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Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du réchauffé et du c’est-bon-quand-même réunis, bonjour!

Nous sommes le 13 décembre 2011, 23è jour de frimaire dédié au roseau-qui-plie-mais-ne-rompt-pas… Depuis hier soir il souffle sur le Nord-Finistère un Noroit à décorner les boeufs. je ne sais pas si il y a un rapport, en tous cas, mon ordi s’est inscrit aux abonnés absents. Du coup, je vous propose un billet que j’ai écrit il y a deux ans déjà, en hommage à un anar brestois.

JULES LE GALL, NE UN 13 DECEMBRE.

Je reprends quelques notes des archives de Ouest-France de l’époque où le conseil municipal de Brest votait pour dédier un lieu public à ce militant. Certains d’entre vous, brestois ou anciens de l’arsenal en ont peut-être entendu parler.

Ouvrier chaudronnier à l’Arsenal de Brest dans le même atelier que le militant libertaire Victor Pengam, Jules Le Gall fondait avec ce dernier en 1903 le groupe local de la Jeunesse Syndicaliste, l’un des premiers à être formé en France, un groupe qui allait compter rapidement une soixantaine de jeunes ouvriers de l’Arsenal. L’année suivante, suite aux importantes grèves de mai-juin, était créée le 4 juillet 1904 la Bourse du Travail de Brest dont Le Gall était nommé secrétaire . Début janvier 1921, Jules Legall était initié à la loge maçonnique des Amis de Sully du Grand Orient de France.

Les 30-31 mai 1936 il présidait en tant que vénérable de la loge « Les Amis de Sully » le congrès des loges de l’ouest. A droite, une cérémonie en faveur de la laïcité par des Maçons brestois au jardin Jules le Gall.

Jules Le Gall occupe une place conséquente dans l’histoire du mouvement anarcho-syndicaliste brestois, de la fin du XIXe au début du XXe siècle. Il fit venir à Brest le chef du mouvement anarchiste ukrainien, Makhno, dont je vous ai déjà parlé, persécuté par le pouvoir soviétique. La création de la Maison du peuple, c’est encore lui. Anarcho-syndicaliste, franc-maçon, il fut bien évidemment la cible du régime de Vichy. La police française l’arrête en 1941. Il est interné à Compiègne, puis déporté en Allemagne, au camp de concentration de Buchenwald. Il y est mort le 14 juin 1944.

Voila pour aujourd’hui, allez, portez vous bien et à demain peut-être si l’ermitage résiste à la tempète.

EREMITIQUE TOI-MEME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des décalcomanies et des sardinades réunies, bonjour!

Nous sommes donc le 05 décembre, la France a une nouvelle Miss, il pleut toujours sur Brest et c’est le 15è jour de frimaire dédié au Chevreuil. En Bretagne c’est aussi la Saint Houarvian.

Houarvian était un barde de la Bretagne insulaire qui, à cette époque là (aux environs de 510), s’était rendu à la cour du roi Franc Childebert 1er pour participer au concours de l’Eurovision et suivre un stage de harpe celtique auprès de l’ancêtre d’Alan Stivell. C’est alors qu’il rentrait chez lui en char-stop qu’il eut une vision. C’est bien connu, le char-stop est propice aux visions surtout si vous fumez quelques substances illicites…

Donc, cette vision lui commanda d’attendre sa promise au bord de la fontaine de Landouzan, près du Drennec, en Finistère.

Il y rencontra Riwanon et demanda sa main à son frère Rivoaré. Ils se marièrent à la mode de Bretagne et, vers 525, Riwanon donna naissance à saint Hervé. Puis ils se séparèrent pour mener une vie érémitique. Ce qui ne veut pas dire, mécréants que vous êtes, qu’ils étaient au RMI…

Aujourd’hui on peut visiter la chapelle de Landuzen, restaurée grâce au travail de l’association « Mignoned landuzen », au Drennec et qui possède une cuve baptismale datant semble t-il de l’époque gallo-Romaine. (photo)

Bon allez, je fais court car aujourd’hui c’est lundi, jour de marché à Lesneven et je dois aller faire le plein de légumes si je veux que ma potée soit prète quand rentrera ma fiancée de son dur labeur. Portez vous bien et à demain peut-être.

