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AURAY, AURAY, 1O MN D’ARRET…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la Bretagne bretonnante et de la galette de Pleyben réunies, bonjour !

Nous sommes donc le 29 septembre jour de l’amaranthe (non il ne s’agit pas de celle à qui vous pensez…)

Il y a de cela fort longtemps se déroula la fameuse bataille d’Auray qui fut la dernière de la guerre de succession de Bretagne. Elle opposa une armée anglo-bretonne aux ordres de Jean IV de Montfort à une force franco-bretonne soutenant le parti de Charles de Blois.

La légende voudrait qu’en 1341, Jean III le Bon, duc de Bretagne de l’époque, sauva une sorcière du lynchage. Celle-ci, pour le remercier, lui offrit un jeune lévrier nommé Yoland dont elle déclara qu’il ne serait jamais fidèle qu’au duc de Bretagne. Bon, aujourd’hui, les princes ont leur conseiller en com.

C‘est la même année que va s’éteindre Jean le Bon, dont l’héritage revient à Jeanne de Penthièvre, épouse de Charles de Blois depuis 1337; ce qui provoque la colère de Jean de Montfort, frère du défunt Jean III, et se considérant donc comme héritier légitime.Vous êtes toujours avec moi?

C‘est alors que va débuter la guerre de succession de Bretagne. Au cours de celle-ci, Jean de Montfort tombe aux mains des adversaires français et meurt lors du second siège d’Hennebont. Au bout de quelques années, Jean IV de Montfort, fils de Jean le Bon (tout le monde suit?) ayant épousé la fille d’Édouard III, vient continuer le combat face à Charles de Blois, jusqu’à la fameuse bataille d’Auray (29 septembre 1364).

Les troupes de Charles de Blois sont alors à un jet de pierre de celles de Jean IV. Charles jette un regard à son lévrier fétiche, quand, tout à coup, l’animal se précipite vers les rangs ennemis (admirez la mise en condition du lecteur). Les capitaines de Charles de Blois ne savent que faire. Dans le camp des bretons bretonnants, on se souvient également de la prophétie voulant que Yoland (rappelez vous, c’est le nom du chien) n’appartienne qu’au duc de Bretagne. Le lévrier s’approche alors de Jean IV, se dresse sur ses pattes arrières, et vient lécher la main du cavalier: Yoland vient de faire allégeance aux armes.Ca vous rappelle quelque chose…

Et le soir même, Charles de Blois, n’était plus duc de Bretagne, périt au combat, tandis que le traité de Guérande, signé l’année suivante, fera de Jean IV de Montfort le légitime duc de Bretagne. (C’est lui qui fit édifier la fameuse tour Solidor à saint-Malo).En portrait à gauche (pas la tour, le duc). Après le combat, on retrouva le corps de l’animal inanimé, non pas qu’un soldat ait osé porté atteinte à cet être sacré, mais le lévrier ayant rempli sa mission, son coeur avait simplement cessé de battre. Soezhus eo neketa ! Etonnant non !


Voilà, c’était la petite histoire de papy Erwan. En attendant la prochaine, portez vous bien et à demain peut-être.

DIEU ME DAMNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de ma vieille Bretagne et du lait ribot réunis, bonjour !

En ce 25 juin je voulais vous inviter à vous souvenir de cet éveilleur de conscience que fut Emile le Skanv dit Milig et plus connu sous son nom de scène : GLENMOR.

« Plaise à tous les saints de noble compagnie, noter que l’ivresse, chez lui, engendrait la bonté et qu’en somme tous les ferments conjugués le délivraient de ses tendresses. »

C‘est extrait d’une plaquette tirée à quelques exemplaires par Martial Pézennec – Retraites paysannes- et que Milig avait eu la gentillesse de me dédicacer à la fin des années 70 au cours d’une soirée en son manoir du Poul en Mellionnec. La demeure aujourd’hui est devenue chambre d’hôtes tenue par des sujets de sa très gracieuse majesté. Magnifique plaquette dotée d’une typographie et bois gravés de Claude Huart. La dédicace est à l’adresse de mes garçons dont l’un se prénomme Glenn en hommage à ce rebelle né un 25 juin 1931 à Mael-Carhaix.

