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Le moine et le roi…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de l’art universel et de la matelote d’anguille réunis, bonjour ! Nous voici le Samedi 16 décembre 2017, si tout se passe comme prévu, c’est bientôt Noël… Ce jour correspond au 26 de frimaire consacré au pignon produit par le pin parasol. Tiens, à propos de  l’Espagne, il faudra que je vous trouve la recette des épinards à la Catalane qui se préparent précisément avec des pignons, c’est excellent.

Aujourd’hui nous fêtons les Judicaël un des principaux rois de Bretagne, fils aîné de Judael, roi du Trégor-Goëlo. Il régna à la suite de son frère Haeloc puis renonça à la couronne et devint moine. Notre Judicaël , n’aurait sans doute pas les honneurs du calendrier si son nom n’était pas revenu à la mode, notamment sous les forJudicael piedmes francisées Gaël et Gaëlle. Il est également connu en Bretagne sous les formes Jézéquel, Jezekel, Jezekael, Jekel, Jezekelig, Jikael, Jikel et enfin Giquel. Il naquit vers l’an 590. Fils aîné de Judhaël, roi de Domnonée (en gros, de la rade de Brest jusqu’à Dol) et de la reine Pritelle, fille aînée d’Ausoche, prince au Comté de Leon. Il était l’aîné de quinze frères et une sœur, dont plusieurs font partie de la longue liste des saints bretons, notamment Josse et Winoc. A la mort de Judhaël vers 605, pourtant aîné et héritier, il préféra se retirer au monastère Saint-Jean de Gaël que Saint Méen venait d’ériger. Il quitta cependant le monastère pour prendre la direction du royaume de Domnonée. Vingt ans, il gouverna le royaume avec autorité et carte-armoriquesagesse. Il aurait été couronné en 632 et serait avec Saint Éloi à l’origine du traité de 636 signé à Clichy donnant au roi Dagobert Ier la suzeraineté de la Bretagne aux Francs; soit quasiment un millénaire avant qu’Anne, ma sœur Anne, ne voyant rien venir, fit de même avec Charles VIII puis louis XII. Vers 640, il se serait ensuite retiré dans un monastère à Gaël (certains disent au monastère de Paimpont qu’il avait fondé), et serait mort dans la nuit du 16 au 17 décembre 658. Il fut enseveli à côté de son maître Saint Méen. Ses héritiers naturels : Judoc son frère et Winoc son neveu ou son fils s’étant eux aussi désistés du pouvoir pour se retirer dans des monastères on ne sait pas qui prit ensuite la tête du royaume de Domnonée.

Et voila, il y a ceux qui ont piscine, nous, on a histoire… Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Le beurre & l’argent du beurre…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la numérologie et de la crêpe dentelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Mardi 24 octobre 2017, troisième jour de brumaire dédié à la poire,

Dans les rayons des supermarchés bretons, la pénurie de beurre se fait sentir depuis le début de la semaine. Et, du côté de certaines enseignes comme Carrefour, on n’est pas très optimiste. «Cela fait trois semaines que ça dure, et ça ne semble pas aller en consommation-le-prix-du-beurre-flambe-la-penurie-guette_1s’arrangeant», soupire Michel, responsable adjoint du principal Carrefour Market de Brest. Mais comment en est-on arrivé là dans un pays producteur comme la France et particulièrement en Bretagne ? En France, la consommation nationale a augmenté de 5 % entre 2013 et 2015. Mais c’est surtout le marché international qui bondit. Entre janvier et août 2016, les exportations de beurre vers la Chine ont bondi de 46% d’après le cabinet Agritel. Résultat: les prix du beurre industriel, se sont envolés, de 2500 euros la tonne en avril 2016 à 6800 euros la tonne début septembre 2017. Une hausse aggravée par la spéculation de certains négociants.

