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A lire et à relire…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis du dandysme et de la crevette rose réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 16 octobre 2015, 25è jour de vendémiaire, aimablement dédié au bœuf. C’est aussi l’anniversaire de la naissance de Oscar Fingal O’Flaherty Wills Wilde, plus connu sous le nom de Oscar WILDE.

Mais, à vrai dire, aujourd’hui je voulais évoquer un écrivain qui a eu la bonne idée de naître un 16 octobre en 1906 en Italie, à San Pellegrino (ça ne s’invente pas) et, ipso facto, de se retrouver dans les colonnes des « cénobites tranquilles » – j’ai nommé Dino BUZZATI. Que vous lisiez le désert des Tartares ou une nouvelle fantastique comme le K ou les sept messagers, vous êtes frappés par l’influence de Kafka mais aussi celle des surréalistes et des existentialistes comme Sartre ou Camus. Par ailleurs, le désert des tartares, œuvre majeure de Buzzati n’est pas sans rapport avec Les choses de Georges Perec. Buzzati y traite de la fuite du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire. Et les jours buzzati dessin s’écoulent au rythme lent de la routine. Lorsque l’ennemi est enfin là, il est trop tard, le lieutenant ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie. Buzzati entre en 1928 à Il Corriere della sera, il a 22 ans. Pendant plus de dix ans, il s’y ennuie à mourir, d’abord à collecter de maigres faits divers, puis à classer le courrier des lecteurs en fonction de leur intérêt, supposé proportionnel à leur éloge du fascisme. De cet ennui mortel il tirera son chef-d’œuvre, Le désert des tartares, qui paraît le 9 juin 1940, roman de la lenteur du temps, de l’apathie de la routine, de l’entêtement à espérer, à espérer la guerre, et de la faillite de cette espérance. Trois jours avant la parution du roman, l’Italie est entrée en guerre aux côtés de l’Allemagne. Et l’immense Jacques Brel en a fait cette merveilleuse chanson, ici dans une version surréaliste de Dick Annegarn.

Sommes nous tous des lieutenants Drogo dans cette vie qui ressemble de plus en plus au désert des Tartares ? En attendant de devenir héros, continuez de fréquenter ce blogue, portez vous bien et à demain peut-être

Mourir pour des idées…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour ! brumaireNous sommes le mardi 22 octobre 2013, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra ! Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles marque chaque année cet évènement majeur.

Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne », c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat ». En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »

En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage ». C’est brassensPatachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.

 

 

Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré Paul Valéry, mais au cimetière du brel,brassensPy, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer. Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.

Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne. Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, mon père me faisait écouter Gare au gorille et ma mère ne trouvait pas ça drôle du tout, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits.

Allez merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Quand on n’a que l’amour…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis de la liberté d’opinion et du gratin de courgettes réunis, bonjour !

Nous sommes le dimanche 16 septembre 2012 et c’est la date qui correspond au 30è et dernier jour de fructidor, dédié au panier.

Le 16 septembre 1973 est aussi la date à laquelle les sbires de Pinochet ont assassiné Victor Jara non sans lui avoir au préalable coupé les doigts à la hache.

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Auteur compositeur, il fut l’un des principaux soutiens de l’Unité Populaire et du président Allende. Arrêté lors du coup d’Etat du 11 septembre, il fut emprisonné au stade national qui se nomme aujourd’hui Estadio Victor Jara.

Après avoir été enterré semi-clandestinement, il a eu droit à des obsèques le 5 décembre 2009 dans le cimetière Général de Santiago lors d’une cérémonie à laquelle assistaient sa veuve, ses filles et la présidente du Chili Michelle Bachelet ainsi que plus de 5000 personnes.

 

Les pouvoirs totalitaires (mais existent-ils des pouvoirs qui ne le soient point) ont toujours tenté de museler les voix de la révolte. Alors, laissons le mot de la fin à Jacques BREL:

Quand on n’a que l’amour
Pour parler aux canons
Et rien qu’une chanson
Pour convaincre un tambour
Alors sans avoir rien
Que la force d’aimer
Nous aurons dans nos mains,
Le monde entier

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

 

 


NE ME QUITTE PAS…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la sinécure et du merlan poché réunis, bonjour!