Et c’est encore au mois de juin, il y a quinze ans, qu’il nous a quitté.

Je l’ai connu et fréquenté à une époque où la « bretonnitude » n’était pas encore au goût du jour et il n’était guère de bon ton d’afficher son penchant pour la désuète culture bretonne. A gauche on nous traitait de « Breiz atao » en nous assimilant tout en vrac à l’Abbé Perrot et les milices du même nom, à Debeauvais et son parti nationaliste, tandis que les Gaullistes nous présentaient comme les indignes héritiers de l’infime minorité qui avait choisi la voie de la collaboration durant l’occupation.

Glenmor c’est levé, solide comme un menhir sous les rafales, voix de stentor, et son chant a fait trembler la République une et indivisible et ses petits hussards centralisateurs. Derrière lui sont venus Styvell, Servat, Kirjuel, Ducos, Dan ar Bras…On a redécouvert les sœurs Goadec et les frères Morvan, le Plinn et le khost ar c’hoat et les festou-noz qui avaient cédé la place aux bals popu ont repris force et vigueur.

Il était très croyant (il a fait le petit séminaire et poursuivit ses études chez les pères blancs) mais bouffait du curé à tous les repas, une soirée en sa compagnie était souvent aussi arrosée que la pointe St Mathieu par gros temps de Sud-Ouest et il fallait quelquefois le coucher à l’arrière de son « tube » Citroën qui lui tenait lieu de carrosse. En 1965, il donne son premier grand concert public, c’était à Paris, salle de la Mutualité et, lorsqu’il entonne « Kan Bale Nevenoe », nous étions nombreux à frissonner…

Glenmor, « glen » comme la douce terre du Kreiz-Breizh , « mor » comme l’indomptable mer d’Iroise . « Suis né barde de petite Bretagne / de moindre pays / Personne ne me tint conseil / Seuls les chemins / et les vents me furent maîtres. » Ainsi allait Milig, croyant et libertaire, attaché à une Nation disparue, conservateur mais visionnaire, pétri de contradiction comme cette terre bretonne qu’il n’a jamais renié lui, le fils de paysan. Adieu l’émile, je t’aimais bien comme disait Jacques Brel qui composa pour lui cette chanson « Le moribond ». A droite, le manoir du Poul en Mellionnec où il vécut avec Katell.

Allez, merci encore pour votre fidélité à ce petit blog sans prétention, portez vous bien et à demain peut-être.

AH, CA IRA, CA IRA, CA IRA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du Tiers-État et de la potée
auvergnate réunies, bonjour !

Ce
8è jour de pluviôse est dédié au bois-joli, une sorte d’espèce
de genre de laurier qui porte bien son nom.

Or donc, nous sommes le
27 janvier en 1789 et le petit peuple de Bretagne est en train de
poser la première pierre de ce qui allait se transformer quelques
mois plus tard en véritable révolution. Oyez braves gens cette
histoire qui anima les rues de Rennes il y a 223 ans.


Les
Etats de Bretagne
 se
réunissent le 30 décembre 1788.

Le
Tiers demande immédiatement à être représenté en nombre égal
aux deux ordres réunis, le vote par tête et l’égale répartition
des impositions. Il refuse de participer aux travaux tant qu’il n’a
pas obtenu satisfaction sur ces trois points. La noblesse refuse.

Les
représentants du Tiers retournent alors auprès de leurs électeurs.
Des réunions nombreuses et animées s’organisent par paroisse. Le
compte rendu des positions de la noblesse est même traduit en
breton.

Dépitée
par cette offensive du Tiers et en particulier de la jeunesse, la
noblesse organise un rassemblement le 26 janvier 1789 à Rennes,
attaquant, frappant et blessant des bourgeois et surtout des
étudiants. Le Parlement de Bretagne apporte son soutien à cette
ratonnade pour la défense des privilèges.

