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Un T-Bone sinon rien…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la satirologie et du pain bénit-oui-oui réunis bonjour ! Nous sommes, bon an mal an, arrivés ensemble jusqu’à ce Samedi 28 mai serpolet2016, 9è jour de prairial, que nos amis républicains avaient dédié au serpolet. Vous ne pouvez pas vous tromper, le serpolet c’est bon pour tout. En infusion, en compresse, en bain, dans la cuisine, notamment avec les viandes blanches, ce proche cousin du thym est une vraie panacée. C’est le genre de truc qui devrait être remboursé par la sécurité sociale si cela ne risquait d’aggraver le déficit…

And now, ladies & gentlemen, oyez l’histoire de T-Bone Walker né Aaron Thibeaux Walker le 28 Mai 1910 à Linden, Texas. Elevé à Dallas où il vécut dès ses deux ans, T-Bone Walker fut rapidement influencé 220px-T-Bone_Walker,_American_Folk_Blues_Festival_1972_(Heinrich_Klaffs_Collection_46)par le jeu et la technique de Blind Lemon Jefferson. De 1920 à 1923 il le suivit dans les rues de Dallas et tenait sa soucoupe pour recueillir les pourboires des passants. Quand il eut dix ans sa mère se remaria avec un homme dont la famille possédait un groupe. T-Bone avait l’habitude de venir danser sur scène à la fin du spectacle, et de passer le chapeau parmi l’assistance. A 12 ans sa mère lui offrit un banjo mais il préféra changer pour la guitare. 1929 fut une année décisive pour lui. Il gagna un concours d’amateur, dont le premier prix était une semaine avec le groupe de Cab Calloway. A Houston il put prendre un solo sur un des morceaux du groupe. Ce fut là une de ses premières expériences avec le jazz. Sa musique s’en ressentit grandement, son style étant plus proche d’un guitariste jazz que de celui d’un bluesman traditionnel.

Un an après il enregistra pour le label Columbia les morceaux Witchita Falls et Trinity River Blues sous le nom de Oak Cliff T-Bone, d’après le nom de son quartier à Dallas. Il partit en tournée avec un groupe de musiciens blancs et rencontra quelques problèmes à Oklahoma City à cause de ses abus d’alcool. N’ayant que peu d’argent il quitta le Texas T-Bone gauchepour Los Angeles où il joua dans des formations de swing. Il fut l’un des premiers guitaristes à utiliser l’amplification électrique vers les années 1935 – 1936. En 1940 il enregistra quelques titres avec le groupe de swing Les Hite’s Cotton Club Orchestra dans lequel il était chanteur. Il enregistra T-Bone Blues qui eut un tel succès qu’en 1941 il forma son propre groupe. Toujours bien sapé, élégant, T-Bone Walker va devenir un modèle pour les jeunes noirs désirant réussir socialement à travers la musique. Il va continuer à jouer et quittera Black & White pour le label Imperial en 1950. Il y enregistrera pendant quatre ans une flopée de morceaux, améliorant constamment son jeu de guitare.

Au début des années 1960 son succès baissa lorsque le public blanc commença à découvrir le blues traditionnel. Walker avait une image trop brillante pour un public désirant du blues rural et traditionnel. Sa chance fut de tourner avec le premier American Folk Blues Festival en TBone3-300x2571962 grâce à John Lee Hooker. Dans les années qui suivirent il continua de se produire en Europe et aux Etats-Unis, abusant des plaisirs de la vie, l’alcool en tête. Cela lui valut de graves problèmes de santé et des soucis financiers. Ne pouvant plus se payer l’hospital il bénéficia d’un concert de soutien grâce à des artistes comme Gerry Mulligan ou Dizzy Gillespie. Son jeu et son « son » marquèrent nombre de musiciens, comme le grand B.B. KING. Sources : Adil-blues.com – la grande encyclopédie du blues. Il est mort des suites d’une pneumonie le 16 Mars 1975 à Los Angeles.

Allez, merci à vous d’être passé par ici, portez vous bien et à demain peut-être.

