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LA POESIE D’ARMAND ROBIN…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de l’hypotypose et du merlan frit réunis, bonjour!

Nous sommes le 19 janvier, 30è et dernier jour de nivôse dans le calendrier républicain, officiellement dédié au Crible. Demain débute pluviôse mais, sans attendre, il pleut sur Brest…

Allez, saluons un gars d’chez nous:Le 19 janvier 1912, naissance d’Armand ROBIN à Plouguernével ( e kichen Rostren).
Traducteur, écrivain et poète libertaire.
Passionné par l’étude des langues, il en parlera un nombre impressionnant (on dit qu’il était capable de lire 22 langues). Après un séjour en URSS en 1933, il fera une critique acerbe du régime soviétique et de sa dictature. Il traduit de la poésie et fait découvrir des auteurs russes tel que Essenine, Blok, Maïakovski, Pasternak, etc. Il se passionne également pour l’écoute radio en ondes courtes, réalisant des rapports d’écoute d’émissions étrangères. Dès 1945, il adhère à la Fédération Anarchiste (qui publiera ses « Poèmes indésirables », dédiés aux peuples martyrisés), et il y côtoiera Georges Brassens. A la libération, Elsa Triolet, qui lui vouait une haine farouche, fit pression sur Aragon pour que Armand Robin figure sur la liste noire des intellectuels.
Dans « La fausse parole », parue en 1953, il dissèque les mécanismes de propagande dans les pays totalitaires. Il continuera de traduire et d’écrire d’innombrables poèmes, jusqu’à sa mort, inexpliquée, le 29 mars 1961, il avait 49 ans, à l’infirmerie du Dépôt de la police, à Paris. Quant à la malle de papiers retrouvée dans sa chambre le lendemain, on raconte qu’elle fut envoyée à la décharge publique sur ordre du commissaire.

Il revenait volontiers à Rostrenen où il avait ses racines. Insomniaque, on le trouvait dans le fournil de Joseph Berthelot et un peu plus tard, à Campostal où Jean Kergrist et Christian Gautier l’ont croisé. Et lui de dire : « En de très vieux temps où je parus exister, on prétendit m’avoir rencontré »
« Que m’importe qu’on m’abatte au coin de la rue, j’écrirai des poèmes jusqu’à ce qu’on me tue« . Armand Robin.

Vous pouvez lire Le Combat libertaire, ouvrage paru sous son nom, et qui s’articule autour de sa poésie engagée, autrement dit ce qu’il nommait lui-même Les Poèmes indésirables.

Cette édition établie par Jean Bescond et présentée par Anne-Marie Lilti vaut par sa cohérence, réunissant un ensemble de textes, articles et traductions qui parurent pour l’essentiel dans les revues et éditions anarchistes de 1945 à 1955. Chez Jean-Paul Rocher éditeur.


Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.


MOURIR POUR DES IDEES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

 

Amis de la sérénitude et de l’omelette aux champignons réunies, bonjour !

Nous sommes le 22 octobre 2011, 1er jour de brumaire, dédié à la pomme dans le calendrier républicain mais où l’on fête les Salomé. Elle se reconnaîtra !

 