Suite
à l’agression d’un ouvrier grièvement blessé par des laquais
de grands seigneurs, de jeunes bretons s’assemblent le lendemain 27
et marchent sur Rennes. Le combat laisse des morts et des blessés
sur le carreau.

Le
28, le Parlement commence à instruire des plaintes contre les hommes
du Tiers. Un véritable soulèvement armé se déclenche alors, une
marée déferlant sur Rennes .(à droite, cahier de doléances de la commune de Scaër)

Voici
ce que proclamaient les jeunes de Nantes:

« Frémissant
d’horreur à la nouvelle de l’assassinat commis à Rennes à
l’instigation de plusieurs membres de la noblesse… ordre dont
l’égoïsme forcené ne voit dans la misère et les larmes des
malheureux qu’un tribut odieux qu’ils voudraient étendre jusque
sur les races futures… voulant rompre le dernier anneau de la
chaîne qui nous lie… avons arrêté de partir en nombre suffisant
pour en imposer aux vils exécuteurs des fanatiques aristocrates…
»

Et
ceux d’Angers:

« Considérant
que dans le moment où la liberté française touche à sa
régénération, il n’est pas un véritable citoyen qui ne voie
avec indignation l’aristocratie…

« Qu’une
pareille forme de gouvernement, qui suppose des esclaves, ne peut
être regardée que comme une violation des droits les plus sains de
la nature…

« Avons
délibéré et unanimement arrêté qu’en qualité d’hommes et de
citoyens, nous sommes et serons toujours prêts à voler au secours
de nos frères injustement opprimés… »


Sources:
Ce billet est inspiré d’une série d’articles que Jacques SERIEYS à
consacré à la période 1789-2009.

Voilà
qui est fort réjouissant ma foi. Et cette jeunesse là monsieur
Hessel, elle savait s’indigner, non ! Mais qu’est-ce que l’on attend
pour établir nos cahiers de doléances? Allez, portez vous bien et à
demain peut-être.

MEMOIRES D’UN BAS-BRETON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la bretonitude et du kig
sal aux lentilles réunis, bonjour !


Voici l’histoire d’un drôle de
paroissien qui nous a laissé des textes époustouflants sur la
condition paysanne de ce 19ème siècle. Lorsque j’ai lu « mémoires
d’un paysan bas-breton
» publié aux éditions an here il y
a une dizaine d’années, j’ai d’abord cru à une imposture tant la
force du texte était présente. Il est mort un 29 août en 1905 ce
qui lui vaut de rejoindre notre galerie de portraits.

Jean-Marie Déguignet, né le 19
juillet 1834 à Guengat, est issu d’une famille de condition très
modeste. Son père était fermier à sa naissance, mais au bord de la
ruine, il perdit son bail deux mois plus tard. Il dut louer un vieux
taudis rue Vily à Quimper. Deux ans après, il emménagea avec sa
famille dans un penn-ty au village de Guelenec à Ergué-Gabéric où
il vendit ses services chez des fermiers pour huit à douze sous par
jour.

Sa famille subit de plein fouet
la misère engendrée par l’épidémie de mildiou des années 1845 et
46 – celle qui provoqua l’émigration des Irlandais.
Il devint
donc mendiant. Après cette crise, il parvint à se faire engager
dans plusieurs fermes comme vacher, notamment à la ferme-école
d’agriculture de Kermahonnet en Kerfeunteun. Récupérant des
feuilles oubliées par des élèves, il apprend à écrire et lire le
français par lui-même.

En 1854, il s’engagea dans
l’armée de Napoléon III. Il y restera 14 ans. Il participa à la
Guerre de Crimée, à la campagne d’Italie, à la soumission de la
Kabylie en Algérie, ainsi qu’à l’expédition du Mexique. Lors de
ces campagnes il apprit l’italien et l’espagnol, aidé en cela par
ses connaissances en latin apprises au catéchisme. Il servit
successivement dans le 37e, le 26e, le 63e et le 7e régiment
d’infanterie de ligne.

Revenu en Bretagne, il se maria
et devint fermier à Ergué-Armel pendant 15 ans. Il sera ensuite
tenancier d’un débit de boisson, puis agent d’assurances. Sa femme
mourut alors dans un delirium tremens, et il abandonna ce
commerce.