Des rayons qui se vident, des affichettes dans les supermarchés… Comment en est-on arrivé, par endroits, à des pénuries de beurre ? D’abord, la demande mondiale en beurre et en produits du type biscuits et viennoiseries explose.le beurre Nono Notamment en Chine, où la crise du lait frelaté à la mélanine a rendu depuis 2008 la population très méfiante vis-à-vis du lait chinois. Deuxième facteur : la fin des quotas laitiers en 2015 au sein de l’Union européenne a d’abord entraîné une crise de surproduction. Les cours se sont effondrés, ce qui a amené les éleveurs laitiers à réduire les volumes. Résultat : les industriels du beurre préfèrent se tourner vers l’international. «Ils préfèrent aller à l’exportation, là où le niveau des prix est jugé convenable. En France, les distributeurs ont aussi leur part de responsabilité car ils refusent d’augmenter leurs prix».

Mais vous n’empêcherez pas madame Michu de crier au complot. Il n’a échappé à personne que les états généraux de l’alimentation, censés déterminer un meilleur partage de la valeur ajoutée, donnent lieu à une véritable confrontation tripartite entre producteurs, industriels et distributeurs. A tel point qu’une énième loi pour régir ces rapports doit sortir au printemps prochain. Mais tant qu’elle n’existe pas, le bras-de-fer reste à son paroxysme. Alors des rumeurs circulent : des stocks de beurre resteraient dans les frigos et seraient utilisés comme un outil de pression spéculatif. Info ou intox ?  La compagnie La Mauvaise graine en a tiré un court métrage des plus roboratif.

Allez, pas de panique, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Blé noir ou sarrasin…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la critique de la raison pure et du pain aux raisins réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 09 octobre 2016, dix-huitième jour de vendémiaire qui était généralement dédié au sarrasin (gwiniz du), mais pas aux maures !!! Chez nous on l’appelle le blé noir ce qui, de toute évidence, est un abus de langage car le sarrasin n’est pas une graminée ce qui, j’en suis convaincu, vous fait une belle jambe. J’ai souvenir d’avoir, dans le Cantal dégusté des galettes de sarrasin qui portaient le joli nom de « Bourriols »; rien à voir avec « la complète » du Finistère.

On trouve dès le XIIè siècle des traces de pollen de sarrasin dans des tourbières. La culture du blé noir(ou sarrasin) apparaît dans les systèmes agraires en Bretagne, en Normandie, dans la Somme ou la Haute-Vienne au XVIè. Si ses rendements sont irréguliers et assez faibles, il n’est pas taxé, pousse sur des sols pauvres, et permet une récolte en trois mois, ce qui lui vaut le surnom de « Plante des coiffe et biligcent-jours ». Parmi les nombreuses légendes concernant Anne de Bretagne, on lui attribue fréquemment le développement de sa culture.Actuellement, la production locale de sarrasin ne permettant pas d’approvisionner les quelque 15 000 tonnes consommées annuellement en France, la confection des galettes de blé noir fait largement appel à des produits d’importation provenant de Chine notamment. Bon d’accord, en échange ils construisent une super usine de lait en poudre à Carhaix… Un « indicateur géographique protégé » existe pour la farine de sarrasin bretonne, et l’association blé noir tradition Bretagne rassemble plus de 800 producteurs et une dizaine de meuniers pour promouvoir l’utilisation de farine bretonne (4 000 tonnes par an). Les surfaces cultivées en Bretagne sont comprises entre 3 000 et 4 000 hectares.

On se demande vraiment pourquoi la galette saucisse n’est pas encore inscrite au patrimoine de l’humanité par l’Unesco ? Allez, à vos bilig, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Nos ancêtres les Gaulois…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la tradition et de la bolée armoricaine réunies, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 28 septembre 2016, 7è jour de vendémiaire dédié à la carotte. Beaucoup de monde à Nantes semble t-il ce samedi le fur & Troadec24 pour réclamer la réunification de la Bretagne; l’idée mérite réflexion mais, la pensée d’y croiser Le Fur et Troadec ça me refroidit. Mais, a t-elle jamais été unie ? Il est vrai qu’aujourd’hui, par ici, on fête les Conan, nom sans doute issu de celui qui fut le premier Duc de Bretagne dont on peut par ailleurs supposer qu’il était plus romain que breton. Je dis ça pour les imbéciles heureux qui sont nés quelque part et qui voudraient nous faire prendre l’Helvétie pour une lanterne et les « desouches » pour une vérité historique.

