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ENTRE L’ARBRE ET L’ECORCE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la marine à voiles et des légumes à la vapeur réunis, bonjour !

Nous voici le 11 septembre,que nos amis républicains, à court d’idées probablement, avaient dédié à l’écrevisse.

Le 11 septembre 1758 s’est déroulé en Bretagne la célèbre bataille de saint-Cast. L’action se situe pendant la guerre de sept ans entre Saint-Malo et le cap fréhel. Les bretons qui depuis de nombreuses années sont écartelés entre la voisine française et la perfide Albion vont, une fois de plus, assister au match.

En juin 1758 les britanniques pillent Cancale, en août attaquent Cherbourg. Par ces manœuvres de diversion, ils tentent de fixer en France des régiments qui seraient utiles aussi bien aux Colonies Américaines qu’en Allemagne, où les troupes royales affrontent les Prussiens, alliés des Britanniques. A droite, la grande plage de Saint-Cast aujourd’hui.

Les troupes françaises fortes de 7 000 hommes environ, sont sous les ordres du Duc d’Aiguillon gouverneur de Bretagne. Les troupes du royaume de Grande-Bretagne, fortes de 42 500 hommes environ, dont 10 000 fantassins sous commandement du général Thomas Bligh.

Le 3 septembre, une flotte d’une centaine de navires britanniques débarque à Saint-Briac 10 000 hommes avec comme objectif d’attaquer Saint-Malo. Mais un vent de Noroît les prive du soutien de leur flotte qui doit se réfugier à l’abri de la pointe de l’Isle en Saint-Cast. Repoussée par le feu des batteries des forts malouins, l’armée britannique fait mouvement vers l’ouest, pillant et brûlant les châteaux et les fermes de la région, pour rejoindre ses navires.

Les 8 et 9 septembre, avec une troupe d’une centaine de volontaires du Guildo, jacques-Pierre Rioust des Villaudrains, un bourgeois, ralentit les Britanniques, en attendant les forces du duc d’Aiguillon (voir son portrait ici à gauche). C’est sous le feu français que les Britanniques sont obligés de réembarquer le 11 septembre. La bataille s’engage sur la grande plage de Saint-Cast. Les Britanniques laissent sur le terrain quelque 2 000 morts, et environ 740 prisonniers. C’est l’un des rares faits d’armes où les Français sont victorieux durant la guerre de sept ans. Guerre qui compta, parmi ses étonnants projets, une tentative d’invasion de la Grande-Bretagne proposée au duc de Choiseul, et une tentative de débarquement au Brésil de l’amiral d’Estaing en 1762…

Un tableau représentant la bataille est situé au premier étage de la préfecture de Saint-Brieuc en Côtes d’Armor. Les vitraux de l’église de Saint-Cast gardent également trace de cette épisode. En revanche, l’histoire est moins flatteuse envers le duc d’Aiguillon. En effet, dans la lutte du Parlement de Bretagne contre le pouvoir royal, La Chalotais minimisa le rôle du duc dans la bataille. En faisant allusion aux relations que celui-ci entretint avec la meunière du Moulin d’Anne, où il avait établi son quartier général, le procureur général put déclarer que : « le duc d’Aiguillon à Saint Cast s’était plus couvert de farine que de gloire ». Le nom de la « Belle Meunière », figure de l’histoire castine, est aujourd’hui associé à une célèbre pâtisserie de la station… A gauche, le procureur La Chalotais.


Enfin, quelques années plus tard, on prétendit que lors de la bataille, des soldats Léonards et Trégorrois, reconnaissant dans les chants de guerre des régiments gallois leurs vieilles chansons bretonnes, refusèrent de tirer contre « leurs frères celtes ». Mais là dessus, je ne prendrai pas de paris… Nous vivons déja à cette époque la genèse de ce qui allait devenir le « bloc agraire breton » basé sur le poids de l’aristocratie légitimiste et l’omnipotence d’un clergé farouchement intransigeant, entourant une paysannerie peu éclairée, tous trois viscéralement hostiles au régime républicain. Le ciment de ce mariage de la carpe et du lapin sera la soi-disante culture bretonne dont Hersart de la Villemarqué, auteur du Barzaz Breiz sera à partir de 1815 un zèlé représentant.

