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Oh, la Barbe…

Posté par erwandekeramoal dans LES BEAUX SAINTS

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Amis des gymnopédies et de la trois-fromages réunies, bonjour! Nous sommes le Vendredi 04 décembre 2015, 14è jour de frimaire dédié au sapin et, si j’en crois le calendrier des postes, c’est la Ste Barbe qui aurait vécu au milieu du IIIe siècle à Nicomédie en Asie Mineure, aujourd’hui Izmit. Son père, un satrape du nom de Dioscore, voulut protéger sa virginité (ou la protéger du prosélytisme chrétien). Il sainte-barbeGravurel’enferma dans une tour à deux fenêtres. Mais un prêtre, déguisé en médecin, s’introduisit dans la tour et la baptisa (de quoi j’me mêle ! ndlr). Son père la tortura jusqu’à qu’elle abjure mais elle ne céda pas; il la décapita illico. Allez savoir pourquoi Barbe était un prénom très usité en Bretagne et que portait mon arrière grand-mère. Elle est honorée au Faouët, dans le Morbihan; pas mon arrière grand-mère mais la sainte.  La Chapelle Sainte-Barbe, lieu célèbre de pèlerinage est accrochée aux flancs de la montagne, à 1.500 mètres du bourg. Elle est enfouie dans la forêt, à pic au dessus de l’Ellé et c’est un vrai bijou d’architecture élégante et fine comme on n’en voit pas souvent en Bretagne. Oyez son histoire.

Vincent, seigneur de Toulboudou, en Locmalo, chassant un jour de l’année 1489 dans la vallée de l’Ellé, fut surpris par un orage formidable. Un bloc de rocher, détaché par la foudre, roulait sur la pente de la montagne et allait l’écraser. Il n’eut que le temps d’invoquer chapellesainte Barbe et le roc s’arrêta, comme cloué sur le sol. A la place même où il avait été si miraculeusement épargné, le seigneur fit élever une chapelle par son architecte du génie. Sainte Barbe est, bien évidemment la patronne des pompiers mais aussi des alchimistes.Nombre d’occultistes se sont penché sur les similitudes entre l’iconographie qui la concerne et la seizième lame du tarot de Marseille, la maison Dieu à cause de la tour. D’aucun y voit la colonne, le pilier, l’axe, l’Unité de l’être qui se manifeste par les trois plans symbolisés par les trois fenêtres de la tour : à l’instar d’Hermès le Trismégiste. Ici, la pierre dressée est la matière à transmuter en corps de Gloire, alors seulement, dit le sage, la mort sera abolie, et l’on possédera les « clés du royaume des ciels. ». Car curieusement, ces clés de saint Pierre, qui se trouvent sur le lambris situé à côté de la Porte-de-la-chapelle-sainte-Barbe--Sainte-Barbe--Morbihan-statue de sainte Barbe sur la grande place alchimique de Bruxelles, se retrouvent également sur la porte de la chapelle de sainte Barbe au Faouët.  De part et d’autre du portail du beffroi se dressent les statues des quatre Vertus cardinales : Prudentia (la Prudence) et Justitia (la Justice) à gauche, Fortitudo (la Force) et Temperantia (la Tempérance) à droite, autres arcanes du Tarot et vertus cardinales dont Fulcanelli nous donne une description alchimique dans ses « Demeures Philosophales », au chapitre « Les gardes du corps de François II duc de Bretagne ». On pourrait en parler des heures mais…

Allez, c’est pas tout, j’ai du pain sur la planche et du lait sur le feu. Portez vous bien et à demain peut-être.

A CONTRE COURANT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la tragédie antique et de la politique en toc, bonjour !

