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A tous les enfants…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’antinomie et du chou de Bruxelles réunis, bonjour !

Nous voici le mardi 29 mai, dixième jour de Prairial dédié à la Faux. Nos cousins de la belle province continuent contre vents et marées de défier l’entêtement imbécile d’un pouvoir acculé et condamné à forcir la répression. Cela m’a fait penser à cette admirable artiste qui a beaucoup chanté les poètes québecois: Catherine Sauvage. C’est aujourd’hui l’anniversaire du jour de sa naissance, un 29 mai 1929…

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. En 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai.

Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Boeuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ».

Elle contribue à faire connaître Léo Ferré en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  » Ci-après elle interprète un texte de Boris Vian.

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Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault. Pas vraiment le genre d’auteurs que l’on retrouve à l’Eurovision…

« Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma Aux trois baudets avec Brassenscarrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.

Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994. Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht. Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 » (1990) qui donna naissance au mouvement « Ras l’front ». Elle meurt en mai 1998.

Allez, voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

NI DIEU NI MAITRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la poésie et des pâtes all’arrabiata, bonjour !

Difficile pour « les cénobites » de ne pas saluer le jour anniversaire de la naissance du grand Léo.
Le 24 août 1916, naissance de Léo FERRE à Monaco. Poète, anarchiste, auteur-compositeur-interprète de chansons et écrivain. Il naît dans une famille aisée et très jeune se passionne pour la musique. A 9 ans, ses parents le placent en pension dans un collège religieux à Bodighera en Italie; il y passera 8 ans (lire « Benoît Misère ») et découvrira à 14 ans le mot « anarchie » dans les pages d’un dictionnaire. En 1935, il arrive à Paris pour y étudier le droit. Lorsque la guerre éclate, il est mobilisé jusqu’en août 40.
De retour à Monaco, il commence à composer. En février 1941, il se produit pour la première fois en public. En 1946, il retourne à Paris, où commence véritablement sa vie d’artiste. Il se produit dans des cabarets, il y rencontre Jean-roger Caussimon (voir le billet du 24 juillet), rencontre fertile en amitiés et en créations. Mais le succès tarde à venir et sa compagne le quitte « La Vie d’artiste ». Edith Piaf lui vient en aide en interprètant une de ses chansons « Les Amants de Paris ». En juin 1950, il enregistre son premier disque (78t). En 1952, Catherine Sauvage enregistre sa chanson « Paris-Canaille » qui devient rapidement un succès national. Léo est véritablement lancé. En mars 1955, il est en vedette à l’Olympia.
Dès lors tout va très vite, il adapte les textes des poètes, Rimbaud, Verlaine, Aragon, Baudelaire. Le succès est au rendez-vous et l’argent aussi. Mais en 1961, il est victime de la censure, un de ses albums est pilonné: « Mon général », « Regardez-les », etc. Dès lors ses chansons se font plus engagées: en 1964, c’est « Franco la muerte », mais aussi « Ni Dieu ni Maître ». Début 1968, il collabore au « Monde libertaire » (qu’il aidera ensuite par des galas de soutien comme ce 10 mai 68) et à la revue « La Rue ». En 1969, il enregistre son spectacle à Bobino, puis part s’installer en Toscane (Italie). Sa carrière et son succès se poursuivront au delà des frontières, mais il continuera de soutenir « Le Monde libertaire », « Radio Libertaire » et le « Théatre Libertaire de Paris ». Malade, il meurt en Toscane le 14 juillet 1993.

 » Cette parole d’Evangile
Qui fait plier les imbéciles
Et qui met dans l’horreur civile
De la noblesse et puis du style
Ce cri qui n’a pas la rosette
Cette parole de prophète
Je la revendique et vous souhaite NI DIEU NI MAITRE
« 


Il fallait bien ça pour une reprise. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Catherine SAUVAGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Coup de chapeau à Catherine SAUVAGE.

Dès le lycée, elle s’oriente vers le théâtre où elle joue sous son véritable nom, Janine Saunier. Après huit ans d’études du piano, au chant et à l’art dramatique, elle rencontre dans les années 1950 Léo Ferré, qui lui compose entre autres Paris Canaille et Graine d’ananar. En 1954, elle obtient le « Premier prix du disque » pour la chanson L’Homme de Ferré. En tournée au Canada, elle fait la connaissance de Gilles Vigneault qui lui donne Mon Pays, Le Corbeau, la Manikoutai.

