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UN HOMME EST MORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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UN HOMME EST MORT…

Nous sommes le 17 avril 1950, les ouvriers dockers et ceux de la reconstruction de Brest ont décidé de manifester pour une augmentation de salaire.

Soudain, des coups de feu éclatent, les forces de l’ordre viennent de faire usage de leurs armes. Il y aura une quarantaine de blessés et un homme ne se relèvera pas, il est mort d’une balle en pleine tête. Il s’appelait Édouard MAZE.

A la demande de la CGT, le cinéaste René Vautier qui venait de terminer « Afrique 5O » un brûlot dénonçant la politique coloniale, est appelé pour réaliser un documentaire sur l’évènement. Le film sera projeté 88 fois dans les rues de Brest, la 89è lui est fatale. Il ne reste pas trace du film.

Des auteurs de BD aux éditions Futuropolis (Kris et Davodeau. « Lulu femme nue ») ont repris l’histoire sous le titre « Un homme est mort » qui est tiré d’un poème de Eluard en hommage à Gabriel Péri:

Un homme est mort qui n’avait pour défense
Que ses bras ouverts à la vie
Un homme est mort qui n’avait d’autre route
Que celle où l’on hait les fusils
Un homme est mort qui continue la lutte
Contre la mort contre l’oubli.

Les Goristes, groupe de chanteurs brestois en on fait une chanson. Aujourd’hui, 60 ans après les faits qui avaient entrainé la démission de l’abbé Pierre de son mandat de député du MRP, les archives s’ouvrent enfin et la responsabilité des forces de l’ordre ne fait plus aucun doute. Pierre Cauzien, figure du militantisme ouvrier local, s’est éteint dernièrement à l’age de 86 ans, blessé lors de la manifestation, il avait perdu une jambe.Son souhait le plus cher était de « tenir » jusqu’à l’ouverture au public des archives nationales…Aujourd’hui, bourgeoisie et patronat n’ont plus besoin de faire tirer sur la foule pour expédier le prolo ad patrès, on va le faire bosser jusqu’à ses 62, 65, 70 balais.


SONNEZ LA RETRAITE !

Et voilà, c’est reparti comme en 14 ou plutôt, devrais-je dire, comme en 2005. A l’époque, les experts, les docteurs de la loi et de la foi, les spécialistes de la généralité, les hérauts du catastrophisme, inoculaient via les médias interposés la grande peur style « fin du monde » si par malheur le NON l’emportait lors du référendum sur le traité portant sur la constitution européenne.

Aujourd’hui, ils ont repris leur bâton de pèlerin à propos de la réforme du système des retraites. La meute s’est reformée et la voici en route pour distribuer la pensée unique. Il n’y a pas d’alternative, entend t-on par ici…C’est la seule solution, nous bassine t-on par là…Comment faire autrement, gémis un troisième…Et comme de bien entendu, il s’agit de faire entrer dans la caboche décervelée du cotisant moyen qu’il ne sera pas possible d’échapper à:

  • Retour aux 39h

  • Allongement de la durée de cotisation

  • Augmentation du taux de cotisation

  • Diminution du montant des pensions

  • Retardement de l’age légal de départ à la retraite

  • Glissement de la répartition vers la capitalisation

Jamais, à moins d’être insomniaque et de regarder Arte à 3h du matin vous ne voyez posée la question fondamentale de la répartition des richesses produites. D’ici à quelques décennies, il s’agit de trouver, d’après les données du rapport du COR (conseil d’orientation des retraites), 3% de cette richesse produite ce qui, reconnaissez le, n’est pas grand chose au regard des 10% qui ont été transféré des mains du travail aux poches du capital au cours des trente dernières années. Et je ne parle pas des 75 milliards de niches fiscales (bouclier fiscal…) et les 40 milliards de niches sociales et exonérations en tous genres qui couvriraient sans aucun doute les déficit cumulés de la retraite et de la sécu.

Mon gars va encore me dire que je fais une fixette sur cette histoire de retraite mais, sans jouer les Nostradamus, je vous prédis un vrai bras de fer social dans les mois qui viennent car, même chez les moins conscientisés de ceux que l’on appelait autrefois « la classe ouvrière »…Trop, c’est trop ! Travaillez, prenez de la peine, disait le laboureur à ses enfants, c’est le fond de pension qui manque le moins ajouterait-il aujourd’hui.

Allez, passez une bonne fin de semaine, pour ma part, je vais taquiner le goujon en surveillant du coin de l’oeil l’évolution du nuage Islandais qui, au contraire de celui de Tchernobyl, n’a pas l’air décidé à s’arrêter aux frontrières. Portez vous bien et à demain peut-être.