Cent ans de plus…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la presse satirique et (forcément) du canard laqué réunis, bonjour ! Ce Vendredi 29 janvier 2016 ressemble comme deux gouttes d’eau à un 10 de Pluviôse, jour dédié à la cognée. Rassurez vous, je n’évoque pas ici les violences conjugales mais ce bel outil qui, nous Manche-Cogneedit-on, ne doit pas être jeté ni avant ni après le manche. Allusion à l’apologue du bûcheron qui, ayant laissé tomber dans un gouffre le fer de sa cognée, et désespérant de l’en retirer, y jeta le manche dont il pouvait encore faire usage. Comme disait mon aïeule en plagiant le grand Sénèque: Et post malam segetem serendum est, ce qui signifie : Après mauvaise récolte, il faut semer encore. En clair, mieux vaut lever la jambe que baisser les bras.

Oyez à présent l’histoire de Willie Dixon. C’était un musicien, contrebassiste, compositeur, arrangeur, producteur et chanteur de blues américain. Son influence artistique chez Chess Records, autant que son rôle au début de la carrière de Chuck Berry et de Bo Diddley, ont été prépondérants. Par ses multiples talents, il a largement contribué à façonner une bonne partie du Chicago blues de l’immédiat après-Willie Dixonguerre. Willie Dixon est, à l’âge de 7 ans, fan du groupe de pianistes Little Brother Montgomery. A l’âge de 12 ans il est condamné pour un petit chapardage aux travaux forcés dans le terrible pénitencier de Ball Ground: sadisme des gardiens, meurtres, viols…Cette expérience le marquera à jamais. Il découvre la pratique du blues en prison, il chante et écrit des poèmes. Il déménage ensuite à Chicago où il devient boxeur professionnel mais arrête rapidement. Après avoir été emprisonné pendant la deuxième guerre mondiale, il évolue dans l’univers musical. Il joue pour des labels comme Columbia Records ou encore Chess Records et notamment avec le groupe Big Three Trio.

C‘est en 1959 qu’il sort le premier disque sous son nom : Willie’s blues. Il est principalement reconnu pour sa capacité à écrire et composer des chansons, mais aussi pour son apport exceptionnel dans ce genre musical en tant que producteur, il a même dit un jour « I am the blues », littéralement « Je suis le blues ». Willie Dixon écrit des chansons dessin dixonmythiques comme Back Door Man (1960), Evil (1954), You Shook Me (1962) ou encore Wang Dang Doodle (1960). Il sort une vingtaine de disques sous son nom entre 1959 et 2001 sous divers labels dont Columbia, Folkways ou encore Pausa. Il meurt en 1992, d’un arrêt cardiaque, alors qu’il est déjà atteint de diabète depuis des décennies. Willie Dixon a été récompensé d’un Grammy Award en 1989 pour l’album Hidden Charms. Il rentre peu après sa mort dans le prestigieux Rock n’ Roll Hall of Fame. Le chanteur français Francis Cabrel luit rend hommage dans une chanson en 1999, ainsi que les musiciens Bob Dylan et Tom Cochrane. Plusieurs livres ont été écrits sur sa vie.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

L’ajonc sur le bout de la lande…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la protohistoire et du pain perdu réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 06 décembre 2015, seizième jour de Frimaire dédié à l’ajonc, plante emblématique de notre chère Bretagne. A tel point que l’ajonc est venu prendre sa place au magasin des clichés Ajoncd’une certaine poésie bretonne qu’Anatole Le Braz qualifiait de poésie passe-partout, invariablement calquée sur le même poncif, et qui n’a de breton que le nom. Ainsi écrivait-il avec un rien de moquerie: « Vous prenez quelques clochers à jours, quelques calvaires, un air de biniou, trois notes de bombarde; vous ajoutez un brin de genêt, un bouquet d’ajonc-d’or, du vent, de la brume, de la pluie, de la mer; vous mêlez le tout, vous agitez fortement… et vous avez la Bretagne.» Il existe d’ailleurs une espèce nommée l’ajonc Le Gall qui doit son nom d’espèce à Nicolas Joseph Marie Le Gall de Kerlinou qui avait le premier différencié cet ajonc de l’ajonc de Provence, mais qui n’avait pu faire paraître l’ouvrage où il décrivait la nouvelle espèce avant que Planchon ne le fasse lui même en 1849. C’était un juge et néanmoins botaniste breton qui fut député du Morbihan entre 1834 et 1837. Sa maman n’était autre que Magdelaine Vincente Millon de Saint Goustan, très connue dans son canton. (j’emprunte le tire à Daniel Giraudon, professeur de celtique à l’UBO qui à produit une recherche exemplaire à ce sujet)