Or donc, Conan, dit Mériadec ou Caradog, naquit en Grande-Bretagne à la fin du IVe siècle, et passa dans les Gaules vers 384,maximus avec le tyran Maxime. Il fut créé duc d’Armorique (par les romains donc) et gouverna pendant 26 ans, sous leur dépendance , la partie de l’Armorique connue depuis sous le nom de Bretagne. En 409, les Armoricains, s’étant soulevés, déférèrent à Conan l’autorité souveraine. Il conserva le pouvoir jusqu’à sa mort (421), et le légua à ses descendants, qui furent depuis ducs de Bretagne. Il résidait à Nantes. Conan Meriadec ou « Caradog » (Kynan Meriadec en Gallois)  était le neveu d’ Octavius,  à la solde de Maxime, (Magnus Maximus) dont il servit les intérêts. D’après Grégoire de Tours, il serait devenu duc d’Armorique (dux bellorum, c’est-à-dire chef de guerre). Conan reconnu conan meriadegThéodore, le vainqueur de Maxime, comme empereur, mais ensuite il porta la guerre en Aquitaine et il se rendit maître du pays de Retz en 405. Pour enrayer les incursions dévastatrices et meurtrières des Bretons, l’empereur Honorius fit construire une ligne de fortifications ou « mur d’Honorius », entre des tours. Ces tours  ont été à l’origine de quelques villes et villages dont : Gétigné (44), Boussay (44), Clisson (44), Légé (44), Cugand ( 85), Bois de Céné (85), Saint Etienne des Bois (85), Tiffauges ( 85), etc. Le tout formant une frontière entre l’Armorique et les Gaules. Cette saga plus ou moins légendaire autour de Magnus Maximus  à fait l’objet de la fameuse chanson galloise de Dafydd IWAN Rwy yma o hyd.

Conan légua son trône à ses descendants, qui furent depuis princes, puis rois et enfin ducs de Bretagne. A-t-il vraiment existé ?  Quelques anciens  historiens fixaient la date de sa mort entre 392 et 411, d’autres vers 421, ce qui laisse des doutes sur la crédibilité de l’existence de Conan ou sur la rigueur de ses biographies. Son existence, vivement contestée par Dom Lobineau, a pourtant été accréditée pendant longtemps par Geoffroy de Montmouth au XIIe tombe Conansiècle,  sans doute encouragé par la famille de Rohan, qui prétendait se rattacher à cet illustre personnage. En outre, il existe à la Cathédrale de Saint-Pol-de-Léon un sarcophage de style roman considéré jadis comme étant celui de Conan Meriadec, plusieurs historiens pensent que c’est plutôt celui d’un évêque du Léon, du XIIe siècle qui s’appelait également Conan. Il y a sans doute eu un Duc nommé par les Romains qui, a leur départ, garda son titre et ses pouvoirs, mais il est vraisemblable que la vie de Conan Mériadec a été enjolivée. Quoiqu’il en soit, Conan ou un autre « dux bellorum »,  nommé par le tyran Maxime, est celui qui a été à l’origine de la formation de la Bretagne et celui qui en a marqué ses limites.

