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Cornegidouille…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du trot attelé et de l’immaculée conception réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 08 septembre 2014, 22è jour de Fructidor dédié à la noisette. Mais, le 08 Septembre 2014 est en réalité le Dimanche 1er Absolu 142 NATIVITÉ d’ALFRED JARRY. Et puis tiens, puisqu’on en parle, une pensée pour ce maître en absurdie: Alfred JARRY. Il est né à Laval (Mayenne) le 8 Ubu-Jarryseptembre 1873 et mort à Paris le 1er novembre 1907. Il a fréquenté le lycée de Saint-Brieuc jusqu’en 1888 avant d’émigrer pour Rennes. Il va s’inspirer de son professeur de physique, M. Hébert, pour créer le personnage de UBU, interprété récemment par Eric Cantona (UBU enchaîné mis en scène par l’anglais Dan Jemmet). La vie pourtant ne lui aura guère laissé le temps de produire davantage, il est mort à 37 ans non sans nous avoir légué la pataphysique; «science» qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde.

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Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Si j’en crois Jean-Pierre Bouyxou dans le dernier Sine-Mensuel: « On a l’esprit pataphysique ou on ne l’a pas. C’est inné. Dans Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, l’ouvrage qui est à la ‘pataphysique ce que leBoris-gidouille-5-1953 nouveau testament est au catholicisme et le catalogue Leroy Merlin au bricolage, Alfred Jarry la définit comme la science des solutions imaginaires…». Le collège de pataphysique a accueillit aussi bien Boris Vian que Marcel Duchamp, Max Ernst, Juan Miro, Dario Fo, ou encore Siné lui même, qui fut intronisé gonfanonier de l’ordre de la Grande Gidouille le 26 merdre 86 (11 juin 1959). C’est dans ce cadre que Boris Vian publia cette fameuse lettre sur la coquille: «retirez le Q de la coquille, vous avez la couille, et ceci constitue précisément une coquille» hilarant, non !

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Les singes à cul nu…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la trompette acoustique et de la chaussette à clous réunies, bonjour !

Nous sommes le dimanche 10 mars 2013, 20è jour de ventôse dédié au cordeau.

Rendons hommage à un des grands bonhomme du début du XXè siècle qui aurait 93 ans aujourd’hui: Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l’École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d’occasion et peintre.

À douze ans, Boris est victime d’un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique. Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en 54461608_pfera la cible de l’affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L’Herbe rouge, et plus encore dans L’Arrache-cœur. Il fait ses études primaires et de collège au lycée de Sèvres (1927-1932), puis entre au lycée Hoche de Versailles, de la troisième à la classe de Philosophie (1932-1936). S’il passe avec facilité la première partie du baccalauréat en 1935, il est contraint de suivre une seconde terminale au lycée Condorcet, à Paris, où il obtient le baccalauréat final A-philosophie, avec option mathématiques. Il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet et entre à l’École centrale Paris en 1939. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à l’Association française de normalisation (AFNOR) de 1942 à 1946, où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz. Le 5 juillet 1941, il épouse Michelle Léglise à Paris. Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés : café de Flore ou des Deux Magots, à l’époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche : Jean-Paul Sartre (le Jean Sol Partre de L’Écume des jours), Raymond Queneau, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Marcel Mouloudji ou Miles Davis. Son premier roman célèbre est J’irai cracher sur vos tombes, signé Vernon Sullivan l’un des nombreux pseudos qu’il utilisera, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu’il est retrouvé sur les lieux d’un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S’ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c’est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur 54461631_partistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n’entendait, ne s’exprimait qu’en jazz ». 1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948, et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne, au 8 boulevard de Clichy. Il n’a plus un sou mais le fisc s’acharne à lui soutirer des impôts anciens qu’il ne peut payer. Son esprit fécond l’amène cependant à collaborer au Collège de Pataphysique (la science des solutions imaginaires), fondé en 1948. Il y retrouve Raymond Queneau et est nommé Équarrisseur de première classe en 1952, puis Satrape en mai 1953. En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

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Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première de J’irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail, et publiquement dénoncé le film, annonçant qu’il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s’effondre dans son siège et, avant d’arriver à l’hôpital, meurt d’une crise cardiaque. Le Collège de Pataphysique annonce la mort apparente du « Transcendant Satrape ».