Nous sommes le samedi 21 avril (J-1) et nous sommes le deuxième jour de Floréal dédié au chêne…

Souvenons de cette magnifique interprète qu’était NINA SIMONE

La chanteuse noire américaine est morte un lundi 21 avril en 2003, à Carry-le-Rouet Bouches-du-Rhône, à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.Large , grande, magnifique j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis, Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963, Why pour l’assassinat de Martin Luther King. « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

 

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Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine: » Myriam Makeba, chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- nina_simone_était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens  » Il n’y a pas d’amour heureux », évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Allez, demain j’en connais un qui aimerait bien qu’on lui chante « ne me quitte pas »…Et bien c’est râpé mon poulet. Portez vous bien et à demain peut-être.


DIEU ME DAMNE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de ma vieille Bretagne et du lait ribot réunis, bonjour !

En ce 25 juin je voulais vous inviter à vous souvenir de cet éveilleur de conscience que fut Emile le Skanv dit Milig et plus connu sous son nom de scène : GLENMOR.

« Plaise à tous les saints de noble compagnie, noter que l’ivresse, chez lui, engendrait la bonté et qu’en somme tous les ferments conjugués le délivraient de ses tendresses. »

C‘est extrait d’une plaquette tirée à quelques exemplaires par Martial Pézennec – Retraites paysannes- et que Milig avait eu la gentillesse de me dédicacer à la fin des années 70 au cours d’une soirée en son manoir du Poul en Mellionnec. La demeure aujourd’hui est devenue chambre d’hôtes tenue par des sujets de sa très gracieuse majesté. Magnifique plaquette dotée d’une typographie et bois gravés de Claude Huart. La dédicace est à l’adresse de mes garçons dont l’un se prénomme Glenn en hommage à ce rebelle né un 25 juin 1931 à Mael-Carhaix.

Et c’est encore au mois de juin, il y a quinze ans, qu’il nous a quitté.

Je l’ai connu et fréquenté à une époque où la « bretonnitude » n’était pas encore au goût du jour et il n’était guère de bon ton d’afficher son penchant pour la désuète culture bretonne. A gauche on nous traitait de « Breiz atao » en nous assimilant tout en vrac à l’Abbé Perrot et les milices du même nom, à Debeauvais et son parti nationaliste, tandis que les Gaullistes nous présentaient comme les indignes héritiers de l’infime minorité qui avait choisi la voie de la collaboration durant l’occupation.

Glenmor c’est levé, solide comme un menhir sous les rafales, voix de stentor, et son chant a fait trembler la République une et indivisible et ses petits hussards centralisateurs. Derrière lui sont venus Styvell, Servat, Kirjuel, Ducos, Dan ar Bras…On a redécouvert les sœurs Goadec et les frères Morvan, le Plinn et le khost ar c’hoat et les festou-noz qui avaient cédé la place aux bals popu ont repris force et vigueur.

Il était très croyant (il a fait le petit séminaire et poursuivit ses études chez les pères blancs) mais bouffait du curé à tous les repas, une soirée en sa compagnie était souvent aussi arrosée que la pointe St Mathieu par gros temps de Sud-Ouest et il fallait quelquefois le coucher à l’arrière de son « tube » Citroën qui lui tenait lieu de carrosse. En 1965, il donne son premier grand concert public, c’était à Paris, salle de la Mutualité et, lorsqu’il entonne « Kan Bale Nevenoe », nous étions nombreux à frissonner…

Glenmor, « glen » comme la douce terre du Kreiz-Breizh , « mor » comme l’indomptable mer d’Iroise . « Suis né barde de petite Bretagne / de moindre pays / Personne ne me tint conseil / Seuls les chemins / et les vents me furent maîtres. » Ainsi allait Milig, croyant et libertaire, attaché à une Nation disparue, conservateur mais visionnaire, pétri de contradiction comme cette terre bretonne qu’il n’a jamais renié lui, le fils de paysan. Adieu l’émile, je t’aimais bien comme disait Jacques Brel qui composa pour lui cette chanson « Le moribond ». A droite, le manoir du Poul en Mellionnec où il vécut avec Katell.

Allez, merci encore pour votre fidélité à ce petit blog sans prétention, portez vous bien et à demain peut-être.

LE DESERT DES TARTARES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du surréalisme et des penne all’arrabbiata réunis bonjour !

Ce 28 janvier nous prouve qu’irrémédiablement, on se rapproche de la fin du mois… Nous sommes le 9è jour de pluviôse, généralement dédié au peuplier.
Comment ne pas avoir une pensée pour (et de) Pierre Dac puisque aujourd’hui nous parlons surréalisme: Un seul hêtre vous manque et tout est peuplier… Je l’attribue à Pierre Dac mais très franchement je ne saurai l’attester. C’est peut-être bien le facteur Cheval ou le douanier Rousseau ou le sapeur Camembert ou encore, la femme du boulanger, la cane de jeanne, la famille Duraton ou le soldat inconnu. Il en va des citations comme des objets trouvés, au bout de un an et un jour vous pouvez vous les approprier.