UN DOUARNENISTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Cela devait bien finir par arriver, j’ai dégotté un douarneniste pour ma galerie de portraits. Je rappelle à ceux qui l’ignore qu’un douarneniste est un habitant de la ville de Douarnenez dans le finistère sud; ville qui a connu son heure de gloire, à l’instar de Marseille, grâce à la sardine et qui aujourd’hui décline doucettement au fond d’une baie qui reste la plus belle du monde. Voici l’histoire d’un personnage étonnant et pour le moins pittoresque: Hervé COATMEUR.

Le 12 avril 1924, à Brest, sortie du numéro 4 de l’hebdomadaire « Le Tam Baz » (le morceau de bâton). Ce journal satirique, humoristique et naturien est réalisé par l’anarchiste Brestois Hervé COATMEUR. On ne sait pas grand-chose sur la durée de ce journal paraissant le samedi, mais il fait partie des nombreux titres publiés par Coatmeur et le Foyer Naturien de Brest. On retrouve des traces notamment du « Sphinx » puis du « Sphinx d’après guerre », de « l’écho naturien » etc.

Fils de pêcheur, né à Douarnenez en 1879, (il a du user ses fonds de culottes sur les mêmes bancs d’école que mon grand père) resté jeune à la charge de sa mère, Hervé Coatmeur, travailla comme ouvrier à l’Arsenal de Brest, fut plusieurs fois condamné et, finalement renvoyé en 1910 et inscrit au Carnet B. Il exerça alors bien des métiers : docker, portefaix à la gare de Brest, livreur de sciure de bois… Anarchiste individualiste, il eut un kiosque à journaux, un magasin de bouquiniste, un étalage volant parmi les forains, ne voulant être ni commerçant, ni fonctionnaire, ni exploiteur, ni exploité. Il propagea un individualisme dérivé de celui de Han Ryner.

Responsable du Foyer Naturien de Brest (85 rue E. Zola), il avait été le fondateur, animateur et principal rédacteur du journal Le Sphinx individualiste (Brest) qui connaitra de nombreuses séries difficiles à reconstituer.

Propagandiste, il distribuait tracts et prospectus, fonda un cercle d’études, s’attacha dans les années 1920 à la diffusion de l’En Dehors d’Emile Armand auquel il collaborait, devint végétarien, s’alimentant de légumes et de fruits crus et de pain de seigle. Il collaborait également à la revue Le Néo Naturien .

Il se maria le 6 août 1931 « avec une jeune paysanne qui, après avoir été violée par son père, se réfugia à Brest où elle devint la proie des marins », on se croirait dans Les misérables. Il voulut faire d’elle un être nouveau. Mais elle le quitta et revint avec un jeune bébé « à l’état de santé pitoyable ». Elle le quitta à nouveau en emportant « une pile de pièces de cent sous patiemment économisées en vue d’éditer un numéro du Sphinx » (E. Armand, L’Unique, op. cit.) Le divorce fut prononcé le 15 juin 1935. Sur la photo à droite, une vue de Brest après les bombardements. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouver de photo représentant Hervé Coatmeur.

Hervé Coatmeur vécut ses dernières années dans les conditions les plus misérables : il habitait une cabane où tombait la pluie et couchait sur un lit de sangles : il était vêtu de guenilles et chaussé de spartiates. Le 8 septembre 1944, il périt avec plusieurs centaines de personnes au cours de l’explosion d’un abri civil à Brest, place Sadi-Carnot lors d’un bombardement de la ville.

Et bien voila, nous sommes le lundi 12 avril, vous êtes encore devant votre écran d’ordinateur, et notre président n’a pas péri dans un accident d’avion. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Tiens, encore un Brestois de l’arsenal.

Le 21 janvier 1883, naissance de Victor PENGAM à Brest.
Militant anarchiste, syndicaliste révolutionnaire et coopérateur.
Orphelin très jeune, il est placé aux pupilles de la Marine, puis à 14 ans entre comme apprenti à l’arsenal. Le 5 octobre 1905, il organise une fête des conscrits, interdite par le préfet maritime. Le 21 janvier 1906, il est traduit devant la Cour d’assises du Finistère. Il est acquitté, mais exclu de l’arsenal pendant cinq mois. Durant son service militaire (qui dure alors 3 ans) il donne des cours d’alphabétisation et lutte contre l’alcoolisme. En 1909, de retour à la vie civile, il milite au sein de l’Union départementale des syndicats, et est aussi actif au sein de « l’Université populaire » et dans un « Groupe d’études sociales ». Il intègrera également le secrétariat général de la « Bourse du travail ».
En 1912, son action en tant que syndicaliste révolutionnaire en particulier sa participation aux luttes contre la vie chère, lui vaudront un nouveau procès, il y sera de nouveau acquitté. Il fonde la même année le « Groupe des Pupilles de la Maison du Peuple ».
En 1913, il abandonne, ses activités à la Bourse du travail pour se consacrer à l’éducation d’une centaine de ces pupilles, organisant pour eux de nombreuses activités culturelles, sportives ou musicales.
Mobilisé en 1914 dans l’infanterie coloniale, il est blessé à deux reprises et y contracte la tuberculose. A partir de 1917, réformé suite à ses blessures, il assurera dès lors l’administration du « Restaurant coopératif de l’arsenal ».
Il succombe de la tuberculose en ce début mars 1920, âgé de seulement 37 ans. Ses obsèques, le 5 mars 1920, donneront lieu à une importante manifestation.