Voila pour la petite histoire, allez, portez vous bien et à demain peut-être.


SUR LE BAHUT DU MORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du positivisme scientifique et du pain bénit réunis, bonjour !


Et bien voilà, à force d’en parler ça devait finir par arriver, nous sommes le 3 novembre. Treizième jour du mois de brumaire consacré au Topinambour. Curieuse plante à la vérité qui doit son nom à celui d’une tribu brésilienne dont certains membres furent amenés en France au début du XVIIè les Topinamboux (tupinambas) ce qui amena Carl Von Linné à croire en l’origine brésilienne de la plante. On la nomme aussi artichaut de Jérusalem; cela viendrait là encore d’une déformation linguistique de l’Italien Girasol, le topinambour appartenant à la même famille que le tournesol.

Et puis le 3 novembre c’est aussi la veille du 4. Et kékignia Mme Michu, le 4 novembre ? Alors là, on entrerait dans l’intimité de l’auteur, chose que sa modestie et sa pudeur légendaire lui empêchent de faire. Ceci étant et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression chère à mon aïeule) « les cénobites tranquilles »  étant une oeuvre reposant entièrement sur le bénévolat…Nous acceptons les dons !(en nature evel just.)


Dimanche a vu le départ de la route du rhum et, autant vous le dire, il y avait un peu de monde entre le Grouin et Fréhel. 250 000 d’après les organisateurs, autant d’après la police !!! Serait-ce possible alors qu’on est trouvé un système de comptage qui satisfasse tout le monde. Les bateaux eux étaient au nombre de 85 et comme il s’agit d’une course en solitaire, le nombre de marins à bord devrait être  à quelque chose près, le même. Les médias s’en sont donné à coeur joie et on a pu assister à un festival de clichés à propos des « géants des mers », de la « fiancée de l’Atlantique », des « capitaines courageux ». Pour un peu, on avait droit à Hugues Auffray qui nous chantait Santiano..Ah bon, ils l’ont fait ! Les gardiens de l’orthodoxie francophone devraient néanmoins rester sur leurs gardes car, à voir les « skippers » à bord de leurs « soixante pieds », envoyer le « gennaker » à grands coups de « winch »…Ils ont du souci à se faire.


Petite virée prévue ces jours-ci avec ma fiancée en direction de la capitale. Ma route du rhum à moi, elle passe par le boulevard St Germain où l’on trouve le meilleur rhum vieux Clément de Paris que vous pouvez accompagner d’un petit boudin créole. Si vous préférez un petit plaisir plus gouleyant, genre un verre de Côtes du Rhône au prix de la bouteille, arrêtez vous chez Mabillon, c’est juste à côté..Tout ceci à un petit air, forcément Germanopratin, mais personnellement, je préfère être à deux au quartier Latin que 250 000 au cap Fréhel. On ne se refait pas !

Et puis tiens, une petite brève.

Histoire de garder le sourire en ces temps calamiteux. Vous vous souvenez de Gilles Dufeigneux, et sa tête de premier de la classe, conseiller municipal de Vannes, chef de cabinet adjoint de François Fillon. Il avait du démissionner de ses fonctions à la suite d une alcoolémie positive lors d’un contrôle en septembre. Notre sérénissime Sarko 1er vient, par décret, de le nommer délégué interministériel aux grands évènement sportifs. Encore un bel exemple pour la jeunesse, non ! Allez, ‘cor-une-p’tit’-goutte…



Voilà, si le moteur tient, si les aiguilleurs du ciel ont cessé leur grève, si le temps le permet, si les terroristes veulent bien nous oublier, si ma tante…Heu, non. Allez, le temps de boucler le sac à dos, de vous remercier de votre visite et de vous dire, à demain peut-être.