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Une trompette bien embouchée…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la géométrie et du caviar d’aubergine réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 juin 2012, il pleut toujours et c’est le 8è jour de Messidor dédié à l’échalote. Autant vous dire que dans le Léon où réside votre serviteur, c’est fête nationale… Aujourd’hui, histoire de ne pas se laisser gagner par la désespérance des jours de pluie; je vous invite à (re) découvrir un trompettiste de jazz.

Clifford Benjamin Brown (ou de son surnom Brownie) est un trompettiste de jazz et compositeur américain né à Wilmington dans l’État de Delaware le 30 octobre 1930 et mort lors d’un accident de la route le 26 juin 1956. embraceable you. Je vous laisse traduire.

Dernier des huit enfants de la famille Brown, et dont le père rêvait d’avoir un descendant artiste de jazz, Clifford n’a pourtant commencé à jouer vraiment de la musique qu’à partir de 14 ans. Son père lui offrit pour son anniversaire une trompette, qui attendait
dans un écrin au fond d’un cagibi, mais qui attirait l’attention de l’adolescent depuis quelques années.

En 1944, Clifford Brown commence à suivre des cours auprès d’un trompettiste local très doué, Robert Lowery, ami de Dizzy Gillespie. À l’âge de quinze ans, Clifford, devenu lycéen, approfondit auprès de Lowery ses connaissances musicales de façon intensive à la Howard High School, s’initiant même au piano, au vibraphone et à la contrebasse.

Au début des années 50 il enregistre pour la première fois sous son nom pour le label Blue note. En 53 il rejoint Lionel Hampton pour sa grande tournée européenne.

En fin 1954, il accompagne Sarah Vaughan.  Ses derniers enregistrements en studio se font le 22 mars 1956 avec Sonny Rollins. Suivent deux enregistrements « live » avec Max Roach, et une ultime jam session en compagnie de musiciens locaux après une brillante jam session au « Music City Club », à Philadelphie, le 25 juin 1956.

La même nuit, Brown et Powell (le frère de Bud Powell) prennent la Pennsylvania Turnpike pour rejoindre Chicago dans une voiture conduite par Nancy, la femme de Richie. Sous la pluie battante, celle-ci perd le contrôle du véhicule et sort de la route. Aucun des trois occupants ne survécut à l’accident.  Clifford Brown étant tellement modeste qu’il a cherché tout au long de sa courte carrière à se faire oublier. Il a inspiré de nombreux artistes dont Winton Marsalis.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CA SWINGUE COCO…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la prosopopée et du marron d’Inde réunis, bonjour !
Nous sommes le vendredi 13 (aie !) janvier 2012 et malgré vos bonnes résolutions, vous êtes encore devant votre ordinateur… c’est le 24è jour de nivôse dédié au Cuivre. Pour ma part je voulais le dédier à un pianiste de jazz que je considère comme l’un des meilleurs pour son swing renversant. Je veux parler de SONNY CLARK.

Il débute sa carrière professionnelle au début des années 1950 en Californie, collaborant avec de nombreux musiciens et notamment comme sideman du saxophoniste tenor Wardell Gray et du clarinettiste Buddy De Franco. Avec ce dernier il effectue une tournée européenne en 1954, enregistrant de nombreuses sessions, notamment à Paris avec Jimmy Raney. De retour aux States  il effectue de nombreuses tournées à travers le pays. Le 23 juin 1957 il rejoint le label Blue Note, enregistrant en tant que sideman un album d’Hank Mobley. À partir de ce moment, Sonny Clark ne quittera plus le prestigieux label. Par la suite il constitue son propre trio, avec Sam Jones et Art Taylor, enregistrant quelques albums dans lesquels il joue ses propres compositions. Voici Black Velvet.

Disciple de Bud Powell, Sonny Clark après sa mort prématurée (à l’âge de 31 ans, d’une crise cardiaque) a été longuement et injustement oublié du public. Il faut attendre le milieu des années 1990 et les nombreuses rééditions de Blue Note pour redécouvrir ce talentueux pianiste, qui était respecté par ses contemporains (dont Bud Powell) et qui à directement influencé nombreux pianistes par la suite (en particulier Bill Evans). Son style vif et très technique a longtemps été très prisé des amateurs de jazz. Pianiste hard bop par excellence, Sonny Clark enregistre le 5 janvier 1958, en tant que leader, Cool Struttin’ qui obtiendra un grand succès commercial et qui restera jusqu’à aujourd’hui, avec son tempo à la fois funky et bluesy l’une des références majeures du hard bop.

Allez, voila pour aujourd’hui, cela devrait suffire à conjurer le mauvais oeil; portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND LE JAZZ EST LA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des grands espaces et du bigorneau réunis, bonjour !

Nous sommes le 11 décembre c’est à dire le 21è jour de frimaire habituellement dédié à l’érable à sucre, tabernacle…


Du coup, voici un aperçu qui n’a strictement rien à voir avec ce qui précède puisqu’il s’agit d’une démonstration de l’art du piano-jazz due à McCoy Tyner. Cela s’appelle Giant Steps, un morceau que l’on doit à Coltrane. Si je vous en parle c’est parce que il est né un 11 décembre à Philadelphie. Fils d’une pianiste, McCoy Tyner étudie successivement à la « West
Philadelphia Music School » et la « Granoff School of Music ». Voisin des
pianistes Richie et Bud Powell, il peut profiter de leurs conseils sur la manière d’aborder le « piano jazz ».
McCoy Tyner a joué dans la formation de John Coltrane au début des années soixante et on les retrouve dans de nombreux enregistrements. À partir de 1966, Tyner, enregistre essentiellement sous son nom. De 1966 à 1971, même s’il continuer à enregistrer pour « Blue Note », il connaît une période difficile. Il joue dans des orchestres de Rhythm and Blues .
À partir de 1972, il signe avec le label « Milestone », pour lequel il enregistre abondamment avec ses propres formations. Ces disques, en particulier « Sahara » (1973), relancent la carrière du pianiste. En 78, il va faire une tournée remarquée avec notamment Sonny Rollins.

Or donc, vous êtes bien calé dans votre fauteuil, à l’abri des vicissitudes climatiques, le lecteur de CD est chargé jusqu’à la gueule, le Bourbon du Kentucky est à portée de main…Vous pouvez éteindre votre ordinateur et vous laissez porter par cette éternelle magie du jazz.

Et puis tiens, ce n’est pas l’habitude de la maison, mais on va dédier ce billet tout particulièrement à l’ami Tristan qui se reconnaîtra dans son lit d’infortune, attendant que l’académie de médecine veuille bien le délivrer.
Allez, il vous reste 20 jours pour préparer le réveillon,en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.