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Maria Lacerda de Moura…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis républicains, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes aujourd’hui le Mercredi 27 Mai 2018, vingt septième jour de Floréal dédié à la civette; petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon.

Dans notre galerie de portraits, l’homme du jour est une femme.

J‘ai toujours eu un petit faible pour les brésiliennes, mais celle là, me plait particulièrement. Maria Lacerda de Moura poursuit des études à l’École Normale de Barbacena et devient enseignante en 1904. Politiquement, elle adhère aux idées développées par les anarchistes et en particulier, celles défendues par Francisco Ferrer Guardia, maria lacerda Glibre-penseur et pédagogue libertaire. Comme lui, elle est convaincue de l’importance du rôle de l’éducation dans le développement des individus et souligne qu’en ce qui concerne les femmes, elle est un moyen de les affranchir du poids des traditions sociales et religieuses qu’elles subissent. Elle s’engage alors dans la lutte contre l’illétrisme et œuvre pour faciliter l’accès des femmes au savoir. La création de La Ligue contre l’illettrisme constitue ainsi une concrétisation de son engagement dans ce domaine. En 1920, elle fonde à Rio de Janeiro une ligue pour l’émancipation intellectuelle des femmes qui revendique l’attribution du droit de vote aux femmes et elle est considérée comme l’une des pionnières du féminisme brésilien:

« Les prémices d’un mouvement d’émancipation se manifestent au Brésil en même temps qu’en Europe occidentale et en Amérique du Nord: le premier journal féminin, Le journal des Dames, date de 1852. quelques féministes modérées réclament le droit à l’éducation pour que les femmes puissent remplir leur rôle de mère ou pour uneMARIALACERDAWEB «question de raffinement spirituel»; d’autres, plus incisives, pour parvenir à l’indépendance économique. La bataille pour les droits civils et politiques, parfois même pour le divorce, commence, avec Bertha Lutz à la tête d’un mouvement suffragiste et Maria Lacerda de Moura qui conteste la double morale sexuelle. » Parallèlement à son engagement féministe, elle se consacre également à l’amélioration des conditions de vie des gens dans le besoin et combat en compagnie d’autres femmes pour permettre aux sans-abris d’avoir un accès au logement.

Son combat féministe se révèle ainsi également humanitaire. Elle s’installe à Sao Paulo en 1921. Elle écrit de nombreux articles dans la presse anarchiste brésilienne, argentine, uruguayenne et espagnole où elle dénonce l’oppression sexiste subie par les femmes quelle que soit leur condition sociale. La sexualité de la femme est lacerda 2l’un de ses thèmes de prédilection dont elle aborde de front tous les aspects (virginité, plaisir, maternité…), ce que peu de femmes osaient alors faire au Brésil. Enfin, elle créé la revue Renaissance en 1923. Entre 1928 et 1937, elle rejoint une communauté agricole autogérée anarchiste à Guararema, composée d’anarchistes individualistes et d’exilés ou de déserteurs espagnols, français et italiens et elle considère que cette expérience correspond à la période la plus féconde de son activité intellectuelle. Cependant, sous la pression du gouvernement de Getúlio Vargas, la communauté doit être abandonnée. Maria Lacerda se réfugie alors à Rio de Janeiro, où elle termine sa vie en poursuivant son combat et ses travaux.

Allez, voila pour ce Mercredi. En attendant un prochain billet, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Esprit es-tu là?

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des esprits frappeurs et du chocolat Poulain réunis, bonjour !

Nous sommes le samedi 31 mars, 11è jour de germinal dédié à la pervenche.

Voici déjà un moment que je voulais trouver une petite place dans notre galerie de portraits pour cet étrange personnage qu’était Allan Kardec ou Alan Kardec, de son vrai nom Hippolyte Léon Denizard Rivail, né à Lyon le 03 octobre 1804 et décédé le 31 mars 1869. C’est un pédagogue français, fondateur de la philosophie spirite ou spiritisme. Il est généralement surnommé le « codificateur du spiritisme ». Son œuvre influence aujourd’hui fortement la culture et la vie publique brésilienne.