Arrivée à Paris, elle adopte le patronyme Sauvage, elle va chanter au « Quod-Libet », à « l’Arlequin », au « Boeuf sur le toit » et puis bien sur à « L’écluse ».

Elle rencontre Léo FERRE, qu’elle contribue à faire connaître en interprétant ses chansons : « Ça a été la rencontre de ma vie. Comme un bonheur n’arrive jamais seul, dit-on, Jacques Canetti est venu m’écouter un beau soir. Il était toujours à la recherche d’artistes pour la firme de disques dont il était le directeur artistique ainsi que pour les « Trois Baudets » qu’il avait créé.  »

Catherine Sauvage a chanté Louis Aragon, Jacques Audiberti, Charles Baudelaire, Bertolt Brecht, Francis Carco, Colette, Robert Desnos, Paul Éluard, Alfred Jarry, Federico Garcia Lorca, Victor Hugo, Pierre MacOrlan, Jacques Prévert, Raymond Queneau, Pierre Seghers, Charles Trenet, Gilles Vigneault.

Elle a toujours accordé sa préférence à la poésie mise en musique. Léo Ferré et Gilles Vigneault l’ont considérée comme leur meilleure interprète.

« Je chante Léo depuis toujours… il représente l’une des grandes rencontres de ma carrière, l’autre étant le pianiste accompagnateur Jacques Loussier, lui aussi je l’ai connu lorsqu’il démarrait dans le métier. En 1949, avec Léo Ferré, nous partagions la même scène au cabaret « Les Trois Maillets » au 56 rue Galande, dans le cinquième arrondissement de Paris. Nous avons eu des succès communs. En 1954, mon interprétation de L’Homme m’a valu le Grand Prix du Disque. » Léo Ferré, dit d’elle : « c’est elle qui chante mes chansons avec la plus grande conviction. Je la préfère à toutes les autres. Elle a enregistré près d’une centaine de mes chansons. » Elle a enregistré «  Avec le temps » avant Léo Ferré, en 1972.

Après les Trois-Baudets en 1953, elle passe en vedette en 1954 à l’Olympia, en 1955, puis en 1960, à Bobino pour un long tour de chant. Toujours dans cette salle, elle fait un retour en 1968 et occupe la tête d’affiche. Elle interprète aussi bien Léo Ferré, Louis Aragon que Gilles Vigneault, poète alors inconnu qu’elle rencontre au Québec et dont elle est la première à chanter les textes en France. En 1991, elle enregistre un album entièrement consacré à Jacques Prévert.Elle chante et popularise, notamment, Léo Ferré, Prévert, Gainsbourg, Bertolt Brecht. Elle reçoit le prix de l’académie du Disque Charles Cros.

Sa dernière apparition en scène a été pour les Francofolies de La Rochelle en juillet 1994.Elle a également joué au théâtre dans des pièces comme L’échange de Paul Claudel, Le Cercle de Craie caucasien de Bertolt Brecht.Catherine Sauvage est l’une des 250 personnalités qui, constatant la montée en puissance du Front national, ont lancé l’« Appel des 250 ». Elle meurt en mai 1998.

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Kenavo Rodolphe !

J‘étais confortablement installé sur la terrasse, occupé à siroter un Picon bière en feuilletant d’un oeil distrait la presse quotidienne lorsque je suis tombé sur cette info qui allait changer la face du Net. Rodolphe, c’est fini…

Il avait su conquérir la génération geek et,  avec son look d’ado dégingandé il faisait immanquablement penser à une sorte d’espèce de genre de grand Duduche.

C‘est Saatchi & Saatchi qui avait imaginé cet escogriffe qui ne tarda pas à devenir la mascotte de tout ce que le Net compte d’accrocs au haut débit. Il paraît qu’il avait plus de 400 000 « amis » sur Facebook.

Seulement voilà, la grande agence va cesser sa coopération avec Free pour privilégier ses accords avec Bouygues et du coup, adieu Rodolphe et ses leçons de « french kiss ».

La pub a de tous temps généré des personnages emblématiques ainsi, les plus anciens se souviennent de la mère Denis, de mamie Nova, ou du facteur de Nescafé.

Dans une interview publiée sur le site Elle.fr, voici ce qu’il répond à la question de savoir si on le reverra à la télé: « Ca dépend de vous. Moi je ne bouge pas, sauf le mercredi après-midi, je vais chez Rémy. »

Allez, la vie continue, portez vous bien, n’oubliez pas le collier de nouilles pour la fête des mères et, à demain peut-être.