En tous cas, elle n’est pas de moi et, à la vérité je m’en réjouis, car elle n’est pas franchement terrible. Vous avez évidemment remarqué, perspicaces lecteurs, qu’à chaque fois que j’utilise ce style amphigourique c’est que précisément, je n’ai rien à dire de particulier. S’il est un poète qui use et abuse de ce style c’est bien Michele Angelo Murgia. En voici un exemple:

C’était un jour pluvieux aussi sec  qu’à Gobi

L’air était si glacé, et le soleil torride

J’avais mis mon manteau et dessus mon obi

Je transpirais de froid sur la lave sans ride

Je marchais en courant, lentement engourdi

Par le poids si léger d’un amour insipide

J’avançais, défaisant ce que j’avais ourdi

La nuit, tout en veillant, d’un sommeil impavide…

 Etonnant, non !

Non, à vrai dire, aujourd’hui je voulais dire un mot d’un écrivain qui a eu la mauvaise idée de décéder un 28 janvier en 1972 et, ipso facto de se retrouver dans les colonnes des « cénobites tranquilles » – j’ai nommé Dino BUZZATI.

Que vous lisiez le désert des Tartares ou une nouvelle fantastique comme le K ou les sept messagers, vous êtes frappés par l’influence de Kafka mais aussi celle des surréalistes et des existentialistes comme Sartre ou Camus. Par ailleurs, le désert des tartares, oeuvre majeure de Buzzati n’est pas sans rapport avec Les choses de Georges Perec. Buzzati y traite de la fuite du temps, de l’attente et de l’échec, dans le cadre d’un vieux fort isolé à la frontière où le lieutenant Drogo attend la gloire.Et les jours s’écoulent au rythme lent de la routine. Lorsque l’ennemi est enfin là, il est trop tard, le lieutenant ne peut participer au combat et se trouve rendu, au seuil de sa mort, à la vacuité pathétique de sa vie. Et l’immense Jacques Brel en a fait cette merveilleuse chanson:




Sommes nous tous des lieutenants Drogo dans cette vie qui ressemble de plus en plus au désert des Tartares ? En attendant de devenir héros, continuez de fréquenter ce blogue, portez vous bien, à demain peut-être et, n’oubliez pas: Indignez vous !

POURQUOI ONT-ILS TUE JAURES …

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
du romantisme décadent et  du veau marengo réunis, bonjour !

Nous sommes le 25 de vendémiaire, jour habituellement consacré au boeuf…C’est sans doute la raison qui me pousse à imaginer pour ce soir un filet mignon de porc mitonnement accompagné de cèpes, pieds de mouton et autres chanterelles.

En effet, je
reviens à peine de ma cueillette de champignons, remarquez que je
mets champignons au pluriel car tout de même y-en a un plein panier,
et, si j’ai opté pour le diner, je ne sais pas encore quelle direction va prendre ce 404ème
billet.


En
assistant à toutes ces manifestations et à leur côté « baroud
d’honneur », je repensais à cette magnifique chanson de Brel:
Pourquoi ont-ils tué Jaurès. Je ne résiste pas au désir de
vous en redire quelques lignes:


On ne peut pas dire qu’ils
furent esclaves
De là à dire qu’ils ont vécu
Lorsque l’on
part aussi vaincu
C’est dur de sortir de l’enclave
Et pourtant
l’espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des
quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu’à la vieillesse
Oui
notre bon Maître, oui notre Monsieur.

Alors, est-on dans l’impasse,
l’intransigeance Sarkozienne ira t-elle jusqu’au bout, Chérèque va
t-il sortir de son chapeau un de ces compromis dont il a le secret ?
Bien malin qui peut répondre à ces questions aujourd’hui. La
conscience politique de la majorité de nos concitoyens étant à peu
près aussi développée que celle d’un buffet de cuisine, je doute
fort que le bras de fer s’éternise.

Sans doute faudra t-il attendre
les prochaines échéances électorales pour mesurer le rejet que
génère dans l’opinion cette nouvelle caste de dirigeants dont
l’arrogance n’a d’égal que le mépris dans lequel ils tiennent le
petit peuple.