Il va à l’école primaire locale jusqu’à ses dix ans, Il devient interne au château d’Yverdon, sur le lac de Neuchâtel, chez le célèbre pédagogue Pestalozzi qui met alors en pratique les principes de l’« Émile » de Rousseau. Dans cette « école mutuelle », il apprend avec d’autres jeunes gens de la bonne société européenne. Les influences de Pestalozzi furent très fortes sur le futur Kardec, et des principes de la pédagogie se retrouveront dans sa doctrine spirite: la fraternité universelle ou l’ouverture aux femmes.

En 1832, il épouse Amélie Boudet (ici le couple en portrait), une institutrice qui travaille avec lui dans son école et dans la poursuite de son œuvre pédagogique. Lorsque l’école doit fermer pour des raisons financières, Léon Rivail traduit des textes allemands et publie des manuels pour gagner sa vie. Il continue à donner des cours, gratuitement, de chimie, physique, anatomie et astronomie. Il est un grand positiviste, pas du tout tourné vers le surnaturel. C’est en cette capacité de pédagogue positiviste qu’il est sollicité pour superviser des séances de tables tournantes. On lui demande aussi de mettre de l’ordre dans les communications des esprits reçues lors de séances. Cela donnera Le livre des Esprits.

Il découvre les tables tournantes en 1855, pratique venue des Etats-Unis. C’est à cette époque qu’il prend son surnom d’Allan Kardec, nom qu’il pense correspondre à celui qu’il portait lors d’une vie antérieure, alors qu’il était druide. Il converse plusieurs années avec toutes sortes d’esprits et en tire un enseignement. L’essentiel est écrit dans Le livre des Esprits (1857) et Le livre des médiums (1861). Il fonde également La Revue spirite, magazine encore publié aujourd’hui, dans plusieurs langues. Il meurt d’un anévrisme en 1869 en laissant nombre de textes en cours d’écriture. Un sixième livre dont le titre provisoire était : Les prévisions concernant le spiritisme, fut également retrouvé. Tous ces travaux inachevés furent regroupés par l’éditeur Pierre-Gaëtan Leymarie quelques années plus tard et édités sous le titre : Les oeuvres posthumes d’Allan Kardec.

Il est inhumé au Père-Lachaise, à Paris. Au-dessus de sa tombe en forme de dolmen et de son buste en bronze poli , sa devise : « Naître, mourir, renaître encore et progresser sans cesse, telle est la Loi ». De nombreuses personnalités furent séduites par le spiritisme tels, Victor Hugo, Théophile Gautier, Camille Flammarion ou Conan Doyle… De nos jours, Allan Kardec est l’un des auteurs sociologiques français les plus lus au Brésil . Plus de six millions de Brésiliens se déclarent spirites et mettent en application sa doctrine dans des milliers de centres spirites. Les principales villes brésiliennes ont toutes une rue Allan Kardec. Ici un collège portant son nom à Minas-Geraï. Allez, que la force soit avec vous, portez vous bien et à demain peut-être.

BRASIL: 3 – FRANCE: 0…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour !

Nous sommes le 11 décembre, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre.

Une légende amérindienne attribue la découverte du sucre d’érable à Nokomis (la Terre), grand-mère de Manabush, héros de nombreuses légendes indiennes. Nokomis aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir la sève. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver sa grand-mère et lui dit : « Grand-mère, il n’est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu’ils ne puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop. ». Il n’en dit pas plus long, mais, craignant que Nokomis ne fût indifférente à ses paroles et qu’elle n’omît de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, il grimpa au haut d’un érable avec un vaisseau rempli d’eau et en versa le contenu à l’intérieur même de l’arbre dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l’érable. Aujourd’hui, ce sont nos cousins de la belle province qui produisent 70% du sirop d’érable dans le monde.