Chacun se souvient de « l’herbe rouge », de « l’arrache coeur », de « j’irai cracher sur vos tombes », de « l’écume des jours »; et ses célèbres chansons écrites pour Salvador, Gréco, Mouloudji, Reggiani…La plus fameuse est sans doute « le déserteur », longtemps interdite à cause du dernier couplet litigieux: « si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je possède une arme et que je sais tirer ». Couplet qui fut tardivement transformé par Vian à la demande de Mouloudji: « …Prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer ».

Bon, des « comme ça » on n’en fait plus, le moule est cassé. C’est bien simple, de Boris Vian, j’aime tout, sans modération, sans condition…En hiver 1970, alors que 54462395_pj’avais la chance de réveillonner en compagnie de Bernard Lavilliers (pas encore célèbre) il nous avait interprété « je voudrai pas crever » (je voudrai pas crever avant d’avoir connu les chiens noirs du Mexique, les singes à cul nu dévoreurs de tropiques…)  un des poèmes de Vian. J’en garde un souvenir impérissable et ému. Voici, à droite, une photo de l’époque.

 

Allez, surtout n’hésitez pas à repasser, les « cénobites tranquilles » c’est un peu comme le bistro (avec ou sans T, c’est comme on veut) du coin, c’est ouvert tous les jours.

Etonnez moi Benoit…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la République espagnole et de la paella réunies, bonjour !

Ce jeudi 14 février 2013 correspond au 26è jour de pluviôse dédié à la guède, cultivée autrefois dans la région du Sud-Ouest pour ses propriétés 61812469_ptinctoriales d’où son nom de Pastel des teinturiers. On y extrayait une teinture bleue à partir de ses feuilles. Sa culture a déclinée avec l’arrivée de l’indigo au XVII è siècle. La médecine traditionnelle chinoise continue de l’utiliser dans le traitement de l’hépatite infectieuse. Bon, ben, on aura appris un truc aujourd’hui…

Ainsi donc, Benoit le seizième, tout chagrin de découvrir que la fille mariage_tintinaînée de son église autorisait tout un chacun à épouser tout un autre, a décidé de jeter sa mitre par dessus les moulins et d’aller tailler ses roses dans les jardins de l’évêché; et non pas dans l’évêché au fond du jardin comme disait Giscard, comique auvergnat. Dans cette affaire je me garderai bien de donner un quelconque conseil, je préfère laisser Boris Vian s’en charger par la voix de Michèle Arnaud: Avant cela, jetez donc un oeil sur ce dessin de Stravog; je vais encore avoir des démêlés avec les ayants droits (de mon temps le participe présent s’accordait en genre et en nombre. Mais ça, c’était avant.)

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J‘aurai pu choisir « la non demande en mariage » de notre ami Georges Brassens , comme ici en 1967 à Bobino:

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Deux petites chansons valent mieux qu’un long billet, non ? Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le grand manitou…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du chiasme* et de la compotée de tomates réunis, bonjour !

*Exemple: « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »
(Jacques Prévert / 1900-1977 / Spectacle)

Déjà le 15è jour de prairial, dédié à la caille, qui n’est jamais en si bonne compagnie qu’avec des raisins de Corinthe…

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian et voici, René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire.

Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théatre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur ». Avouez qu’il y a pire comme fréquentations. Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec.

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Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Ah, la rue Mouffetard, ses cabarets, la Contre-escarpe, le Discophage, le bateau ivre et tous les autres… Ou sont ils aujourd’hui ces lieux qui ont vu s’épanouir tant de talents ? Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » (plus haut en vidéo) en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche

S’il faut me faire pendre ailleurs,

Pour le pire et pour le meilleur,

Je ne raterai pas le coche.

Par la route la plus directe,

Si Dieu n’est pas un chicanier,

J’irai jusqu’au Grand Architecte,

Le jour du jugement dernier.

Bon et bien voilà, pour un dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

NON, TU N’AS PAS CHANGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Rythm and Blues et du maquereau vin blanc réunis, bonjour !

Vous connaissez dorénavant ma tendresse particulière pour le saxo et ceux qui en jouent. Voici un salut tout particulier à l’un d’entre eux qui fût sans doute le premier à enregistrer un disque de Rock et dont le titre est resté dans l’histoire: « We’re gonna rock, We’re gonna roll ».

Il s’agit de WILD BILL MOORE, né à Houston au Texas en 1918, c’était un 13 juin. Il est décédé en 1983 à Los angeles.