En attendant les lendemains qui
chantent, je m’en vais fricasser mes champignons en fredonnant pour
mes lapins, qui n’en ont cure: Pourquoi ont -ils tué Jaurès ?
Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain
peut-être.

IL PLEUT SUR NANTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson Française et du pâté Hénaff réunis, bonjour.
Aujourd’hui, ayons une pensée émue et néanmoins joyeuse pour cette grande dame de la chanson. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à considérer qu’il s’agit de LA grande dame. Monique Andrée SERF est née un 9 juin de l’année 1930 et nous a laissé orphelin de son talent en novembre 1997.
Enfance difficile, appartenant à une famille juive, elle dût fuir et déménager sans cesse pendant l’occupation nazie pour échapper à l’attention toute particulière que leur prètait l’administration de Vichy. Ajoutez à cela un père abusif (incestueux) ce qui allait nous donner plus tard la chanson « Nantes » en vidéo ci dessus.
Il y a quelque temps de cela, ma fiancée et moi même visitions la belle ville de Gottingen, occasion de se remettre en mémoire cette autre magnifique chanson. Barbara a chanté et joué la comédie avec les plus grands, de Brel ) Brassens en passant par Depardieu et Béjart. Chaque fois, l’émotion était au rendez-vous. Les Nantais, toujours reconnaissants (si,si) ont donné son nom à une jolie allée dans le quartier St Joseph de porterie. Mais plutôt que de longues phrases, écoutons la chanter.


Bon, et à part ça…

L‘actualité est réjouissante non ? Notre secrétaire « des tas » aux sports se demande s’il est bien raisonnable de loger nos footeux dans un palace grand luxe. Attendons les résultats ! La belle Rama Yade prend une assurance sur l’avenir, si l’équipe de France va loin, tout cela deviendra billevesées; si elle est éliminée rapidement, elle aura beau jeu de rappeler son coup de gueule.

Tiens, ça c’est amusant: Au cours du recencement de la population, les Indonésiens ont découvert une citoyenne de 157 ans dans un petit village de l’ile de Sumatra. Pour statuer ils se sont fondé sur l’age de sa fille adoptive, 108 ans ! Etonnant non ? je ne sais pas comment ils vont résoudre la question de l’age de départ à la retraite.

Allez, voila pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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NINA SIMONE…

La chanteuse noire américaine est morte lundi 21 avril 2003, à Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône), à l’âge de 70 ans. Cette artiste fut l’interprète de standards comme « My Baby Just Cares For Me » ou « Ne me quitte pas ». J’ai retrouvé un article que lui avait consacré Véronique Mortaigne dans « Le Monde » à l’époque, je m’en inspire pour ce billet.

Large , grande, magnifique (j’aime bien cette photo avec sa coupe à la Angéla Davis), Nina Simone jouait du piano habillée en peau de panthère ou coiffée d’un turban. Femme noire longtemps exploitée par les hommes de son entourage, traitée par le milieu musical comme il se devait à l’époque de ses débuts – c’est-à-dire très mal -, Nina Simone avait changé les paroles du classique de Jacques Brel, Ne me quitte pas, car elle ne supportait pas que quiconque, et surtout pas une Noire, prononce des mots aussi dégradants que « Laisse-moi devenir l’ombre de ton chien ».

Derrière Nina la star, il y eut toujours Eunice Waynon, la jeune noire née d’un père barbier et prédicateur méthodiste. Son histoire est celle d’un sacrifice, celui de la jeunesse, passée dans l’étude du piano. Au début des années 1950, Eunice s’enfonce dans le destin obligatoire du musicien noir. Par admiration pour Signoret, elle adopte le nom de Simone. Trois ans plus tard, Nina Simone, avec ses dons hypnotiques, ses drôles d’arrangements au piano et sa voix poignante, enflamme les clubs. I Love’s You Porgy, My Baby Just Cares For Me : les tubes s’enchaînent, Nina a vingt-quatre ans. La jeune et gracieuse jeune fille qu’elle fut avant d’adopter des courbes de madone s’engage dans la bataille pour les droits civiques aux Etats-Unis, avec ses chansons rebelles : Young, Gifted and Black, Mississippi Goddam (pour les quatre enfants noirs morts dans un attentat raciste en Alabama en 1963), Why (pour l’assassinat de Martin Luther King). « Mes amis -Stokely Carmichael, Malcom X-, tous morts ou en exil.

