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Every day i have the blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du matérialisme historique et du cachou Lajaunie réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 20 Mai 2020, premier jour de Prairia05_Mai_Prairialrl dédié à la luzerne. Le mois de prairial était le neuvième mois du calendrier républicain français. Il correspondait, à quelques jours près (selon l’année), à la période allant du 20 mai au 18 juin du calendrier grégorien. Il tirait son nom « de la fécondité riante & de la récolte des prairies de mai en juin », selon les termes du rapport présenté à la Convention nationale le 3 brumaire an II (24 octobre 1793) par Fabre d’Églantine, au nom de la « commission chargée de la confection du calendrier ». Quel poète ce Fabre…

Tiens, un tout bon qui vient de casser sa pipe. Non, ce n’est pas Piccoli, quoique… Je veux parler de Lucky Peterson, enfant prodige du blues, décédé à Dallas à 55 ans des suites d’un AVC. Son père possédait un club de blues à Buffalo et on raconte que le petit Lucky appris à lucky jeunejouer du piano en même temps qu’il apprenait à marcher. Il n’a que trois ans quand il est remarqué par Willie Dixon qui le fait passer à la télé. Il va devenir le pianiste de Little Milton et l’accompagner lors d’une tournée en France. Son style en tant que guitariste n’est pas sans rappeler celui de B.B. King. Il brille d’ailleurs plus par son style, son toucher et sa présence sur scène que par ses compositions, dont peu de morceaux sont réellement connus du grand public. Encensé par une partie de la critique, il s’en trouve une autre pour le trouver ennuyeux. En 2015 il avait ouvert la 36è édition du festival Jazz à Vannes (56).

A vous de juger ! Pour ma part je vais vérifier si mes laitues naissent. Allez, portez vous bien et à bientôt, peut-être.

Crossroad…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du Delta blues et de l’endive braisée réunis, bonjour  ! En ce Vendredi  08 mai 2020, dix neuvième jour de OLYMPUS DIGITAL CAMERAFloréal dédié à l’arroche, plutôt que de fêter l’armistice qui n’en fut pas un, célébrons la naissance d’un des plus grands bluesmen que le Mississippi ait connu. Robert Johnson. Son œuvre quoique mince a laissé un nombre considérable de classiques du blues. Par ici, certains vont célébrer les Comgall, moine écossais, qui fonda sur la côte de l’Ulster le célèbre monastère de Bangor.

Né dans le Delta il s’est très tôt intéressé à la musique, notamment l’harmonica avant d’opter pour la guitare. Sa rencontre avec Willie Brown le décide à faire de la musique son gagne-pain. Il parcourt le Delta, joue ici et là pour quelques dollars. Sa vie chaotique est celle d’un grand Robert Johnsonbuveur, coureur de femmes qui s’attire sans cesse un tas de problèmes. Cette personnalité se reflète dans des compositions sombres, dramatiques, pleines d’images hallucinantes. La légende veut que sa virtuosité vienne d’un pacte avec le diable. un soir très sombre alors qu’il se promenait dans les alentours de Clarksdale dans le Mississippi, il se perdit à un carrefour (crossroads). Alors qu’il commençait à s’endormir une brise fraîche le réveilla. Il vit au-dessus de lui une ombre immense avec un long chapeau.

Effrayé, ne pouvant dévisager cette apparition Johnson Robertresta comme paralysé. Sans un mot l’apparition se pencha, prit sa guitare, l’accorda, joua quelques notes divines avant de lui rendre l’instrument et de disparaître dans le vent noir du Sud. Il est mort, empoisonné dit-on, dans un bouge du Mississippi du côté de Greenwood. Son blues, torturé, rempli de référence au démon, sera repris par d’innombrables musiciens comme Muddy Waters mais aussi, plus tard, les Rolling stones, Jimi Hendrix, Bob Dylan et Eric Clapton entre autres. Un grand à n’en point douter.

Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Parlons peu, parlons blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du stoïcisme et de l’endive braisée réunis, bonjour ! Oui, nous sommes le Samedi 23 novembre 2019, c’est à dire le troisième jour de frimaire ((mais non, pas fruits d’mer)  dédié à la chicorée. Vous connaissez tous les bienfaits de cette plante quasi miraculeuse qui Moulin-à-café-Peugeot-300x234produit aussi bien un succédané de café que de la bonne endive (chicon) et qui arbore une jolie fleur moins connue. Mon aïeule, à qui je dois cette éducation désastreuse, m’a élevé au bol de café plus qu’au verre de lait mais, elle n’imaginait pas un instant que l’on puisse faire un café sans y rajouter deux cuillers à soupe de chicorée Leroux. J’ai encore en souvenir celle que l’on incorporait obligatoirement au café après l’avoir moulu dans ce merveilleux petit ustensile aujourd’hui disparu…

Parlons peu, parlons blues… R.L. Burnside, né Robert Lee Burnside le 23 novembre 1926 à Harmontown, Mississippi, et mort le 1er septembre 2005 à Memphis, est un chanteur, guitariste et compositeR.L-Burnside-D-ur de blues. Il a vécu la majeure partie de sa vie à Holy Springs, dans l’État du Mississippi. R. L. Burnside a passé le plus clair de sa vie dans les collines du  nord du Mississippi. Il a travaillé comme métayer et comme pêcheur tout en jouant de la guitare le week-end. Il a commencé à s’intéresser à la guitare peu après ses vingt ans en écoutant le disque de John Lee Hooker, Boogie Chilen (qui a inspiré les débuts de nombreux bluesmen comme Buddy Guy). Il a appris son style en écoutant également Fred McDowell qui habitait près de chez lui, ainsi que son cousin par alliance, Muddy Waters.

Dans les années 1950 Burnside déménage du côté de Chicago, où plusieurs membres de sa famille sont assassinés ; après ces crimes, il retourne dans son État natal. La voix de Burnside est puissante et caractéristique, il joue aussi bien de la guitare électrique ou acoustique (avec ou sans bottleneck). son style ronronnant est caractéristique du RL_Burnside-G-country blues des collines du Nord du Mississippi, différent du blues du Delta. «Aujourd’hui à la mode, R.L. Burnside a longtemps vécu dans la misère et l’indifférence des Américains… En 1959, il retourne définitivement dans le Mississippi et ouvre un petit bar local dans lequel il joue et vend son wiskey maison.» C’est en 67 que Georges Mitchell, ethnomusicologue, découvre Burnside qui a mis guitare et ampli au clou pour survivre. «… Il faut attendre 1979 pour qu’il puisse vraiment sortir de l’ombre grâce au chercheur David Evans et à Gérard Herzhaft qui après les avoir rencontré dans le Mississippi rapporta ces enregistrements en France et les fait éditer chez Vogue.»( Extraits de La grande encyclopédie du blues de G. Herzhaft chez Fayard) Sans doute le dernier grand interprète du delta blues.

Allez, bonne fin de semaine, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Un T-Bone sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce Samedi 28 mai serpolet2016, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

And now, ladies & gentlemen, oyez l’histoire de T-Bone Walker né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas. Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T-Bone Walker fut rapidement influencé 220px-T-Bone_Walker,_American_Folk_Blues_Festival_1972_(Heinrich_Klaffs_Collection_46)par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T-Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. 1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas T-Bone gauchepour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe. Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une flopée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en TBone3-300x2571962 grâce à John Lee Hooker. Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats-Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hospital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues. Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Cent ans de plus…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour ! Ce Vendredi 29 janvier 2016 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, je n’évoque pas ici les violences conjugales mais ce bel outil qui, nous Manche-Cogneedit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. Comme disait mon aïeule en plagiant le grand Sénèque: Et post malam segetem serendum est, ce qui signifie : Après mauvaise récolte, il faut semer encore. En clair, mieux vaut lever la jambe que baisser les bras.

Oyez à présent l’histoire de Willie Dixon. C’était un musicien, contrebassiste, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiat après-Willie Dixonguerre. Willie Dixon est, à l’âge de 7 ans, fan du groupe de pianistes Little Brother Montgomery. A l’âge de 12 ans il est condamné pour un petit chapardage aux travaux forcés dans le terrible pénitencier de Ball Ground: sadisme des gardiens, meurtres, viols…Cette expérience le marquera à jamais. Il découvre la pratique du blues en prison, il chante et écrit des poèmes. Il déménage ensuite à Chicago où il devient boxeur professionnel mais arrête rapidement. Après avoir été emprisonné pendant la deuxième guerre mondiale, il évolue dans l’univers musical. Il joue pour des labels comme Columbia Records ou encore Chess Records et notamment avec le groupe Big Three Trio.