Son militantisme et ses convictions révolutionnaires lui vaudront d’être inscrit au Carnet B (fichage des antimilitaristes). Voici un extrait de sa fiche: « propagandiste anarchiste et antimilitariste des plus militants. L’un des chefs du mouvement révolutionnaire (secrétaire général de l’Union régionale des syndicats et de la Bourse du travail de Brest). Poursuivi en janvier 1906 devant la cour d’Assises du Finistère pour excitation de militaires à la désobéissance (acquitté). Secrétaire général du nouveau syndicat anarchiste des ouvriers du port. Ouvrier à l’arsenal. Serait susceptible de faire du sabotage en cas de mobilisation. (…) Mesure à prendre en cas de mobilisation: à arrêter.« 
(extrait du libre de J.J Becker « Le Carnet B », éditions Kuncksieck, 1973).

IMBROGLIO POUR PROGLIO.

Henri Proglio, patron d’EDF et de VEOLIA, va toucher deux millions d’euros par an, cumulant ainsi deux rémunérations grassouillettes. 1,6 million pour EDF et « seulement » 450 000 euros pour VEOLIA. Le gouvernement lors de sa nomination s’était engagé à ce qu’il n’en fut rien. Quand on vous dit que c’est pas la crise pour tout le monde ! Ces gens là n’ont véritablement aucune conscience, c’est à gerber. Je ne sais pas pour vous, mais de ces deux portraits, j’ai une préférence pour le premier. C’est aussi pour cela qu’ils veulent supprimer l’histoire des programmes scolaires. Ils craignent que les ouvriers d’aujourd’hui s’inspirent de ceux d’hier. J’entends déja monter un chant sourd des ateliers de l’arsenal: Ah ça ira, ça ira, ça ira, tous les Proglio à la lanterne…

Voila pour ce 133ème billet. Merci d’être passé par « les cénobites tranquilles », c’est toujours un plaisir de vous recevoir entre ces colonnes. Allez, portez vous bien et, à demain peut-être.

GROLLEAU & MUSCADELLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Bien sûr, je pourrai vous souhaiter un joyeux Noël mais avouez que c’est un peu convenu. Pour la bonne année, ce serait un peu prématuré, quand aux joyeuses Pâques, ça ferait carrément déplacé. La liste est longue d’autant qu’elle se termine toujours par: « …Et surtout, la bonne santé, hein ! « . Notez que le « hein » est très important, sans lui la phrase perd de sa force de conviction, on y croit moins, ça donne l’impression désagréable de voeux à la petite semaine, des voeux en solde en quelque sorte. Or, loin de moi la volonté de brader la tradition, à l’heure où l’identité nationale est en péril, il convient de respecter les us et coutumes sous peine de finir étouffé sous une burqa, écrasé par la chute d’un minaret, enlevé par les Raëliens, examiné par les scientologues, safranisé par les Hare-krishna ou nanisé par les mighty.

Pour ceux qui n’ont pas suivi depuis le début, je rappelle que vous avez toutes les explications sur ilovemighty  . Voyez ce père Noël, je ne sais pas comment ça fonctionne cette histoire de droits d’auteur mais, je connais le créateur (pas de « C » majuscule), je veux dire celui qui a conçu les mightys, je vais lui poser la question avant d’avoir un procès. A la vérité, et pour paraphraser le poête, adresser ses bon voeux c’est un peu promettre quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas…

Bon, ce n’est pas que je m’ennuie en votre compagnie, bien au contraire, mais, j’ai un chapon à plumer, un cent d’huitres à ouvrir (et un sang d’encre à me faire) sans compter le travail à la cave. Tiens à ce propos, nous avons découvert, ma fiancée et moi lors d’un diner au « Ruffé » à Brest même, un vin qui mérite largement le détour. Il accompagnait dignement un dos de lieu roti, piqué au chorizo. Un Sainte Foy Bordeaux, chateau des chapelains de chez Charlot propriétaire, c’est un cépage 100% muscadelle, une vraie merveille à découvrir absolument. Petit message personnel pour Jean-Yves, c’est un resto où il y a du Grolleau à la carte !

