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I’m in the mood…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la boule bretonne et du café serré réunis, bonjour !

Aujourd’hui, jeudi 21 juin, troisième jour de Messidor dédié à l’oignon, c’est le solstice d’été et j’avais donc le choix (pas dans la date) entre l’histoire de cette plante à bulbe de la famille des liliacées, les feux de la St Jean, la fête de la musique, l’anniversaire de la naissance de Guy Lux ou celui de la mort de Bolko II, Duc d’Opole, en 1356… J’aurai pu parler de fouteballe et de cette affligeante démonstration de néantitude que nous devons à l’équipe de France face à de fiers suédois. De ces grands garçons qui s’efforcent de jouer à la baballe pendant que Loulia Timochentko se fait des tresses dans sa cellule; à tel point que je m’interroge depuis fort longtemps sur l’état du lobe frontal gauche de ces sportifs. D’ailleurs, la photo ci-contre en dit plus que le ferait un long discours sur les us douteux de ces gus fouteux…

Finalement j’ai opté pour un petit hommage à John Lee HOOKER, décédé il y a onze ans le 21 juin 2001.

John Lee Hooker est un des onze enfants d’un métayer du Delta, prédicateur de son état et qui décédera peu après sa naissance. Il sera initié au blues par son beau-père Willie Moore. A treize ans John Lee quitte le domicile familial et atterrit à Memphis où il va pouvoir jouer avec B.B. King. En 1937, il gagne Cincinnati dans le Nord et exerce plusieurs petits boulots. Quelques années plus tard il rejoint Detroit, cité de l’industrie automobile, comme des milliers de Noirs sudistes. Très vite il devient le principal bluesman de la ville. Ce n’est qu’en 48 qu’il va enregistrer et devenir professionnel. C’est de cette époque que date le célèbre I’m in the mood.

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Au début des années soixante il va écumer les festivals avec un répertoire de blues et de folk-songs accompagné par sa guitare acoustique. En 62 il fait partie de la toute première tournée européenne de l’American Folk Blues Festival. 1970 le voit s’adapter avec facilité et succès à l’émergence du Rock-blues. Succès colossal qui va faire de lui une figure emblématique, quasi patriarcale du Rock. Dans les années qui suivirent John lee Hooker va devenir une star internationale incontestée. Parmi ses derniers albums, retenez Urban blues qui contient l’original de Motor city is burning appelé à devenir le premier tube de MC5. Hooker a influencé et collaboré avec les plus grands tel Van Morrisson, les Beattles, Santana ou Keith Richards. Une pensée émouvante pour sa participation dans le film The Blues Brothers dans lequel il interprète son tube Boom Boom.

Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l’un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le blues  et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Toute la musique que j’aime…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Cotton Club et du Livarot réunis, bonjour!

Nous sommes le dimanche 15 avril, 26è jour de Germinal dédié au Lilas.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH que nous allons accrocher aux cimaises de notre galerie…

Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, et décédée en 1937, elle fut surnommée « l’impératrice du blues ».

Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ».

En 1923,Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930.

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Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton).

Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire.

Hé oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues…

L‘actualité étant ce qu’elle est et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression !) Cet après-midi se déroule le Tro-Bro Léon qui est au Finistère ce que le Paris-Roubaix est au Nord. Les « ribinous » remplacent les secteurs pavés mais le spectacle est au rendez-vous. 

Vous avez choisi de visiter « les cénobites tranquilles » à moins que votre présence soit le fruit du hasard et d’une navigation hasardeuse sur le NET; en tous cas soyez en remercié et, repassez donc demain si le coeur vous en dit. C’est ouvert tous les jours. Allez, à demain peut-être.

Vous reprendrez bien un peu de blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du blues profond et du spleen de banlieue réunis, bonjour!

Nous sommes le mercredi 04 avril, 15è jour de germinal dédié à l’abeille. Voici le petit portrait d’un bluesman qui aurait du figurer depuis longtemps dans notre galerie.

 

Né McKinley Morganfield le 14 Avril 1915 à Rolling Fork, Mississippi.Comme beaucoup de musiciens du Delta du Mississipi, Muddy Waters naquit dans une famille de métayer. Sa mère mourut lorsqu’il avait 3 ans et il fut élevé à la plantation Stovall près de Clarksdale. Vers 7 ou 8 ans il apprit à jouer de l’harmonica et attendit ses 17 ans pour commencer à jouer de la guitare. Il joua dans les parties et les picnics. A cet âge il était déjà impressionné par Son House. plus tard il emprunta des trucs à Robert Johnson. C’est surtout Son House qui influença son jeu, y mêlant accord ouvert de Sol et le bottleneck .Avant 1941 il était encore fermier, bien qu’il dirigeait un petit tripot lui rapportant quelques dollars issus des jeux et de la vente de whisky de contrebande. Tiens écoutez ça, ça gratte mais c’est du tout bon…