Il obtint ensuite une licence
pour être débitant de tabac à Pluguffan. Mais en butte à
l’opposition du curé qui incitait depuis sa chaire au boycott de son
commerce, car Déguignet était ouvertement anticlérical, il dut
quitter la commune au bout de quelques années.

Retombé dans la misère, il
passera ses dernières années à Quimper où il fréquentait la
bibliothèque municipale pour y lire les journaux républicains. Il
rédigea même sa vie par deux fois, car il en avait vendu le premier
manuscrit à Anatole Le Braz et cru que ce dernier avait voulu faire
disparaître son témoignage.

Il fut retrouvé mort à la porte
de l’hospice de Quimper, le matin du 29 août 1905.

Si l’occasion vous en est donnée,
jetez vous sur un de ses textes, vous ne regretterez pas le voyage.Vous pouvez aussi voir le site grandterrier.net

Allez, bonne lecture, portez vous bien et à demain peut-être.


DE LIN A L’AUTRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du développement durable et du linoléum réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 4 août et pour nos amis du calendrier républicain, ce 17ème jour de thermidor était celui du lin. La Bretagne a été une grande productrice de lin à tel point qu’à la Renaissance, les toiles servant à la broderie portaient le nom de « Bretagne superfine ».
Mais le lin est présent depuis beaucoup plus longtemps. On en trouve dans les bandelettes qui emmaillotent les momies égyptiennes.
C‘est une plante qui connait aujourd’hui une seconde jeunesse tant on s’accorde à lui trouver de vertus. Riche en fibre, on en fait ce merveilleux tissu mais aussi des isolants et sa richesse en oméga 3 en fait un excellent additif alimentaire. Sa culture est il est vrai assez difficile et demande une technicité particulière. Le Trégor était avec le Nord de la France terre de production. J’ai eu le bonheur de résider longtemps dans une ancienne fermette du Trégor qui p
ossèdait encore son routoir, cette cuve maçonnée qui servait à faciliter le rouissage du lin. Dans le Nord, ces cuves étaient appelées « Poc à lin » c’est l’origine du nom de famille Poclain… De plus, sa culture offre à la vue dès le mois de juin de magnifiques champs tout bleus du plus bel effet.
En terme d’environnement le lin offre de multiples avantages et particulièrement celui de réclamer peu d’engrais et peu de produits phytosanitaires (cinq fois moins que le coton par exemple). Par ailleurs, sa culture étant rotative, elle  n’épuise pas les sols et ne nécessite aucune irrigation. Mais le lin est une plante exigeante car au moment de la récolte elle est arrachée et non coupée, exportant ainsi beaucoup de matière organique du sol ce qui nécessite un délai entre deux cultures sur une même parcelle de cinq ou six ans.

Et puis tiens, puisque l’on parle de la Bretagne…C’est le 4 août 1532 que les Etats de Bretagne convoqués par François 1er à Vannes adressent au monarque une supplique pour « unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de
Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits,
libertés et privilèges dudit pays et duché
« , vous connaissez la suite.

Mais, on papote, on papote et on voit pas le temps passer même si, c’est pas le temps qui passe, c’est nous qui passons dans le temps comme disait le poète.
J‘ai des mètres linéaires de plinthes à découper, peindre et poser. J’ai la vitre de ma portière qui refuse obstinément de remonter.J’ai une porte de chambre à refaire avant l’arrivée des invités. J’ai mon lait qu’est su’le feu, j’ai ma mère qu’est malade, et mon père qu’est pas bien…Allez, merci de votre amicale visite; il est vrai que « les cénobites tranquilles » font désormais partie des sites incontournables quand bien même l’Unesco ne l’a pas encore intégré dans le patrimoine universel. Portez vous bien et à demain peut-être.

ANNE, MA SOEUR ANNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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ANNE, MA SOEUR ANNE NAS TU RIEN VU VENIR ?

