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Identitaires, au rapport…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la blanche hermine et du kig-ha-farz réunis, bonjour !Nous sommes le Samedi 07 octobre 2017, 16è jour de vendémiaire dédié à la belle de nuit : Les fleurs de couleur blanche, rouge, jaune, orangé, mauve ou fuchsia mais aussi bicolores ne s’ouvrent que la nuit et exhalent un parfum rappelant la fleur de tabac. Elles fanent le matin et belle de nuitsont remplacées par d’autres fleurs sur le même pied. Le fruit, de couleur noire, apparaît à la base de la fleur une fois que celle-ci est tombée. Cette fleur fluorescente déploie ses pétales afin d’exposer des corolles luminescentes qui attirent les papillons de nuit afin d’assurer sa reproduction. La plante produit un fruit comestible dont le goût est assez doux. Pour certaine espèces, avant d’obtenir un fruit, il est nécessaire que l’homme assure la pollinisation de la fleur. En effet, en Amérique centrale, la pollinisation est assurée par une Chauve-souris absente de nos contrées. Le fruit (Pitaya) est également connu à la Réunion sous le nom de Raquette Tortue.

 
C’est aussi le jour où les occidentaux bon chic, bon genre, c’est à dire Blancs, chrétiens, Européens, si possible cathos, célèbrent Notre Dame du Rosaire en mémoire de la fameuse bataille de Lépante qui vit la puissante marine ottomane affronter une flotte chrétienne comprenant des escadres vénitiennes et espagnoles renforcées de galères génoises, 1280px-Battle_of_Lepanto_1571pontificales, maltaises et savoyardes, le tout réuni sous le nom de Sainte-Ligue à l’initiative du pape Pie V. C’est ce dernier qui avait appelé à un rosaire universel pour obtenir la victoire. L’un des participants les plus connus de cette célèbre bataille est l’écrivain espagnol Miguel de Cervantes, qui y perdit l’usage de sa main gauche, gagnant le surnom de « manchot de Lépante ». L’événement qui se termina par une défaite des musulmans, eut un retentissement considérable en Europe car, il sonna comme un coup d’arrêt porté à l’expansionnisme ottoman. Notez qu’en cette période de brûlante actualité hispano-catalane,  la « Croix de Lépante » qui se trouvait sur le vaisseau amiral de la flotte chrétienne, est conservée dans la Cathédrale Sainte-Croix de Barcelone. Amusant, non !

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

VIES CROISEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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STOP OU ENCORE…

Connaissez vous la commune de MILIZAC ? Charmant petit bourg du Nord Finistère qui s’enorgueillit de posséder sur son territoire un parc d’attractions qui répond au joli nom de « La récré des trois curés ». A l’heure où la polémique secoue l’église catholique apostolique et romaine…Il faudra peut-être revoir l’appellation (j’ai failli écrire l’afellation !). Mais ceci est une autre histoire. En effet, la commune offre une autre particularité qui ne manque pas de sel et qui devrait vous convaincre définitivement que la DDE a de l’humour.

Or donc, il existe au coeur du bourg un croisement; jusque là rien que de très normal. Les quatre rues qui débouchent sur ce carrefour sont toutes affublées d’un panneau de signalisation routière, rien d’original non plus. Là où cela devient franchement ubuesque, c’est que chacun de ces panneaux est un stop.

Imaginez la perplexité du conducteur qui se trouve en compagnie de trois pélerins qui se posent tous la même question: «Gast ! Cékikipass ». C’était la question du mois, le concours est ouvert jusqu’à sa fermeture.

VIES CROISEES.

William Shakespeare et Miguel de Cervantès sont morts le 23 avril 1616 (ou peut-être le 22, les chroniques étant imprécises à ce propos). Ne croyons pas pour autant qu’ils sont morts le même jour ! L’Angleterre, réticente aux innovations du continent, vivait encore avec le calendrier julien tandis que l’Espagne avait de longue date adopté le Grégorien. De sorte que Cervantès a devancé Shakespeare de onze jours au paradis des grands auteurs. Ces deux géants de la littérature lèguent à l’humanité des personnages plus vrais que nature. Ils ont nom Don Quichotte et Hamlet, Sancho Pança et Othello, Rossinante et Falstaff, Dulcinée et Juliette

William Shakespeare naît à Stratford-upon-Avon dans la famille d’un riche commerçant. D’après la tradition, il est baptisé le 26 avril 1564 dans l’Église de la Sainte Trinité. C’est dans la même ville qu’il finit sa vie entouré d’honneurs avant d’y être inhumé à l’âge de 52 ans (Cervantès fera éditer « Don quichotte » à l’age de 57 ans)). C’est encore à Stratford qu’il se marie à 18 ans avec une jeune femme illettrée de 8 ans son aînée, Ann Hathaway. Le couple aura trois enfants. Cinq ans plus tard, William part à Londres où il peut écrire sous la protection du comte de Southampton auquel il dédie son premier recueil de poèmes, Vénus et Adonis.

Le poète et dramaturge anglais se montre excellent connaisseur de la nature aussi bien que des hommes (il cite pas moins de 108 plantes dans Roméo et Juliette). Il fréquente les tavernes avec la même aisance que les châteaux. Ses succès théâtraux et ses qualités d’investisseur lui permettent de jouir à Stratford-upon-Avon d’un coquet patrimoine.

