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LA PRIME A LA CLASSE (ouvrière)…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la culture ouvrière et de la salade niçoise réunies, bonjour !

Et voilà, c’est reparti comme en quarante, enfin, comme en 2007 ! Ils veulent nous servir la même soupe, un peu réchauffée soit, mais c’est la même. Le social, le pouvoir d’achat, les patrons voyous, les dividendes des uns, les stocks options des autres et les difficultés quotidiennes madame Michu…

 

La nouveauté c’est la prime, et cela se crie sur tous les toits et s’écrit dans toutes les colonnes des journaux bien pensants. Et ma prime, tu la sens ma grosse prime ? L’indécence hissée au rang de politique d’État, c’est à pleurer.

Il est vrai que le prolo, c’est bien connu, n’est pas très finaud. C’est qu’il voterait Le Pen si on le laissait faire. J’vous parle même pas des DSK ou des Borloo, ça fait des lustres qu’ils ont oublié ce qu’était un ouvrier. Leurs experts en expertise leur avaient dit: la classe ouvrière a disparu dans les oubliettes de l’histoire. Jaurès, l’Internationale, la lutte des classes, tout ça c’est du passé. Justement, faisons table rase ! Au bourrier les trente cinq heures, l’émancipation ouvrière, le temps libre, et le temps des cerises.

 

Aujourd’hui c’est la mondialisation coco. Le village planétaire. Vous allez voir ce que vous allez voir, après avoir éradiqué le communisme, on va éliminer l’islamisme.

Il ne doit en rester qu’un…Le MARCHÉ, on ne veut voir qu’une tête, tête de gondole évidemment. Et surtout, une tête bien pleine de vide, des cerveaux disponibles pour Coca-Cola, pour Gamble et Procter, pour Areva et consorts.

 

Alors, en avant la musique, les pipoleries, les mariages princiers et les chaleurs de la première dame. Les puissances occidentales dépensent des milliards dans leurs drôles de guerre, foutaises! Les banquiers se font des couilles en or, billevesées! Bettencourt va payer moins d’impôts, c’est du mauvais esprit! Guéant s’installe à l’extrème droite, médisance! Le populo veut du pain et des jeux, cela fait des siècles que ça dure. Alors en avant le Loto, le Foot, les J.O., le tour de France, Rolland Garros et les 24 heures. N’oubliez pas de saupoudrer le tout d’un peu de télé réalité qui porte si mal son nom. Et surtout, servez chaud les suppressions de postes, les fermetures de classes, les blocages de salaires, la fin des services publics. Ça devrait passer comme une lettre à la poste avant sa privatisation.

 

Mais, nom d’un petit bonhomme, qui saura me dire pourquoi les peuples se complaisent dans la servitude volontaire comme le disait il y a cinq siècles Etienne de la Boétie. Cinq cents ans et pas un chapeau de vendu comme le dit Jancyves, fidèle lecteur du terroir Nantais, cinq cents ans, et on continue de payer la vaseline à cette bande de profiteurs qui n’en finit pas de se goinfrer. Et ce leitmotiv servit tous les soirs à la grand’messe cathodique par le père Pernaud et l’archi prètre Pujadas: Puisqu’on vous dit que les caisses sont vides, cessez vos revendications, soyez responsables messieurs les syndicalistes, le Marché va arranger tout cela, on voit le bout du tunnel, la relance s’amorce, la reprise est pour bientôt…Et ma prime, tu la sens ma grosse prime ?

 

Il y a des jours je voudrais répondre, et mon pavé, tu le sens mon gros pavé dans ta vitrine de bourgeois malfaisant, d’affameur, de profiteur, de parasite…

Mais, comme disait mon aïeule, il faut raison garder, n’est-il pas ?

Tout à fait autre chose.