A DOUARNENEZ, LE CARNAVAL EST CHOUETTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des Penn-Sardinn et du thé au jasmin réunis, bonjour!

Nous sommes le 08 septembre 2011 et je vous trouve encore devant votre ordi. C’est le 22è jour de fructidor dédié à la noisette. Autant dire que c’est le moment de faire ses provisions pour l’hiver. D’autant plus que si l’on en croit les gazettes, l’hiver sera rude…

Cela devait bien finir par arriver, j’ai dégotté un douarneniste pour ma galerie de portraits. Je rappelle à ceux qui l’ignore qu’un douarneniste est un habitant de la ville de Douarnenez dans le finistère sud; ville qui a connu son heure de gloire, à l’instar de Marseille, grâce à la sardine et qui aujourd’hui décline doucettement au fond d’une baie qui reste la plus belle du monde. Ai-je besoin de préciser qu’elle a vu naître votre serviteur il y a maintenant fort longtemps. A droite, une photo du marché des halles, où ma grand mère allait acheter son beurre. Voici l’histoire d’un personnage étonnant et pour le moins pittoresque:Hervé COATMEUR.

Le 12 avril 1924, à Brest, sortie du numéro 4 de l’hebdomadaire « Le Tam Baz » (le morceau de bâton). Ce journal satirique, humoristique et naturien est réalisé par l’anarchiste Brestois Hervé COATMEUR. On ne sait pas grand-chose sur la durée de ce journal paraissant le samedi, mais il fait partie des nombreux titres publiés par Coatmeur et le Foyer Naturien de Brest. On retrouve des traces notamment du « Sphinx » puis du « Sphinx d’après guerre », de « l’écho naturien » etc.

Fils de pêcheur, né à Douarnenez en 1879, (il a du user ses fonds de culottes sur les mêmes bancs d’école que mes grand-pères) resté jeune à la charge de sa mère, Hervé Coatmeur, travailla comme ouvrier à l’Arsenal de Brest, fut plusieurs fois condamné et, finalement renvoyé en 1910 et inscrit au Carnet B. Il exerça alors bien des métiers : docker, portefaix à la gare de Brest, livreur de sciure de bois… Anarchiste individualiste, il eut un kiosque à journaux, un magasin de bouquiniste, un étalage volant parmi les forains, ne voulant être ni commerçant, ni fonctionnaire, ni exploiteur, ni exploité. Il propagea un individualisme dérivé de celui de Han Ryner.

Responsable du Foyer Naturien de Brest (85 rue E. Zola), il avait été le fondateur, animateur et principal rédacteur du journal Le Sphinx individualiste (Brest) qui connaitra de nombreuses séries difficiles à reconstituer.

Propagandiste, il distribuait tracts et prospectus, fonda un cercle d’études, s’attacha dans les années 1920 à la diffusion de l’En Dehors d’Emile Armand auquel il collaborait, devint végétarien, s’alimentant de légumes et de fruits crus et de pain de seigle. Il collaborait également à la revue Le Néo Naturien .

Il se maria le 6 août 1931 « avec une jeune paysanne qui, après avoir été violée par son père, se réfugia à Brest où elle devint la proie des marins », on se croirait dans Les misérables. Il voulut faire d’elle un être nouveau. Mais elle le quitta et revint avec un jeune bébé « à l’état de santé pitoyable ». Elle le quitta à nouveau en emportant « une pile de pièces de cent sous patiemment économisées en vue d’éditer un numéro du Sphinx » (E. Armand, L’Unique, op. cit.) Le divorce fut prononcé le 15 juin 1935. Sur la photo à droite, une vue de Brest après les bombardements. Malgré mes recherches, je n’ai pas trouver de photo représentant Hervé Coatmeur. Par contre j’ai déniché un logo qui est celui des anarchiste végétarien. Etonnant non !

Hervé Coatmeur vécut ses dernières années dans les conditions les plus misérables : il habitait une cabane où tombait la pluie et couchait sur un lit de sangles : il était vêtu de guenilles et chaussé de spartiates. Le 8 septembre 1944, il périt avec plusieurs centaines de personnes au cours de l’explosion d’un abri civil à Brest, place Sadi-Carnot lors d’un bombardement de la ville.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’anarchisme éclairé et du foie de veau au vinaigre réunis, bonjour !