Puisque nous sommes outre Atlantique, restons y. Voici une photo d’une jeune femme faisant face à ses juges (voyez comme ceux-ci se dissimulent). Nous sommes au Brésil en 1970 sous la dictature. Elle s’appelle Dilma ROUSSEFF, elle a 22 ans et vient de subir 22 jours de torture. Elle est l’actuelle Présidente du Brésil.

En 2008, intervenant lors d’une commission d’enquète du sénat, elle répond à un sénateur de droite qui l’accuse d’avoir menti à l’époque : « J’avais 19 ans, sénateur, j’ai été sauvagement torturée, et je peux vous dire que mentir sous la torture n’est pas facile. Et j’en suis fière car j’ai sauvé la vie de mes compagnons. ». C’est le journaliste Ricardo Amaral qui a retrouvé ce cliché des archives de la police militaire pour la publier dans une biographie à paraître dans les prochains jours. « Ce que la vie demande, c’est du courage » – titre tiré d’une phrase du grand écrivain brésilien Guimaraes Rosa, que Dilma Rousseff avait cité lors de son discours d’investiture, le 1er janvier 2011. Voici Garota Ipanema: Vinicius de Moraes.

Il faut croire que l’on a les présidents que l’on mérite…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

LA CRISE SELON BOFF…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la lutte finale et de la salade niçoise réunies, bonjour !

C‘est aujourd’hui le mardi 28 juin qui correspond au 10è jour de messidor dédié à la faucille. Pas de quoi en devenir marteau mais, tout de même.

Je livre à votre sagacité légendaire cette réflexion de Léonardo BOFF, prix Nobel alternatif en 2001 et chef de file de la théorie de la libération au Brésil. Il a été membre de l’ordre des frères mineurs franciscains mais, la congrégation pour la doctrine de la foi, dirigée par celui qui allait devenir Benoist le seizième, lui a cherché des poux dans la tonsure. Aujourd’hui il a rejoint le statut de laïc avec femme et enfants. Il a une bonne tête et personnellement, je lui donne le bon dieu sans confession…

Je suis convaincu que la crise actuelle du capitalisme n’est pas simplement conjoncturelle et structurelle. Il s’agit de la phase terminale. Le génie du capitalisme à s’adapter à toute circonstance est sur sa fin. Je réalise que peu de gens soutiennent cette thèse. Deux raisons, cependant, me conduisent à cette interprétation.

«La première est la suivante: la crise est en phase terminale parce nous tous, mais particulièrement le capitalisme, nous avons dépassé les confins de la Terre. Nous occupons et pillons la planète entière, brisant son équilibre délicat et épuisant ses ressources et services au point de ne pouvoir reconstituer ce que nous avons pris. Dès le milieu du XIXe siècle Karl Marx écrivait prophétiquement que le capital avait tendance à détruire ses deux sources de richesse et de reproduction : la nature et le travail. C’est ce qui se passe aujourd’hui.

 

La nature est en effet soumise à un stress considérable, jamais connu auparavant, du moins durant le dernier siècle. Les événements extrêmes que l’on peut constater dans toutes les régions et les changements climatiques, qui tendent à un réchauffement mondial croissant, parlent en faveur de la thèse de Marx. Comment le capitalisme va-t-il se reproduire sans la nature ? Il se heurte à une limite indépassable .

Le capitalisme rend le travail précaire ou s’en passe. Un puissant développement est possible sans travail. L’appareil de production informatisé et automatisé produit plus et mieux, avec presque pas de travail. La conséquence directe est le chômage structurel.

Des millions de personnes ne vont jamais entrer dans le monde du travail, même comme armée de réserve… En Espagne, le chômage touche 20% de la population totale et 40% des jeunes. Au Portugal, 12% du pays, et 30% des jeunes. Cela signifie une grave crise sociale comme celle qui fait rage en ce moment en Grèce. L’ensemble de la société est sacrifié au nom d’une économie faite non pas pour satisfaire les besoins humains, mais pour payer la dette aux banques et au système financier.

