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CA SWINGUE AU BUREAU DE VOTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Gospel et de la galette de blé noir réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 9 octobre, 18è jour de vendémiaire dédié au sarrazin. Je sais que vous devez aller voter aux primaires citoyennes aussi, je me dépêche de poster ce petit billet.

Je souhaitais évoquer la vie de Sister rosetta THARPE disparue un 9 octobre en 1973.

Cette chanteuse de gospel était en fait une représentante du Holy Blues. C’est la fille d’une évangéliste itinérante. Elle joue très tôt de la guitare et du piano. En 1934 elle épouse le révérend Thorpe. Chanteuse et guitariste remarquable comme le montre cette vidéo, elle est très tourné vers le swing.

Elle va débuter dans les orchestres de Cab Calloway et Lucky Millinder mais délaisse assez vite la musique profane pour se consacrer au gospel. Elle va enregistrer une série de titres en compagnie de Sammy Price et de son trio, si l’inspiration est religieuse, le feeling est très blues.

Son chant et son jeu de guitare en diable font de ses gospels certains des meilleurs morceaux de la musique américaine de cette époque. Rosetta s’associe ensuite à la chanteuse Marie Knight. Le duo obtient un grand succès et enregistre abondamment. Elle se remarie en 1951 et dès 57 s’envole pour une tournée en Europe qui l’installe définitivement comme une vedette. Pour l’anecdote, elle fait une apparition dans le film la vie rêvée d’Amélie Poulain. Sources:la grande encyclopédie du Blues.

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

AND NOW, DIZZY GILLESPIE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la pédale wah-wah et du lapin au cidre réunis, bonjour !

Nous
sommes le 6 janvier de l’an 2011 après J.C. Et c’est normalement
l’Epiphanie, les Orthodoxes disent Théophanie. Du grec épiphanéia:
«apparition» – de épiphainéin: «paraître ou briller sur». La
Solennité de l’Épiphanie célèbre la manifestation de Jésus comme
Messie, mais si.

Tiens
c’est le jour anniversaire de la disparition du grand Dizzy, le voici
en 1952 en compagnie de Charlie Parker, le morceau s’appelle
Hot
house
.
Dans l’almanach Vermot on disait « hot house en emporte le vent »
bien sûr.


John
Birks « Dizzy » Gillespie
, né à Cheraw en Caroline du Sud le
21 octobre 1917, mort le 6 janvier 1993, était
un trompettiste, compositeur et chef d’orchestre de Jazz. Avec
Miles Davis et Louis Armstrong, il est l’un des trois plus importants
trompettistes de l’histoire du jazz (c’est mon avis et je le
partage), ayant participé à la création du style Bebop et
contribué à introduire les rythmes latino-américains dans le jazz.
Dizzy Gillespie se distinguait en particulier par sa trompette au
pavillon incliné vers le haut, il bouchait sa trompette d’un
bouchon. Ses joues gonflées à bloc comme celles d’un crapaud, ainsi
que sa joie de vivre et son humour ravageur sont pour beaucoup dans
sa popularité auprès du public. En tant que musicien, il avait une
technique époustouflante et une vitesse de jeu impressionnante.

Après avoir joué avec Cab Calloway il fonde son propre groupe dans
lequel on retrouve, excusez du peu, John Coltrane et Thelonious Monk.
Personnellement je suis un fan de ses duos avec Charlie Parker.
N’oublions pas que ce monsieur a donné des cours de trompette
à…Miles Davis ! Gillespie se déclare candidat à l’élection
présidentielle aux États-Unis de 1964. Il promet que, s’il était
élu, la Maison Blanche serait renommée « The Blues House »,
que Ray Charles serait nommé président de la Bibliothèque du
Congrès, Miles Davis directeur de la CIA, et Malcolm X Attorney
General… Etonnant, non ?

Voilà, je ne suis pas certain d’avoir réussi à intégrer la vidéo, petit problème technique.Pour le moment je dois me préoccuper de la galette, histoire de respecter la tradition comme disait Boris Vian. Je vous souhaite plein de bonnes choses, portez vous bien et à demain peut-être.