Peut-être l’ignorez vous mais depuis de longs mois maintenant, la ville de Brest (29) est en plein chantier pour raison d’implantation d’un tramway. Les responsables du projet ont eu la bonne (?) idée de faire appel à la population pour la dénomination des futures stations. L’une d’entre elles pourrait porter le nom d’une combattante qui s’illustra notamment pendant la commune et accompagna Louise Michel dans sa déportation en Nouvelle Calédonie. Les internautes ont jusqu’au 5 juin pour effectuer leur choix. Il suffit de se rendre sur le site du TRAM. Je vous invite donc à voter en masse pour que Brest n’oublie pas cette communarde. Faites passer l’info, tweetez, facebookez, embrassez qui vous voulez… Du coup, histoire de vous rafraichir la mémoire à propos de cette pétroleuse, je vous recopie le billet que je lui avais consacré l’année dernière.

Le 8 mai 1921, mort de Nathalie LEMEL à l’hospice d’Ivry, elle était née à Brest où ses parents, les époux Duval, tenaient un bistro..

 

Révolutionnaire, internationaliste, communarde et féministe; voilà ce que l’on pourrait écrire sur sa carte de visite. Étonnante histoire que celle de ce petit bout de femme, elle mesurait moins de un mètre cinquante, qui fut une des meneuses de la Commune de Paris. (elle a pas l’air commode, la bougresse…)
Elle est née, le 26 août 1827. Après avoir fondé une librairie à Quimper, elle vient s’installer à Paris et trouve un emploi d’ouvrière dans un atelier de reliure. En 1866, elle adhère à la première Internationale fondée par Marx, Engels et Bakounine et fonde avec Eugène Varlin « La marmite », c’était un peu les restos du coeur de l’époque, on appelait cela:coopérative alimentaire. Pendant la Commune de Paris, des centaines de repas seront ainsi servis aux plus démunis.
En compagnie d’Élisabeth DMITRIEFF, une russe noble devenue socialiste, elle organise « L’union des femmes pour la Défense de Paris et les soins aux blessés ». On la retrouve également, un drapeau rouge à la main, sur la barricade de la place Pigalle qu’elle a elle-même érigée, exhortant les gardes nationaux à plus de courage.
Arrêtée le 21 juin 1871 et désespérée par l’échec de la Commune, elle tente de se suicider (à l’absinthe!), sans succès. Lorsque ses amies réclament sa grâce, elle envoie elle-même une lettre au préfet, expliquant qu’elle refuse tout recours en grâce et réfute toute action qui pourrait être menée en sa faveur. Elle est donc déportée en Nouvelle Calédonie le 24 août, en compagnie de Louise Michel. Embarquées toutes les deux sur « le Virginie » elles partageront la même baraque sur la presqu’ile Ducos.
Graciée en 1879, elle revient à Paris et trouve un travail à « L’intransigeant ». Devenue aveugle, elle mourra dans la misère. Brest, Quimper et Paris ont rendu hommage à cette combattante en donnant son nom à une rue, mais je doute que quelques passants se souviennent de Nathalie Lemel née Duval. Alors, donnons son nom à une station du futur tramway à défaut de le nommer désir…

Eugène Kerbaul lui a consacré une étude sous le titre « Une Bretonne, révolutionnaire et féministe » aux éditions Le temps des cerises.

Portez vous bien et à demain peut-être.

 

DOCTEUR SAX…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des « Cénobites tranquilles » et du livre de poche réunis, bonjour !

 

C‘est donc en ce 30 avril de l’an de grâce 2011 qu’apparaît aux yeux du monde, béat d’admiration, cela va sans dire même si ça va mieux en l’écrivant, ce 600è billet des « cénobites tranquilles » que l’univers blogosphérique dans son entier nous envie…

 

Il y a 52 ans, le 30 avril 1959 paraissait ce merveilleux livre de Jack Kerouac, Docteur sax. Et c’est bien parce que mon aïeule, dans sa stricte éducation, a su m’inculquer l’ immense modestie qui me caractérise que je ne tracerai aucun parallèle entre ces deux chefs-d’oeuvre.