Nous sommes le 11 novembre 2011, 21è jour de brumaire dédié aux Bacchantes, ces nymphes qui célébraient les mystères de Dionysos au cours des fameuses Bacchanales. On dit qu’elles couraient çà et là, échevelées, à demi nues ou couvertes de peaux de tigres, la tête couronnée de lierre, le thyrse à la main, dansant et remplissant l’air de cris discordants. Elles répétaient fréquemment le cri Évoé, comme pour rappeler les triomphes de Bacchus sur les Géants. Berlusconi a du s’en inspirer pour ses Bunga-bungas…

 

Et si on profitait de cette crise et de son cortège de vraies fausses solutions libérales, pour se re-poser la question du partage du travail et du droit à la paresse…

Michel MAJOROS qui est doctorant à l’université libre de Bruxelles a eu la gentillesse d’attirer mon attention sur un colloque dont il est l’un des organisateurs et qui se tiendra outre-Quiévrain le 23 novembre. Ce blog ayant un lectorat international et un message universel, j’en profite pour m’en faire l’écho. En voici le texte de présentation :


Licencier à tours de bras et traquer les chômeurs. Renforcer la compétitivité  – travailler plus et à tout prix !

Et si les agences de notation et la FEB avaient tout faux? Si, face aux dégâts humains et planétaires,LE DROIT À LA PARESSE réalisait le droit à l’emploi et à la vie, en travaillant moins, mais dans de meilleures conditions, et tous. Le programme complet en cliquant sur le lien.

Paul Lafargue, témoin du machinisme triomphant, militant des débuts du socialisme (la manifestation du 1er mai, la journée de 8 heures), écrivit ce manifeste du mouvement ouvrier, diffusé partout, jusqu’à ce que la bataille pour la production et la guerre le jette aux oubliettes des années 30.

À l’occasion du centenaire de la mort de Laura Marx et Paul Lafargue, des acteurs du théâtre, de la recherche, du monde du travail, invitent à construire le droit à la paresse, comme nécessité urgente, alternative aux bricolages de l’Europe et des institutions financières.

Cent trente ans après sa publication, pamphlet pour la réduction du temps de travail, le droit à la paresse se pose à contre-courant, mais dans l’air (ou le contre-air !) de ce temps d’impasses. Vous êtes cordialement invité/e à cette rencontre entre le monde du travail et celui de la recherche. »

Ce visionnaire, qui avait épousé la fille de Karl Marx, déclarait à l’époque « Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traine à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis deux siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture… »

 

Voici quelques mots d’un texte de Moustaki qui rend hommage à Paul Lafargue dont j’avais dressé le portrait ici même au mois de novembre de l’an passé. Et à droite, la photo de la tombre du couple Laura Marx et Paul Lafargue au père Lachaise.


« Je voudrais rendre grâce a celui qui peut-être
A été mon premier et mon unique maître
Un philosophe mort voici quelques décades
Mort de son propre choix ni trop vieux ni malade
Il n’était pas de ceux qui entre dans l’histoire
Nous sommes peu nombreux à servir sa mémoire
Il ne se posait pas en saint ou en prophète
Mais cherchait avant nous le bonheur et la fête… 

…Je voudrais rendre grâce à ce maître en sagesse
Qui ne demandait que le droit à la paresse
. »

 

Allez,c’est pas tout, j’veux pas louper la commémo (j’rigole). Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

LA LEGENDE DE BRAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la Celte attitude et de la saint jacques « juste poëlée »
réunies, bonjour !

Pour
les Bretons, le 19 novembre marque la Saint BRAN.

Pas très loin de
Keramoal, face à la mer, du côté de Kerlouan, quelques vieux
connaissent encore la légende de Bran. Elle raconte le souvenir d’un
combat livré au 10ème siècle par Even le Grand aux hommes du Nord.
L’illustre chef breton les força à la retraite, mais ils ne
s’embarquèrent pas sans emmener des prisonniers, parmi lesquels le
petit-fils du Comte Even, celui qu’on appelle Bran le corbeau,
l’oiseau divin des celtes. Il ne reverra jamais les côtes de
Bretagne.

Le temps a passé ; à Kerlouan, sur le champ de bataille à
Neiz-Vran, un grand chêne domine le rivage. Chaque année, en
novembre, des oiseaux de mer se posent sur ses branches, des oiseaux
au plumage noir et blanc, avec une tâche de sang au front. Au cœur
de la nuit apparaît un jeune corbeau, bien fatigué, qui se repose
en haut du chêne et dit « chantez pour moi, oiseaux de mon pays,
vous qui n’êtes pas mort loin de la Bretagne
». Alors les oiseaux
entonnent un chant si beau que la grande mer salée s’arrête de
bouger et fait silence pour les écouter !