 Ce 22 octobre marque aussi le jour anniversaire de la naissance du grand, très grand Georges Brassens. Les cénobites tranquilles ne pouvaient passer sous silence cet évènement majeur.
Il est né en 1921 à Sète qui autrefois se nommait Cette, ceci pour la petite histoire. En 1940, agé de 19 ans, il monte à Paris et trouve asile chez Jeanne Le Bonniec que l’on retrouvera dans ses chansons plus tard. « La jeanne » et « la cane de Jeanne« , c’est pour son mari qu’il va écrire « chanson pour l’auvergnat« . En 1943 il est envoyé en Allemagne via le STO, service du travail obligatoire. Lors d’une permission, il s’évade et trouve refuge chez Jeanne où il se cache jusqu’à la fin de la guerre. Adhérent à la fédération anarchiste, il écrira de nombreux articles pour « Le libertaire »
En 47, il rencontre celle qui sera la compagne de toute une vie, Joha Heiman, d’origine estonienne, qu’il surnommait Püppchen, la petite poupée. Bien que ne vivant pas ensemble, ils resteront amants jusqu’à la fin. C’est pour elle qu’il écrivit « La non demande en mariage« .
C‘est Patachou qui va le faire découvrir au public et en 52, c’est le premier 33t. A la fin des années soixante, le fameux duo qu’il composait avec Pierre Nicolas à la contrebasse, s’enrichit d’un jeune guitariste de talent Joël Favreau. Une de ses chansons, les Deux Oncles, (tonton Nestor, vous eûtes tort, je vous le dis tout net…) où il renvoie dos à dos les deux camps opposés de la Seconde Guerre mondiale, lui vaut des inimitiés. Il en fera état dans une chanson ultérieure, Mourir pour des idées, ici en vidéo.
Il va mourir en octobre 1981. Il est inhumé, presque comme dans sa chanson Supplique pour être enterré sur la plage de Sète, non pas au cimetière marin de Sète où est enterré PaulValéry, mais au cimetière du Py, juste au-dessus de l’étang de Thau. Ce cimetière est aussi appelé « le ramassis » car c’est le cimetière dit « des pauvres » en opposition au cimetière marin qui domine la mer.
Voici la photo culte qui immortalise la rencontre des trois monstres sacrés de la chanson française, Brel, Ferré, Brassens. C’était le 6 janvier 1969 à l’initiative du journaliste de « Rock’n Folk » François-René Christiani, la photo est de Jean-Pierre Leloir. Cela s’est passé dans un petit appartement de la rue Saint Placide à Paris.
Georges Brassens a vendu environ 20 millions d’albums de son vivant, de 1953 à 1981, ce qui constitue un record pour quelqu’un ayant commencé à vendre de la musique dans les années 50 et dont le style était largement (et volontairement) hors mode en 1970. Avec Moustache et d’autres de ses amis, Brassens fit néanmoins une petite incursion dans le jazz avec Elégie pour un rat de cave, créé en hommage à sa compagne.

Je crois bien que Brassens est le premier chanteur dont je me souvienne avoir entendu la voix à la TSF, il ne m’a jamais quitté depuis. Je vais trouver une place tout en haut de ma galerie de portraits. La liste serait trop longue de tous ceux qui ont repris les chansons de Brassens de Paco Ibanez à Renaud en passant par Maxime le Forestier.

Bon et bien voila, les gelées sont là, la Toussaint n’est plus très loin, les trompettes de la mort ne vont pas tarder à montrer le bout de leur nez…En attendant la dégustation, portez vous bien et à demain peut-être.

LES NUITS D’UNE DEMOISELLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des polissonneries et de la crêpe suzette réunies, bonjour !

Nous sommes le 6 octobre, 15è jour de vendémiaire dédié à l’âne, chacun se reconnaîtra… C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’une grande chanteuse réaliste, Colette RENARD.

Depuis quelques jours, je lis ici et là (normalement à ce moment là, le vrai blogueur met des liens) que les associations féministes se démènent pour que soit supprimé dans les formulaires officiels, le libellé Mademoiselle. Je leur dédie donc ce charmant texte interprèté par notre chanteuse du jour et intitulé : les nuits d’une demoiselle.

 

Colette Renard (née Colette Raget, le 1er novembre 1924 à Ermont), et décédée le 6 octobre 2010 dans les Yvelines, est une chanteuse et actrice française.
Après des études de violoncelle, elle devient secrétaire, puis chanteuse dans l’orchestre de Raymond Legrand, qu’elle épouse en 1969. En 1956, elle crée le personnage d’Irma, dans la comédie musicale Irma la douce, de Marguerite Monnot, qu’elle joue jusqu’en 1967. Elle passe plusieurs fois à l’Olympia, et à Bobino où elle partage la scène avec Georges Brassens en 1976. Ses chansons ont eu de nombreux succès populaires. Colette Renard reste sans doute la dernière chanteuse populaire inspirée par les réalistes d’après guerre. Sa voix très expressive, son interprétation et sa diction la rendent reconnaissable au premier couplet. Elle enregistra aussi plusieurs albums de chansons grivoises. La plus célèbre d’entre elles est sans doute Les Nuits d’une demoiselle, où elle énumère des synonymes de cunnilingus et autres pratiques sexuelles.