 

Docteur Sax, c’est l’histoire d’un jeune garçon qui s’éveille à la vie dans une ville ouvrière grise et morne de la Nouvelle-Angleterre. C’est l’histoire de Jack Duluoz, canadien français comme Jack Kerouac lui-même, qui grandit sous les porches obscurs et parmi les immeubles bruns de Lowell, Massachusetts. C’est l’aventure empreinte de terreur vécue avec intensité par un adolescent.
Toujours tapie dans un repli de l’âme de Jack, se trouve l’ombre du Docteur Sax, avec sa cape qui flotte au vent et son chapeau mou dissimulant à demi un regard chargé de haine. Il fait partie d’une horde de fantômes, de monstres et de démons qui peuplent ce monde fantastique. Souvenir et rêve se mêlent dans un univers démentiel qui occupe une place grandissante dans l’esprit de Jack jusqu’au point de s’imposer avec une violence effroyable dans une véritable vision d’apocalypse. Mais la réincarnation du mal sera finalement anéantie et, avec elle, les fantômes et les démons qui hantaient l’âme du héros.


Un critique américain, J. Donald Adams, a dit de Kerouac qu’« il était capable de décrire le monde de l’expérience physique beaucoup mieux que quiconque depuis Hemingway », relisez
le soleil se lève aussi. La description des odeurs, des bruits dans la petite ville de Lowell est parfois empreinte d’une telle fantaisie bouffonne qu’elle témoigne d’une invention verbale inépuisable. L’auteur a transcrit des passages entiers en canadien français, ce patois savoureux que parlent Jack et ses parents ainsi que la joyeuse bande qui gravite autour d’eux et dont la verve truculente anime des scènes d’une vigueur rabelaisienne.

Le 24 octobre 1969, on enterrait au cimetière catholique de Lowell, morne petite ville industrielle du Massachussetts, le corps de Jack Kerouac, mort d’une hémorragie abdominale à l’âge de 47 ans. Il avait 91 dollars sur son compte en banque… Quelques années plus tôt, il avait fait le voyage jusqu’à Brest (Finistère – France) et s’était présenté sous le nom de Jean-Louis Le Bris de Kerouac, à la recherche de ses ancêtres bretons. Depuis quelque temps, il n’était plus que l’ombre de lui-même, revenu auprès de sa mère. Il resta sourd à la musique de Woodstock dont il aurait pu y reconnaître, comme Ginsberg, la moisson de ce que lui et ses amis avaient semé. Un chapitre était clos. Kerouac le clochard céleste, lampant sa gnôle à même le goulot et scandant ses blues à l’escale de la grande-route avait été la star numéro un du mouvement beat qu’une Amérique un peu effarouchée avait vu exploser en 1955-57.

Bon allez, c’est promis, pour le 1000è billet, la rédaction organisera un apéro géant dans les jardins de Keramoal (c’est une idée de ma fiancée qui assumera l’organisation) en attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

IL ETAIT UN P’TIT MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la culture pour tous et du poulet aux marrons réunis, bonjour !

En ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (finistère nord). Restons donc dans le Léon puisqu’aujourd’hui, nous célébrons la Saint Tangi. Encore un moine qui fonda l’abbaye de st Mathieu au Conquet. La légende dit qu’il était fils du seigneur Galono de Trémazan en Léon, près de portsall. Celui-ci avait eu comme seconde épouse une femme qui le maltraitait lui et sa sœur. Envoyé à la cour du roi franc Childebert 1er, pour son éducation, où il devint chevalier, il a laissé sa sœur Haude
au pays (ce qu’il ne faut jamais faire). À son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant
la famille et Tanguy la tue en la décapitant d’un coup d’épée. La victime prend alors sa tête dans les mains et ses jambes à son cou et rentre à
la maison pour demander les sacrements avant de mourir. Horrifié Tangi se repent sévèrement et se voue à la vie monastique avant de fonder sur la pointe St Mathieu (appelée en breton Locmazhé) une nouvelle abbaye. Il a fondé aussi l’abbaye de Gerber. Il est inhumé et vénéré (ou pas) par tout le peuple breton à Locmazhé. Pourtant, faire perdre la tête à sa soeur, pour une vie de saint, ça commençait mal !