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En 1941 il enregistra quelques morceaux pour Allan Lomax qui enregistrait des bandes pour la Library of Congress. Le succès tarde à venir et Muddy Waters décide de partir pour Chicago en 1943.Il commença à y enregistrer quelques morceaux et électrifia son style. En 1948 il enregistra I Can’t Be Satisfied et Feel Like Going Home pour le label Aristocrat des frères Chess. En moins d’un jour le stock de ce disque fut entièrement vendu. Muddy Waters connut donc un grand succès et se produisit dans les clubs de Chicago, avec Jimmy Rogers derrière lui à la seconde guitare. Dans les années 1950 il enregistra ses meilleurs morceaux, Mannish Boy, Got My Mojo Working, et Hoochie Coochie Man écrite par Willie Dixon.En 1958 Muddy Waters part faire une tournée en Angleterre. L’accueil qu’il y reçu fut très enthousiaste de la part du public anglais. C’était le début du Blues Revival où tous les musiciens de rock se plongeaient dans les racines du blues.Se souvenant du soutien que lui avait procuré Big Bill Broonzy, il enregistra un album complet de reprises de son collègue.En 1977 il cessa sa longue collaboration avec Chess et signa chez CBS. Il fut produit par le guitariste Johnny Winter. C’est celui ci qui produisit ses deux derniers albums, Muddy « Mississippi » Waters Live et King Bee.Il finit sa vie en jouant dans de grands concerts avec des artistes célèbres lui rendant hommage.Mort le 30 Avril 1983 d’une attaque cardiaque pendant son sommeil.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


Do you know Sunnyland Slim?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et du Gin-fizz réunis, bonjour!

Le 17 mars correspond au 27è jour de ventôse dédié à la Sylvie. Ah, la Sylvie…Euh, oui, ça c’est une autre histoire. Il s’agit bien évidemment de cette jolie fleur encore appelée anémone des bois.

C‘est aussi le jour anniversaire du décès d’un grand bluesman qui s’est éteint à Chicago en 1995. De son vrai nom Albert Luandrew il s’est fait connaître sous le pseudonyme de Sunnyland SLIM. Bon, je reconnais, c’est une semaine « blues » chez les cénobites mais, si vous n’aimez pas ça, n’en dégoutez pas les autres comme disait mon aïeule…

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Ca c’est du blues ou je ne m’y connais pas… En 1939 il rejoint Chicago où il joue avec Sonny Boy Williamson qui a fait l’objet d’un billet ici même. En 1947 il fit des enregistrements sous le nom de « Doctor Clayton’s Buddy ». On le trouve aussi sur des disques de Muddy Waters de la fin des années quarante comme musicien d’accompagnement.

Sunnyland Slim fut blessé à la main par un coup de couteau, si bien que certains doigts perdirent un peu de leur capacité antérieure, il n’en resta pas moins un pianiste d’accompagnement apprécié. Il a fait plusieurs tournées en Europe dont une avec les Chicago All Stars en 1968 me semble t-il. Mais il est vrai qu’en 68, il s’est passé tant de choses…

Allez, merci pour votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

 

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la symbolique de Jung et de la salade de pissenlit réunies, bonjour !

Nous sommes le vendredi 16 mars 2012, 26è jour de ventôse dédié au Pissenlit. Mon aïeule, dont je vous ai déjà vanté les mérites éducatifs, se plaisait à nous faire confectionner du miel de pissenlit. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’une pratique strictement familiale et quelque peu surprenante…Que nenni.

 

Hier nous avons évoqué le blues de Lightnin’ Kopkins ; je vous propose aujourd’hui de découvrir un autre grand : T-bone Walker.

Né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas.

Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T Bone Walker fut rapidement influencé par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. Ecoutez T-Bone woogie.

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1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas pour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing de Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe.

Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une floppée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en 1962 grace à John Lee Hooker (c’est le préféré de ma fiancée).

Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves

problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hopital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues.

 

Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

 

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.


« POOR » LIGHTNIN’

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la décalcomanie et du thon catalane réunis, bonjour !

Nous sommes le jeudi 15 mars, 25è jour de ventôse dédié au Thon. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Lightnin’ HOPKINS ; sans doute l’un des plus grands blues man que je connaisse.

« Poor » Lightnin’, comme il s’appelait lui même à la troisième personne est né le 15 mars 1912 à Centerville, Texas.

Ce sont ses frères Henry et Joel qui lui enseignèrent la guitare. Son premier instrument est fabriqué à partir d’une boite de cigare. Durant son adolescence il rencontre Blind Lemon Jefferson et joue avec lui. Il joue aussi en accompagnant son cousin Alger « Texas » Alexander, qui bien que chanteur ne savait jouer d’aucun instrument. Ses talents de guitariste ainsi qu’une capacité à composer d’extraordinaires blues à propos de scènes de la vie quotidienne lui valent une grande popularité auprès des Noirs du Texas et de Californie.

