Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Blues”

Page 2 de 4

CRAZY BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

, ,

 

Amis de l’ampélosophisme* et du Pessac-Léognan réunis, bonjour ! Puisque aussi bien nous sommes le dimanche 26 mai 2013 et que ce jour était le 7è de Prairial, autant vous le dire tout de suite, il était dédié au fromental encore nommé, l’avoine élevée.

*L’ampélosophisme est considéré par certains comme un humanisme de bistro et se déclare libertaire, utopique, indépendant des autres courants de pensée philosophiques politiques ou religieux. Il existe même un site des plus revigorants qui lui est consacré. Et puisque vous êtes les meilleurs lecteurs qu’un blogue n’ai jamais eu, voici pour vous une véritable pépite dénichée sous les plis de la toile (c’est joli ça), le premier disque de blues de l’histoire, gravé en 1920.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

 

C‘est Mamie SMITH qui est la chanteuse, elle est née le 26 mai 1883 à Cincinnati, et décèdera en septembre 1946 à Harlem. Très populaire à Harlem dès 1914, elle est engagée par Perry Bradford qui réussi à convaincre la imagescompagnie Okeh de l’enregistrer. Crazy blues, c’est le titre du morceau, obtient un succès considérable dès sa parution. On dit que le disque s’est vendu à 75000 exemplaires la première semaine. Dès lors Mamie entreprend une fructueuse carrière jusqu’en 1931. Elle défraie bien un peu la chronique par ses liaisons avec avec de grands jazzmen, ce qui ne l’empêche pas d’interpréter une série de films musicaux au début du parlant. Par la suite, drogue et alcool venant elle sombre dans la misère et l’oubli. Ah, la vie est dure madame Michu.

Allez, si le temps le permet et si le moteur tient, je vais peut-être pousser jusqu’à Loudéac où se déroule le salon du livre en présence de notre confrère blogueur et néanmoins écrivain Stéphane Grangier. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.

 

My name is J.B. Lenoir…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , ,

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 29 avril 2013 et ce jour correspond au 10è de floréal dans le calendrier républicain. Il était dédié au rateau.

J.B. Lenoir, né à Tilton (Mississippi) le 5 mars 1929 et mort à Champaign (Illinois) le 29 avril 1967, est un bluesman américain comme je les aime et comme j’aime à vous les faire découvrir,52487325_p guitariste, chanteur et compositeur. Nommé J.B. par ses parents (ces initiales ne signifient rien en particulier. Pour les non-initiés encore moins, pour les autres elles désignent les colonnes du temple mais je doute que ce soit cela qui ait guidé les parents), Lenoir commence à jouer très tôt. Il laboure dans la journée puis joue de la guitare le soir, en apprenant un peu de tout.

Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à la Nouvelle Orléans. En 1949, il déménage à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et 52487360_pMuddy Waters. Dans les années 1950, Lenoir enregistre plusieurs chansons sur différents labels. À cette époque, on le connaît surtout pour ses costumes rayés, sa voix féminisée et pour son jeu à la guitare électrique.

Lenoir avait la réputation d’être exceptionnellement amical et doux. Il se prit d’amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Certains disaient même qu’il ressemblait à Martin Luther King car ils avaient beaucoup de points communs, dont le fait d’être père et d’avoir eu une fin tragique. Il n’aura pas vécu assez longtemps pour nous dévoiler toute l’étendue de son talent. En effet, Lenoir, à 38 ans, s’éteint le 29 avril 1967 chez lui à Champaign, à la suite d’une hémorragie interne. Cette dernière fait suite à un accident de voiture dans lequel il était impliqué trois semaines plus tôt, l’hôpital n’ayant pas pris au sérieux ses blessures. On lui doit entre-autres:My name is J.B. Lenoir que j’ai posté en vidéo, et qui fut repris par James Brown, imagesAlabama. Le documentaire The Soul of a Man (2003) de Wim Wenders, qui fait partie de la série The Blues, a Musical Journey de Martin Scorsese, est consacré en partie à ce bluesman. En fait, la chanson de John Mayall marqua tellement Wim Wenders, étudiant en cinéma à l’époque, qu’il se demanda qui était J.B. Lenoir. Puis Wim Wenders devient réalisateur et rencontre plusieurs fans de Lenoir. Cependant, ils ne trouvent aucun document filmé sur lui. Mais un jour, on découvre des images inédites de Lenoir tournées au début des années 1960 par deux étudiants (allemand et suédois) en art à Chicago. En 2002, Wim Wenders rend visite à ces deux anciens étudiants, le couple Seaberg, désormais marié. Ces derniers croient rêver : leurs images étaient restées sur une étagère sans que personne ne les ait jamais vues pendant 35 ans. Ils avaient perdu espoir que le monde (et particulièrement la Suède où ils avaient proposé leur film) s’intéresse à leur musicien préféré, qui était aussi leur ami proche.