Le 27 novembre (du calendrier Julien) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme. Tout comme notre petit moine,outre le fait qu’il portait la même barbe, il était pourtant issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II Monomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit nombre de publications notamment de géographie.(Sur ce dessin, à gauche, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un ami de Dinan)
En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé récemment, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.

Tout à fait autre chose.
J‘entends souvent les gens se plaindre de l’apparition de tags ou de graffitis sur les murs de leur quartier. Les brestois de la rue Sané ont, eux, bien de la chance. Des artistes anonymes ont tagué une reproduction du célèbre tableau de Picasso « Guernica » devant chez eux. Qui s’en plaindrait ?

Allez, voila pour ce samedi frigorifique, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

NI BLANC NI ROUGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du néo-Malthusianisme et des demoiselles* du Guilvinec réunis, bonjour !

Nous sommes le 26 octobre, toujours en brumaire et, c’est le jour de l’oie…Oyez donc ceci.

A plusieurs reprises, j’ai évoqué ici la figure de ce grand anarchiste révolutionnaire, à moins que ce ne soit l’inverse, je veux parler de Nestor Makhno. Et puisque le 26 octobre est le jour anniversaire de sa naissance, petite piqure de rappel.

Il a vu le jour en effet le 26 octobre 1889 à Houliaïpole en Ukraine. Issu d’une famille d’anciens serfs, il a connu une enfance très miséreuse.. C’est sans doute cette condition qui va l’amener à se révolter très jeune. C’est en 1906, période de grande répression tsariste, qu’il fait la rencontre de paysans anarchistes de Goulaï Polié. A la suite des attentats contre le gouverneur de la province, il est arrêté mais échappe à la peine de mort grâce à son jeune âge. Il ne sortira de prison que neuf ans plus tard au moment de la révolution et va découvrir les idées de Kropotkine.
Le 6 janvier 1918, l’assemblée constituante Russe est dissoute. La situation est si confuse que les armées austro-allemandes en profitent pour pénétrer en Russie et menacer le régime bolchevique. Le 3 mars 1918, par l’accord de Brest-Litovsk, Lénine accepte le démantèlement de l’ex-Empire russe.
L‘Ukraine, sous protectorat austro-allemand, est de nouveau confrontée aux exactions commises et au retour des Allemands et des propriétaires terriens.
Septembre 1918 voit donc la naissance de la fameuse « Makhnovchtchina » (en vidéo la chanson écrite par Etienne Roda-Gil en 1961 et interprétée par Les Béruriers noirs) et de ses drapeaux noirs. En moins de 3 mois, les makhnovistes libèrent une importante partie de l’Ukraine orientale.
La réaction ne tarde pas à se réorganiser et le Général Dénékine compose une nouvelle armée que l’on appellera « les blancs » en opposition à l’armée rouge de Trotsky. Makhno est pris entre le marteau et l’enclume, il se soulève contre les blancs mais les rouges se méfient des anarchistes et ne tardent pas à les laisser tomber.

Makhno mène la lutte jusqu’en 1919, contre les forces blanches et les troupes d’occupation allemandes et autrichiennes. Puis, les makhnovistes, déclarés hors-la-loi par les bolcheviques, prennent les armes contre les rouges . En août 1920, Makhno est blessé lors d’un combat contre l’armée bolchevique. Craignant pour sa vie, le Conseil décide de lui faire quitter l’Ukraine. On le retrouve à Paris où il reprend ses activités sous une forme plus théorique.
Dans ses mémoires, « mes compagnons de Brest et d’ailleurs », préfacées par Léo Ferré, René Lochu dit avoir rencontré Makhno à Brest (Finistère) en 1927. Contre la tyrannie des possédants, contre la dictature – fusse t-elle du prolétariat – contre le fascisme, contre le stalinisme, le Franquisme…Les anarchistes n’ont jamais hésité à se mobiliser.
Peut-être un jour comprendra t-on que, quelle que soit la langue employée, Anarchisme, ça veut pas forcément dire « bordel ».
En attendant, des petits blogueurs sur leur petit clavier continuent d’entretenir la mémoire.
Allez, je vous remercie d’être passé par ici, vous savez que vous pouvez revenir quand ça vous chante, c’est ouvert tous les jours. Vous avez même la possibilité de voter pour ce blogue (colonne de droite en bas). Portez vous bien et à demain peut-être.