Lightnin’ Hopkins continua de jouer avec Alexander jusque au milieu des années 1930, date à laquelle il passa quelques temps dans une ferme prison. Libéré il rejoua à Houston avec Alexander dans les clubs et les boites. Petit à petit ils jouèrent dans d’autres états voisins dans les parties et les picnics.

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Découvert en 1946 par un chercheur de talent du label Aladdin Records, Lightnin’ Hopkins ne fut pas suivi par Alexander et enregistra plus de 200 morceaux sur un intervalle de 7 ans. Son succès commença à s’étendre au début des années 1960 pendant le Folk Blues Revival. Il joua avec le American Folk Blues Festival aussi bien au Carnegie Hall qu’en Europe. Ayant une peur panique de l’avion, il refuse toute nouvelle tournée à partir de 1969.

Son style est très rudimentaire, tout en alliant les basses solides du boogie et les attaques sur les cordes aigues et de nombreux glissando. Il a influencé de nombreux musiciens, de Albert Collins à ZZ Top. Sources:La grande encyclopédie du blues de gérard Herzhaft. Adil-blues.com

Il meurt d’un cancer le 30 Janvier 1982.

Entre un meeting à Villepinte et un 33t de Kopkins, je vous laisse le choix. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

VIVE LE BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du Chicago blues et de la Guiness-is-good-for-you réunis, bonjour !

Nous sommes le vendredi 24 février 2012, sixième jour de ventôse dédié à l’Azaret dans notre calendrier républicain.

Aujourd’hui c’est aussi l’anniversaire de la disparition d’un grand monsieur du jazz:Memphis Slim…Souvenirs.

C‘était la fin des années 60 (les sixties), alors que je me préparais au beau métier de capilliculteur dans la capitale (je vous assure que tout ceci est rigoureusement exact) un ami me proposa de l’accompagner au concert. C’était une cave à St Michel qui s’appelait « les trois mailletz » (sans doute en référence à une ancienne loge maçonnique) à travers l’écran de fumée des cigarettes (quelle belle époque) on distinguait une scène minuscule sur laquelle officiait un pianiste de génie. Il s’appelait Menphis SLIM. Dans ce cabaret se produisaient Coleman (sur la photo), Armstrong, Count Basie et j’en passe. Haut lieu du jazz de l’après guerre jusqu’à ce que De Gaulle demande aux américains de rentrer chez eux.

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Magicien des claviers, Memphis Slim aura perpétué la tradition boogie-woogie, ce style piano-blues forgé dans les barrelhouses du Deep South. Fortement influencé par Roosevelt SYKES, le maître du style, Memphis Slim s’affirmera comme les des plus grands représentant du Chicago blues.

Après avoir accompagné des bluesmen tels que Big Bill Broonzy ou Ruby TAVERN, c’est avec l’arrivée du blues electrique, sous l’impulsion de Muddy  Waters, que Memphis Slim crée la formation des House Rockers. Nous sommes alors en 1947, et débute pour Memphis Slim sa période la plus intense.

Début des années soixante, après avoir participé à la première tournée de l’american folk blues festival, Memphis Slim décide de s’installer en France. Son style, très apprécié en Europe, influencera le folk-blues de cette époque.

Egalement trés grand chef d’orcheste, Memphis Slim aura joué tout au long de sa carrière avec les plus grands noms du blues, laissant derrière lui quelques enregistrements incontournables dans l’histoire du blues. De son vrai nom John len Chatman, il est né à Menphis dans le Tennessee. Il est mort à Paris un 24 février en 1988 après avoir enregistré plus de trois cent disques…

Et voila l’travail, allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CA VIENT DU BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la mistoufle et des restos du cœur réunis, bonjour !

Nous sommes le 28 décembre, 8è jour de nivôse que les républicains avaient dédié au fumier, allez savoir pourquoi justement le jour de la « saints innocents »… Peut-être parce que Nobody’ innocent !

C‘est aussi la date anniversaire de la disparition d’un bluesman attachant.

Freddie KING, qui s’est vite appelé Freddy, est né et a grandi à Gilmer (Texas) en 1934, où il a appris à jouer de la guitare grace à sa mère et à son oncle. King jouait au départ du blues rural acoustique dans la veine de Lightning Hopkins dont je vous parlerai un jour.