Le 8 janvier 1499 la Duchesse Anne de Bretagne, notre Duchesse à nous qu’on avaient, épouse le roi de France Louis XII devenant par là même, Reine de France. Sa fille Claude épousera plus tard le Duc d’Angoulême, futur François 1er et ce sera le début de la fin pour ce qui aurait pu devenir un État Breton et qui ne le sera jamais. A la mort de la Duchesse, un anonyme rédigea un poème que, cinq siècles plus tard, les « Tri Yann » mirent en musique: « SI MORT A MORS », en voici un extrait.

Si les matins de grisaille se teintent
S’ils ont couleur en la nuit qui s’éteint
Viendront d’opales lendemains
Reviendront des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si mort a mors Duchesse Noble Dame
S’il n’en sera plus que poudre de corps
Dorme son cœur bordé d’or
Reviendront les siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

Si moribonds sont les rois en ripaille
Si leurs prisons sont des cages sans fond
Vienne l’heure des évasions
Reviennent des siècles d’or
Cent fois mille et mille aurores encore.

 

HUMOUR.

C’est l’histoire d’une photographie qui a déjà fait le tour du monde sur internet. Il s’agit d’une photo de vacances prise par Melissa Brandts, au bord du lac Minnewanka, au Canada.Le couple souhaitait s’immortaliser sur fond de paysage lacustre et sur pellicule, pour ce faire, ils ont posé leur appareil sur un rocher et se sont assis sur un autre. Puis, ils ont mis en marche le retardateur, laissant la technique faire le reste.C’était sans compter sur le hasard et dame nature qui se sont invités sur la photo au moment du clic. Sous la forme de ce sciuridé frondeur légèrement interdit et interrogatif devant l’objectif.

Allez, portez vous bien, n’oubliez pas les vitamines (ça ne se réchauffe pas) et, à demain peut-être.

KAN BALE NEVENOE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Skoulmet mat eo hirie

chadenn ar goskoret

kousket noz kousket de

kalon ar vretoned. « Aujourd’hui bien nouée, la chaîne des esclaves endort nuit et jour le coeur des Bretons. » J’emprunte à Glenmor ces quelques vers de « La marche de Nominoë » pour célébrer cet anniversaire de la victoire des troupes bretonnes de Nominoë sur celles (Franques) de Charles le chauve. Nous sommes un 22 novembre de l’an de grace 845, dans la campagne de Ballon près de Redon. Celui que les historiens allaient nommer « Tad ar vro », le père de la patrie, venait de donner naissance à une Bretagne unifiée et indépendante. Pour autant, il n’était pas roi mais Duc. C’est son fils Erispoë qui prendra le titre de roi, ce fut le premier et sans doute le dernier; par la suite, les souverains bretons porteront le titre de Duc. Nominoë, grand guerrier et fin stratège, réussi à négocier le départ des vikings après avoir pourtant subi trois défaites consécutives. Il mourut en 851 près de Vendômes non sans avoir conquis le Maine et l’Anjou, d’où la célèbre chanson: » Tan-tan, tir-o-tan…Gwin ar C’hallaoued zo mad » (ça c’est une interprétation toute personnelle, mais je pense qu’elle peut se vérifier, la Bretagne ne produisant pas de vin, il était normal d’aller le chercher en Anjou…). On peut donc raisonnablement penser qu’il exista une « Bretagne » entre 845 et 1532 date du traité d’union avec la France. Etait-ce un Etat, un royaume, une Nation ? La question vaut d’être posée et débattue, mais cela fera l’objet d’un autre billet.

Il tonne sur Keramoal, il pleut bergère, comme je le disais hier à propos de Fabre d’Eglantine, en tous cas, pas un temps à mettre un paroissien dehors. Va pourtant falloir y aller. Un p’tit tour dans le bourg le dimanche matin, ça tient quasiment du rituel. Allez, portez vous bien et à demain, peut-être.