Voilà pour la modeste leçon d’histoire de quelqu’un qui n’est en rien historien et qui fait appel à votre clémence en cas d’approximation. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis des sciences occultes et des coups de pied au cul réunis, bonjour ! Nous sommes le Lundi 25 janvier 2016, sixième jour de Pluviôse dédié laurier_tin_01au Laurier-tin et non au laurier-thym comme on le rencontre parfois orthographié. On le nomme aussi, Viorne-tin voire lauretin. En Bretagne certains vont célébrer les Konhouarn? Un prénom très ancien et très peu usité que l’on doit au vieux breton Kon (guerrier) et Houarn (le fer). Il s’agirait d’un moine ayant été le compagnon de Konwoïon en l’abbaye de Redon…

Le 25 janvier 1477 à Nantes, naissance d’Anne de Bretagne. Fille et héritière de François II, dernier duc de Bretagne, Anne est mariée par procuration à l’empereur Maximilien 1er dans l’espoir de soustraire le duché à l’avidité du gouvernement de Charles VIII, roi de France. ElleAnnedeBretagnereduit n’en est pas moins contrainte d’épouser celui-ci en 1491, au château de Langeais. Le couple aura cinq ou six enfants dont aucun ne survivra. Après son veuvage, redevenue duchesse de plein droit, elle négocie chèrement son remariage avec le successeur de Charles VIII, son cousin Louis d’Orléans, devenu Louis XII. Le couple aura cette fois huit enfants dont survivront seulement deux filles. Anne voudrait que l’aînée, Claude, épouse l’empereur Charles Quint (le petit-fils de son ex-fiancé Maximilien !). C’est  toujours pour préserver l’indépendance de son cher duché, dans lequel, depuis son premier mariage, elle n’a eu l’occasion de séjourner que quelques mois au total. Mais sitôt après sa mort (O9 janvier 1514 à Blois), le 8 mai 1514, Claude épouse François d’Angoulême, cousin et héritier légitime de Louis XII, qui deviendra roi le 1er janvier suivant sous le nom de François 1er. 

https://youtu.be/WdAzl-X-OiM

Sa sœur cadette Renée est mariée en 1518 au duc de Ferrare. La reine statue RennesClaude, chère au cœur des Français, mourra en 1524, à 24 ans après avoir donné le jour à sept enfants et laissé son prénom à… une prune. L’avenir de la Bretagne sera définitivement scellé lors de la signature du traité de 1532, que l’on qualifie de traité d’union et qui cache en réalité une annexion. L’Union de la Bretagne et de la France, monument conçu par Jean Boucher en 1911, représentait la Duchesse Anne et le roi Charles VIII. Situé dans une niche de la façade de l’hôtel de ville de Rennes, il fut détruit par des séparatistes bretons en 1932, et depuis lors jamais remplacé.

Et voila pourquoi, les imbéciles heureux qui sont nés quelque part dansent le plinn en se pâmant devant les sœurs Goadec… Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

A la sainte Lanwenn, on sort sa p’tite laine…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’oxymore et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 29 octobre 2015, 8è de brumaire, dédié à la scorsonère. Pour les pataphysiciens, Le 29 Octobre 2015 est en réalité le Mardi 24 Haha 143 St Cl. Terrasse, musicien des Phynances. Alors que dans le calendrier des PTT (aujourd’hui on dit l’almanach du facteur) c’est la St Narcisse… Rien à voir avec le beau jeune homme de la mythologie. Non, celui-ci vint au monde vers la fin du premier siècle et il était presque centenaire quand il devint évêque de Jérusalem. En 195, il présida un concile qui décida que la Pâque serait désormais célébrée obligatoirement un dimanche et non le jour où il était d’usage de la célébrer chez les Juifs (soit le 14 nisan du calendrier juif). Et pour en finir avec mes élucubrations calendaires, sachez qu’en Bretagne on fête les Lanwenn qui n’était autre que l’épouse d’Eusèbe, Roi-gouverneur de Vannes au Vè siècle. En effet, A la chute de l’empire vers 400, Vannes fit partie de la Confédération Armoricaine, et son gouverneur Eusèbe portait en 500 le titre de roi. Vers le même temps elle accepta l’alliance ou plutôt la suprématie des Francs. Le comte breton Waroch II s’en empara en 577, et la transmit à ses successeurs. Malgré le statu quo qui s’ensuit, il en carte-de-bretagne-au-6eme-siecle-lprofite les années suivantes pour mener de nombreuses incursions dans le Rennais et le Nantais francs, notamment à la saison des vendanges; ainsi que le rapporte Grégoire de Tours: « Aussitôt que revenait l’automne, ils (les Bretons) partaient, suivis de chariots et munis d’instruments de guerre et d’agriculture, pour la vendange armée. Les raisins étaient encore sur pied, ils les cueillaient eux-mêmes. Le vin était-il fait, ils l’emportaient. S’ils étaient trop pressés ou surpris par les Francs, ils le buvaient sur place, puis emmenant captifs les vendangeurs, ils regagnaient joyeusement leurs bois et leurs marais« … De là date la fameuse chanson: Gwin ar c’hallaoued zo mad… Quand à Venetis (Vannes), Pépin la reprit en 753, et y mit des comtes francs. Nominoé, en 826, y rétablit l’influence bretonne jusqu’à l’incendie de la ville par les Normands en 919.