C‘est une belle histoire, non ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

TOUTE LA MUSIQUE QUE J’AIME…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis de la liberté d’expression et du Be bop a lula réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 15 avril, pas le moment de se découvrir d’un fil. Cette date correspond au 26è jour de germinal dédié au lilas ce qui me fait irrésistiblement penser à Serge Gainsbourg et son célèbre poinçonneur, c’était avant Gainsbar.

Si vous aimez le blues, vous aimez forcément Bessie SMITH. Bessie Smith est née le 15 avril 1894 à Chattanooga dans le Tennessee, elle est morte en 1937,images elle fut surnommée « l’impératrice du blues ». Élevée par une famille d’une pauvreté extrême, elle commença très tôt à gagner sa vie en chantant dans les rues de Chattanooga avec son frère Andrew. Devenue une jeune femme, elle rejoint le spectacle ambulant de William et Gertrude Rainey, connus sous le nom de « Ma and Pa ». En 1923,Bessie Smith fait ses débuts d’enregistrement chez Columbia Records avec sa première chanson, « Downhearted Blues » (le Blues abattu). Elle enregistrera finalement 123 chansons pour Columbia au cours de sa carrière musicale. Smith était aussi une des artistes afro-américaines parmi les mieux payées des années 1920, en gagnant quelque $2000 par semaine. Pourtant, sa carrière subit un ralentissement avec le commencement de la Grande Dépression des années 1930. Ecoutez Poor man’s blues (1928).

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Le soir du 26 septembre 1937, Bessie Smith est tuée dans un accident d’automobile en traversant Clarksdale dans le Mississippi avec son ami Richard images-1Morgan (oncle du musicien de jazz Lionel Hampton). Bessie Smith a eu une influence musicale importante sur des chanteuses comme Billie Holiday, Sarah Vaughan, Dinah Washington, Nina Simone, Janis Joplin et Norah Jones. Sa voix puissante et son style de chant sont une contribution importante à l’histoire de la musique populaire. Hé oui, toute la musique que j’aime, elle vient de là, elle vient du Blues… Bon, l’actualité étant ce qu’elle est et toutes choses égales par ailleurs (j’adore cette expression !) vous pouvez éteindre votre ordinateur et reprendre une activité normale.

Mais, vous avez choisi de visiter les cénobites tranquilles à moins que votre présence soit le fruit du hasard et d’une navigation erratique sur le NET; en tous cas soyez en remercié et, repassez donc demain si le coeur vous en dit. C’est ouvert aussi le mardi. Allez, à demain peut-être.

 

TOULOUSE, TOUT BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , ,

Amis de la ville rose et du cassoulet réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 26 février 2013, autrement dit le 8è jour de Ventôse dédié à la violette. Or Toulouse est la ville de la violette et de ses fameux bonbons. On dit que cette fleur symbolise la imagestimidité, la modestie et la pudeur. Mais une autre interprétation veut que la Pensée, famille dont fait partie la violette, représente le souvenir.Tous les cruciverbistes le savent, dans la mythologie, la nymphe Io, fut aimée de Jupiter. Mais les amours de celui-ci furent une fois de plus contrariées par son épouse Junon, qui se vengea en changeant sa rivale en blanche génisse. Ainsi métamorphosée, Io errait tristement lorsqu’elle vit sortir de terre de petites fleurs qui tournèrent leurs corolles vers elle. Elle reconnut en elles les pensées de ses amis venus la consoler. C’est pas mignon ça, madame Michu ?

Parlons peu, parlons Blues.

Si vous aimez le Blues, vous aimez forcément BUKKA WHITE. C’est aujourd’hui le jour anniversaire de sa disparition le 26 février 1977 à Memphis, Tennessee.