Son tout premier disque, il l’a enregistré avec Christine Chapman qui n’était autre que la femme de Memphis Slim. On lui doit aussi d’avoir collaboré au désormais mythique « What’s Going on » de Marvin GAYE.

Chacun se souvient du fameux « Rock around the clock » et de la reprise tout aussi fameuse que l’on doit à Bill Haley et qui fit sa réputation après la sortie du film « graine de violence » en 1955. Ce morceau, emblématique de la série « Happys days » a été enregistré en 1952 et marque sans doute le début du succès que va connaître le Rock. Et bien, « We’re gonna rock » date lui de 1949… Sur 33t.

En France à la même époque, Boris Vian et son ami Henri Cording (qui deviendra célèbre sous le nom de Henri Salvador) tente d’implanter le rock face à la variété.

Je me souviens que dans les années 60, sur le jukebox de «chez Marie-rose», sur le port, à Douarnenez, il y avait surtout de la chanson française: Brel, Brassens, Aznavour… Mais on y trouvait quelques perles made in USA, Bill Haley, Little Richard, Elvis Presley. C’était avant que la pop music débarque. Ah, le jukebox de Marie rose… Nous on écoutait « dans le port d’Amsterdam » en buvant un rouge lim’ tout en refaisant le monde. Parfois passait Georges Perros à peine débarqué de son invraisemblable moto et on se rapprochait de lui comme dans le cercle des poètes disparus. En règle générale ça se terminait à cinq mètres de là, chez « Micheline ».

Séquence nostalgie, peut-être à cause de la pluie qui engrisaille l’horizon, peut-être  parce que la semaine dernière on s’est retrouvé pour un casse croùte sympa entre une dizaine d’anciens collègues blanchis sous le harnais, étonnés par les « tu n’as pas changé ». Etonnés mais pas dupes…

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

COMMENT VA LE MONDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la réforme fiscale et de la potée bretonne réunies, bonjour !

 

Le 3 mars correspond au 13è jour de ventôse dans notre calendrier républicain. C’est le jour de la Fumeterre…Jolie plante sauvage que les apothicaires utilisaient pour soigner l’eczéma. Dépêchez vous de l’utiliser car avec un nom comme celui-la elle risque bientôt d’être interdite à la cueillette. Les autorités médicales viennent de retirer du marché le Di-Antalvic, un des antalgiques les plus prescrits en France. Il paraît que la cause de cette mesure se trouve dans le fait que ce médicament est souvent utilisé par les dépressifs pour mettre fin à leurs jours. Le gouvernement ne devrait plus tarder à interdire la vente de cordes au motif qu’elle servent trop souvent à la pendaison; tout comme seront remblayées les rivières afin d’éviter les noyades suicidaires. Le prix du gaz n’étant pas suffisamment dissuasif, les fameuses bouteilles ne seront plus délivrées que sur ordonnance. Quand à tous ceux qui se tuent au travail ils sont invité à prolonger leur vie de labeur le plus longtemps possible sous peine de suppression de leurs retraites. Ah, on vit une drôle d’époque madame Michu…

 

Dans les restes de l’actualité comme on dit au Groland, on voit s’agiter les faucons du Pentagone (pourquoi faux ?). Ils se verraient bien débarquer du côté de Tripoli pour faire leurs emplettes de gaz et de pétrole. Après l’Irak et l’Afghanistan, ils se trouveraient en bonne position pour aller rendre une petite visite aux Perses de l’Iran qui pourtant, comme la mère Michel, ont depuis longtemps perdu leur Shah mais gardé leurs barbus. (oui, bon, d’accord…)

Mais, cette fois ci, c’est promis, c’est la der des der. Enfin, peut-être car il restera encore la Corée du Nord. Eux, il semblerait bien qu’ils la possèdent la bombinette.


Allez, laissons le mot de la fin à Boris Vian.


 

J’adore Boris Vian, pour le prochain remaniement, je préconise de le nommer à la place de Juppé.

Allez, merci encore d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Oyez chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson libertaire et du
kougloff réunis, bonjour !



Oyez
chers lecteurs la belle histoire d’un gars pas ordinaire.