C’est aussi le jour anniversaire de la disparition de Hudson « Huddie » Leadbetter plus connu sous le pseudonyme de LEADBELLY. Sans doute le plus légendaire des artistes noirs, ce fils d’anciens esclaves joue dès l’âge de seize ans piano et guitare dans les maisons closes de Louisianne. Leadbelly est un invétéré coureur de jupons et un lead-belly-statue-shreveport-300x179redoutable bagarreur, son colt toujours passé à la ceinture lui servant d’argument décisif. En 1927 il tue un rival et se voit infliger trente ans de prison au terrible pénitencier d’Angola. C’est là que John Lomax va le dénicher et réussir, après plusieurs démarches à le faire libérer. Il sera un des tout premiers noirs du Sud à jouer pour le public blanc du Nord, hors du ghetto. « Il va devenir, aux côté de Pete Seeger et Woody Guthrie un véritable folk-singer d’autant que ses tentatives d’enregistrer des blues à destination d’un public noir sont un échec commercial. » Cette statue de la légende Huddie « Lead Belly » Ledbetter se trouve à Marshall Street au centre-ville de Shreveport en Louisianne.

La renommée de Leadbelly ne va cesser de grandir jusqu’à faire de lui une figure mythique. Son rôle dans la reconnaissance des musiques leadbellynoires sudistes, le blues en particulier, a été considérable. Nombre de ses œuvres ont été reprises par des grands artistes comme Van Morisson, dick Annegarn, les Stones, Johnny Cash ou Little Richard. Sources: La grande encyclopédie du blues – Gérard Herzaft – Fayard – J’en profite pour vous indiquer que si vous aimez le blues, faites un tour de temps à autre sur le site de Serge - Hobo-lullaby – vous ne serez jamais déçu.

 

Allez, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient du blues…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la marine à voile et des pommes vapeur réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 28 mars 2015, huitième jour de Germinal, dédié à la jonquille dans le calendrier républicain, mais en réalité pour les pataphysiciens, le Vendredi 6 Clinamen 141 – St Ganymède, professionnel. Bien entendu, ce qui suit n’a rien à voir avec ce qui précède, quoique…

Puisque ce 28 mars est dédié aux jonquilles, célébrons le printemps en rendant un petit hommage à celui qui s’est autoproclamé « le père du blues ». William Christopher HANDY. Il est le créateur des célèbres Memphis blues et Saint Louis blues que l’on entend ici sur cette vidéo qui gratte comme wc handy statueun vieux bourbon. Il est décédé un 28 mars ce qui me donne l’occasion d’en dire quelques mots. Il était né dans l’Alabama, d’esclaves affranchis dit-on, et son père était pasteur. Comme beaucoup de bluesmen c’est dans l’église qu’il fit ses premiers pas de chanteur et de musicien. Copropriétaire d’une maison d’édition musicale à Memphis au début du XXè siècle, il a surtout eu l’idée de transcrire en partitions les blues qu’il entendait dans les quartiers noirs populaires et de les publier sous son nom.

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Ce rôle de diffuseur n’est pas à négliger même si sa légende dépasse la réalité. En 1958, un film s’empare de sa vie et son rôle est tenu par Nat King Cole lui même. La publication en 1912 de la partition de Memphis Blues introduit son style de blues en douze mesures dans de nombreux foyers. En même temps, on le cite comme ayant inspiré l’invention du pas dewc-handy-memphis-blues danse Fox Trot par Vernon et Irene Castle, un groupe de danse de new-York. Cette chanson est également considérée par beaucoup comme la toute première chanson de blues. La ville de Memphis , berceau du blues, a immortalisé Handy en donnant son nom à un parc et en lui érigeant une statue (que l’on voit ci-dessus à gauche) en 1980 ainsi qu’en décernant chaque année les W.C. Handy awards du blues.
Bien que lui même ait très peu enregistré, ses blues sont devenus des standards. Allez, on l’ajoute sans remords à notre galerie de portraits.(Il semblerait qu’au singulier comme au pluriel, on mette toujours un « S » à remords… Je n’en suis pas sûr.) Sources: La grande encyclopédie du blues de Gérard Herzhaft.