Après s’être éloignée une dizaine d’années du milieu du spectacle, elle revient sur le devant de la scène avec le concours de Pascal Maurice dit Paul Melchior, en enregistrant en studio son dernier album en 2002, Ceux qui s’aiment, qu’elle présente la même année au Théâtre Déjazet à Paris dans un récital du même nom, le dernier.

Elle a joué dans quelques films dont Un roi sans divertissement et IP5. Depuis août 2004, dans Plus belle la vie, elle incarnait Rachel Lévy, grande-tante de Nathan Leserman et tante de Guillaume Leserman, avec qui elle a partagé beaucoup d’intrigues. C’était la doyenne des personnages du feuilleton télévisé quotidien sur France 3. Elle vivait d’ailleurs à Marseille pour être au plus près des studios où sont tournés les épisodes de ce feuilleton.

Et voila pourquoi ma soeur est aveugle comme disait Francis Blanche. Pour une fois que le cénobite ne parle pas de politique, il va peut-être pouvoir concourir  aux Golden Blogs Awards (Stéphanie, j’ai voté pour ton blog). Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

JE M’EN FOUTISME…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des lattitudes extrèmes et du cochon grillé réunis, bonjour !

Nous sommes le 22 septembre, premier jour de vendémiaire dédié au raisin. Pour fêter dignement ce temps de vendanges, j’ai pris un peu de temps pour cuisiner une côte de porc à la moutarde ancienne et son écrasée de pommes de terre aux cinq épices, le tout accompagné d’un Givry « La grande berge » de chez Michel Goubard.


Demain, c’est l’équinoxe, très précisément à 9h 4m 39,6s UTC, soit 11h 4m 39,6s heure légale française.

Par définition l’instant de l’équinoxe d’automne dans l’hémisphère nord correspond au moment où la longitude géocentrique apparente du centre du Soleil est égale à 180 degrés. À cet instant l’ascension droite n’est pas exactement égale à 12h et la déclinaison du centre du Soleil n’est pas nulle car la latitude apparente du centre du Soleil n’est pas nulle, mais ces deux dernières valeurs sont proches de zéro. La direction du Soleil est alors très proche de la direction opposée au point gamma, intersection de l’écliptique et de l’équateur céleste. La définition de cette direction est donc unique sur la sphère céleste. Il ne faut pas confondre la direction de l’équinoxe d’automne qui est unique et le fait que le Soleil passe par cette direction. Ainsi dans l’hémisphère nord le début de l’automne correspond au passage du Soleil dans la direction de l’équinoxe d’automne alors que ce même phénomène traduit le début du printemps dans l’hémisphère sud. Vous qui êtes friands d’explications simples, je savais que cela vous plairait…


A part cela, le 22 septembre, aujourd’hui je m’en fout !

C’est du Brassens comme on l’aime.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA MAMAN DES POISSONS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la contrepèterie et du poisson au citron réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 juin, c’est vous dire si le départ du Tour de France est pour bientôt ! Ce jour correspond au 11 de messidor généralement dédié à la coriandre. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un magicien des mots dont je m’aperçois que je ne lui ai pas encore accordé la place qui lui revient dans ma galerie de portraits. Je veux parler de Boby Lapointe.

Robert, Jean-François, Joseph, Pascal Lapointe, dit Boby est né le 16 avril 1922 à Pézenas (Hérault) et décédé dans cette ville le 29 juin 1972, chanteur français, surtout connu pour ses textes parsemés de calembours, de contrepèteries et d’à-peu-près.

« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé. Son génie technique le conduit à inventer un système d’embrayage automatique pour automobile, que les constructeurs exploiteront avec succès bien plus tard. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de Mathématique, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu’il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode calcul basé sur le binaire, appelé la numérotation Bibi.

Mais à l’âge de 20 ans, il doit abandonner ses études et est envoyé à Linz, en Autriche, en 1943 au titre du STO. Éternel insoumis, il s’évade la même année et rejoint, en mai 1944, sa région natale après sept mois d’errance sous différents noms d’emprunt. Une anecdote veut que parmi eux, il ait utilisé le nom de Robert Foulcan… Sa grande stature et sa force physique lui permettent de devenir scaphandrier au port de La Ciotat, essentiellement pour échapper aux recherches dont il est l’objet par les Allemands et la milice locale.