*je parle des langoustines bien entendu.

SUR LE PONT D’AVIGNON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’humour noir et du lieu jaune réunis, bonjour !

Et bien voila, ça n’a pas manqué, nous sommes jeudi. Le 19 août. Dois-je préciser que c’est le deuxième jour de fructidor et que c’est le jour du millet…Pas une raison pour donner l’angélus (humour).
Pour les ceusses qui ont déjà un âge certain, le jeudi est plein de bons souvenirs car c’était le jour sans école. C’était aussi, en cette Bretagne très catholique, le jour du cathé !
Tiens, allez savoir pourquoi, il me revient cette blague typiquement brestoise.
-Et le mari, qu’est-qu’il fait ?
-Lui il est à l’arsenal.
-Et la femme alors ?
-Elle travaille pas non plus…

Mon fiston va encore trouver à dire que je fais dans l’almanach Vermot mais bon, c’est les vacances. Et pour ne rien vous cacher, je prépare ce billet un peu à l’avance car, dans mes pérégrinations je ne suis pas sûr de pouvoir assurer cette tâche quotidienne. Or, l’engagement est pris d’être présent chaque jour que fait le bon diable. Dans un mois nous aurons bouclé ensemble cette première année des « cénobites tranquilles » et la question se posera de continuer ou pas à ce rythme.

Tout à fait autre chose.
Pour ceux qui s’imagine que la politique de rigueur est une invention de nos dirigeants actuels, voici une petite citation digne d’intérêt.


Les
finances publiques doivent être saines, le budget doit être
équilibré, la dette publique doit être réduite, l’arrogance de
l’administration doit être combattue et contrôlée, et l’aide
aux pays étrangers doit être diminuée de peur que Rome ne tombe en
faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu
de vivre de l’aide publique.
 (Cicéron - 55 avant Jésus Christ)
Amusant, non !

Si tout se passe bien, à l’heure où vous lirez ce billet, sauf si vous êtes vraiment matinal, je devrais déambuler dans les ruelles d’Avignon à la recherche d’un Casanis bien frais. Mais soyez sûr que mes pensées vont vers vous malheureux travailleurs qui avez repris le collier avec enthousiasme pour financer ma retraite. Cela vous sera rendu au centuple (bon, là je crois que je m’avance un peu).

En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

IN VINO VERITAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la littérature érotique et de la pizza trois fromages réunies, bonjour !

Bistro-resto…traLalalaléno…

je
vous avais promis d’en dire un mot, et bien voilà. Il s’appelle LA
MUSE VIN
, et se cache dans une petite rue tout près des
halles St Martin à Brest même.

Comme
dans la chanson de Pierre Perret, le patron s’appelle Bruno. Il
exerce dans une cuisine guère plus grande qu’une cambuse de
trimaran. Et pourtant il sort de cette cuisine liliputienne de vraies
trouvailles: Rillettes de maquereaux, rognons de veau servis entiers,
St Jacques poêlées, et pour accompagner tout cela dans la bonne
humeur qui sied à ce genre d’établissement, une foultitude de vins
de pays. D’ailleurs, des vins il y en a partout, dans des vieilles
caisses en bois, sur les étagères, pour la plupart, des vins
naturels, un peu costauds pour les ceusses qui se sont habitué aux
Bordeaux aseptisés des grandes surfaces. La viande y est préparée
devant vous, ce soir là, nous avons opté pour un onglet (300 gr) au
beurre balsamique, un vrai régal. Et pour l’apéro, je vous conseille l’assiette de saucisson(s) elle vaut vraiment le détour…

Cerise
sur le gateau (oui, il y avait aussi une tarte tatin…) le patron et
le serveur sont deux gr
os fumeurs devant l’éternel et n’ont pas
l’air décidé du tout à changer leurs habitudes. En résumé, une
ambiance « bonne franquette », des vins agréables, une
cuisine très correcte, un accueil des plus sympa bref, une adresse
qui méritait de figure
r sur le carnet des « cénobites
tranquilles ».
Rue Berthelot à Brest.

