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Un canard centenaire…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’humanisme enjoué et de la crêpe Suzette réunis, bonjour ! Nous sommes le Mardi 5 juillet 2016, autant dire le 17 de messidor qui canard-enchaana-lhumanita-10-septembre-1915était traditionnellement consacré à la groseille. C’est aussi, comment ne pas le citer, le centenaire du « Canard Enchaîné », ce qui en fait le doyen de nos périodiques. Ce titre est une référence à « l’homme libre » créé par Clémenceau et qui dut subir la censure, à la suite de quoi, ce canard là devint « l’homme enchainé ». Par parodie, Maurice et Jeanne Maréchal décidèrent de nommer leur journal: Le canard enchainé.

Tout à fait autre chose.

Le 5 juillet 1940, mort de Carl EINSTEIN, à Betharram (Pyrénées carl_einsteinAtlantiques). Poète, écrivain, historien d’art et combattant anarchiste. Juif allemand, il naît le 26 avril 1885 à Neuwied (Allemagne). En 1918, il prend part à la révolution spartakiste. Passionné par l’art, il fréquente les milieux artistiques et devient un représentant du mouvement expressionniste en Allemagne, où il fait découvrir Picasso, le cubisme, mais aussi l’art africain. Au début des années 20 il était très proche d’Elsa Triolet. Son oeuvre « L’Art du 20e siècle » publiée en 1926, révolutionne la façon d’aborder la peinture et les Arts Plastiques.

En 1928, il s’installe en France et fonde avec Georges Bataille et Michel Leiris la revue « Documents ». Epris de liberté et profondément révolté, en 1936, il part en Espagne, avec d’autres compatriotes comme Helmut Rudiger combattre dans les rangs de la C.N.T. anarchiste. Il s’intègre au Durrutisein du Groupe international de la Colonne Durruti, mais il est blessé durant les combats. Il est à Barcelone, le 22 novembre 1936, pour prononcer l’oraison funèbre de Durruti. La guerre terminée, il passe les Pyrénées et se retrouve interné dans les camps du sud de la France avec les combattants antifascistes et la population espagnole fuyant les exactions des troupes franquistes. En 1940, sans illusions sur ce qui l’attend s’il tombe aux mains des nazis, il se donne la mort en se jetant dans le Gave de Pau. Une stèle dans le cimetière de Boel-Bezing (Pyrénées Atlantiques) rappelle son combat pour la liberté. Sources:Très belle biographie écrite par Liliane MEFFRE en 2002 « Itinéraire d’une pensée moderne ».

Bon allez, l’anarchie, tout ça, c’est bien beau mais j’ai ma pelouse qui m’attend. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Atmosphère, atmosphère…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Nous sommes donc le mercredi 06 novembre 2013, c’est vous dire comme les choses vont bon train. Hier encore, oui bon, n’en parlons plus. C’est le 16è jour de brumaire dédié au Chervis, plante dont les racines sont comestibles, ça fait penser un peu au panais, mais tant qu’à manger des plantes par la racine, je préfère le chervis au pissenlit…

Aujourd’hui donc, une pensée pour Henri JEANSON, journaliste, pamphlétaire, dialoguiste de cinéma et pacifiste libertaire. Faut-il rappeler qu’il était satrape du collège de pataphysique. C’est à lui que l’on doit le fameux dialogue entre Louis Jouvet et Arletty : « Atmosphère… atmosphère ! Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? Puisque c’est ça vas-y tout seul à La Varenne… » Il est mort le 6 novembre 1970, à Équemauville, près de Honfleur (Calvados), France.
69789115_pFils d’un professeur, il naît le 6 mars 1900, à Paris. En 1917, après divers petits métiers, il devient journaliste au journal « La Bataille » organe de la CGT. Remarqué pour sa plume redoutable, il travaille ensuite dans divers journaux le »Journal du peuple », les « Hommes du Jour », le « Canard enchaîné » etc.
Passionné par le théâtre, il écrit de nombreuses pièces, mais c’est comme dialoguiste pour le cinéma qu’il atteint la notoriété avec des films comme « Pépé le Moko » et « Carnet de bal » en 1937, « L’Entrée des artistes » et « Hôtel du Nord » en 1938, etc.