 

Il est 6001f5cc86e980b8f80ea0316f5métayer et musicien à ses heures. Son style de guitare est particulièrement original, le situant entre Charlie Patton, la Country Music des années 1900-1920 et la façon hawaiienne de jouer de la guitare, souvent à plat sur les genoux en faisant glisser un tube de métal sur les cordes en accord ouvert. Ses classiques se distinguent non seulement par sa voix puissante, son jeu de guitare si particulier, mais aussi par les paroles autobiographiques pleines d’un humour dévastateur ou de sensibilité contenue. La légende veut qu’il ait donné sa première guitare à son petit cousin qui deviendra le fameux B.B. King. Une autre légende prétend que ce dernier ait acheté sa première guitare à l’âge de douze ans pour quinze dollars. A droite en photo, le jeune B.B. King.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Alors qu’il est emprisonné à « Parchman’s Farm« , en 1939, Bukka White images-1enregistre quelques morceaux pour Alan Lomax qui travaillait alors sur le recueil de la tradition orale pour la bibliothèque du Congrès. Après sa libération, en 1940, Bukka White se rend à Chicago et enregistre douze morceaux d’une grande violence expressive, sur les thèmes de la prison, de l’isolation et de la solitude. Installé à Memphis, c’est à cette époque qu’il jouera occasionnellement avec son jeune cousin, B.B. King. Le morceau qu’on entend  dans la vidéo s’intitule justement » Parchman’s Farm Blues », enregistré en 1940.

Allez, merci d’être passé par ici; vous revenez quand vous voulez. En attendant portez vous bien et à demain peut-être.

 

 

Down by the riverside…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, ,

Amis de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour !

Ce lundi 21 janvier 2013 correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était un jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite…

Il y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux « Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il était en très bonne compagnie, entouré de John Lee imagesHooker, Bessie Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. Depuis, je ne m’en lasse pas. Il fut découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un pur style de Blues rural.

Devenu aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Après avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry OSTER, qui le fera enregistrer DownloadedFile-2tout un ensemble d’airs traditionnels en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme «Alberta» , «Every day i have the blues» ou «Hight society».

Mais malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations de blues rural   désespéré de la première heure. La pauvreté qu’il a cotoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre style.

Je partage le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représente la plus belle période artistique de sa carrière discographique. ». A l’âge de 72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18 février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

Bon, voilà pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Elle vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , ,

Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 11 décembre 2012, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Big Mama Thornton.

C‘est une des plus grandes chanteuses de blues et de gospel que le monde ait connu. De son vrai nom Willie Mae Thornton, elle était née en Alabama un 11 décembre 1926. Malheureusement, elle eut une triste fin, seule, sans le sou et, il faut bien le reconnaître, quelque peu alcoolisée; elle mourut en 1984. Fille d’un pasteur et d’une mère chanteuse d’église, elle semblait prédestinée à une telle carrière. Je pense que c’était une des rares femmes du blues des années 50 & 60. On se souvient de « Ball n’chain» et de l’extraordinaire reprise qu’en fit Janis Joplin.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Elle connut les premières places du hit parade avec Hound Dog  et le célébrissime orchestre de Johnny Otis, pendant plusieurs semaines. « Après 1957, Big Mama connaît une période difficile. Sans orchestre, sans enregistrement, elle vivote dans de petits clubs de la côte Ouest où elle s’est installée. Comme pour beaucoup d’artistes noirs, c’est le blues revival qui va la remettre en selle ». ( in: La grande encyclopédie du blues) Si l’actualité  vous met vraiment le cafard, glisser un 33 tours de Big Mama sur votre platine, servez vous un verre de bourbon du Kentucky et… Laissez vous porter par cette voix puissante, rocailleuse comme l’Alabama.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Do you know Guitar Slim…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour !

Nous sommes le lundi 10 décembre 2012, vingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau (sorte de houe). Commençons la semaine en musique avec ce petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre Things I used to do. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , ,

Amis de la mélancolie et du Mississippi réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 03 octobre 2012 et, en ce douzième jour de vendémiaire, consacré à l’immortelle, coup de chapeau à un artiste qui en portait toujours un: Stevie Ray Vaughan.

Il est né un 3 octobre à Dallas, de triste mémoire, on lui doit l’apport de la guitare
électrique dans le blues. En 2003, le magazine Rolling stone le classe parmi les meilleurs guitaristes de tous les temps, excusez du peu. Il va beaucoup s’inspirer de Jimi hendrix et de BB King mais aussi de Buddy Guy dont je vous ai déjà parlé ici.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

C‘est David Bowie qui va le repérer au Montreux Jazz Festival et l’inviter à jouer sur son album Let’s dance, sorti en 1983. Aux prises avec la drogue et l’alcool au milieu des années 1980, il commence une cure de désintoxication en Géorgie, et s’en sort totalement. Pour son retour, il enregistre l’album In Step en 1989, qui remporte le Grammy Award du meilleur disque de blues contemporain. Son retour sur le devant de la scène sera de courte durée puisqu’il va trouver la mort dans un accident d’hélicoptère le 27 août 1990.