Autre promesse à laquelle je ne peux déroger, c’est de vous montrer les jardins de Keramoal ceinturés par une haie d’hortensias dont les couleurs s’échelonnent du bleu granite au violet.



Le mois de juin déploie véritablement une palette impressionnante. Voici que s’épanouit dans un coin une drôle de fleur pour le moins exotique qui devrait ressembler à cela.


Tout cela pour vous confirmer que l’été est bien là et que si je vous dis que ça commence à manquer d’eau, je vois déjà votre sourire en coin.

Justement tiens, faut que j’aille arroser mes tomates. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


VIVE LE SPORT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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VIVE LE SPORT.

Nul besoin de connaître l’italien ou le néerlandais pour comprendre ce spot. La question est de savoir si certains coureurs, comme ici Cancellara, ont eut recours à ce stratagème pour améliorer leurs performances. De prime abord cela semble un peu gros mais, après le dopage physique voici peut-être le dopage mécanique. Cest Davide Cassinni, ancien coureur lui même et aujourd’hui consultant pour la RAI qui est à l’origine de la rumeur. Fallait oser !

Amis Républicains, bonjour ! Nous sommes le 3 juin, c’est à dire le 15è jour de Prairial, habituellement consacré à la Caille, allez savoir pourquoi…  Voici pour compléter notre galerie de portraits, un bref aperçu de la vie d’un « P’tit zef » (un Brestois) qui s’illustra au cours de la Commune notamment. Il est né le 3 juin 1840 dans la cité du ponant. Faut-il rappeler qu’une tentative d’instauration d’une Commune à Brest eut lieu dès le 2 octobre 187O; elle était l’oeuvre d’un certain Constant Le Doré qui tenta de s’emparer de l’hôtel de ville. La décision avait été prise lors d’une réunion publique réunissant plus de 3000 personnes. Un détail, il y avait parmi ces personnes des volontaires américains débarqués le matin même et qui venaient combattre les Prussiens.

Jean-Louis PINDY est communard et anarchiste, il est menuisier de son état, en 1867, il est membre de la section brestoise de l’Internationale.
Résidant ensuite à Paris, il sera condamné en avril 1870 à un an de prison (lors du 3e procès contre l’Internationale). Libéré le 4 septembre à la proclamation de la république, il est, en janvier 1871, l’un des signataires de l’affiche rouge (ne pas confondre avec celle de Manoukian) qui revendique
« Place au peuple! Place à la commune! ».

Le 18 mars 1871, il prend part à l’occupation de l’Hôtel de Ville dont il deviendra gouverneur, puis est élu, le 26 mars, membre de la Commune. Il s’opposera au Comité de Salut Public.

Le 24 mai 1871, pendant la Semaine Sanglante, c’est lui qui donne l’ordre d’incendier l’Hôtel de Ville. Condamné à mort par contumace, il se cache à Paris, avant de rejoindre Lausanne, en Suisse, puis la Chaux-de-Fonds où, en contact avec James Guillaume, il devient un militant actif de la Fédération Jurassienne.

Le 16 septembre 1872, il assiste au Congrès de l’A.I.T anti-autoritaire à Saint-Imier, puis participera aux Congrès qui suivront. En 1877, il crée, avec Paul Brousse et François Dumartheray, une section française de l’A.I.T (association internationale des travailleurs), avec son journal « L’Avant-Garde ». Il participera, par la suite, à la fondation de la Libre Pensée, à la Chaux-de-Fonds, où il mourra le 24 juin 1917. L’illustration de droite est parue dans « l’idée libre » en 1926 et s’intitule: La libre pensée contre le Fascisme.

Et bien voila, c’était le 267ème billet des « cénobites tranquilles » un blog d’humeur et d’humour, ouvert 7 jours sur 7…Vous êtes de plus en plus nombreux à le consulter et, ne serait-ce ma modestie légendaire, j’en serais très fier. En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.