Nina Simone précisait qu’elle se sentait totalement africaine:

 » Myriam Makeba -chanteuse sud-africaine, interprète de Pata Pata, exilée aux Etats-Unis et fer de lance de la lutte contre la ségrégation- était dans le secteur. Elle me demande : « Nina, es-tu prête à rentrer à la maison ? » Je lui dis oui. Après avoir réglé quelques affaires, nous sommes parties directement en Afrique. C’est elle qui a choisi le Liberia, car elle y connaissait du monde, de plus, le Liberia était symboliquement important dans l’histoire de l’esclavage », déclarait-elle au Monde en 1991 à la veille d’un des nombreux passages qu’elle fit à l’Olympia.

Nina, portée sur l’alcool et les paradis artificiels, fut lâchée et lâcha tout le monde, entama un chemin de croix solitaire, borné d’humeur et d’envies, de petits escrocs amoureux qui partaient avec la caisse. Des humeurs, des envies… Elle eut de brusques illuminations qui la faisaient abandonner les salles de concert au désespoir de tous. D’autres, belles et profondes, qui lui firent porter des stades et des salles vers le swing et la chaleur. Nina Simone était aussi une voix, spéciale, inimitable, grave, avec la quelle elle pouvait chanter aussi bien My Way, I Love’s You Porgy, ou un classique du blues.

Nina Simone avait chanté Brel, mais aussi Brassens – Il n’y a pas d’amour heureux, évidemment. Dans les années 1980, un ami lui avait offert une cassette de Jacques Brel. « J’étais à New York, je l’écoutais et à chaque fois que Brel disait : « Ne me quitte pas », je pleurais. Puis, je suis partie en Suisse et j’ai appris la chanson avec un professeur. Je l’ai répétée pendant trois ans avant d’oser la chanter. »

Tiens, petite pensée pour les « ceusses » de la bande à Bonnot…

« La Guillotine » lithographie de Steinlen (1900)


Il faudra attendre l’année 1981 pour voir disparaître ce « type d’humanisme français »

Le 21 avril 1913, sur le boulevard Arago à Paris, devant la prison de la Santé, exécutions capitales par la guillotine d’André SOUDY, de Raymond CALLEMIN, et d’Elie MONIER , tous les trois membres de la bande à BONNOT.


 » C’est fini. La société a fait justice. Justice? Cette opération odieuse, dans ce décor de deuil, sous ce ciel bas et impavide? Justice, ce triple meurtre, préparé dans tous ses détails, réglé, ordonné avec précision, parmi tous ces soldats, ces pelotons de gendarmes et de gardes? Justice, cette méthode sournoise de suppression? Mais à quoi bon philosopher ? Les hommes n’ont encore découvert d’autres moyens que de punir le meurtre par le meurtre. »
Victor Méric dans « Les bandits tragiques » (1926).

Allez, c’est tout pour aujourd’hui, je m’en vais surveiller le nuage et je vous dis portez vous bien et, à demain peut être.

VENT DE TOUSSAINT, TERREUR DE MARIN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Ha setu breman: Miz du (e Brezhoneg evel just). Voici venir novembre qui ouvre le chemin de l’hiver par la grande fête de la Samain. On rit, on chante, on boit beaucoup, on célèbre la mort du roi soleil. Bien sur, c’était avant ! Avant que que les « pisse-vinaigre » de la papauté ( Grégoire IV, 8ème siècle environ) n’en décident autrement. Il faut dire qu’ils furent bien aidé par Louis le Pieux qui instaura sur toute la Carolingie Chrétienne cette obligation de fêter tous les saints. Voila pourquoi au lieu de faire la fiesta, on se traine dans les cimetières les bras chargés de chrysantèmes ridicules. Notons au passage, qu’en ce sens nous commettons une grossière erreur car la fête des morts elle, ce n’est que le lendemain. A Carnoët, quand tous les saints seront bien installés dans leur vallée, c’est par camion qu’on va voir débarquer les chrysantèmes, à tous les coups, ils vont remporter la palme des villages fleuris.

Chez vous, je ne sais pas, mais ici, il fait un temps à ne pas mettre un saint dehors. Un temps de chien quoi. Pluie, vent…Pour un peu on se croirait à la Toussaint. Un temps à faire du feu dans la cheminée (je reviens demain) un temps qui sent le Kig ha farz, la veillée, un temps à relire l’oeuvre complète de Pêr Jakez Hélias; un temps qui fait l’humilité comme disait Jacques Brel. En attendant, ici, il fait plutot l’humidité. Allez, couvrez vous, portez vous bien et, à demain peut-être.