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Les desseins du dessin…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la caricature et du pigeon rôti réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 07 avril -dans un mois on saura- c’est le 18è jour de germinal dédié à la Cigüe. Ce qui suit n’a rien à voir…Quoique.

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon. Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste. Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » anticlérical, « Les temps nouveaux », etc.

On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère). Tout près de la plage des dames il y avait le non moins fameux « poulic Amieux » dans lequel nous faisions nos premiers essais de « plonjadenn » en chantant: » à la première plonjadenn du haut du mel rocher, un plonge à pic moi j’ai fait, un castrec moi j’ai lonqué.« . Que les non douarnenistes me pardonnent cette petite digression folklorique.

Mais revenons à notre caricaturiste. Morceaux choisis: »La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices » in « Le foetus récalcitrant ». « mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu ô si peu! » in une lettre à Jean Grave en 1906. A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913 (nobody’s perfect), après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être


Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la caricature et du pigeon roti réunis, bonjour !

Voici le petit portrait d’un grand caricaturiste, ancêtre de nos dessinateurs humoristes et satiriques. Le 16 avril 1866, naissance de Gustave Henri JOSSOT, à Dijon.
Individualiste libertaire, dessinateur et caricaturiste de talent et aquarelliste.
Né dans une famille bourgeoise, il s’éloigne de son milieu pour se consacrer à la peinture et au dessin. Toute sa révolte passe par le trait de ses caricatures qui prennent pour cibles les institutions de la société : famille, armée, justice, églises, écoles, etc. Jossot, profondément libertaire, refuse pourtant l’étiquette d’anarchiste.

Ses premiers dessins sont publiés vers 1891 dans « Le Rire », puis dans « L’Assiette au beurre », « Le Diable » (anticlérical), « Les temps nouveaux », etc. On voit ici une reproduction d’une publicité pour les sardines à l’huile Amieux, dont une fameuse usine était implantée à Douarnenez (Finistère).

Morceaux choisis:


« La besogne du caricaturiste ne consiste pas à faire tressauter sous le rire les bedaines des brutes, mais à semer dans les cerveaux qui pensent les idées libératrices »
(in « Le foetus récalcitrant »).
« mon sacré tempérament de caricaturiste me pousse à me moquer des choses les plus respectables : les anarchistes eux-mêmes trinquent un peu (ô si peu!) » (in une lettre à Jean Grave en 1906).

 

A partir de 1907, il abandonne ce mode d’expression et, après une longue dépression, il se retire en Tunisie, en 1911, se convertissant même à l’islam en 1913, après une crise mystique qui ne durera pas. Toujours aussi individualiste et révolté, il défend, dans les journaux, les mariages inter-communautés, une plus grande liberté pour les musulmanes, etc. Il ne peint plus que des paysages et tableaux sur la vie quotidienne tunisienne.
Il meurt le 7 avril 1951, à Sidi Bou Saïd. Ayant renoncé à toute religion, il sera enterré civilement.

Voila un bonhomme qui mérite bien de rejoindre notre collection de portraits dans notre galerie.

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.