C‘est en 1959 qu’il sort le premier disque sous son nom : Willie’s blues. Il est principalement reconnu pour sa capacité à écrire et composer des chansons, mais aussi pour son apport exceptionnel dans ce genre musical en tant que producteur, il a même dit un jour « I am the blues », littéralement « Je suis le blues ». Willie Dixon écrit des chansons dessin dixonmythiques comme Back Door Man (1960), Evil (1954), You Shook Me (1962) ou encore Wang Dang Doodle (1960). Il sort une vingtaine de disques sous son nom entre 1959 et 2001 sous divers labels dont Columbia, Folkways ou encore Pausa. Il meurt en 1992, d’un arrêt cardiaque, alors qu’il est déjà atteint de diabète depuis des décennies. Willie Dixon a été récompensé d’un Grammy Award en 1989 pour l’album Hidden Charms. Il rentre peu après sa mort dans le prestigieux Rock n’ Roll Hall of Fame. Le chanteur français Francis Cabrel luit rend hommage dans une chanson en 1999, ainsi que les musiciens Bob Dylan et Tom Cochrane. Plusieurs livres ont été écrits sur sa vie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la protohistoire et du pain perdu réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 06 décembre 2015, seizième jour de Frimaire dédié à l’ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés Ajoncd’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de poésie passe-partout, invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le nom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers à jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)

C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hudson « Huddie » Leadbetter plus connu sous le pseudonyme de LEADBELLY. Sans doute le plus légendaire des artistes noirs, ce fils d’anciens esclaves joue dès l’âge de seize ans piano et guitare dans les maisons closes de Louisianne. Leadbelly est un invétéré coureur de jupons et un lead-belly-statue-shreveport-300x179redoutable bagarreur, son colt toujours passé à la ceinture lui servant d’argument décisif. En 1927 il tue un rival et se voit infliger trente ans de prison au terrible pénitencier d’Angola. C’est là que John Lomax va le dénicher et réussir, après plusieurs démarches à le faire libérer. Il sera un des tout premiers noirs du Sud à jouer pour le public blanc du Nord, hors du ghetto. « Il va devenir, aux côté de Pete Seeger et Woody Guthrie un véritable folk-singer d’autant que ses tentatives d’enregistrer des blues à destination d’un public noir sont un échec commercial. » Cette statue de la légende Huddie « Lead Belly » Ledbetter se trouve à Marshall Street au centre-ville de Shreveport en Louisianne.

La renommée de Leadbelly ne va cesser de grandir jusqu’à faire de lui une figure mythique. Son rôle dans la reconnaissance des musiques leadbellynoires sudistes, le blues en particulier, a été considérable. Nombre de ses œuvres ont été reprises par des grands artistes comme Van Morisson, dick Annegarn, les Stones, Johnny Cash ou Little Richard. Sources: La grande encyclopédie du blues – Gérard Herzaft – Fayard – J’en profite pour vous indiquer que si vous aimez le blues, faites un tour de temps à autre sur le site de Serge - Hobo-lullaby – vous ne serez jamais déçu.

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 mars 2015, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 141 – St Ganymède, professionnel. Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

Puisque ce 28 mars est dédié aux jonquilles, célébrons le printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ». William Christopher HANDY. Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo qui gratte comme wc handy statueun vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques mots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom.

Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même. La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas dewc-handy-memphis-blues danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de new-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis , berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ci-dessus à gauche) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues.
Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, le bonjour vous va, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Hey, Joe…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 novembre 2014. Vous AOC_Saint-pourçain_2012n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire, qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est lui, consacré à Pourçain; saint homme qui a légué son nom à une commune qui à son tour l’a donné à un vin. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge.

Tout à fait autre chose.
Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner_Hamburg_1974_Heinrich_Klaffs_Collection_86-199x300 ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and big-joe-300x300blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie. La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses titres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, il retourne à ses premières amours, le blues et le jazz. Puis, Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985. Il est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues des trépassés…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la marine à voiles et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 02 novembre 2014, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante trépassés 02aquatique autrement appelée châtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule, admiratrice d’Anatole le Braz, m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde (Avalon) et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 8 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 2 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de country, du bluegrass, de folk et de rock and roll. Son style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce.John-Hurt
À l’âge de 2 ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

 

Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers Mississippi John Hurt webtitres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty Business, qui sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966 à Grenada au Mississippi.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Boss du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la métempsychose et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 18 mai 2013, 29è jour de Floréal dédié au Sénevé.

Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner,_Hamburg_1974_(Heinrich_Klaffs_Collection_86) ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie.

La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses big joetitres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, Big Joe Turner retourne à ses premières amours, le blues et le jazz.

Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985 et Patcha, Patcha All Night Long avec Jimmy Witherspoon. Big Joe Turner est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.