« Personne ne m’avait autant imposé le respect. La première fois que j’ai entendu Stevie Ray, c’était à la radio, dans ma voiture, je ne savais pas qui il était, et je me suis dit : ce gars-là va faire trembler le monde. » Eric Clapton.

En tous cas, ça balance sévère ! Tiens, puisque vous aimez le blues, ne ratez pas le rendez vous désormais traditionnel de Belle-Isle-en-terre, c’est pas loin de Guingamp (22) vendredi et samedi prochains ( 5 & 6 oct.) Martin Harley Band – West Weston – Blas Picon & the Junk express – Chris Farlowe. Cela se déroule dans les bars et à la salle polyvalente.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Le blues de la poisse…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, , , ,

Amis de l’hyperbole et de fifi Brindacier réunies, bonjour !

Nous sommes le lundi 20 août 2012, troisième jour de fructidor dédié à la Vesse-de-loup et la canicule n’a toujours pas atteint le Finistère…

Aujourd’hui c’est relâche au grand théâtre de Keramoal mais pour vous remercier de votre fidélité, voici un petit cadeau estival.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

J‘ai entendu cet air qui est une reprise d’un vieux blues de l’Arkansas « Hard Luck Blues », de Lonnie Glossom dans une cave parisienne au début des années 70. Roger Mason l’interprétait en compagnie de Steve Waring. Ils ont contribué l’un et l’autre à populariser la fameuse technique du picking. Ci après, la version de Lonnie Glossom, 1936.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Voilà donc, petite récréation, mettez vous à l’ombre, servez vous un pastis bien frais (mais sans glace) et surtout, portez vous bien et à demain peut-être.

Une tisane et…Au lit.

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

, , , , ,

Amis de l’aposiopèse* et de l’huile de foie de morue réunies, bonjour !

*L’aposiopèse est une brusque interruption du récit qui se signale par une typographie et une ponctuation spécifique (comme l’usage trop fréquent des points de suspension dont votre serviteur se rend volontiers coupable).

Nous sommes le vendredi 20 juillet, deuxième jour de thermidor dédié au bouillon-blanc. Une des plus anciennes plantes médicinales connues des apothicaires, herboristes et autres phytothérapeutes.

Les fleurs séchées de molène (rien à voir avec notre île du Ponant), c’est le nom de l’espèce, entrent dans la composition de la célèbre tisane des « quatre fleurs » utilisée de longue date et de nos jours encore en cas de refroidissement et de toux. Cette tisane n’a en fait des « quatre fleurs » que le nom car en réalité, elle en comprend 7 mélangées à parts égales : mauve, guimauve, gnaphale, tussilage, coquelicot, violette et bouillon-blanc. Le bouillon-blanc seul en infusion est également réputé pour résorber les petites irritations anales. Alors, ça vous chatouille ou ça vous gratouille ?

Le 20 juillet c’est aussi l’anniversaire de mon ainé qui le fêtera là bas de l’autre côté de la Méditerranée et à qui j’adresse tous mes voeux evel just…Il est né le même jour que Bonny B. célèbre joueur d’harmonica et chanteur de blues. Il a vu le jour en 1974 sous un arbre sacrée le Bagnan. Il passe ses premières années sous le régime de Pol Pot.

En 1978, poursuivi par les Khmers, lui et sa famille se réfugient dans la jungle près de la frontière thaïlandaise. Après trois jours et trois nuits de marche, sans manger, ils se retrouvent enfin en sécurité en Thaïlande. En mai 1998, autre point commun avec mon gars, Bonny décide de partir à Chicago à la quête du blues, « il fallait que je me rende sur place, comme en pélerinage ». Ne parlant pratiquement pas anglais, il ne se laisse pas impressionner pour autant et se retrouve « jammant » avec Louisiana Red, Buddy Guy, Jimmy Johnson, Kenny Neal, John Primer, Mc Kenzy ou Bernard Allison dans les clubs mythiques que sont le Blue Chicago, le Buddy Guy Legend’s ou le Koko Taylor. Ici en vidéo avec Dave Riley dans son club de Fribourg en 2010. Morceau que je dédicace à mon grand.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Le 28 février 2009, Bonny B. se lance dans un pari: devenir le seul harmoniciste au monde à jouer de l’harmonica pendant 24h non-stop pour le Guinness World Records. Tout cela afin de collecter des fonds pour son école au Cambodge. Bonny B. ouvre son premier Blues Club à Fribourg où il organise des concerts de Blues avec des artistes américains.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.