 

La deuxième raison est liée à la crise humanitaire que le capitalisme génère. Auparavant, elle était limité aux pays périphériques. Aujourd’hui elle est mondiale et a atteint les pays du centre… Les victimes, reliées par des nouvelles voies de communication, résistent, se rebellent et menacent l’ordre existant… Le capitalisme lui-même créé le poison qui peut le tuer.

Les rues de plusieurs pays européens et arabes, les « Indigné(e)s » qui remplissent les rues d’Espagne et de Grèce sont l’expression d’une rébellion contre le système politique existant, qui est à la remorque du marché et de la logique du capital. Les jeunes Espagnols crient: » Ce n’est pas une crise, c’est du vol ». Les voleurs sont retranchés à Wall Street, au FMI et à la Banque centrale européenne.

Au fur et à mesure que la crise s’aggravera, les multitudes qui ne supportent plus les conséquences de la surexploitation de leurs vies et de la vie sur Terre croîtront. Et elles continueront à se rebeller contre ce système économique en train d’agoniser, non pas sous l’effet de la vieillesse, mais du venin et des contradictions qu’il a créés, punissant la Terre Mère et accablant la vie de ses fils et filles.»

Voila, c’est un peu long mais bon, faites un effort de temps en temps. parce que c’est pas Martine, Ségo ou François qui vont vous parler comme cela. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


 

 

 

UN INDIEN DANS LA VILLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’hyperbole et de la fraise Tagada réunies, bonjour !

Nous sommes le 20 juin, 2è jour de messidor dédié à l’avoine, et comme disait mon aïeule : la pluie de juin fait belle avoine et mauvais foin…

 

Parmi les milliers de photos que je vois, certaines me touchent davantage … la douleur de cet homme, qui vit en synergie avec la Nature, qui connaît le son du vent dans les arbres, les bons endroits où pêcher, à quelle saison cueillir le fruit qui ravira ses petits enfants, qui a toujours vécu là, après ses parents et ses ancêtres, et qui voit maintenant un monde dit « civilisé » arriver dans son monde, et lui expliquer qu’il doit se casser, qu’ils vont l’inonder pour faire un barrage, ça me touche … pauvre p’tit père, tes larmes sont aussi les miennes et celle de tout ceux qui reculent devant la folie des hommes mais se font rattraper pareil par leur connerie …cette ville mondiale, qui n’est pas un peuple avec un passé mais une masse noyée dans les conditionnements, sans passé ni culture, et son incompréhension du traditionnel, qu’elle combat par ignorance en se drapant dans de grandes idées d’écolo qu’elle agite comme un drapeau sans s’être jamais penché vers la terre et l’avoir senti couler entre ses doigts comme un parfum …

 

Le chef indien Raoni, de la tribu des Kayapos, pleure en apprenant la décision du gouvernement brésilien. Celui-ci vient, en effet, de donner le feu vert pour la construction du barrage de Belo Monte. Les milliers de lettres ainsi que plus de 600 milles signatures et l’engagement militant de James Cameron (Avatar) ont tout simplement été ignorées. Madame Dilma Roussef a signé l’arrêt de mort des peuples Xingus. Le barrage de Belo Monte sera plus vaste que le canal du Panama et inondera au moins 400 000 hectares de forêt. De ce fait 40 000 indigènes et autres populations locales seront délocalisées et l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera détruit.

On va donc innonder 5OO km des berges du Xingu dans la région du Mata grosso et du Para pour construire le troisième plus grand barrage du monde après celui des trois gorges en Chine et d’Itaïpu au Paraguay. La folie des hommes ne connaît pas de limites et les plumes du chef Raoni ne pèseront pas lourd dans la balance énergétique.

Allez, portez vous bien, si vous le pouvez, et à demain peut-être.


