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Laisant et les autres…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er novembre 2013, onzième jour de Brumaire dédié au salsifis. N’y voyez aucun rapport mais c’est un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que fut Charles-Ange Laisant. Le 1er novembre 1841 en effet,naissance de Charles-Ange LAISANT, à La Basse-Indre, département de la Loire-58466248_pAtlantique. Militaire, mathématicien, député d’extrême-gauche, franc-maçon, il devient ensuite anarchiste, pédagogue rationaliste, libre-penseur, espérantiste. Parcours atypique que celui d’Ange Laisant, après de brillantes études au lycée de Nantes, il intègre l’École Polytechnique. Capitaine du génie lorsque éclate la guerre de 1870, il assurera durant le siège de Paris la défense du Fort d’Issy  jusqu’en janvier 1871. Après la chute de l’Empire, il se présente en février 1871 aux élections sur une liste républicaine (il sera battu) mais, en octobre de la même année, il devient Conseiller Général du canton de Nantes. Il se trouve en garnison à Tours lorsque la Commune de Paris est proclamée mais ses opinions avancées lui vaudront d’être muté en Corse puis en Algérie. Il quitte ensuite la carrière militaire pour se consacrer à la politique et sera élu député de Nantes le 20 février 1876 (à l’époque en Loire inférieure), il siégera alors sur les rangs de l’extrême-gauche (mandat qui sera renouvelé cinq fois). Le 29 novembre 1877, à Paris, il soutiendra avec succès deux thèses pour un doctorat ès sciences mathématiques. En 1885 il est élu député de la Seine, puis en 1889 à Paris (18ème) sous l’étiquette Boulangiste (il avait fait ses études avec Boulanger) puis Dreyfusard. Mais, dégoûté de la carrière politique, il y renonce en 1893 pour se consacrer à l’enseignement.

C’est par son fils Albert, devenu anarchiste, qu’il rallie à son tour les libertaires. Il sera un des responsables de la « Ligue internationale pour l’éducation rationnelle de l’Enfance » fondée par Francisco Ferrer et l’inspirateur de Freinet pour l’enseignement des mathématiques. Néo-malthusien, libre-penseur et franc-maçon, il écrit des textes éducatifs pour les enfants, 58466269_pen mathématique, physique, etc., et se passionne pour l’espéranto. Il collabore aux journaux « La Bataille syndicaliste » , « l’École rénovée », « l’École émancipée », « L’idée Libre », et écrit également des brochures ou des essais théoriques comme « La barbarie moderne » (1912). On lui doit la préface d’une édition moderne du « discours de la servitude volontaire » de Etienne de la Boëtie. Durant la première guerre mondiale, dans le sillage de Jean Grave et Kropotkine il signera le « Manifeste des seize » favorable à l’intervention contre l’Allemagne. Pourtant, ce grand mathématicien et philosophe est pratiquement inconnu en France, offrons lui la place qui lui revient dans notre galerie de portraits.

Et bien voila pour ce 1er novembre, jour de tous les saints (et Dieu sait si il y en a). Merci d’être passé en ce jour férié, profitons pendant qu’il y en a encore, portez vous bien et à demain peut-être.

C’est un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que fut Charles-Ange Laisant.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des mathématiques modernes et du pigeonneau laqué réunis, bonjour !

C‘est
un plaisir pour moi que d’évoquer devant vous ce grand bonhomme que
fut Charles-Ange Laisant.

Le
1er novembre
1841,
naissance de Charles-Ange LAISANT, à La Basse-Indre, département de
la Loire-Atlantique.
Militaire, mathématicien, député
d’extrême-gauche, franc-maçon, il devient ensuite anarchiste,
pédagogue rationaliste, libre-penseur, espérantiste.
Parcours
atypique que celui d’Ange Laisant, après de brillantes études au
lycée de Nantes, il intègre l’Ecole Polytechnique. Capitaine du
génie lorsque éclate la guerre de 1870, il assurera durant le siège
de Paris la défense du Fort d’Issy jusqu’en janvier 1871. Après la
chute de l’Empire, il se présente en février 1871 aux élections
sur une liste républicaine (il sera battu) mais, en octobre de la
même année, il devient Conseiller Général du canton de Nantes. Il
se trouve en garnison à Tours lorsque la Commune de Paris est
proclamée mais ses opinions avancées lui vaudront d’être muté en
Corse puis en Algérie. Il quitte ensuite la carrière militaire pour
se consacrer à la politique et sera élu député de Nantes le 20
février 1876 (à l’époque en Loire inférieure), il siégera alors
sur les rangs de l’extrême-gauche (mandat qui sera renouvelé cinq
fois). Le 29 novembre 1877, à Paris, il soutiendra avec succès deux
thèses pour un doctorat ès sciences mathématiques. En 1885 il est
élu député de la Seine, puis en 1889 à Paris (18ème) sous
l’étiquette Boulangiste (il avait fait ses études avec Boulanger)
puis Dreyfusard. Mais, dégoûté de la carrière politique, il y
renonce en 1893 pour se consacrer à l’enseignement. C’est par son
fils Albert, devenu anarchiste, qu’il rallie à son tour les
libertaires. Il sera un des responsables de la « Ligue
internationale pour l’éducation rationnelle de l’Enfance »
fondée par Franscisco Ferrer et l’inspirateur de Freinet pour
l’enseignement des mathématiques.
Néo-malthusien, libre-penseur
et franc-maçon, il écrit des textes éducatifs pour les enfants, en
mathématique, physique, etc., et se passionne pour l’espéranto. Il
collabore aux journaux « La Bataille syndicaliste » ,
« l’Ecole rénovée », « l’Ecole émancipée »,
« L’idée Libre », et écrit également des brochures ou des
essais théoriques comme « La barbarie moderne » (1912). On
lui doit la préface d’une édition moderne du « discours de la
servitude volontaire
» de Etienne de la Boëtie.

Durant
la première guerre mondiale, dans le sillage de Jean Grave et
Kropotkine il signera le « Manifeste des seize » favorable à
l’intervention contre l’Allemagne. Pourtant, ce grand mathématicien
et philosophe est pratiquement inconnu en France, offrons lui la
place qui lui revient dans notre galerie de portraits.

P.S.
Message pour Jean-Yves. Existe t-il une rue ou une place portant son
nom à Nantes ?

Et bien voila pour ce 1er novembre, jour de tous les saints (et Dieu sait si il y en a). Merci d’être passé en ce jour férié, profitons pendant qu’il y en a encore, portez vous bien et à demain peut-être.