Alors, les identitaires, qui peut m’expliquer comment ce vieux chant breton s’est retrouvé dans un pub de Sarrebruck entonné par des italiens de Friburg qui jouent du punk irlandais !!!

Mais, revenons à notre plante du jour:la scorsonère. Je vois à votre air ébahi que vous n’avez pas reconnu ce que nous, petites gens, appelons (à tort) le salsifis noir. Elle est connue depuis fort longtemps : La Quintinie (jardinier du Roi Soleil) disait d’elle «  [...] c’est une de nos principales racines, admirable cuite, soit pour le plaisir du goût, soit scorsonèrespour la santé du corps ». « Scorsonère » est apparu sous cette forme en 1671. Auparavant, il s’écrivait scorzonera, emprunté à l’italien scorzonera, de scorzone, serpent venimeux, dont la scorsonère était censée être l’antidote. Une autre explication voudrait que le mot signifie « écorce noire » à cause de la couleur de la pelure, mais elle semble de moins en moins acceptée. Et maintenant vous pouvez rejoindre la cuisine, cela se prépare comme le panais. Ils se cuisent aisément à la vapeur ou bien dans une grande casserole d’eau frémissante et salée. La cuisson ne doit pas excéder 15 à 20 mn au risque de les rendre mous et sans aucun intérêt gustatif. La chair doit être tendre une fois cuite, sans plus. Passé à la poêle avec un peu d’huile d’olive et quelques gousses d’ail pilé, vous ne pourrez plus dire que vous n’aimez pas les scorsonères.

Bon appétit, portez vous bien et à demain peut-être.

Bertrand du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la philologie et de l’huitre de Prat-ar-Coum réunies, bonjour ! Nous sommes le vendredi 02 octobre 2015, onzième jour de vendémiaire dédié à la pomme de terre.

