Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Budic”

Page 1 de 1

La Commune n’est pas morte…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

, ,

Nous voici déjà (pourquoi déjà ?) le Mercredi 18 mars 2020, c’est à dire le 28ème jour de Ventôse qui est comme vous le savez, consacré à la capillaircapillaire-300x225e dans le fameux et désormais célèbre calendrier républicain. Moi qui fut, comme Fabrice Lucchini, apprenti  coiffeur pour dames (la comparaison s’arrête là) je ne pouvais pas ne pas en parler. Mon aïeule, à qui je fais souvent référence ici, avait l’habitude de nous répéter: « On ne dit pas: Je vais au coiffeur mais… Je vais au capilliculteur. » Oui, mon aïeule était une dame très distinguée. En fait, il s’agit d’une fougère (pas mon aïeule, la plante) que l’on nomme aussi: comté de GwentCheveux de Vénus et que vous avez souventes fois rencontrée. Or donc, ce jour vous pouvez souhaiter une bonne fête à toutes les Derwela. Qui ça ? Derwela était la fille d’Emyr Llydaw, la soeur d’Amwn Ddu, la mère de Maloù et la tante de Samzun. Selon les Généalogies galloises, elle était aussi l’épouse de Caradog ab Ynyr Gwent et la sœur de Gwen Teirbron et d’Umbrafel. A cette époque là, en Bretagne régnait Budic, fils d’Aldrien qui pris les armes contre les Romains en 448 et les chassa de Nantes, Guérande, Saint-Malo et Léon. Avec cela vous pouvez vous présenter à Question pour un champion, version bretonne.

Un peu d’histoire.

Le 18 mars 1871, une émeute éclate à Paris, sur la butte Montmartre. Adolphe Thiers, chef du gouvernement provisoire de la République, renonce à la réprimer et s’enfuit à Versailles avec tous les corps constitués. Thiers décide de récupérer 227 canons financés par les Parisiens en vue de la défense de la capitale. La garde nationale les a disposés sur les buttes de Montmartre et de Belleville pour les mettre hors d’atteinte des Prussiens lors de leur entrée dans la capitale.PARIS - LA COMMUNE DE 1871
Le samedi 18 mars, Thiers envoie une colonne de 4 000 soldats avec l’ordre de les récupérer. On sonne le tocsin. La foule s’assemble. Les soldats se débandent et se rallient au petit peuple.C’est l’amorce de la « Commune ». Pris de court par le vide du pouvoir, des militants au nombre d’une trentaine se réunissent à l’Hôtel de ville. Ils organisent des élections municipales le 26 mars (229 000 votants sur 485000 inscrits). Il est vrai que beaucoup de bourgeois n’ont pas attendu pour fuir la capitale. La Commune est néanmoins proclamée dans la foulée des élections le 28 mars 1871. Elle est représentée par une assemblée de 79 élus et son nom fait référence à la Commune insurrectionnelle qui mit bas la royauté le 10 août 1792. La capitale doit dès lors supporter un deuxième siège, non par les Prussiens mais par l’armée des versaillais. Maîtres de la capitale, les révolutionnaires socialistes et anarchistes vont résister pendant 71 jours. L’épisode se soldera par la semaine sanglante et 20 000 victimes.

Et aujourd’hui on est assiégé par les armées du covid 19. Quelle époque madame Michu ! Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’apathéia vient en mangeant…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

, , , ,

Amis de l’apathéia* et du ris de veau aux morilles réunis, bonjour ! *C’est la tranquillité de l’âme d’après Origène. En ce lundi 27 octobre 2014, 6è jour de brumaire, comme l’a souhaité Fabre d’Eglantine, nous célébrons l’Héliotrope. Alors que pour les pataphysiciens, ce 27 octobre est en réalité le Dimanche 22 Haha 142 RÉSURRECTION DE BOSSE-DE-NAGE.
Les bretonnants eux, ont coché sur leur calendrier, Milliau: Roi ou  Comte de Bretagne, à l’époque on disait Duc, aux alentours de l’an 530.

Petit fils d’Alain le long et fils de Budic 1er. On retrouve ce nom dans plusieurs communes du Finistère (29) et des Côtes ile Milliaud’Armor(22): Pluméliau, Ploumilliau et son fameux calvaire, Guimiliau et son retable, et bien sûr, la magnifique île Milliau en face de Trébeurden, dans les Côtes d’Armor cette fois, et qui fut habitée plusieurs milliers d’années avant l’arrivée des grands bretons comme en témoigne cette allée couverte (Ici à gauche). Encore un qui ne devrait pas tarder à rejoindre la vallée des saints à Carnoët.

A cette époque là, les Bretons qui débarquaient de la grande île se regroupaient en petites colonies indépendantes, civiles pour les unes, les « Plou » et monastiques pour les autres, les « Lann ». Ce n’est qu’au fil des ans qu’ils formèrent petit à petit des semblant d’États: La Domnonée au Nord de retablel’Armorique, approximativement  du Léon jusqu’à Dol en passant par le Penthièvre, la Cornouaille à l’Ouest et « Bro-weroc », le Vannetais au Sud. Miliau fut donc un des chefs de la Cornouaille. C’est pas fantastique ça mes body boys ?
Ici à droite, le fameux retable de Guimiliau, (remarquez le style flamboyant-Renaissance), à ne pas confondre avec Lampaul-Guimiliau qui, à quelques kilomètres possède aussi un enclos paroissial parmi les plus beaux de Bretagne. A noter que parfois l’orthographe utilisée est « Milio ». oui, je sais, c’est compliqué… Voila pour le côté « Guide vert », quand au Gault & Millaut, je ne sais pas si il y a un lien avec notre saint pas plus que pour le viaduc du même nom. Pour les visites, n’hésitez pas à réclamer la clé au bistro-épicerie-quincaillerie-dépôt de pain, en face de l’église…

Allez, comme le disait mon aïeule, longtemps avant J.M. Caradec, qu’elle est belle ma Bretagne quand elle pleut. Portez vous bien et à demain peut-être.