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SUMMERTIME…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ

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Amis des saintes écritures et des romans de gare réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 10 avril 2019, 21è jour de Germinal dédié au Gainier. Rien à voir avec le « bon culottier » de la chanson mais un arbuste encore nommé « arbre de Judée », au motif, me dit-on, que Judas s’y serait pendu. Si tous ceux qui trahissent l’imitaient, les promenades au bois de Keroual ressembleraient vite à la ballade des pendus chère à ce vieux Villon.

Tiens, c’est le jour anniversaire (10 Avril 2007) de la disparition de Dakota Staton, chanteuse de jazz dak+ftaméricaine. Elle fut une des interprètes du célèbre Summertime. Georges Gershwin a créé Summertime en 1935 pour son opéra en trois actes Porgy and Bess (qui sera, plus tard, le nom d’un album d’Ella Fitzgerald et de Louis Armstrong). Les paroles seront écrites par DuBose Heyward et Ira Gershwin. 9 mois (1936) après l’ouverture de l’opéra Pergy and Bess, Billie Holiday sort cette chanson, un des grands standards de sa discographie.

Depuis, d’innombrables versions ont été éditées: Sarah Vaughan,Nina Simone, Diana Krall, Big mama Thornton, Billie-Holiday-PNGJanis Joplin et Nina Hagen pour les chanteuses; et pour les musiciens, Bechet, Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis et même Gene Vincent et John Coltrane sans oublier Duke Ellington him self. Ajouter Stan Getz, Count Basie et paul Mac Cartney et vous aurez une petite (toute petite) idée de l’universalité de ce morceau…

Voila pour le passage à l’heure d’été. En breton on a Toutouig la la va mabig une berceuse que nous chantait mon aïeule quand bien même elle n’avait pas le talent de Billie. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Stange fruits…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, plaisir-des-dieux bonjour ! Nous sommes le Mardi 17 juillet 2018, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t.

 

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Alors, à tout seigneur, tout honneur ! Ce billet lui sera exclusivement consacré. Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de violences. Elle découvre aussi les lester-billieboites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, métaphore du lyncstrange fruitshage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En 1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hôpital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale.

Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce billie-holiday-e1528307146895-700x365n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came. Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention.

Allez, merci d’être passé et merci pour vos commentaires toujours appréciés. Si vous partez, bonnes vacances, si vous revenez, bon retour, si vous ne bougez pas… Portez vous bien et à demain peut-être.

Etta James…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des stances à Marquise et du maquereau à l’oseille réunis, bonjour ! Nous sommes donc le Mercredi 20 janvier 2016 et, dans le calendrier républicain, c’est le premier jour de Pluviôse, dédié au 290px-Daphne_laureola1Lauréole encore nommé le Daphné lauréole ou Laurier des bois. Rien à voir avec l’auréole de sainteté que chantait Glenmor. Daphné du laurier ne doit pas non plus (même dans les diners en ville) être confondu avec Daphne du maurier, la célèbre romancière à qui nous devons Les oiseaux, magistralement adapté au cinéma par Hitchcock himself… C‘est aussi le jour anniversaire de la disparition de Gerry Mulligan le roi du Cool jazz. Il ne se passe pas un jour sans que le programmeur de Radio-Neptune (classique le jour – Jazz la nuit) ne le mette à l’antenne.

Et donc, sans transition aucune, je vais m’employer à vous parler d’une chanteuse de blues qui, si sa notoriété fut moindre que celles de Billie Holydays, Ella Fitzgerald, Mahalia Jackson ou Bessie Smith, n’en demeure pas moins une grande voix du Rhythm and Blues. Il s’agit de Etta JamesEtta JAMES, (ne pas confondre avec Etta Ceure, chanteuse réaliste et néanmoins bretonne) née à Los Angelès un 25 janvier en 1938. Habituée aux tournées exténuantes dans le circuit du rhythm and blues, James lutte contre la dépendance à la drogue pendant la majeure partie de sa carrière. Ses dons dramatiques manifestes sont particulièrement mis en valeur dans ses ballades des années 1960 telles All I Could Do Was Cry, I’d Rather Go Blind et la sensuelle At Last.