THAT’S THE JAZZ…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la solitude enchantée et du foie gras poêlé réunis, bonjour !

Vous venez d’apprendre qu’il vous faudra travailler deux années supplémentaires, votre taxe d’habitation a augmenté de 15%, le joint de culasse donne des signes de lassitude et la lombalgie qui vous plie en deux n’a pas l’air de vouloir s’arranger. Prenez un verre de scotch et glissez sur la platine un vieux 33t de Illinois Jacquet, du sax, du vrai.

La vidéo fait un peu « amateur »,ça s’appelle « final performance« , je crois que ça a été tourné à Chicago.


Laissez vous porter. Ce saxophoniste ténor était né un 31 octobre en 1922 en Louisiane. A moitié Sioux et moitié créole, il a joué dans les orchestres de Lionel Hampton, Cab Calloway et count Basie avant de créer son propre big band.
C‘est en Californie qu’il sera remarqué par Nat King Cole et très vite il deviendra célèbre autant pour son style propre, le screeching que pour son fameux chapeau en croûte de porc.  Il a été le premier musicien de jazz à être artiste résident à l’université de Harvard. Il a joué le C-Jam Blues avec le président Bill Clinton sur la pelouse de la Maison Blanche au bal inaugural de Clinton en 1993. Il apparaît dans le court-métrage Jammin’ the blues avec Billie Holiday et Lester Young. Il remplace Lester Young dans l’orchestre de Count Basie en 1946.
La légende dit qu’il insistait pour que son nom soit prononcé « à la française », Jacques. Il est mort d’une crise cardiaque chez lui à New-York en juillet 2004. Je vous recommande Swing’s the thing de 1957 qui a été réédité en CD.

Voila pour un dimanche en musique, le vent s’est calmé mais, ce n’est pas pour autant que je vais aller affronter les hordes de camping-cars au cap Fréhel. Le départ de la route du Rhum se fera sans moi. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

IN MEMORIAM…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Il y a quinze ans, quinze ans déja, le 18 novembre 1994, disparaissait celui qui à mes yeux, et surtout à mes oreilles, reste le roi du swing: CAB CALLOWAY. Il était sans doute le génial inventeur du scat. Chacun se souvient du fameux Zah Zuh Zah, thème du non moins fameux « Cotton Club ». C’est dans ce music hall de Broadway qu’il se fit connaître dès 1933, et pourtant ce n’était pas gagné d’avance quand on sait qu’il succédait à Duke ELLINGTON.

Le cabaret devait fermer en 1940 et Cab CALLOWAY se réfugia au « Zanzibar ». Une différence majeure avec ce qui se faisait jusqu’à lors, c’est qu’ici, on acceptait les noirs, pas seulement comme musiciens, mais aussi dans le public. Cab CALLOWAY a apporté sa musique à de nombreux films, il a même participé à plusieurs d’entre eux et, comment ne pas se souvenir de sa prestation dans le cultissime « The Blues Brothers ». J’ai découvert récemment qu »un site en français lui était enfin consacré: thehidehoblog.com et ce n’est que justice.

Il faut vraiment que j’arrive à vous parler d’autre chose que de nos chers disparus. Mais, comme le dit avec son bon sens populaire notre ami Job Larigou: « Plus qu’on ira, plus qu’y en aura ! ». Si je n’y prends garde, ce blog risque fort de virer à la chronique nécrologique. Je crois que c’est ce temps de toussaint qui influe sur nos inspirations. Fort heureusement, ne disparait pas cette musique extraordinaire que nous ont légué Calloway, Ellington, Fats Domino,Lionel Hampton,Count Basie et tant d’autres. Pas un jour sans que l’un d’entre eux ne fasse résonner son talent dans mon ermitage de Keramoal.

Tiens, un rayon de soleil sur la pointe Finistère. Il faut que j’aille jusqu’au bourg. Et oui, mercredi jour béni, c’est la parution des hebdos. Et moi, les hebdos, c’est mon pain quotidien. Désopilant, non ! Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.