En 1950, à 16 ans, sa famille déménage pour Chicago, où il fréquente les clubs de blues. Il y entend des musiciens tels que Muddy Waters, Jimmy Rogers , Eddy Taylor et bien d’autres. Bientôt le jeune guitariste forme son propre groupe The Every Hour Blues Boys. « C’était un colosse débonnaire, carrure de taureau, écrasant sa guitare entre les doigts noueux qui en tiraient malgré tout des sons d’une extrème pureté. »gérard Herzhaft La grande encyclopédie du blues.

King enregistre son premier 45t en 58. Syd Nathan et Sonny Thompson font signer KING et enregistre son premier simple pour ce label ‘You’ve Got to Love Her with a Feeling’, en Aout 1960. Ce titre devient un petit succès en 1961.Allez, cinq minutes de bonheur.

Le premier album de King ‘Freddy King Sings’ sort en 1961 et est suivi l’année suivante de ‘Let’s Hide Away’ et un album instrumental ‘Dance Away with Freddy King: Strictly Instrumental’. En 1961, il réalise une série d’instrumentaux (dont ‘San-Ho-Zay’, ‘The Stumble’ , et ‘I’m Tore Down’) qui deviennent des classiques du blues.(observez les deux orthographes du prénom sur les pochettes de disques)

King trouve un nouveau contrat avec Shelter Records de Leon Russell au cours de l’année 1970. Il enregistre trois albums au début des années 70 qui se vendent tous bien. Ses concerts marchent bien aussi. En 1976, il tourne aux Etats-Unis, en dépit d’une santé qui commence à décliner. Le 29 décembre 1976, à seulement 45 ans, King meurt d’un problème cardiaque.

Du blues pour terminer l’année, on peut pas trouver mieux. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

TOULOUSE, TOUT BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour !

 

Pourquoi Toulouse, parce que nous sommes le 26 février, autrement dit le 8è jour de ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la timidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir. Dans la mythologie, la nymphe Io, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler.

 Parlons peu, parlons Blues.

Si vous aimez le Blues, vous aimez forcément BUKKA WHITE. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition le 26 février 1977 à Memphis, Tennessee.


Il est métayer et musicien à ses heures. Son style de guitare est particulièrement original, le situant entre Charlie Patton, la Country Music des années 1900-1920 et la façon hawaiienne de jouer de la guitare, souvent à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes en accord ouvert. Ses classiques se distinguent non seulement par sa voix puissante, son jeu de guitare si particulier, mais aussi par les paroles autobiographiques pleines d’un humour dévastateur ou de sensibilité contenue. La légende veut qu’il ait donné sa première guitare à son petit cousin B.B. King.

Alors qu’il est emprisonné à « Parchman’s Farm« , en 1939, Bukka White enregistre quelques morceaux pour Alan Lomax qui travaillait alors sur le recueil de la tradition orale pour la bibliothèque du Congrès. Après sa libération, en 1940, Bukka White se rend à Chicago et enregistre douze morceaux d’une grande violence expressive, sur les thèmes de la prison, de l’isolation et de la solitude. Installé à Memphis, c’est à cette époque qu’il jouera occasionnellement avec son jeune cousin, B.B. King. Le morceau qu’on entend (normalement) dans la vidéo s’intitule justement » Parchman’s Farm Blues ».


Notre hébergeur, Canalblog, effectue actuellement des travaux de restauration sur le site; pour le coup, j’ai quelques difficultés à intégrer des vidéos. Cette fois ci, elle se retrouve en toute fin de billet… Et pourtant, les mésanges de Keramoal m’en sont témoins, je ne ménage pas mes efforts pour maîtriser la technoweb nécessaire à ce genre d’exercice mais…Je pars de loin !

Allez, bonne journée à tous, n’oubliez pas de fêter les « Koulfinid » (si, si, ça existe. Il fut le troisième évèque d’Aleth après St Malo.) portez vous bien et à demain peut-être.



 

 


DO YOU LIKE A BLUES ..?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis
de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour !

Le
21 janvier correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier
républicain. C’était un jour dédié à la mousse, je vais donc, de
ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler
une petite…

Il
y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux
« Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il
était en très bonne compagnie, entouré de John Lee Hooker, Bessie
Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. Depuis,
je ne m’en lasse pas.

Snooks
EAGLIN
fut
découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors
qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un
pur style de Blues rural.

Devenu
aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN
apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les
accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A
l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des
groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar
Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son
style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de
continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

Après
avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind
Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry
OSTER, qui le fera enregistrer tout un ensemble d’airs traditionnels
en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances
d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme
«Alberta» , «Every day i have the blues» ou «Hight society».

Mais
malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le
public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations
de blues rural   désespéré de la première heure. La pauvreté
qu’il a cotoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité
à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu
à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre
style.

Je partage
le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en
mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où
Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représente
la plus belle période artistique de sa carrière discographique.
». A l’âge de
72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18
février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

 


Bon, voila pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.