Allez, portez vous bien, vous en « fêtes » pas, ça va passer et, à demain peut-être.

LEFEBVRE UTILE…A QUI ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Je ne sais pas si vous le reconnaissez dans cette caricature qui est en même temps un clin d’oeil à nos amis Nantais. C’est Frédéric LEFEBVRE, le bulldog qui sert de porte parole à l’UMP. Figurez vous que ce grand donneur de leçons est resté actionnaire d’une société qui s’appelle « Pic Conseil ». Jusque là, why not, mais quand on apprend que cette société est un cabinet de lobbying dont la mission est d’influencer les parlementaires et le gouvernement dans la préparation des lois au profit d’intérêts privés…On est en droit de s’interroger. Décidemment, il est grand temps que la République fasse le ménage dans ses propres écuries.

Heureusement, nous, on ne vit pas dans les iles de sa très gracieuse majesté. Imaginez que si c’était le cas, vous seriez filmé, en moyenne, 300 fois par jour ! Dans la rue, les gares, l’épicerie, l’école, la banque, le métro…Le débat fait rage pour savoir si cet énorme investissement, outre la mise en cause des libertés fondamentales de l’individu, sert à quelquechose. Les français aimeraient le savoir et surtout les parisiens qui sont sous le coup d’un projet d’installation de plus de 1200 caméras supplémentaires.

J’espère qu’on vous a mis au courant car, ça va venir vite. La fin du monde est programmée pour le 21 décembre 2012…C’est écrit dans le calendrier de Maya l’abeille. Et, chacun sait que le calendrier Maya est aussi précis que l’almanach du marin breton. On peut y trouver la hauteur des marées à Plougasnou le 21 décembre 2012. Depuis cette découverte essentielle pour l’avenir de l’humanité, chacun y va de sa solution: C’est ainsi que la NASA a mis les bouchées doubles et vient de confirmer qu’elle avait trouver de l’eau sur la lune. Ouf, on l’a échappé belle, on pourra y apporter son pastis. Vous savez, la fameuse solution hydro-alcoolique.

Allez, le coup de tabac sur Brest a l’air de vouloir s’apaiser, mais le baromêtre flirte toujours avec les 980 Hp, ce qui, vous l’avouerez, ne fait pas beaucoup en nouveaux francs. Portez vous bien et, à demain peut-être.

QUOI D’NEUF DOCTEUR ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Voila une idée cadeau qu’elle est bonne. Soixante ans de dessins, de caricatures, de coups de gueule. Après s’être fait virer de « Charlie » par un Petit chanteur de MJC, SINE aurait pu se faire oublier,iL s ‘est refait la c’rise avec « SINE HEBDO » et, c’est une belle revanche. A plus de 80 balais, le vieux Bob manie toujours le pinceau avec la même hargne, la même pugnacité et surtout, le même humour. Vous l’avez compris, je fais partie des inconditionnels.

Bon, à présent, tout autre chose. Oui je l’avoue ce blog n’est pas un modèle du point de vue de notre chère orthographe. J’ai un problème récurrent avec le participe passé notamment et ça , depuis le certif. Par ailleurs, je n’utilise pas de correcteur et me contente d’une rapide relecture. Je fais partie de ceux qui pensent que le fond prévaut  sur la forme et que quelques « hénormités » ne nuisent pas à la compréhension du texte . Neanmoins, par respect pour le lecteur, je conçois qu’il faille faire un effort, dont acte.

Et, tant qu’à passer du coq à l’âne, tant pis si ma cuisine du jour accélère la venue de l’hiver mais ce soir, c’est la potée aux choux avec saucisse de Molène (Y’a Pas de contrepèterie). Puisque l’on parle de cuisine, je vous glisse un mot sur le fameux petit resto sur le port. Ça ressemble à une taverne irlandaise Comme deux gouttes de whisky. L’équipe est plus que sympa et l’accent du patron ne laisse aucun doute sur son origine Dublinesque et, de surcroît, Il s’appelle O’REILLY, Ça ne s’invente pas. De là à vous faire des confidences…Confidences sur l’O'REILLY ! Oui, bon, c’est pas tous les jours non plus. Un plat du jour copieux et sans délai. Un tarif raisonnable, une ambiance sympa bref, une bonne adresse. Le TARA INN sur le port de commerce, à Brest même. Allez, à demain peut-être.