Pour répondre à Corsico à propos de la photo de Prévert publiée hier.  Oui, il s’agit bien d’une photo de Doisneau prise en 1953 devant le magasin Merode, rue du Général Leclerc à Paris. Mais le doute était permis comme le prouve cette autre photo de René Maltête et qui utilise le même « truc ». Mais autant Doisneau, contrairement à la légende, organisait la mise en scène (le baiser de l’hotel de ville) autant René Maltête saisissait l’instant.Par ailleurs, vous pouvez trouver toute une série d’autres photographies sur le site qui lui est dédié ICI. Je crois que c’est son fils Robin Maltête qui le gère et qui veille jalousement aux respects de ses droits. Mon aïeule qui connaissait les pages roses du dictionnaire sur le bout des doigts, n’aurait pas  manquer d’ajouter; Perseverare diabolicum.

Les lecteurs de ce blog sont d’une vigilance à toute épreuve et d’une fidélité sans faille. Merci à eux.

 


Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

La nuit des barricades.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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La
nuit des barricades.

Durant
la nuit du 10 au 11 mai
1968,
au quartier latin à Paris, de nouveaux affrontements vont se
dérouler, c’est la « 
Nuit
des barricades
« .

Dès le début de la soirée, 20 000 manifestants occupent le
quartier latin, qui prend un aspect insurrectionnel. Les rues se
couvrent de barricades, certaines hautes de 3 mètres. Ici à droite, c’est la rue Gay-Lussac.

La
population sympathise avec les émeutiers. Après l’échec des
négociations, à 2 heures 15, les CRS se lancent à l’assaut des
premières barricades de la rue Gay-Lussac. La police ne prendra la
dernière que trois heures plus tard, après de très violents
affrontements qui feront plus de 350 blessés (dont 251 chez les
policiers). 469 manifestants seront interpellés et 188 véhicules
seront incendiés ou endommagés.


La
contestation va alors gagner le monde du travail, les syndicats et
les partis politiques, la grève générale sera effective à partir
du 13 mai. A la fin du mois de mai, les accords de Grenelle aboutissaient à une augmentation du SMIG de 25%, une hausse des salaires, une diminution du temps de travail… Sur les murs, les graffitis chantaient l’avènement d’un nouveau monde: « Il est interdit d’interdire » – « Sous les pavés, la plage » – « L’imagination au pouvoir« … Plus de quarante années se sont écoulées, l’heure est peut-être venue d’en remettre une couche !


Et oui
parce que, aujourd’ui, les grands méchants loups relèvent la tête,
montrent leurs crocs acérés,  dévoilent leur appétit féroce et
veulent à toutes forces revenir sur les malheureux acquis conquis au
cours d’un siècle de lutte par les masses laborieuses… (on dirait
du Georges Marchais dans le texte). Au motif que « tout va
mal », il faut, enfin il faudra, repousser l’age de départ à
la retraite, allonger le temps de cotisation, diminuer les salaires,
abandonner les 35 heures, bref, travailler plus pour gagner moins,
c’est à dire, en arrière toute comme on dit dans la marine. Les
caisses sont vides ! Telle est l’antienne qui nous est servie matin
et soir par tous les commentateurs de tous les médias appuyés par
les experts de l’expertise et les professionnels de la profession. Et
pourtant, les responsables (pas encore coupables) Européens viennent
de trouver 750 milliards d’euros pour sauver la Grèce, la zone euro,
et surtout, pour sauver les apparences. 750 OOO OOO OOO d’euros,
ahurissant non ?

Pas
pour réduire la fracture sociale, pas non plus pour un gigantesque
plan contre les maladies génétiques, le cancer ou Alzheimer, ni
encore moins contre la faim dans le monde, et surtout pas pour
relancer une économie durable et verte non, simplement « pour
ne pas décevoir le marché
» comme le déclare le ministre
Suédois des finances… Pour renflouer les caisses vidées par des
incompétents, des corrompus, quand ce ne sont pas des politiciens
véreux et/ou des financiers abjects…Jean Ziegler, revient, ils
sont devenus fous !

En vérité, je vous le dis, il y aura d’autres barricades et oui, ça branle dans le manche, les mauvais jours finiront comme le chantaient les communards…En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.