Le
7 janvier
1887,
naissance d’Henri CHASSIN à Belleville (Paris).
Poète,
chansonnier anarchiste et antimilitariste.
Cet antimilitariste qui
se présentait comme le petit-fils d’un Communard, savait de quoi il
parlait. Après sept années passées sous l’uniforme militaire chez
les « Zouaves », il est envoyé au front en 1914. Refusant de
tuer, il déserte, mais est repris et envoyé pour cinq ans dans les
bataillons disciplinaires d’Afrique à Sidi-Bel-Abbès. Il s’en évade
à trois reprises, sans succès, il sera même un temps interné en
hôpital psychiatrique. Il est finalement libéré après la fin de
la guerre et rentre comme cheminot à la Compagnie des Chemins du fer
du Nord. En 1920, il prend une part active à la grande grève du
Chemin de fer, mais cela lui vaudra d’être condamné puis révoqué.

Il reprend alors des études et obtient une licence de droit, qui
lui permettra de retrouver en 1923 un emploi au service du
contentieux chez Dunlop. Emploi qu’il conservera jusqu’à sa retraite
en 1952. Mais Henri Chassin menait en parallèle une carrière de
chansonnier, il était auteur de poésies et de chansons engagées
qu’il chantait dans les cabarets montmartrois, il interprétait aussi
les textes de Gaston Couté et d’Aristide Bruant. Il rejoindra le
groupe de « La Vache Enragée » et prendra part aux activités
de « La Muse Rouge ». On voit ici une reproduction d’un
numéro de 1921 de « La vache enragée ». Il habitait
Montmartre et était l’auteur de nombreux poèmes sur le Paris
populaire et plus particulièrement les quartiers de Belleville et de
Montmartre qu’il interprétait dans les cabarets de la butte et en
particulier au Grenier de Grégoire. Conseiller municipal de la
Commune libre de Montmartre il était le créateur avec Bernard
Salmon, avec qui il avait reformé le groupe des Hydropathes, des
matinées du « Tire Bouchon ». Il était également le
président des Sauvagistes et des amis de Gaston Couté.

On retrouve
son nom dans l’annuaire de la confrérie des chevaliers du
taste-fesses: Membre fondateur, doyen d’âge,conseiller municipal de
la Commune libre de Montmartre, triumvir du club des hydropathes et
de l’aquadémie de Montmartre.
 Il
est vrai qu’il est en bonne compagnie puisque on y trouve aussi,
Boris Vian, Léo Campion, Jean Rigaux, et tant d’autres joyeux
drilles.
En
1927, il publiera un recueil de ses poésies
« Machin
de Belleville »

et en 1933 il sera initié à la franc-maçonnerie.
Il est mort
en 1964.

Sacré bonhomme, on va lui faire une place dans notre galerie de portraits. Allez, merci de la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

LE BLUES DU DENTISTE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’orthodontie et du clou de girofle réunis, bonjour !

Nous voici dimanche, sous le soleil de juin, et je suis cloué hors du lit par une rage de dents à vous cogner la tête contre les murs. Je n’envisage même pas de sortir, c’est une vraie rage dedans… Inutile de vous dire que je hais les dentistes et tous leurs instruments de torture.
A chaque fois que l’occasion m’a été donnée d’en rencontrer un, je croyais reconnaître en lui la réincarnation de Mengelé. Déjà tout jeune, je m’étais enfui d’un cabinet après avoir salement savaté le tortionnaire. De retour à la maison, je portais encore la bavette autour du cou. Depuis ce traumatisme primal, je les fuis comme la peste et le choléra réunis. Résultat des courses, mon système masticatoire crie grâce et une petite voix intérieure me rappelle qu’en la matière, la procrastination est forcément la mauvaise solution.
L‘overdose de paracétamol n’étant sûrement pas plus recommandable, je me tourne vers le pur malt, si possible 18 ans d’âge. Bon, évidemment c’est un peu hors de prix pour un petit retraité mais, il y a des choix douloureux qu’il faut assumer, n’est-il pas ? C’est donc dans la douleur que j’accouche de ce 292è billet alors que hier soir, dans l’indifférence générale, le 5 000è visiteur a franchi les portes des « cénobites tranquilles » me laissant gros-jean comme devant et groggy comme johnny. Pas même une petite boite de chocolat à lui offrir, un souvenir, un petit rien, une médaille, un certificat que sais-je…


Mes pensées vont vers toi, visiteur (teuse) inconnu(e) qui a bravé les multiples obstacles de la navigation sur internet pour échouer in fine sur cet ilot de résistance, d’humeur et d’humour qu’est votre blog favori.

Tout à fait autre chose.