Le 2 octobre 1369, dans sa résidence de l’hôtel Saint-Pol, dans le quartier parisien du Marais, le roi Charles V le Sage octroie à Bertrand Du Guesclin le titre de connétable en reconnaissance des services rendus. Le titre de connétable correspond au Moyen Âge aux fonctions modernes de chef d’état-major. Le mot vient du latin comes stabuli, qui désigne le comte de l’étable (aussi appelé grand écuyer).
Né un demi-siècle plus tôt au château de La Motte-Broons, près de Dinan, dans le duché de Bretagne alors indépendant, Bertrand Du Guesclin se signale très tôt par son caractère combatif (et sa laideur). Il duguesclin_connetablefait ses premières armes dans la guerre de la Succession de Bretagne, aux côtés de Charles de Blois, le candidat du roi de France. Il se fera battre et même capturer à Auray par les Anglais du Prince Noir, alliés du camp rival. Charles V le fait libérer contre 100.000 livres, et lui demande en retour de libérer le royaume des Grandes Compagnies. Il s’agit de bandes de mercenaires qui, depuis la paix de Brétigny (mai 1360) et la fin des hostilités avec les Anglais, mettent les campagnes au pillage. Du Guesclin leur trouve une occupation en les emmenant de l’autre côté des Pyrénées où, là comme en Bretagne, se déroule une guerre entre prétendants à la couronne de Castille. Le premier choc est fatal à Du Guesclin. À Navarette, en 1367, il est capturé par le Prince Noir. Le Breton, par orgueil, fixe lui-même le montant de sa rançon au niveau qui sied à sa valeur… C’est ainsi que le roi Charles V le fait libérer en échange de 60.000 florins. Peu après, Du Guesclin prend sa revanche sur Pierre le Cruel et l’oblige à se réfugier dans la forteresse de Montiel. Capturé, Pierre 1er est tué par Henri de Trastamare. Fin de l’épisode castillan.

De retour à Paris, le mercenaire reçoit donc du roi le titre de connétable malgré les réticences des courtisans et des princes qui supportent mal le rude caractère du Breton. En l’honorant ainsi, le roi veut s’attacher son concours pour chasser les Anglais des dernières provinces qui leur restent sur le Continent et en finir avec une guerre qui n’a que trop Bertrand-Du-Guesclinduré (on ne l’appelle pas encore guerre de Cent Ans). Le chevalier breton, célèbre pour sa laideur tout autant que sa vigueur et son talent de stratège, accepte l’honneur qui lui est fait par le Conseil du roi et va s’en acquitter avec succès pendant les dix années qui lui restent à vivre.À la fin, Du Guesclin chasse les Anglais de Normandie, de Guyenne, de Saintonge et du Poitou. Il fait également la chasse aux routiers qui sèment la désolation. Il meurt de maladie à 60 ans, le 13 juillet 1380, en assiégeant un de leurs repaires, à Châteauneuf-de-Randon, en Gévaudan. Le gouverneur de la place se rend et vient solennellement déposer les clés de la forteresse sur le cercueil du héros ! Si le personnage était sans peur, il n’était pas sans reproche. C’était un soudard et les massacres qu’il a perpétrés sur les Juifs d’Espagne n’ont rien à envier aux horreurs commises par les sbires des temps modernes. Sources:Vous pouvez lire :Chronique de Bertrand du Guesclin par Cuvelier, trouvère du XIV siècle; Chronique en forme de chanson de geste, versifiée en français ancien, sur la vie de Bertrand du Guesclin. Ou bien consulter l’article de André Larané sur Herodote

Dans le mouvement breton (emsav) il était surnommé Bertrand du déclin tant son attachement à la couronne française hérissait le poil du militant. Résultat, en février 1977, la statue du connétable qui trônait au bord de la quatre voies St-Brieuc Rennes, à proximité de Broons (22), fut pétardée par le FLB. Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Vade retro Groac’h…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

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Amis de la gent féline et de l’agent 007 réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 13 mai 2015. Ce jour est le 24è de floréal dédié à la Valériane bien connue pour ses propriétés antispasmodiques et encore nommée, l’herbe aux chats. Au 5e et au 4e siècle av. J.-C., parmi les disciples d’Hippocrate, la valériane jouait déjà un rôle important en gynécologie. Dans l’Antiquité on appelait la plante « phu » en faisant la distinction entre le « phu magnum » ou thériaque, le « phu vulgare » ou valériane commune, également nommée herbe aux chats, et  images3le « phu minus » ou valérianelle. L’herbe est citée par Dioscoride, Pline et par l’abbesse Hildegarde de Bingen, bien connue dans son canton.  Le nom choisi par Bartoldi dérive de celui de la province romaine de Valeria, en Pannonie (entre le Danube et la Drave). Contrairement à une opinion très répandue le nom de la plante ne dérive pas du latin « valere », c’est-à-dire vaillant, valeureux. elle était censée atténuer les effets de la danse de saint-Guy. Au moyen-âge, cette maladie vous conduisait irrémédiablement vers le bûcher, au motif que vous étiez possédé. Les plantes très odorantes ont toujours et partout jouer un grand rôle pour éloigner les démons, sorcières et autres mauvais esprits. De nos jours encore, dans certaines régions rurales, on accroche au-dessus de la porte des fermes et des étables une touffe de valériane en guise de protection contre le mauvais sort.