Allez, le bonjour vous va, merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Hey, Joe…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la méthode Coué et du risotto de praires réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 24 novembre 2014. Vous AOC_Saint-pourçain_2012n’allez pas me croire mais, dans certains calendriers, ce quatrième jour de frimaire, qui est comme chacun le sait désormais, dédié à la nèfle, est lui, consacré à Pourçain; saint homme qui a légué son nom à une commune qui à son tour l’a donné à un vin. J’ai une tendresse particulière pour ce vin de pays qui mériterait une meilleure réputation, notamment le rouge.

Tout à fait autre chose.
Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner_Hamburg_1974_Heinrich_Klaffs_Collection_86-199x300 ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

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Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and big-joe-300x300blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie. La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses titres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, il retourne à ses premières amours, le blues et le jazz. Puis, Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985. Il est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Le blues des trépassés…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la marine à voiles et du jambon de Bayonne réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 02 novembre 2014, 12è jour de brumaire, habituellement dédié à la Mâcre, plante trépassés 02aquatique autrement appelée châtaigne d’eau, on dit que les chinois en sont friands… En Bretagne c’était un grand jour que celui-là. Il était consacré aux trépassés, ici on dit Anaon. Peut-être connaissez vous ce recoin de côte entre la pointe du Van et celle du Raz, c’est la baie des trépassés, bae an anaon. Mon aïeule, admiratrice d’Anatole le Braz, m’a souvent conté l’histoire du Treizour (le passeur) chargé de mener les âmes vers l’autre monde (Avalon) et qui accostait la nuit venue sur ses rivages. Il faudra que je lui consacre un billet. Au treizour, pas à mon aïeule…

Tiens, à propos d’Avalon, connaissez vous Mississippi John Hurt, né John Smith Hurt le 8 mars 1892 à Teoc, Mississippi et mort le 2 novembre 1966 à Avalon, Mississippi ? C’est un chanteur et guitariste de blues et de folk. Sa musique est un mélange subtil de blues, de country, du bluegrass, de folk et de rock and roll. Son style se caractérise par son jeu de guitare raffiné et sa voix douce.John-Hurt
À l’âge de 2 ans il part, avec sa famille, pour Avalon, une petite ville du Mississippi. Comme il passe la majeure partie de sa vie dans cet État du Sud, il est surnommé « Mississippi » John Hurt. Il étudie seul la guitare à l’âge de 9 ans et quitte l’école en 1902 pour travailler dans les champs de coton. Occasionnellement il joue dans des bals et à des soirées. Son idole est Jimmie Rodgers, une star de country. Très vite il développe son propre style avec une technique de pincement de cordes avec trois doigts, une technique reprise plus tard par Bob Dylan.

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Sa carrière débute en 1928 quand il est découvert par Okeh Records à Avalon. Cette année-là, il enregistre ses premiers Mississippi John Hurt webtitres de blues à Memphis (Tennessee), dont Frankie et Nobody’s Dirty Business, qui sortent en 78 tours chez Okeh Records. Tommy Rockwell le fait ensuite venir à New York pour graver de nouveaux morceaux (« Candy Man », « Stack O Lee Blues »). Il y rencontre Lonnie Johnson. Le nom de Mississippi John Hurt plonge alors dans l’oubli pour n’en ressortir qu’en 1963 où, redécouvert par un musicologue, il enregistre de nouveaux titres à Washington. Il se produit ensuite au Newport Folk Festival, puis au Philadelphia Folk Festival. Il meurt d’une crise cardiaque le 2 novembre 1966 à Grenada au Mississippi.

Voila pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Le Boss du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la métempsychose et de la bouillie d’avoine réunies, bonjour ! Nous sommes le samedi 18 mai 2013, 29è jour de Floréal dédié au Sénevé.