Shakespeare est le plus fécond de tous les artistes qui s’épanouirent à Londres, à la fin du XVIe siècle, sous le règne brillant et agité d’Elisabeth 1ère. Christopher Marlowe, qui aurait pu rivaliser avec lui, fut prématurément tué dans une taverne.

Shakespeare n’en demeure pas moins très mystérieux. On ne connaît qu’un mot écrit de sa main. C’est son nom. Cette précieuse relique est conservée au British Museum. On a longtemps aussi imaginé ses traits d’après le portrait dit de Chandos, hélas réalisé après sa mort. Ici à droite.

En mars 2009, le professeur Stanley Wells a authentifié le portrait dit Cobbe comme étant celui du poète, ici à gauche. Ce tableau réalisé en 1609, de son vivant, serait donc plus près de la réalité que le précédent.



Miguel de Cervantès

Né en 1547 à Alcalá de Henares, en Castille, Miguel de Cervantès est aussi représentatif de l’Espagne de Philippe II que Shakespeare de l’Angleterre élizabéthaine… Mais il est vraisemblable qu’il ignorait tout de son contemporain.

Fils d’un chirurgien couvert de dettes et d’une juive convertie, il se révèle un aventurier à l’image de son héros et des conquistadors qui conquirent (comme leur nom l’indique) l’Amérique et firent la gloire de l’Espagne. Après des études en Castille et en Andalousie, il est engagé à 22 ans par le cardinal Acquaviva, légat pontifical. Il l’

accompagne à Rome puis rejoint la Sainte Ligue pour participer à la bataille de Lépante contre les Ottomans. Il perd dans la bataille la main gauche («pour la gloire de la droite», dira-t-il plus tard), ce qui lui vaudra d’être parfois qualifié : «Manchot de Lépante» !

Mais ses ennuis ne font que commencer. Il est plus tard capturé par les Barbaresques et emmené comme esclave à Alger. Il y reste pendant 5 ans. Le 19 septembre 1580, son maître Hassan Pacha s’apprête à prendre la mer pour Constantinople lorsque son captif est racheté in extremis par les pères Trinitaires pour 500 écus.

Cervantès se marie et s’établit à Séville où il est nommé commissaire aux approvisionnements des galères du roi Philippe II qui prépare la Granda Armada en vue d’envahir l’Angleterre. Ses aventures nourrissent ses premiers ouvrages. Il fait jouer plusieurs pièces aujourd’hui perdues et publie Galatée (1585). Mais il n’est pas au bout de ses peines. Jalousies et affaires douteuses lui valent plusieurs emprisonnements.

Cervantès attend l’âge canonique de 57 ans pour publier la première partie de Don Quichotte ! C’est seulement alors que s’affirme sa maîtrise de l’écriture.

Mis en vente à 1200 exemplaires dans les boutiques de Madrid le 16 janvier 1605, le roman recueille immédiatement un immense succès. Son succès à l’étranger bénéficie du très grand prestige dont jouit alors la langue castillane dans toutes les cours européennes peu ou prou liées à la dynastie des Habsbourg.

Notons que Cervantès, l’écrivain blasé et moqueur, est contemporain du peintre d’origine crétoise Domenikos Theokopoulos (1541-1614). Surnommé El Greco (Le Grec) dans son pays d’adoption, celui-ci exprime mieux qu’aucun autre l’âme mystique religieuse de l’Espagne, au temps de la Reconquista (la croisade contre les Maures d’Espagne qui s’achève avec leur expulsion de Grenade) et de la Contre-Réforme catholique.

Voila, je trouvais cela amusant de juxtaposer ces vies de deux auteurs qui ont, chacun à leur façon, apporter tant de choses à la littérature et qui s’en sont allés, quasiment de concert, rejoindre les plaines de chasses du grand Manitou.

Et puis tiens, en parlant de Milizac.

Notre ami Paul , toujours vigilant sur les questions liées à l’environnement, à tel point que je l’ai gentiment surnommé « vigiepaul », attire notre attention sur la sortie d’un film de Coline SERREAU: »Solutions locales pour un désordre global« ,je prends la liberté de relayer son appel.

« voilà un film documentaire qui vaut le coup d’être vu … avant qu’il disparaisse des écrans car il est fort à parier qu’il n’y restera pas longtemps !!! … Trop dérangeant !…

Coline Serreau réalise là une synthèse d’un problème qui sera sans doute celui qui dominera le siècle actuel … et dont on évite de parler. Car la faillite du système productiviste ne sera pas seulement financière (la crise en cours est loin d’être terminée et d’autres se profilent à l’horizon puisque financiers et banquiers ne veulent rien changer aux règles du jeu !), ni même économique. Les équilibres biologiques, la biodiversité et surtout l’équilibre et la vie des sols, cette mince couche d’humus qui nous permet de vivre, sont menacés et détruits par les méthodes culturales qui ont cours et sont toujours prônés par les organismes et institutions dominants. »

Et bien dites donc, c’est copieux pour un vendredi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.