Mon aïeule, qui avait de la pédagogie une idée toute personnelle, me racontait qu’en Bretagne, la groac’h était groachgrande utilisatrice de valériane. Une groac’h est une fée liée à l’eau. Multiforme, elle est souvent vieille et nocturne, apparentée aux ogres et aux sorcières, parfois avec des dents de morse. Réputée vivre dans des cavernes, sous le sable ou sous la mer, la groac’h a du pouvoir sur les éléments de la nature et maîtrise la métamorphose. Quelques rescapés racontent qu’ils ont entendue une douce mélopée à son approche. En voici une version L’illustration est due au talent de Andrew L. Paciorek.

« Viens dans les eaux, amour,
Danse sous les vagues,
Où demeurent les os des marins
À l’intérieur de ma caverne safran. »

Elle est surtout connue comme une figure malveillante, en particulier à cause du conte d’Émile Souvestre La Groac’h de l’île du Lok. La fée y séduit les hommes qu’elle change en foyer bretonpoissons et les sert comme repas à ses hôtes, sur l’une des îles de l’archipel des Glénan. D’autres contes les présentent comme de vieilles fées solitaires pouvant combler de cadeaux et de dons les humains qui leur rendent visite. Plusieurs toponymes de Basse-Bretagne sont attribués à une groac’h, en particulier des mégalithes dans les Côtes-d’Armor, ainsi que l’île de Groix (ne dit-on pas: qui voit Groix, voit sa croix.) dans le Morbihan, et le phare de la Vieille sur Ouessant.

Allez, n’ayez pas peur, ça va s’passer, portez vous bien et à demain peut-être.

Allez dire à la ville…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 11 décembre 2014, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un poète qui se voulait breton et que j’ai eu le bonheur de croiser.

Xavier Grall est un journaliste, poète et écrivain breton. Son œuvre mystique magnifie la Bretagne. Xavier Grall « redevient breton » lorsqu’il quitte Paris en 1973, pour retourner définitivement dans la région de Pont-Aven, à Nizon, dans la ferme de Botzulan. Il exerce à La Vie catholique (oui bon, personne n’est parfait) dont il fut le rédacteur en chef, au journal Le Monde, à l’hebdomadaire Témoignage chrétien (un peu plus gauchisant), et au mensuel Bretagne. Au début des années Xavier Grall</p><br /><br /><p>Crédit photo Bernard Grall1970, il fonde le journal nationaliste breton la Nation bretonne avec Alain Guel et Glenmor, où l’on retrouve ses textes sous le pseudonyme de « Saint Herbot », entre autres. Disparu le 11 décembre en 1981, à l’âge de 51 ans, Xavier Grall fut journaliste, poète, romancier. Mal édité, mal lu, on le range volontiers dans la catégorie des poètes à tirage limité. Il a pourtant marqué toute une génération qui se reconnaît dans ses textes et dans sa célébration de la terre bretonne. L’admirateur de Rimbaud était aussi le père de cinq filles à qui il n’a cessé d’écrire. Son itinéraire fait écho aux questions que se sont posées nombre de bretons qui ont eu vingt ans au lendemain de la libération : rester, partir, revenir. Plus que d’autres, il a porté l’appel à vivre et travailler au pays. Un appel romantique et quelquefois désespéré.