Joseph Vernon Turner Jr. voit le jour le 18 mai 1911 à Kansas City (Missouri). Son père périt dans un accident de train alors que Big Joe Turner n’a que quatre ans. Il commence très tôt à chanter dans les rue pour survivre et quitte l’école à quatorze220px-Big_Joe_Turner,_Hamburg_1974_(Heinrich_Klaffs_Collection_86) ans. D’abord cuisinier, il devient ensuite barman-chanteur dans les clubs de Kansas City où il rencontre le pianiste de boogie woogie Pete Johnson. Les deux font la paire et se produisent en 1936 à New York. Si le succès n’est pas au rendez-vous, ils sont tout de même remarqués et invités au spectacle From Spirituals to Swing au Carnegie Hall. Cette petite notoriété permet à Big Joe Turner d’enregistrer une première fois en 1938 le titre « Roll Em’ Pete », qui deviendra un classique et qu’il ré-enregistrera à maintes reprises.

Reconnu pour sa voix puissante à la hauteur d’un physique imposant, Big Joe Turner se produit ensuite au fil des ans avec Duke Ellington, Count Basie, ou Art Tatum, tout en continuant à travailler avec Pete Johnson complice et ami de toujours. C’est en remplaçant Jimmy Rushing au sein du Count Basie Orchestra que Big Joe Turner est repéré par Ahmet Ertegun et Nesuhi Ertegun en 1951. Les deux futurs nababs du rhytm and blues et de la soul le signent sur leur jeune label Atlantic Records. La rencontre fait vite des étincelles avec  « Chains of Love » qui atteint le million d’exemplaires vendus trois ans après sa sortie.

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La machine est enclenchée et Big Joe Turner devient sans le savoir un inspirateur pour les pionniers du rock ‘n’ roll. Ses big joetitres, « Honey Hush » (1953), « Shake, Rattle and Roll » (1954), « Flip Flop and Fly » (1955), et « Corrine, Corrina » (1956) sont non seulement d’énormes succès mais aussi des chansons reprises par tous les apprentis rockeurs. Celui qui est surnommé le Boss du Blues est en fait devenu un de ceux qui sont en train de déclencher une révolution culturelle qui va prendre le pouvoir dans les années suivantes. The Boss of the Blues en 1956 est d’ailleurs son disque le plus marquant. Après avoir conquis ce succès inattendu, Big Joe Turner retourne à ses premières amours, le blues et le jazz.

Big Joe Turner retourne à un certain anonymat, et continue de se produire sur scène et à enregistrer jusqu’en 1985 et Patcha, Patcha All Night Long avec Jimmy Witherspoon. Big Joe Turner est terrassé par une crise cardiaque à l’âge de soixante-quatorze ans le 24 novembre 1985 à Inglewood (Californie). Ce géant à tous les sens du terme entre à titre posthume au Rock and Roll Hall of Fame en 1987. Sources

Voila pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca vient de là, ça vient du Blues…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la guitare sèche et de la potée Léonarde réunies, bonjour ! Ce mardi 21 janvier 2014 correspond au 2è jour de pluviôse dans notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite…

Il y a quelques années de cela, dans un coffret consacré aux « Légendes du Blues », j’ai découvert Snooks EAGLIN. Il était en très bonne compagnie, entouré de John Lee Hooker, Bessie Smith, Sonny Terry, Sonny Boy Williamson et autres géants. DownloadedFile-2Depuis, je ne m’en lasse pas. Il fut découvert par un musicologue à la fin des années cinquante, alors qu’il se produisait au coin des rues de la Nouvelle-Orléans dans un pur style de Blues rural. Devenu aveugle à dix neuf mois, des suites d’une opération, Snooks EAGLIN apprend très jeune à jouer de la guitare, en reproduisant les accords et les tempos qu’il entend dans les rues et à la radio.  A l’âge de seize ans il se produit dans les églises puis dans des groupes locaux, comme  celui du pianiste Rhythm’n Blues, James « Sugar Boy » CRAWFORD, les Hawketts. Mais bien que ses chansons et son style soient reconnus localement, Snooks EAGLIN est obligé de continuer à chanter dans les rues pour gagner sa vie.

