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Un conteur sachant conter…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la chiromancie et du camembert au lait cru réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 1er décembre 2015, 11è jour de frimaire dédié à la cire… C’est amusant car c’est un 1er décembre, en 1761, que vit le jour à Strasbourg, Marie Tussaud, à qui l’on doit le fameux musée de cire londonien. Etonnant, non ! Selon certains calendriers, c’est la St Eloi et, comme le disait qui vous savez: A la saint Eloi, le cénobite reste coi. Enfin, pas longtemps non plus; faut pas exagérer…

C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un sacré bonhomme que j’ai eu le plaisir de côtoyer au début des années 70 et dont je garde un souvenir particulièrement marquant : Jean-Pierre CHABROL. Il est décédé il y a une dizaine d’années maintenant (2001) et repose dans chabrol droiteson village de Pont-de-Rastel. Né en 1925 dans un petit village des Cévennes, à Chamborigaud (Gard), au pied du mont Lozère et de la montagne du Bougès, de parents instituteurs, il est le descendant d’une longue lignée de chevriers. A l’heure où les chaussettes à clous occupent les pavés de la ville dans une ambiance de lois d’exception, je repense à ce paysan, résistant dans l’âme qui n’avait de cesse de vilipender la bêtise humaine. Il est vrai, disait-il que: « La bêtise a ceci de commun avec les maladies vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès.

Cet ancien maquisard était devenu conteur et romancier; lisez les colères des Cévennes chez Grasset je crois ou encore Le Crève Cévennes, il avait même tâté du cinéma (avec Costa GAVRAS si j’ai bonne mémoire) le visage buriné comme les monts de Lozère qu’il aimait tant, chabrol_01il vous entraînait dans ses récits et vous offrait un voyage dont on revient rarement indemne. Ecolo avant l’heure, éveilleur des consciences, gardien des milles et une nuits de la culture universelle, ce paysan Cévenol était à lui seul une leçon de vie. En scrutant les gesticulations des princes qui nous gouvernent, il aurait sorti de sa besace un dicton dont il avait le secret, un adage qu’il aurait attribué à quelque vieux berger de ses montagnes et aurait continuer de bourrer sa pipe comme si de rien n’était. Il m’a raconté avoir entendu un de ceux la dire à un touriste qui consultait sa montre dernier cri: « vous, vous avez l’heure et nous, on a le temps…»
Sources :Robert Caracchioli sur un site dédié à Chabrol – Wikipédia et mes propres souvenirs.

Voila pour aujourd’hui, en attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être.

LE FEU AUX POUDRES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la presse satirique et du coco paimpolais réunis, bonjour !

Et bien voila, c’est fait, je viens de terminer la lecture du premier numéro de La Mèche.J’avoue que je reste un peu sur ma faim. Je n’ai pas retrouvé le mordant de Siné, sans doute ont-ils besoin de se faire les dents. On y retrouve des figures connues: Matthieu Bonduelle bien sûr, mais aussi l’entartreur en chef, le Gloupier de service, l’animateur infatigable de l’internationale patissière, j’ai nommé Noël Godin, des dessins de Lindingre qui officiait déjà dans SH, une couverture désopilante de Sergio, et d’autres signatures telles celles de Pierre Concialdi, Eric Hazan, Cesare piccolo et Manuel pratt…André Langaney est de la partie après avoir sévit à Charlie et à Siné Hebdo.

J‘attends donc le numéro suivant avant de me prononcer. Par les temps qui courent nous avons absolument besoin d’un hebdo qui rue dans les brancards de l’intelligentzia, des bien-pensant, des pisse-vinaigre, des peine-à-jouir et autres gougnafiers.

Souhaitons que La Mèche ne soit pas trop courte et que l’aventure dure plus longtemps que celle de Siné-hebdo.

A part cela, la faucheuse vient à nouveau de nous enlever un grand monsieur du cinéma: Claude Chabrol a cassé sa pipe ou plutôt son cigare.

Il savait mieux que n’importe qui dénoncer l’hypocrisie des bourgeoisies de province et son poulet au vinaigre était du meilleur goût. 80 balais et 80 films à son actif. Avec Mocky il avait ce sens de la dérision qui avait fait de lui un des initiateur de la nouvelle vague. Salut l’artiste !

Pendant que je tiens la plume, je veux adresser un grand merci aux visiteurs qui ont la gentillesse de relayer mes modestes papiers sur Facebook et autres réseaux…Ca attire le chaland comme disait mon aïeule!

Et puis c’est tout, je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais profiter de l’éclaircie pour faire ma pelouse. Il faut par ailleurs que je me mette en quête d’un disque dur externe car mon mini ordinateur à décidément déclaré que le sien de disque dur était un peu tendre et qu’une assistance s’avérait nécessaire. En attendant la fin des travaux, portez vous bien et à demain peut-être.


Français, encore un effort !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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J’apprends à la lecture de mon quotidien préféré, que la cote de Talonnettes 1er est en train de remonter. Etonnement et stupéfaction de ma part qui pensait que les français avaient enfin compris qu’ils s’étaient fait rouler dans la farine. Et bien pas du tout; il faut croire que la bêtise est vraiment ce qu’il y a de mieux partagé en ce bas monde. Il est vrai, comme le disait Jean-Pierre CHABROL (photo) que: »La bêtise a ceci de commun avec les maladies vénériennes, c’est qu’il est très agréable de l’attraper » c’est sans doute ce qui fait son succès.

J’ai eu le bonheur de rencontrer le bonhomme dans les années 70 et j’en garde un souvenir particulièrement marquant. Cet ancien maquisard était devenu conteur, romancier -lisez « les colères des Cévennes » chez Grasset je crois- il avait même tâté du cinéma (avec Costa GAVRAS si j’ai bonne mémoire) le visage buriné comme les monts de Lozère qu’il aimait tant, il vous entraînait dans ses récits et vous offrait un voyage dont on revient rarement indemne. Ecolo avant l’heure, éveilleur des consciences, gardien des milles et une nuits de la culture universelle, ce paysan Cévenol était à lui seul une leçon de vie.

En scrutant les gesticulations des princes qui nous gouvernent, il aurait sorti de sa besace un dicton dont il avait le secret, un adage qu’il aurait attribué à quelque vieux berger de ses montagnes et aurait continuer de bourrer sa pipe comme si de rien n’était. Allez, à demain peut-être.