 

 

MARIA LACERDA DE MOURA…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis républicains, bonjour ! Faut-il vous le rappeler, nous sommes aujourd-hui le 27 de Floréal et c’est le jour de la civette. Petit mammifère plus proche du blaireau que du chat d’après Buffon.

Dans notre galerie de portraits, l’homme du jour est une femme.

J‘ai toujours eu un petit faible pour les brésiliennes, mais celle là, me plait particulièrement. Maria Lacerda de Moura poursuit des études à l’École Normale de Barbacena et devient enseignante en 1904. Politiquement, elle adhère aux idées développées par les anarchistes et en particulier, celles défendues par Francisco Ferrer Guardia, libre-penseur et pédagogue libertaire. Comme lui, elle est convaincue de l’importance du rôle de l’éducation dans le développement des individus et souligne qu’en ce qui concerne les femmes, elle est un moyen de les affranchir du poids des traditions sociales et religieuses qu’elles subissent.

Elle s’engage alors dans la lutte contre l’illétrisme et œuvre pour faciliter l’accès des femmes au savoir. La création de La Ligue contre l’illettrisme constitue ainsi une concrétisation de son engagement dans ce domaine. En 1920, elle fonde à Rio de Janeiro une ligue pour l’émancipation intellectuelle des femmes qui revendique l’attribution du droit de vote aux femmes et elle est considérée comme l’une des pionnières du féminisme brésilien:

« Les prémices d’un mouvement d’émancipation se manifestent au Brésil en même temps qu’en Europe occidentale et en Amérique du Nord: le premier journal féminin, Le journal des Dames, date de 1852. quelques féministes modérées réclament le droit à l’éducation pour que les femmes puissent remplir leur rôle de mère ou pour une «question de raffinement spirituel»; d’autres, plus incisives, pour parvenir à l’indépendance économique. La bataille pour les droits civils et politiques, parfois même pour le divorce, commence, avec Bertha Lutz à la tête d’un mouvement suffragiste et Maria Lacerda de Moura qui conteste la double morale sexuelle. »

Parallèlement à son engagement féministe, elle se consacre également à l’amélioration des conditions de vie des gens dans le besoin et combat en compagnie d’autres femmes pour permettre aux sans-abris d’avoir un accès au logement. Son combat féministe se révèle ainsi également humanitaire.

Elle s’installe à Sao Paulo en 1921. Elle écrit de nombreux articles dans la presse anarchiste brésilienne, argentine, uruguayenne et espagnole où elle dénonce l’oppression sexiste subie par les femmes quelle que soit leur condition sociale. La sexualité de la femme est l’un de ses thèmes de prédilection dont elle aborde de front tous les aspects (virginité, plaisir, maternité…), ce que peu de femmes osaient alors faire au Brésil. Enfin, elle créé la revue Renaissance en 1923.

Entre 1928 et 1937, elle rejoint une communauté agricole autogérée anarchiste à Guararema, composée d’anarchistes individualistes et d’exilés ou de déserteurs espagnols, français et italiens et elle considère que cette expérience correspond à la période la plus féconde de son activité intellectuelle. Cependant, sous la pression du gouvernement de Getúlio Vargas, la communauté doit être abandonnée. Maria Lacerda se réfugie alors à Rio de Janeiro, où elle termine sa vie en poursuivant son combat et ses travaux.

Tout a fait autre chose.

Le Samedi 22 mai, 12 ème épisode du cyber fest-noz avec cette année, un hommage à Youenn Gwernig. Connexion sur antourtan.org à partir de 19h. J’ai eu le bonheur de rencontrer le grand Youenn à plusieurs reprises et c’était toujours un bonheur de l’entendre raconter son aventure américaine, ses rencontres avec les artistes de la beat génération et son amitié avec Jack Kerouac (on the road again).

Et bien voila, je vais m’arrêter là pour ce dimanche, vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale. Portez vous bien et si les dieux de la folk music le veulent bien, à demain peut-être.