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Après avoir enregistré un premier disque en 1953, sous le nom de Blind Guitar Ferd, Snooks EAGLIN est découvert par le musicologue Harry OSTER, qui le fera enregistrer tout un ensemble d’airs traditionnels en vogue à l’époque. De valeur inégale, ses séances d’enregistrements, récèlent pourtant quelques pépites, comme «Alberta» , «Every day i have the images10blues» ou «Hight society». Mais malgré ses incursions dans un Rhythm’n Blues plus contemporain, le public continue à apprécier Snooks EAGLIN pour ses interprétations de blues rural désespéré de la première heure. La pauvreté qu’il a côtoyée durant ses jeunes années, donne une telle intensité à ses premiers titres, que Snooks EAGLIN n’est toujours pas parvenu à se stade de sa carrière à se faire reconnaitre dans un autre style. Je partage le sentiment de NPO qui écrivait dans ABC Blues & Soul en mars 2009: « les périodes Folways, Bluesville et Heritage, où Snooks EAGLIN chante et joue seul à la guitare sèche, représentent la plus belle période artistique de sa carrière discographique. ». A l’âge de 72 ans, Snooks EAGLIN est décédé à la Nouvelle-Orléans le 18 février 2009, il était né un 21 janvier en 1936.

Bon, voilà pour la galerie de nos Bluesmen préférés.Je vous souhaite une bonne journée, portez vous bien et à demain peut-être.

Chaîne et boulets…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du grand Nord et des lichouseries réunis, bonjour ! Nous sommes le mercredi 11 décembre 2013, 21è jour de frimaire dédié à l’érable à sucre. C’est aussi le jour anniversaire de la naissance de Big Mama Thornton, une des plus grandes DownloadedFile4 chanteuses de blues et de gospel que le monde ait connu. De son vrai nom Willie Mae Thornton, elle était née en Alabama un 11 décembre 1926. Malheureusement, elle eut une triste fin, seule, sans le sou et, il faut bien le reconnaître, quelque peu alcoolisée; elle mourut en 1984. Fille d’un pasteur et d’une mère chanteuse d’église, elle semblait prédestinée à une telle carrière. Je pense que c’était une des rares femmes du blues des années 50 & 60. On se souvient de « Ball ‘n’chain» et de l’extraordinaire reprise qu’en fit Janis Joplin.

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Elle connut les premières places du hit parade avec Hound Dog  et le célébrissime orchestre de Johnny Otis, pendant plusieurs images-22semaines. « Après 1957, Big Mama connaît une période difficile. Sans orchestre, sans enregistrement, elle vivote dans de petits clubs de la côte Ouest où elle s’est installée. Comme pour beaucoup d’artistes noirs, c’est le blues revival qui va la remettre en selle ». ( in: La grande encyclopédie du blues – Gérard Herzhaft – Fayard) Si l’actualité  vous met vraiment le cafard, glisser un 33 tours de Big Mama sur votre platine, servez vous un verre de bourbon du Kentucky et… Laissez vous porter par cette voix puissante, rocailleuse comme l’Alabama.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Vous dansez mademoiselle ?

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis du Blues éternel et de la soupe de cresson réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 10 décembre 2013, imagesvingtième jour de Frimaire dédié à l‘Hoyau. C’est une sorte de houe à lame forte, aplatie, à deux fourchons, employée au défoncement des terrains et aux façons de la petite culture qui demandent le plus de force. Assurément un des plus anciens outils agricoles que l’homme ait inventé. « N’allez pas croire que Pomone et Vertumne vous sachent beaucoup de gré d’avoir sauté en leur honneur […] il n’y a d’autre Pomone ni d’autre Vertumne que la bêche et le hoyau du jardinier. (Voltaire: Dictionnaire philosophique. Superstition, IV.) »

Dehors, ça gèle à pierre fendre et ce matin on serait plutôt du côté de l’Ohio que de l’Hoyau ( oui bon, elle est pas terrible). Commençons la semaine en musique avec ce images6petit hommage à Eddie Jones plus connu sous le nom de Guitar Slim (ne pas confondre avec Memphis Slim) Il était issu des chorales religieuses de la Nouvelle-Orléans. On lui doit le célèbre the Things that I used to do un slow à émoustiller le cénobite. Remarquable showman, explorateur de la guitare électrique, il aurait pu devenir une immense vedette s’il n’était mort prématurément d’une crise d’éthylisme. Il a énormément influencé Buddy GUY qui continue de jouer sur scène avec une photo de Guitar Slim sur son ampli.

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Un des véritables créateurs du blues moderne, dominé par des solos de guitare, il a emprunté le style de son idole T-Bone Walker  et lui a imprimé un ton dramatique et flamboyant, qui a considérablement influencé toute une génération de guitaristes.

Voilà pour ce lundi, portez vous bien et à demain peut-être.