Le mystère de la fleur exotique dont je vous parlais hier est désormais résolu. En vérité, il s’agit d’un Phormium, ça ne s’invente pas, et voici la bête telle qu’elle se présente à nos yeux ébahis.

Ah que la nature est belle, comment peut-on laisser une bande de pétroliers, semenciers et autres bachibouzouks la mettre en péril pour quelques dollars de plus… En tous cas, si je garde une dent, ce sera contre ces gens là.

Allez, avec votre permission, je vais m’arrêter là. Portez vous vous mieux que moi et à demain peut-être.



JE VOUDRAI PAS CREVER…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la trompette acoustique et de la chaussette à clous, bonjour !


Rendons hommage à un des grands bonhomme du début du XXè siècle: Boris Vian est un écrivain français, poète, parolier, chanteur, critique et musicien de jazz (trompettiste), né le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray (Seine-et-Oise, aujourd’hui Hauts-de-Seine), mort le 23 juin 1959 à Paris. Il fut aussi ingénieur de l’École centrale, inventeur, scénariste, traducteur (anglo-américain), conférencier, acteur d’occasion et peintre.
 

À douze ans, Boris est victime d’un rhumatisme articulaire aigu, qui lui occasionne une insuffisance aortique. Cette maladie du cœur, dont ses œuvres porteront la trace, en fera la cible de l’affection trop étouffante de sa mère. Il en parlera dans L’Herbe rouge, et plus encore dans L’Arrache-cœur. Il fait ses études primaires et de collège au lycée de Sèvres (1927-1932), puis entre au lycée Hoche de Versailles, de la troisième à la classe de Philosophie (1932-1936). S’il passe avec facilité la première partie du baccalauréat en 1935, il est contraint de suivre une seconde terminale au lycée Condorcet, à Paris, où il obtient le baccalauréat final A-philosophie, avec option mathématiques. Il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet et entre à l’École centrale Paris en 1939. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur à l’Association française de normalisation (AFNOR) de 1942 à 1946, où il profite de ses instants de liberté pour écrire et jouer de la musique jazz. Le 5 juillet 1941, il épouse Michelle Léglise à Paris. Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés : café de Flore ou des Deux Magots, à l’époque où ceux-ci rassemblent intellectuels et artistes de la rive gauche : Jean-Paul Sartre (le Jean Sol Partre de L’Écume des jours), Raymond Queneau, Simone de Beauvoir, Juliette Gréco, Marcel Mouloudji ou Miles Davis. Son premier roman célèbre est J’irai cracher sur vos tombes, signé Vernon Sullivan l’un des nombreux pseudos qu’il utilisera, écrit en 1946. Le roman est très controversé, notamment parce qu’il est retrouvé sur les lieux d’un crime passionnel. Boris Vian est condamné en 1950 pour outrage aux bonnes mœurs. S’ensuivent des romans tout aussi noirs et sarcastiques : Les morts ont tous la même peau, Et on tuera tous les affreux et Elles se rendent pas compte.

Passionné de jazz, il joue de la trompette de poche (rebaptisée « trompinette-c’est une petite trompette ») au Tabou, club de Saint-Germain-des-Prés. Il est aussi directeur artistique chez Philips et chroniqueur dans Jazz Hot de décembre 1947 à juillet 1958, où il tient une « revue de la presse » explosive et extravagante. Henri Salvador disait de lui : « Il était un amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n’entendait, ne s’exprimait qu’en jazz ». 1951 et 1952 seront des années sombres pour Boris Vian. Il vient de quitter son épouse Michelle Léglise, dont il a eu deux enfants, Patrick en 1942 et Carole en 1948, et vit difficilement de traductions dans une chambre de bonne, au 8 boulevard de Clichy. Il n’a plus un sou mais le fisc s’acharne à lui soutirer des impôts anciens qu’il ne peut payer. Son esprit fécond l’amène cependant à collaborer au Collège de ‘Pataphysique (la science des solutions imaginaires), fondé en 1948. Il y retrouve Raymond Queneau et est nommé Équarrisseur de première classe en 1952, puis satrape en mai 1953. En 1954, il se remarie avec Ursula Kübler.

Le matin du 23 juin 1959, Boris Vian assiste à la première de J’irai cracher sur vos tombes, film inspiré de son roman, au cinéma Le Marbœuf. Il a déjà combattu les producteurs, sûrs de leur interprétation de son travail, et publiquement dénoncé le film, annonçant qu’il souhaitait faire enlever son nom du générique. Quelques minutes après le début du film, il s’effondre dans son siège et, avant d’arriver à l’hôpital, meurt d’une crise cardiaque. Le Collège de ‘Pataphysique annonce la mort apparente du « Transcendant Satrape ».

