénètes, il y ferait davantage de cadeaux à ses amis vénètes. Son nom, rare, a été rapproché du nom breton Nevenou, mais les noms sont parfois statue nevenoetrompeurs, surtout à cette époque.  Après la mort de Nominoë et l’assassinat de son fils Erispoë, leurs descendants réussissent brillamment à Rennes, toujours grâce à l’efficacité de leur cavalerie. Comme l’a révélé le conflit entre Gurvant et Pascweten en 875, les Vénètes n’avaient pas de cavalerie digne de ce nom. On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Était-ce un État, un royaume, une Nation, une province… ? Appartient elle aujourd’hui à cette liste de nations invisibles, nations fossiles et sans État comme disent certains historiens. Kurdes, Basques, Corses, Tsiganes, Amérindiens, Aborigènes, Catalans, Berbères, Palestiniens, Touaregs, Bonis, Québécois, Tibétains, Ouighours etc… La question vaut d’être posée et débattue.

En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

Kan bale Nevenoë…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la bretonnitude et du chouchenn chaud réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 22 novembre 2013, deuxième jour de Frimaire dédié au navet.

Skoulmet mat eo hirie chadenn ar goskoret                                      kousket noz kousket de kalon ar vretoned.

« Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le cœur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour commémorer la victoire de ses troupes bretonnes sur celles (franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 nominoe2novembre de l’an de grâce 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront à nouveau et définitivement le titre de Duc. Vous me connaissez, je déteste les commémo., je hais toutes les guerres, j’exècre les nationalismes, je conchie les imbéciles heureux qui sont nés quelque part. Je ne veux en aucun cas rivaliser de ridicule avec George Sand qui écrivait en 1866 dans Promenades autour d’un village: « Le Tribut de Nomenoe (du Barzaz Breiz) est un poème de 140 vers, plus grand que l’Iliade, plus beau, plus parfait qu’aucun chef-d’œuvre sorti de l’esprit humain.
{…} En vérité, aucun de ceux qui tiennent une plume ne devrait rencontrer un Breton sans lui ôter son chapeau. » Considérons donc qu’il s’agit ici d’un coup d’œil dans le rétro de l’histoire.

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Nominoë, grand soldat et fin stratège, réussi à négocier le départ des guerriers venus du Nord après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de DownloadedFile-21Vendôme non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou. On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Était-ce un État, un royaume, une Nation ? Appartient elle aujourd’hui à cette liste de nations invisibles, nations fossiles et sans État comme disent certains historiens. Kurdes, Basques, Corses, Tsiganes, Amérindiens, Aborigènes, Catalans, Berbères, Bretons, Palestiniens, Touaregs, Bonis, Québécois, Tibétains, Ouighours etc… La question vaut d’être posée et débattue.

Bon allez, c’est pas tout, Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère,  en tous cas, pas un temps à mettre un historien  dehors fut-il cénobite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

KAN BALE NEVENOE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Skoulmet mat eo hirie

chadenn ar goskoret

kousket noz kousket de

kalon ar vretoned. « Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le coeur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grace 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendômes non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère, comme je le disais hier à propos de Fabre d’Eglantine, en tous cas, pas un temps à mettre un paroissien dehors. Va pourtant falloir y aller. Un p’tit tour dans le bourg le dimanche matin, ça tient quasiment du rituel. Allez, portez vous bien et à demain, peut-être.