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Aaron, Aaron, petit patapon…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis de l’utopie galopante et de la chicorée Leroux réunies, bonjour ! Nous sommes le lundi 22 juin 2015 c’est à dire que les jours vont commencer à diminuer. Ce quatrième jour de véroniqueMessidor était dédié à la Véronique, jolie petite fleur qui doit son nom à sainte Véronique (bien connue dans son immeuble) qui aurait recueilli un linge portant les traits du Christ et aurait, grâce à ce linge, guéri l’empereur Tibère  de la lèpre. Il est vrai que la véronique officinale était utilisée autrefois en application sur les plaies des lépreux (d’où son nom familier d’herbe-aux-ladres).

Tiens, restons dans le domaine du miraculeux; vous ai-je déjà parlé de Aaron ? Non pas le frangin de Moïse mais un breton armoricain garanti grand teint; c’est aujourd’hui sa fête. Oyez ce qu’en dit Albert Le Grand:

« Environ l’an 507, saint Aaron vivoit en grande sainteté & gouvernoit nombre de Moynes en un Monastere qui estoit en une Isle dans la Mer, vis-à-vis de la Ville d’Aleth (aujourd’hui St-Servan près de St-Malo). Il estoit Breton Armoricain ; &, ayant receu l’Ordre sacré de Prestrise, Cézembrese retira, avec quelques autres jeunes Clercs, dans cette Isle, où ils construisirent un petit Monastere, dans lequel ils se logerent & se soûmirent à la direction de saint Aaron. La vie que menoient ces saints Personnages estoit si parfaite, que saint Malo, ayant quitté son pays, fut averti par un Ange d’aller trouver le saint Abbé Aaron, lequel, pour lors, s’estoit retiré en l’Isle de Cesembre, (vous connaissez Cézembre ? En face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte nord exposée au sud, avec les Ebihens peut-être. Enfin, c’est ce que me disait à chaque fois le père La rouille quand il m’emmenait aux homards de ce côté là) plus avant en la Mer, pour s’adonner plus spécialement à la solitude.

Le Vaisseau de saint Malo, guidé du Ciel, aborda en cette Isle ; les deux Saints s’entresaluent, & le bon vieillard Aaron receut saint Malo, comme celuy que Dieu luy envoyoit pour luy succeder en sa charge d’Abbé. Ils allerent tous au Monastere, où, peu de jours aprés, Dieu appella à soy saint Aaron, au chapellegrand regret de ses Religieux, qui l’ensevelirent en son Eglise Abbatiale, & éleurent en son lieu saint Malo, lequel, ayant esté sacré Evesque d’Aleth, fit lever de terre les Reliques de S. Aaron & mettre dans un Sepulchre élevé en sa Cathedrale. Depuis, son Chef & son Bras droit, richement enchassez, furent mis parmy les autres Reliques de la Cathedrale de saint Malo. ». A St-Malo intra muros, se trouve encore la chapelle St-Aaron que l’on découvre ici en photo.

Et voila pourquoi aujourd’hui, les enfants dans les cours des écoles chantent Aaron, Aaron, petit patapon et Malo est devenu une marque de yaourt. Mais, à quel saint se vouer, madame Michu… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

NI FRANCAIS NI BRETON, MALOUIN SUIS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la propédeutique et du calamar à l’armoricaine réunis, bonjour !

Nous sommes le 15 novembre, 25è jour de brumaire dédié au faisan. Mes pensées vont vers les grecs, les italiens, les portugais, les espagnols qui sont en train de se faire faisander grave par les banksters de la finance internationale sous le regard complice impuissant de leurs politiques.

Avant d’ériger une statue à Goldman-Sachs, par chez nous, c’est le jour où on célèbre St Malo.

Dans les années 480, un 29 mars, aux environs de trois heure vingt, naissance de celui qui allait devenir Saint Malo ou Saint Maclou si vous préférez mais ça fait un peu moquette.

C‘est l’un des septs saints fondateurs de la Bretagne. Vous vous souvenez, c’était le trophée Jules Vernes de l’époque. Les skippers étaient tous des saints, Ils arrivaient d’Irlande ou du pays de Galles sur leurs multicoques en granite de Landéda pour évangéliser les armoricains, ces maudits Celtes qui continuaient à vénérer le grand Cornu au fond de forets mystérieuses et à confectionner des drôles de mixtures à peine légales dans des chaudrons d’occasion…

Malo lui, il a débarqué à Cézembre. Vous connaissez Cézembre ? Une petite ile en face de Saint Servan, c’est la seule plage de la côte nord exposée au sud. Ah, les pique-niques à Cézembre avec… Oui bon, c’est une autre histoire!

Il grandit puis il devint grand, travailleur et intelligent, il fait le petit séminaire et il devient l’évèque d’Aleth. Plus tard, beaucoup plus tard, pour améliorer les recettes de la paroisse et face à la baisse inquiètante du denier du culte, il donnera son nom à une marque de yaourt ; il venait d’inventer le sponsoring.

Avec son copain Saint Aaron, plus cénobites qu’anachorètes, il partage une vie érémitique du coté de la cité d’Aleth. C’est à dire qu’ils vivaient du RSA que leur versait les paroissiens sous forme de dons en nature. Mais le gouvernement libéral de l’époque décida de mettre un terme au scandale de l’assistanat et nos saints s’inscrirent au resto du coeur pour essayer de multiplier les pains…

Il serait décédé pieusement un 15 novembre vers 620 à moins que ce ne soit 640; on ne sait pas exactement mais, il est mort depuis longtemps. Aujourd’hui sa statue a rejoint  l’armée des saints de Bretagne dans la vallée éponyme de Carnoët. Avouez qu’il y a fort longtemps que je n’en avais pas parlé…

Voila pour aujourd’hui (je fais court), portez vous bien et à demain peut-être.