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Lundi, mardi, tralala…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du panthéon nordique et des chaussettes à clous réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 15 novembre 2013, 25è jour de Brumaire dédié au faisan. Je suis tellement en retard que l’on pourrait se méprendre et penser qui je suis en avance sur les tâches du lendemain car, à l’heure où j’enregistre ce billet nous sommes jeudi soir et donc, le lendemain c’est vendredi, moment où vous lirez (merci à vous) cette petite fantaisie qui m’a été inspirée par les commentaires de BAB et les jours du calendrier républicain.

Aujourd’hui donc, c’est à dire pour vous, hier, c’est Jeudi, et le Jeudi… Et ben, c’est Jeudi ! In english: Thursday, signifiant le jour de Thor; pour nous, latins, c’est plutôt Jupiter alors on dit imagesJeudi. Tout comme Sunday pour les sujets de la très gracieuse c’est le jour du Soleil, oui parce que Monday c’est le jour de la Lune. Prenez Mardi par exemple, pour les ultra-manchots c’est Tuesday à cause de TIW, équivalent germanique du dieu romain Mars. Le Mercredi pour nous correspond à Mercure et en breton on dit Merc’her, au pays de Galles Dydd Mercher et les anglais, qui tiennent toujours à se singulariser, Wednesday en référence à Woden (du proto germanique Wotan ou si vous préférez Odin) et ainsi de suite, jeudi Jupiter, vendredi Vénus et samedi Saturne, même si quelquefois, saturne pas rond…

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C‘est pour cela que votre fille est muette et c’est pour cela que Pluton n’est plus une planète. Parce que pluday ça n’existe pas, ni pludi, sauf à Groland peut-être. En Bretagne pour se venger, on a mis des Plu, des Plou, des Plo, des Ple, quasiment partout. Dans le Trégor, c’est plutôt Plou-dalmézeau plouider, Plouvorn. Chez les cornouaillais et les bigoudens, c’est plutôt Plo-zévet, Plomodiern, Plovan. En pays gallo c’est plutôt Ple-dran, Pleucadeuc, pleuhiden. Et en Belgique, c’est plutôt plat (humour). Bon, j’arrête là car cela part dans tous les sens. Maintenant que j’y repense, mon Paracétamol avait un drôle de goût ce matin.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Le grand manitou…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du chiasme* et de la compotée de tomates réunis, bonjour !

*Exemple: « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »
(Jacques Prévert / 1900-1977 / Spectacle)

Déjà le 15è jour de prairial, dédié à la caille, qui n’est jamais en si bonne compagnie qu’avec des raisins de Corinthe…

L‘homme du jour fait partie de ces artistes inclassables dont on continue à fredonner les rengaines en ayant oublié leurs auteurs. Je me souviens du personnage et de son côté Pierrot lunaire. Un peu de Boby Lapointe, un peu de Boris Vian et voici, René-Louis Lafforgue, chanteur, compositeur, interprète et libertaire.

Avec ses parents anarchistes du Pays Basque Sud, il subit la guerre d’Espagne, puis l’exil en France, où son frère trouve la mort en participant à la résistance. Après avoir exercé plusieurs métiers, il devient comédien puis chanteur compositeur. Les années cinquante voient son talent reconnu, après les premières parties des spectacles de Georges Brassens, il passe à l’Olympia. Au théatre, il a joué notamment « l’équarissage pour tous » de Boris Vian. Au cinéma, il a collaboré avec Jean-pierre Mocky sur le film « La cité de l’indicible peur ». Avouez qu’il y a pire comme fréquentations. Il est le 467ème « je me souviens » de Georges Perec.

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Ses chansons comme: « Julie la Rousse » lui assurent la popularité. Avec sa compagne Claudie, il ouvre un cabaret rue Mouffetard « L’Ecole Buissonnière », lieu de rendez-vous des libertaires et pacifistes pour qui il anima de nombreuses fêtes. Ah, la rue Mouffetard, ses cabarets, la Contre-escarpe, le Discophage, le bateau ivre et tous les autres… Ou sont ils aujourd’hui ces lieux qui ont vu s’épanouir tant de talents ? Il est mort le 3 juin 1967 dans le sud de la France (Albi) lors d’un accident de voiture. René-Louis LAFFORGUE qui, selon les souvenirs de témoins oculaires, chantait « Le Grand Manitou » (plus haut en vidéo) en se tenant ostensiblement à l’ordre d’Apprenti, était membre de la Loge parisienne L’Etoile Polaire. L’une de ses chansons rappelle son appartenance maçonnique:

Quand je passerai l’arme à gauche

S’il faut me faire pendre ailleurs,

Pour le pire et pour le meilleur,

Je ne raterai pas le coche.

Par la route la plus directe,

Si Dieu n’est pas un chicanier,

J’irai jusqu’au Grand Architecte,

Le jour du jugement dernier.

Bon et bien voilà, pour un dimanche. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

LA MAMAN DES POISSONS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la contrepèterie et du poisson au citron réunis, bonjour !