Chacun se souvient de « l’herbe rouge », de « l’arrache coeur », de « j’irai cracher sur vos tombes », de « l’écume des jours »; et ses célèbres chansons écrites pour Salvador, Gréco, Mouloudji, Reggiani…La plus fameuse est sans doute « le déserteur », longtemps interdite à cause du dernier couplet litigieux: « si vous me poursuivez, prévenez vos gendarmes que je possède une arme et que je sais tirer ». Couplet qui fut tardivement transformé par Vian à la demande de Mouloudji: « …Prévenez vos gendarmes que je n’aurai pas d’armes et qu’ils pourront tirer ».

Bon, des « comme ça » on n’en fait plus, le moule est cassé. C’est bien simple, de Boris Vian, j’aime tout, sans modération, sans condition…En hiver 1970, alors que j’avais la chance de réveillonner en compagnie de Bernard Lavilliers (pas encore célèbre) il nous avait interprété « je voudrai pas crever » (je voudrai pas crever avant d’avoir connu les singes à culs nus dévoreurs de tropiques…)  un des poèmes de Vian. J’en garde un souvenir impérissable et ému. Voici, à droite, une photo de l’époque.

Allez, surtout n’hésitez pas à repasser, les « cénobites tranquilles » c’est un peu comme le bistro (avec ou sans T, c’est comme on veut) du coin, c’est ouvert tous les jours. Tiens, à propos de bistro, il faut que je vous parle de « La muse vin », c’est à Brest même et ça vaut le détour mais, la place me manque. Portez vous bien et à demain peut-être.

Post-scriptum: Message perso pour Salomé » happy birthday ».

JULIE LA ROUSSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Souvenez vous la chanson de Charles Trénet: » Longtemps, longtemps après que les poètes aient disparus, leurs chansons courent encore dans les rues. » Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian.

René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire. Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théatre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur« . Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec. Ici à droite, on le voit en compagnie de Jacques Dufilho.

Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche
S’il faut me faire pendre ailleurs,
Pour le pire et pour le meilleur,
Je ne raterai pas le coche.
Par la route la plus directe,
Si Dieu n’est pas un chicanier,
J’irai jusqu’au Grand Architecte,
Le jour du jugement dernier,
Le jour du jugement dernier.

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Une gentille petite valse, après tout, c’est peut-être cela la solution pour échapper à cette actualité crasseuse où les mots de justice et d’équité semblent totalement incongrus.

Vivement la coupe du Monde, vivement que les jeux du cirque reprennent force et vigueur et que l’on puisse assassiner tranquillement sans courir le risque de se retrouver à la Une. Le terrorisme d’Etat est chose trop sérieuse pour laisser le petit peuple s’en approcher. Donnez lui son match de foot quotidien et il ne vous demandera plus combien de Palestiniens ou de Tchetchènes vous avez occis depuis hier. Le citoyen lamda se fout de connaître le nombre de kilomètres de côtes souillés par le pétrole de BP tant qu’il peut jouer au loto. Le pékin de base se soucie des OGM comme de sa première chemise pourvu qu’on le laisse faire son tiercé dominical, gratter son Millionnaire, taquiner le bandit manchot… 

Dans son « Discours de la servitude volontaire », Etienne de la Boëtie nous prévenait dès le XVIè siècle:« Les hommes nés sous le joug, puis nourris et élevés dans la servitude, sans regarder plus avant, se contentent de vivre comme ils sont nés et ne pensent point avoir d’autres biens ni d’autres droits que ceux qu’ils ont trouvés ; ils prennent pour leur état de nature l’état de leur naissance ». Voila pourquoi, lorsque nos « dirigeants » nous annoncerons, le sourire en berne, qu’il faut désormais bosser jusqu’à 80 balais, il n’y aura ni grève générale ni révolution. Le troupeau est résigné, c’est inéluctable dit l’un, on n’y coupera pas reprend l’autre… Alors, hein, voulez vous valser ?

Bon, je vais peut-être m’arrêter là pour aujourd’hui, je voudrais éviter le coup de sang, c’est très mauvais pour la zénitude qui sied à un cénobite tranquille. Portez vous bien et à demain peut-être.