Son amour des mots et son envie d’écrire le poussent à partir de ce moment à composer des chansons dont le style est très marginal, tout en calembours, jeux de mots et contrepèteries, trop intellectuel pour qu’on lui donne facilement sa chance. Il rédige également un recueil de poésie et un traité sur les calembours. C’est en 1956 qu’il débute officiellement sa carrière musicale : Bourvil et Gilles Grangier choisissent une de ses chansons (Aragon et Castille) pour un passage musical où Bourvil chante, dans le film Poisson d’avril. Bien que le film comme la chanson ne connaissent pas de succès, Lapointe est enfin introduit dans le milieu parisien. Il fait ses grands débuts en tant que chanteur dans un cabaret parisien, le Cheval d’Or.

Dans les années 1960, Lapointe et Brassens enchaînent les tournées et les récitals. Mais son côté fantasque lui fait commettre des erreurs. Quand il ouvre un café concert, « Le Cadran Bleu », la faillite survient rapidement. Brassens le dépanne en épongeant une partie des dettes et l’aide à trouver des petits boulots pour vivre. Il reprend donc une carrière plus cinématographique, en jouant pour le réalisateur Claude Sautet : il est ainsi le demeuré brutal de Max et les ferrailleurs ou le chauffeur de bétaillère dans Les Choses de la vie. En 1968, aux frontières de la cornichonnerie et du génie, il invente le système bibi-binaire, système de numération qui préfigure une voie que suivra l’évolution de l’informatique. Ce système sera publié en 1970 dans le livre Les Cerveaux non humains, introduction à l’Informatique (S.G.P.P.), de Jean-Claude Quiniou, Jean-Marc Font, Gérard Verroust, Philippe et Claudine Marenco. Atteint d’un cancer, il meurt à cinquante ans à Pézenas entouré des siens le 29 juin 1972. Il n’aura enregistré qu’une cinquantaine de chansons, mais leur diffusion continue car il n’a pas été remplacé dans son registre indémodable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

QUAND LA MER MONTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la musique baroque et du coco paimpolais réunis, bonjour !

En ce troisième jour de floréal, dédié à la fougère, rendons hommage à un chanteur populaire qui vient de tirer sa révérence.

Il s’est eclipsé incognito, sans tambours ni trompettes comme il avait vécu. Je viens de découvrir le décès du chanteur Jean-Claude Darnal, mardi, le 12 avril, à l’âge de 81 ans. Même s’il s’est fait connaître par ses chansons pour enfants, il a aussi écrit pour les plus grands, comme Edith Piaf, les Frères Jacques, Catherine Sauvage ou Juliette Gréco. Ecrivain, scénariste, chanteur, dramaturge, ce touche-à-tout a édité ses premiers disques sous la houlette de Boris Vian, à la fin des années 50. Parmi ses titres qui appartiennent au patrimoine de la chanson française, outre « Dites-moi m’sieur », « Le tour du monde », on peut souligner « Quand la mer monte », repris par Raoul de Godewarsvelde, ici en vidéo, ou encore « Le soudard », chanson antimilitariste reprise par bien des interprètes. 

Jean-Claude Darnal est né en 1929. Sa première vocation, son premier rêve : capitaine au long cours mais la vie de marin est trop dure pour ce rêveur. Il revient à Paris, étudie les Lettres et le Droit à la Sorbonne mais il abandonne, préférant écrire pour ses amis, peindre, dessiner… Il prend sa guitare, chante à Saint-Germain-des-Prés, récolte quelques piécettes. Il part pour un tour du monde en auto-stop mais il s’arrête à l’Adriatique. En revenant à Paris, il découvre que ses chansons ont un certain succès et sont interprétées par les plus grands de l’époque comme Edith Piaf, Petula Clark, Juliette Gréco, les Compagnons de la chanson, les Frères Jacques…

Alors lui aussi se lance dans la chanson. Il fera la première partie de Georges Brassens aux Trois Baudets et à l’Olympia. Et puis, ce seront ses propres tournées en France, au Québec, en Afrique…

A la fin des années soixante, il présente des émissions pour enfants à la télévision française avec Pierre Tchernia. Il écrira une autobiographie « On va tout seul au Paradis ». Il écrira aussi pour le théâtre, la radio et la télévision. Salut l’artiste !