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Je me contente de citer la 4ème de couverture de son livre « Le cheval couché » qu’il écrivit en 1977 en réponse au fameux « Cheval d’orgueil » de Per Jakez Hélias: « L’auteur ne se satisfait ni du folklore, ni du tourisme, ni du passéisme, qui voudraient figer son pays en terre des morts. Sur ses chemins, il a lu la trace des Bretons vivants. Bardes et militants, les filles de Xavier Gpaysans et ouvriers… On les voit dans ce livre, tels des chevaux qui courent à la mer, à la fierté, à l’espoir. Au large… ».  Le Cheval d’orgueil est un beau tombeau pour un peuple que l’on croit mort. J’ai essayé, pour ma part d’écrire une petite stèle à un peuple que je crois vivant.Disait-il à l’époque? Et puis encore ces quelques mots: « Ah quand je mourrai, enterrez moi à Ouessant avec mes épagneuls et mes goélands. Ah quand je mourrai, mettez moi en ce jardin de gravier. »
Ou encore: «C’est la vie qui est étrange et fabuleuse, le trépas est un événement qui ne devrait point nous surprendre.» Vous pouvez essayer de vous procurer le film documentaire que lui a consacré Ariel Nathan, il est titré Lettre à mes filles, on le trouve en DVD.

Allez, merci d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Un discret décret…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités

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Amis de la géologie et du rougaï saucisse réunis, bonjour! Nous sommes le vendredi 10 janvier 2014, 21è jour de nivôse dédié à la pierre à plâtre, autrement dit le Gypse, longtemps exploité à Montmartre et dont les carrières accueillirent les suppliciés de la Commune.

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Tout à fait autre chose.

Un décret, publié au Journal officiel le 31 décembre, éclaire ce que la « simplification » vantée par François Hollande peut signifier. Ce texte permet aux éleveurs de porcs de créer ou d’agrandir plus facilement leurs installations. Jusqu’à présent, les élevages de moins de 450 bêtes devaient simplement s’enregistrer, mais toute ouverture ou extension au-dessus de 450 animaux nécessitait une autorisation assortie d’une imageslongue enquête administrative afin de vérifier l’impact environnemental. Cette demande d’autorisation disparaît ! C’est Marc Le Fur (député du 22 et bonnet rouge) qui est content… Désormais, les élevages de 450 à 2 000 porcs (ou inférieurs à 750 truies) n’auront qu’à s’enregistrer. La mesure ravit le lobby porcin, très actif en Bretagne, mais va augmenter les rejets nitratés alors que la Cour de justice européenne a constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre cette pollution. «C’est un très mauvais coup porté à la protection de l’environnement» et cette mesure va «favoriser la concentration des élevages et aaaaaaaaaaaaaaaaaaaa-agrrr-808x1024amplifier les pertes d’emplois dans l’agriculture», alors que la Bretagne, «qui produit 58 % de la production nationale de porcs, a déjà perdu le quart de ses exploitations porcines entre 2000 et 2010», souligne Eaux et rivières de Bretagne.
Selon l’association de défense de l’environnement, «ce décret ajoute un nouveau recul réglementaire après la diminution des surfaces exigées pour l’épandage du lisier et la suppression de l’interdiction d’extension dans les zones d’excédent structurel de lisier».Les rejets nitratés issus des élevages sont considérés comme une cause majeure de pollution des eaux et de prolifération des algues vertes sur le littoral.(illustration piquée sur Dilhadsul) La Cour de justice européenne a de son côté constaté en juin le manquement de la France à ses obligations en matière de lutte contre la pollution aux nitrates sans toutefois lui infliger de sanctions pécuniaires à ce stade.

Pendant ce temps là, le cours de la quenelle ne cesse de grimper, les sénateurs séniles refusent la levée de l’immunité de Dassault, Hollande est toujours de droite, le stade brestois s’est fait lessiver par le PSG et il me reste 122 plants d’hortensia à tailler.  En attendant le prochain billet, portez vous bien et à demain peut-être