VOS PAPIERS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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A la lecture du titre d’aujourd’hui, vous avez compris que j’allais parler de cette question qui anime la classe politique ces jours ci: L’identité Nationale. La République Française serait-elle en danger qu’il faille resserrer les liens autour de cette très vieille et très ancienne marotte jusqu’à lors réservée aux « imbéciles heureux qui sont nés quelque part » comme le chantait avec délectation G. Brassens ? Pour ce qui me concerne, citoyen du monde, libertaire par nature, douarneniste par mon père, je suis français par hasard. Cette question de l’appartenance m’a renvoyé au livre de Morvan LEBESQUE (un Nantais) « Comment peut-on être Breton » (paru au Seuil en 69). Ce journaliste qui mourut l’année suivante après une carrière notamment au Canard enchainé, réveilla bien des consciences. « …Elle (la bretagne) n’existe que dans la mesure où,à chaque génération, des hommes se reconnaissent bretons.A cette heure, des enfants naissent en Bretagne. Seront-ils bretons ? Nul ne le sait. A chacun, l’age venu, la découverte ou l’ignorance. » De ce livre, les Tri Yann en avaient fait une chanson et JOSSIC avait même proposé le nom de Morvan Lebesque pour l’agence culturelle bretonne. Jusqu’au moment où on se rappela la conduite douteuse de Lebesque dans les années noires et particulièrement sa collaboration au torchon « je suis partout ». Etre de quelque part serait donc et avant tout, question de conscience plus que de papiers ? Et bien oui, je le crois. J’étais Viet-Namien quand les B52 leur envoyaient des bombes au napalm, j’étais républicain Espagnol sous le régime Franquiste, j’étais Chilien quand on assassinait Allendé et je suis Palestinien sous l’occupation Israélienne. Voila pourquoi, je crains fort que, derrière ce débat, se dissimulent d’autres ambitions politiciennes que celles qui sont annoncées. Il s’agit bien sur, à l’approche des régionales de récupérer les électeurs « frontistes » qui ne sont pas encore monter à bord du grand bateau UMP. Alors, on leur envoie une bouée. (La photo est tirée du livre de G. DOZY: « Marianne dans tous ses états. » ed.Alternatives.)

Ho la la…Comme disent les têtes à claques, faudrait pas s’prendre au sérieux. C’est pas une tribune philosophico-politique ici. C’est un billet d’humeur et d’humour comme écrit dans le titre. L’autre jour, j’ai lu dans un blog, au demeurant beaucoup mieux fait que celui-ci, qu’il était devenu impossible de trouver un coiffeur qui vous fasse la barbe. Hé, ho, erwandekeramoal, c’est pas une raison pour raser tes lecteurs.

Allez, la tension monte car, pour moi, c’est jour « J » moins un. La réponse demain. Portez vous bien, bien sur et, à demain…Peut-être.

LA VALLEE DES SAINTS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Et bien voila, c’est décidé, c’est CARNOËT qui accueillera la vallée des saints de Bretagne. Il s’agit d’un projet titanesque qui prévoit l’implantation de 1250 statues monumentales dont certaines sont déja à pied d’oeuvre. Vous avez même la possibilité d’y faire graver votre nom en tant que généreux donateur. Ce sera une sorte de monument aux morts pour les vivants…

L’Alsace a sa montagne des singes, la littérature enfantine son club des cinq et le Vatican détient le seing du saint père. Nous on aura la vallée des saints. Personnellement j’aurai préféré le vallon des seins pour une promenade bucholique. Mais, les desseins des aménageurs du territoire sont impénétrables au mécréant que je suis. Nous avions déja l’ile de Sein – on dit que l’on y voit sa fin – On aurait peut-être pu faire l’économie de cette armée de granite rappelant à jamais une Bretagne « terre de mission ».

Je lance donc à mon tour une mobilisation générale pour que ne soient pas oubliés , St Frusquin, St Glinglin, Ste Nitouche et surtout, St Emilion. Vous êtes invités à complèter la liste sur ce blog.

A propos de monument, SONY annonce la sortie en novembre d’un coffret regroupant l’intégrale de Miles DAVIS, (1955-1985) c’est à dire 70 CD. C’est pas titanesque ça! Tiens, voila la pluie, y’avait longtemps. Allez, à demain peut-être.