Nous sommes le 29 juin, c’est vous dire si le départ du Tour de France est pour bientôt ! Ce jour correspond au 11 de messidor généralement dédié à la coriandre. C’est aussi le jour anniversaire de la disparition d’un magicien des mots dont je m’aperçois que je ne lui ai pas encore accordé la place qui lui revient dans ma galerie de portraits. Je veux parler de Boby Lapointe.

Robert, Jean-François, Joseph, Pascal Lapointe, dit Boby est né le 16 avril 1922 à Pézenas (Hérault) et décédé dans cette ville le 29 juin 1972, chanteur français, surtout connu pour ses textes parsemés de calembours, de contrepèteries et d’à-peu-près.

« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé. Son génie technique le conduit à inventer un système d’embrayage automatique pour automobile, que les constructeurs exploiteront avec succès bien plus tard. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de Mathématique, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu’il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode calcul basé sur le binaire, appelé la numérotation Bibi.

Mais à l’âge de 20 ans, il doit abandonner ses études et est envoyé à Linz, en Autriche, en 1943 au titre du STO. Éternel insoumis, il s’évade la même année et rejoint, en mai 1944, sa région natale après sept mois d’errance sous différents noms d’emprunt. Une anecdote veut que parmi eux, il ait utilisé le nom de Robert Foulcan… Sa grande stature et sa force physique lui permettent de devenir scaphandrier au port de La Ciotat, essentiellement pour échapper aux recherches dont il est l’objet par les Allemands et la milice locale.

Son amour des mots et son envie d’écrire le poussent à partir de ce moment à composer des chansons dont le style est très marginal, tout en calembours, jeux de mots et contrepèteries, trop intellectuel pour qu’on lui donne facilement sa chance. Il rédige également un recueil de poésie et un traité sur les calembours. C’est en 1956 qu’il débute officiellement sa carrière musicale : Bourvil et Gilles Grangier choisissent une de ses chansons (Aragon et Castille) pour un passage musical où Bourvil chante, dans le film Poisson d’avril. Bien que le film comme la chanson ne connaissent pas de succès, Lapointe est enfin introduit dans le milieu parisien. Il fait ses grands débuts en tant que chanteur dans un cabaret parisien, le Cheval d’Or.

Dans les années 1960, Lapointe et Brassens enchaînent les tournées et les récitals. Mais son côté fantasque lui fait commettre des erreurs. Quand il ouvre un café concert, « Le Cadran Bleu », la faillite survient rapidement. Brassens le dépanne en épongeant une partie des dettes et l’aide à trouver des petits boulots pour vivre. Il reprend donc une carrière plus cinématographique, en jouant pour le réalisateur Claude Sautet : il est ainsi le demeuré brutal de Max et les ferrailleurs ou le chauffeur de bétaillère dans Les Choses de la vie. En 1968, aux frontières de la cornichonnerie et du génie, il invente le système bibi-binaire, système de numération qui préfigure une voie que suivra l’évolution de l’informatique. Ce système sera publié en 1970 dans le livre Les Cerveaux non humains, introduction à l’Informatique (S.G.P.P.), de Jean-Claude Quiniou, Jean-Marc Font, Gérard Verroust, Philippe et Claudine Marenco. Atteint d’un cancer, il meurt à cinquante ans à Pézenas entouré des siens le 29 juin 1972. Il n’aura enregistré qu’une cinquantaine de chansons, mais leur diffusion continue car il n’a pas été remplacé dans son registre indémodable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

ET AU MILIEU COULE UNE RIVIERE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la procrastination et de la tête de veau réunies, bonjour !

 

Pas le temps de se retourner et on se retrouve déjà le 12 mars, qui plus est, un samedi, et tout cela correspond au 22è jour de ventôse dédié au persil…D’où la référence à la tête de veau. Quand je vous aurai dit que c’est l’ouverture de la pêche, vous saurez tout, ou presque. En général et en bon cénobite j’évite de fréquenter les rives ce jour là au motif qu’elles sont, justement (ou pas), trop fréquentées. Je vais donc remettre à demain cette sortie halieutique. Enfin non, pas dimanche car c’est le jour où les familles viennent cueillir les jonquilles. Lundi c’est le jour de la lessive et mardi à tous les coups il va pleuvoir comme vache qui pisse. Le mercredi n’en parlons pas, c’est le jour des enfants. Alors peut-être jeudi…Si ça me dit !


 

Du coup je vous offre cette comptine et en particulier pour Malone, son papa ou sa maman lui trouveront bien la version de Boby Lapointe.

En fait, je voulais marquer cette journée d’une pierre blanche car c’est le jour anniversaire de la mort du « Bird », Charlie Parker him self, le plus grand de tous les saxophonistes que Boris Vian surnommait « zoiseau ». Il nous a quitté alors qu’il n’avait pas 35 ans mais nous a laissé un héritage exceptionnel. Dans les années 40, avec Dizzy et Thelonius Monk, ils ont posé les bases du jazz moderne et du Be-bop en particulier.