C’est beau comme un camion rouge…

 

Le
19 novembre c’est aussi la date anniversaire de la mort d’un grand
peintre et graveur Belge: James ENSOR.

Anarchiste,
symboliste et expressionniste, il est né à Ostende en 1860. Fils
d’un ingénieur Anglais ruiné, sa maman tenait une boutique de
souvenirs. En 1877, il s’inscrit à l’académie des beaux arts de
Bruxelles et commence à fréquenter les milieux artistiques de la
capitale. Il se lie avec Félicien Rops et le professeur Rousseau qui
vont l’introduire plus avant dans l’anarchisme. En 1881, il expose ses
premières oeuvres et va intégrer divers cercles artistiques
d’avant-garde mais, ses toiles ne suscitent qu’incompréhension et
refus de la part des salons d’Anvers et Bruxelles. C’est en 88 qu’il
peint le tableau qui le rendra célèbre par la suite: « Entrée
du Christ à Bruxelles
».Ici à droite.

Soutenu
par Emile Verhaeren (les villes tentaculaires), il expose au salon de
la « libre esthétique » puis à Paris en 1894 sans
pourtant soulever un grand enthousiasme. Pamphlétaire insolent et
savoureux, il ne rencontrera la reconnaissance officielle qu’à
partir de 1929, année où il devient citoyen belge et où la
bourgeoisie, pas rancunière, lui décerne le titre de Baron,
organisant une grande rétrospective de son oeuvre au palais des
beaux arts de Bruxelles.

 

Voilà
pour ce jour d’hui, 438è billet mis en ligne par « les
cénobites tranquilles ». Et comme il n’est jamais trop tard, voici un conseil de notre ami SINE pour le choix de votre beaujolpif mis en ligne sur sa zone. Merci de votre attention, de votre
indulgence à l’égard de l’auteur et surtout de votre fidélité.
Pour ceux qui, par le plus grand des hasards, auraient échappé à
cette recommandation, vous pouvez toujours voter pour ce blogue
(colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bonjour à tous et à chacun. Nous sommes le 6 mars 2010 et vous êtes de plus en plus nombreux à visiter ce blog, ce dont je vous remercie, mais ce qui  est très mauvais pour mon égo. Aujourd’hui au menu, d’abord un petit hommage à un grand comique injustement oublié. Peut-être parcequ’il n’était pas « que » comique. Il a par exemple écrit un livre superbe sur la place des anarchistes et libertaires dans la Franc-maçonnerie. Et, en seconde partie, un clin d’oeil pour ne pas oublier que le lobby des semenciers et autres industriels de l’agroalimentaire, quand vous le mettez à la porte, il rentre par la fenêtre. Bonne lecture.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour. En ouverture de ce billet, un court extrait d’une vidéo où on le voit en compagnie de Pierre Dac.

100 PATATES…

Ça y est !

Finissant par céder aux surpuissants lobbies des semenciers OGM, l’ultra-libéral Barroso, réélu à la tête de la Commission Européenne, vient, sur proposition de John Dalli, commissaire chargé de « la Santé et de la protection des consommateurs » (sic), et contre l’avis de la plupart des citoyens européens, d’autoriser, pour la première fois depuis 1998, la culture en plein champ, d’un certain nombre de produits, dont 3 sortes de maïs (fabriqués par Monsanto), et d’une pomme de terre « Amflora », fabriquée par BASF.

On ne se doutait pas que BASF était spécialisé dans l’alimentaire ; mais il parait que cette patate Amflora, a la faculté de produire beaucoup plus d’amidon que ses cousines naturelles. Le féculent est renforcé en amylopectine, un composant de l’amidon utilisé par l’industrie pour fabriquer des textiles, du béton et du papier.(sic et resic) ! 

Je vous dis pas la gueule de la purée que mangerons nos petits enfants à la cantine…Mais bon, faut pas que ça vous coupe l’appétit !

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, c’est sympa d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.