Et bien voila, on finit la semaine en chanson. Tiens, j’en profite pour faire quelques rappels: Vous pouvez suivre l’actualité de ce blog sur Twitter #erwandekeramoal, vous pouvez toujours voter pour votre blog préféré, colonne de droite en haut, (c’est pour des raisons de référencement, je ne touche rien sur la pub.) et vous pouvez bien sûr continuer à consulter quotidiennement « les cénobites tranquilles ». Portez vous bien et à demain peut-être.

 

VENDEMIAIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du socialisme triomphant et de la sardine en boite réunis, bonjour !

Nous voici donc le 22 septembre c’est à dire le premier jour de l’an 1 de la République (1792) nous ouvrons vendémiaire…Cela sent l’équinoxe.

On doit à Brassens cette merveilleuse chanson dont vous vous souvenez certainement.

Le 22 septembre au diable vous partîtes

et depuis chaque année à la date susdite

je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous

or nous y revoilà mais je reste de pierre

plus une seule larme à me mettre aux paupières

le 22 septembre aujourd’hui je m’en fous.

RIONS (jaune) UN PEU…

Elle s’appelle Térésa Lewis et doit être prochainement exécutée suite à sa condamnation à mort pour avoir aidé son amant à se débarrasser de son mari.

Après avoir pris connaissance de cette info. je me dis, t’inquiète pas Térésa, notre B.H.L. endimanché va te sortir de là; ameuter les médias,manifester son intérêt pour l’humanité souffrante comme il l’a fait pour Sakineh Ashtiani, cette iranienne dans la même situation.(Photo de droite)

Comment ? Térésa Lewis est américaine. Elle va être exécutée jeudi, en Virginie, Etats-Unis. Ah mais, c’est que cela change tout, on ne dérange pas notre philosophe Germanopratin pour n’importe quoi, enfin, pour n’importe qui, je veux dire, il faut une bonne-mauvaise cause. Par exemple la lutte contre l’axe du mal de tous ceux qui veulent faire bobo à Israël.

Si la femme est l’avenir de l’homme, l’immoralité « Béachélienne » est l’avenir de la philosophie…

Allez, merci d’être passé par ici. Tiens, au fait, l’évènement de la rentrée c’est l’édition d’une carte postale « les cénobites tranquilles » (disponible sur simple demande), réalisée avec talent par « Magik studio » bien sûr. En attendant la troisième guerre mondiale, portez vous bien et à demain peut-être.

JEHAN JONAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la libération sexuelle et du clafoutis aux cerises réunis, bonjour !

Que celui qui a connu Jehan Jonas lève le doigt. Mon premier souvenir « live » remonte à 1970, c’était au bateau-lavoir à Nantes.

Cet auteur-compositeur-interprète était né le 12 août 1944 et est décédé, beaucoup trop tôt, en 1980. Après son certif’, il entre à la SNCF et chante en terrasse puis fait les cabarets où il côtoie Brassens, Chelon, Jean-Marie Vivier qui reprendra ses textes, Gribouille et tant d’autres.

Un regard sans concession, une plûme acérée, des chansons qui veulent dire quelque chose bref, un chanteur qui n’aurait aucune chance à la « star’ac ». Je me souviens aussi d’un petit cabaret à Rennes, cela s’appelait « Chez Françoise » et Jean-Marie Vivier chantait alors des textes de Jonas. Voici ce qu’il disait à l’époque:

« Je suis un déclassé de la cinglomanie
Dernier pont sur la mer jeté vers les nuages
ça devient si courant que les radio se taisent
Et divergent en rêvant à des frics mélomanes
Je m’en irai bientôt sapé de moissons fortes
Un sillage indécent, ça m’ira comme un gant ».

Des comme ça, on n’en fait plus et c’est fort dommage… Je ne suis pas certain que l’on trouve encore ses disques, il faut essayer you tube ou les bouquinistes.

Allez, tenez moi au courant de vos recherches, je garde sous le coude quelques perles encore pour avoir le plaisir de vous les présenter. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.