Antimilitariste, ses articles publiés dans le journal « Solidarité Internationale Antifasciste » et sa signature du tract de Louis Lecoin, « Paix immédiate », lui vaudront d’être arrêté le 6 novembre 1939, à Meaux (où il avait pourtant répondu à l’ordre de mobilisation). Le 20 décembre 1939, il est condamné par un tribunal militaire à 5 ans de prison pour « provocation de militaires à la désobéissance ». Mais soutenu69789139_p par diverses personnalités du cinéma et de la littérature, il est libéré au bout de 5 mois. Durant l’occupation, il tente de faire sortir un journal indépendant « Aujourd’hui », mais début 1941, il est arrêté et emprisonné par les Allemands. Libéré, il restera dans la clandestinité jusqu’à la Libération. Il reprend alors son métier de journaliste (au « Crapouillot », au « Canard enchainé », à « Combat », à « l’Aurore ») et de dialoguiste pour le cinéma « Boule de suif »(1945), etc. On lui doit aussi cette maxime, oh combien d’actualité:  » en ces temps où tout augmente, seule la liberté diminue. » Sources. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

 

LECON DE CHOSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la liberté d’opinion et du caille-lait réunis, bonjour !


oui, car nous sommes le 12 juin et donc, le 24 de prairial, journée
du caille-lait, drôle de plante de la famille des rubiacées
(appelée aussi gaillet) qui doit son nom au fait qu’elle possède
une enzyme qui fait cailler le lait. Voici une très belle
photographie d’un papillon encore appelé Sphynx du caille-lait. On
dirait une leçon de choses.

Enfant,
je fréquentais l’école communale de garçons, rue Victor Hugo à
Douarnenez. C’est d’ailleurs la seule école que j’ai réussi à
fréquenter vraiment. Le maître d’école faisait tous les mercredis
après-midi « leçon de choses ». Car à cette époque
là, le mercredi c’était le jeudi, vous suivez…

Donc,
lorsque le temps le permettait, la leçon de choses se déroulait en
extérieur et, avec trois bouts de ficelle le maître nous faisait
découvrir les lois de la nature. c’était une double leçon tendant
à faire apprendre à la fois une chose et un mot, un fait et son
expression, un phénomène et le terme qui le désigne, et par
extension toute une classe de phénomènes et toute une classe de
mots qui les expriment.

Petits veinards que vous êtes, je vous glisse un dessin de Flavien, intitulé « leçon de choses », paru dans Siné Hebdo du 19 Août 2009 (Etienne, encore en train de rêver ?). A  ce propos, petite digression, notre ami Bob (SINE) y va pas très bien et a du se faire hospitaliser à nouveau. Ses rubriques hebdomadaires, Siné sème sa zone sur le Net, sont toujours accessibles depuis le lien colonne de droite. Dépêchez vous d’en profiter, je crains fort pour les prochaines…

Revenons à nos leçons, tout
cela c’était longtemps, longtemps, avant la télé, l’internet,
l’Ipod, l’Ipad, l’aïoli…Mais, tous ceux qui ont connu dans leur
vie d’écolier l’expérimentation des vases communicants, l’examen
attentif des nervures d’une feuille de chêne ou l’observation de la
flamme qui s’éteint lorsqu’elle est privée d’oxygène s’en
souviennent sans doute avec une certaine nostalgie. Ce sont ces
« leçons de choses », emblématiques de l’école
primaire républicaine, qui manquent peut-être aujourd’hui aux
programmes de  l’éducation nationale.


Tiens, voila du Boutin.

Madame Christine vient de s’apercevoir, un peu tardivement, que l’indécence de ses salaires par temps de crise, cela faisait un peu désordre pour la bonne chrétienne qu’elle veut être. Elle renonce donc aux 9500 euros mensuels que lui octroyait le contribuable français pour mener à bien une mission consistant à mesurer les conséquences sociales de la mondialisation (?!).

Il y a une conséquence qu’elle mesure déjà c’est qu’il faut arrêter de prendre les enfants du bon dieu pour des connards sauvages (Audiard me pardonne ce mauvais jeu de mots). Les bonnes âmes pourraient croire que la moralisation des moeurs politico-financières est en cours et que: « Plus jamais ça !« . Certains vous diront que l’histoire est en marche, qu’il y aura dorénavant un avant et un après « le cas Boutin » et que le syndrome du chargé de mission va faire jurisprudence. Je n’en crois bien sûr pas un mot et, votre blog préféré vous tiendra informé du prochain missionnaire à se faire harponner. En tous cas, un grand merci au Canard enchainé sans qui cette affaire abracadabrantesque ne serait jamais sorti du tiroir des « combinaziones » et autres arrangements entre petits ennemis.

C‘était, mes très chers frères, la leçon de choses de ce samedi. En attendant la prochaine et après avoir accompli votre devoir électoral (colonne de droite, en bas) vous pourrez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Portez vous bien et, à demain peut-être.