Le saxophoniste a développé dans son adolescence une forte addiction aux opiacés, assez courante chez les artistes. De la morphine il passe rapidement à l’héroïne, ce qui va empoisonner sa vie et finalement causer son décès prématuré. De plus cette dépendance, rapidement devenue de notoriété publique, incite de nombreux jazzmen à se droguer eux-mêmes convaincus d’y trouver l’origine du génie Parkerien. Le jazz resta plusieurs décennies associé aux narcotiques, ce qui a grandement contribué à ternir l’image du mouvement be-bop dans son ensemble et a gâché l’ascension de nombreux musiciens talentueux.

L‘addiction de Parker aux drogues est importante et il se soucie davantage à l’obtention de ses doses plutôt que d’arriver à l’heure ou même d’assurer concerts et sessions d’enregistrement. 1946 fut pour lui ponctuée par une succession de péripéties qui se terminèrent par un séjour de 6 mois à l’hospital psychiatrique. Après des années où sa renommée est au plus haut, pendant lesquelles il ne parvient pas toujours à se tenir éloigné de l’héroïne ou à calmer ses pulsions autodestructrices, Charlie Parker meurt à New York chez la baronne Pannonica de Koenigswarter (on dirait une marque de bière), alors qu’il regardait la télévision, à l’âge de seulement 34 ans. Sa mort sera officiellement attribuée à une pneumonie et un ulcère, elle est surtout le résultat de ses excès avec l’alcool et la drogue. Le médecin chargé d’examiner le corps le trouvera si abîmé et épuisé qu’il estime son âge entre 50 et 60 ans, une erreur de près de 20 ans.

Voila, c’est tout pour aujourd’hui. Merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

L’EMBROUILLEUR…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Si votre téléphone semble perdre le nord d’un seul coup, si vous n’avez plus de réseau, si il n’y a plus d’abonné au numéro que vous demandez, si tout s’arrête brutalement…Regardez bien autour de vous et essayez de repérer le papy brouilleur d’ondes.

Je suis persuadé que l’histoire l’aurait beaucoup fait rire; l’homme du jour c’est Boby LAPOINTE.

« Élevé par mes parents. Études au collège. Fort en maths. », comme il le raconte lui-même dans ses mémoires, son côté fantasque et farceur se révèle très tôt. Dès son adolescence, avec quelques camarades de jeu, il prend plaisir à narguer le bourgeois et à ridiculiser la société bien-pensante et le clergé.

Cependant, son rêve est de voler : il ambitionne de devenir pilote d’essai, et se montre bon en sciences (notamment en mathématiques) à l’école tout en se révélant casse-cou avec des engins (plus ou moins) volants qu’il conçoit, réalise et essaie, sans se soucier des fractures qu’il accumule ni des hospitalisations subséquentes.

Après avoir obtenu son baccalauréat, il commence à préparer le concours d’entrée à deux grandes écoles françaises : l’École centrale et Supaéro pour assouvir sa passion de l’aviation et des maths. Son génie technique le conduit aussi à inventer dans cette même décennie un système d’embrayage automatique pour automobile qu’il présente aux principaux constructeurs, mais ceux-ci estiment cette invention sans avenir. Louis Leprince-Ringuet, à qui Boby Lapointe présenta un traité de mathématiques, fut impressionné par sa rigueur de raisonnement et lui confia qu’il aurait pu se lancer dans la recherche. Il créa par la suite un mode de calcul basé sur le binaire, appelé la numération Bibi.

Puis c’est la guerre, il a 20 ans, il est envoyé en Autriche au titre du STO, il s’évade et rejoint sa région natale. Une anecdote veut qu’il ait utilisé le pseudonyme de Robert Foulcan pendant son périple qui le voit revenir à La Ciotat comme scaphandrier.

Il fait ses grands débuts au « Cheval d’or » célèbre cabaret parisien dans lequel il croisera Brassens, Anne Sylvestre ou Raymond Devos.

A partir de 1960, il se produit « aux trois baudets » et c’est le début du succès. Souvenez vous de: Ta Katie t’as quitté – La maman des poissons – Marcelle – Framboise… Plus tard on le retrouvera au cinéma dans « Max et les ferrailleurs » ou « Les choses de la vie ». Enfin, il repart en tournée pour promouvoir son dernier album, le fameux « comprend qui peut ». Vous voyez la pochette, pull marin et le nez dans les pâquerettes…Un portrait naïf que l’on doit au peintre Maurice Green. Sa dernière apparition en public se fera en première partie d’un concert de Pierre Perret à Bobino.

Boby Lapointe est décédé au mois de juin 1972 à Pézenas. (c’est moins loin que Caracas…)

Allez, ça sent la fin de semaine, dimanche c’est la « Tro bro Léon » le Paris-Roubaix Breton, il va y avoir du monde dans les ribinous (petits chemins) du coin, l’aber Benoist est en émoi ! En attendant le podium, portez vous bien et à demain peut-être.