IL PLEUT SUR NANTES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson Française et du pâté Hénaff réunis, bonjour.
Aujourd’hui, ayons une pensée émue et néanmoins joyeuse pour cette grande dame de la chanson. Certains n’hésitent d’ailleurs pas à considérer qu’il s’agit de LA grande dame. Monique Andrée SERF est née un 9 juin de l’année 1930 et nous a laissé orphelin de son talent en novembre 1997.
Enfance difficile, appartenant à une famille juive, elle dût fuir et déménager sans cesse pendant l’occupation nazie pour échapper à l’attention toute particulière que leur prètait l’administration de Vichy. Ajoutez à cela un père abusif (incestueux) ce qui allait nous donner plus tard la chanson « Nantes » en vidéo ci dessus.
Il y a quelque temps de cela, ma fiancée et moi même visitions la belle ville de Gottingen, occasion de se remettre en mémoire cette autre magnifique chanson. Barbara a chanté et joué la comédie avec les plus grands, de Brel ) Brassens en passant par Depardieu et Béjart. Chaque fois, l’émotion était au rendez-vous. Les Nantais, toujours reconnaissants (si,si) ont donné son nom à une jolie allée dans le quartier St Joseph de porterie. Mais plutôt que de longues phrases, écoutons la chanter.


Bon, et à part ça…

L‘actualité est réjouissante non ? Notre secrétaire « des tas » aux sports se demande s’il est bien raisonnable de loger nos footeux dans un palace grand luxe. Attendons les résultats ! La belle Rama Yade prend une assurance sur l’avenir, si l’équipe de France va loin, tout cela deviendra billevesées; si elle est éliminée rapidement, elle aura beau jeu de rappeler son coup de gueule.

Tiens, ça c’est amusant: Au cours du recencement de la population, les Indonésiens ont découvert une citoyenne de 157 ans dans un petit village de l’ile de Sumatra. Pour statuer ils se sont fondé sur l’age de sa fille adoptive, 108 ans ! Etonnant non ? je ne sais pas comment ils vont résoudre la question de l’age de départ à la retraite.

Allez, voila pour aujourd’hui, à chaque jour suffit sa peine. Merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

L’EMBROUILLEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Si votre téléphone semble perdre le nord d’un seul coup, si vous n’avez plus de réseau, si il n’y a plus d’abonné au numéro que vous demandez, si tout s’arrête brutalement…Regardez bien autour de vous et essayez de repérer le papy brouilleur d’ondes.

Je suis persuadé que l’histoire l’aurait beaucoup fait rire; l’homme du jour c’est Boby LAPOINTE.

« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé.

Cependant, son rêve est de voler : il ambitionne de devenir pilote d’essai, et se montre bon en sciences (notamment en mathématiques) à l’école tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu’il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu’il accumule ni des hospitalisations subséquentes.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il commence à préparer le concours d’entrée à deux grandes écoles françaises : l’École centrale et Supaéro pour assouvir sa passion de l’aviation et des maths. Son génie technique le conduit aussi à inventer dans cette même décennie un système d’embrayage automatique pour automobile qu’il présente aux principaux constructeurs, mais ceux-ci estiment cette invention sans avenir. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de mathématiques, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu’il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode de calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi.

Puis c’est la guerre, il a 20 ans, il est envoyé en Autriche au titre du STO, il s’évade et rejoint sa région natale. Une anecdote veut qu’il ait utilisé le pseudonyme de Robert Foulcan pendant son périple qui le voit revenir à La Ciotat comme scaphandrier.

Il fait ses grands débuts au « Cheval d’or » célèbre cabaret parisien dans lequel il croisera Brassens, Anne Sylvestre ou Raymond Devos.

A partir de 1960, il se produit « aux trois baudets » et c’est le début du succès. Souvenez vous de: Ta Katie t’as quitté – La maman des poissons – Marcelle – Framboise… Plus tard on le retrouvera au cinéma dans « Max et les ferrailleurs » ou « Les choses de la vie ». Enfin, il repart en tournée pour promouvoir son dernier album, le fameux « comprend qui peut ». Vous voyez la pochette, pull marin et le nez dans les pâquerettes…Un portrait naïf que l’on doit au peintre Maurice Green. Sa dernière apparition en public se fera en première partie d’un concert de Pierre Perret à Bobino.

Boby Lapointe est décédé au mois de juin 1972 à Pézenas. (c’est moins loin que Caracas…)

Allez, ça sent la fin de semaine, dimanche c’est la « Tro bro Léon » le Paris-Roubaix Breton, il va y avoir du monde dans les ribinous (petits chemins) du coin, l’aber Benoist est en émoi ! En attendant le podium, portez vous bien et à demain peut-être.