Au fil des ans, la voix de James change, devenant de plus en plus âpre et profonde et perdant son timbre de petite fille, et elle devient l’une des premières femmes à chanter dans le futur style de la soul. Au cours d’une grande soirée hommage, Live fashion Rocks 2008, c’est
Beyoncé (hélas) qui devait reprendre « At Last » que l’on découvre 220px-Etta_Jamesdans la vidéo ci dessus interprétée par Etta. Atteinte de la maladie d’Alzheimer et d’une leucémie, la chanteuse s’est éteinte le 20 janvier 2012 à Riverside en Californie. En 2003, son album At Last!, sorti en 1961, figure à la 116e place dans la liste des « 500 meilleurs albums de tous les temps » établie par le magazine musical américain Rolling Stone. Lorsque le magazine publie la liste des « 100 plus grands chanteurs de tous les temps » en 2008, Etta James apparaît à la 22e. place. Ce qui n’empêche pas sa famille de se livrer à une importante débauche d’énergie et de temps pour prendre le contrôle de son patrimoine. Ah, misère de misère…

Allez, c’est très aimable à vous d’être passé par ici. Portez vous bien et à demain peut-être.

Artie fait son Shaw…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis des années swing et du bourbon* sec réunis, bonjour !

* sauf le Jacks Daniel’s qui, comme chacun le sait n’est pas un bourbon mais un Tennessee whiskey filtré à travers du charbon de bois…

Nous sommes le dimanche 30 décembre 2012, dixième jour de Nivôse dédié au Fléau. Je faisais un peu de ménage parmi des vieux vinyls lorsque je suis tombé sur ce « concertos pour clarinette » de Artie SHAW…

COMMENT PEUT-ON S’APPELER: ARTIE SHAW ?

Je me suis souvent posé cette question. Sauf à avoir des attaches à St-Pol-de-Léon, avouez que c’est assez improbable. Sauf encore, à pratiquer l’humour juif de Brooklyn… Point commun avec Woody Allen, autre clarinettiste de talent.

Né à New York, Arthur Arshawsky y apprend la clarinette et le saxophone et en 1926, il adopte le pseudonyme d’Artie Shaw. En 1929, on le retrouve à New York où il mène une intense activité de musicien de studio. On peut l’entendre un temps dans l’orchestre de Paul Whiteman. De 1934 à 1935, il délaisse la musique et se retire à la campagne pour se consacrer à la littérature (pas terrible d’après les experts). En 1938, il enregistre son premier hit: « Begin the beguine » de Cole Porter. En 1938 il accompagne Billie Holiday , ce qui, à une époque où la tension générée par la ségrégation raciale devient inquiétante, ne va pas sans créer d’incidents. Sa popularité atteint alors son apogée et il est devient le principal rival du roi du swing: Benny Goodman. Pourtant Artie Shaw, se retire du monde musical pour s’installer à Mexico.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

En 1940, année où il épouse l’actrice Lana Turner, il reconstitue un orchestre qui lui aussi enchaîne les succès. En 1942, il s’engage dans la Marine. Il dirige un orchestre destiné à entretenir le moral des troupes du Pacifique. De retour à la vie civile en 1944, il met sur pied un orchestre, pour une fois exclusivement de jazz.

A la fin des années 60, il se retire à Lakeville (Connecticut). Il meurt le 30 décembre de la même année. Artie Shaw apparaissait aussi comme un homme de convictions qui a toujours milité contre la ségrégation raciale aux États-Unis. A écouter sans modération.

Allez, on n’a jamais été aussi près de la fin de l’année; portez vous bien et à demain peut-être.

 

Charlotte et Billie sont sur un bateau…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, réunis, bonjour !

Nous sommes le mardi 17 juillet, 29è jour de Messidor dédié au Blé. C’est aussi la Ste Charlotte ce qui m’aurait autorisé à poster une vidéo de la célèbre chanson qui fit les beaux jours de la série de chansons paillardes le plaisir des dieux en 33t. je veux parler de « La p’tite Charlotte » dont voici le premier couplet… Eloignez les enfants.

DANS SON BOUDOIR LA PETITE CHARLOTTE
CHAUDE DU CON FAUTE D’AVOIR UN VIT
SE MASTURBAIT AVEC UNE CAROTTE
ET JOUISSAIT SUR LE BORD DE SON LIT…

Mais bon, j’entends déjà les commentaires des pisse-vinaigres, des peine-à-jouir, des tue l’amour et les admonestations des ligues de vertu. J’ai donc opté pour Billie plutôt que pour Charlotte.

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Alors, à tout seigneur, tout honneur ! Ce billet lui sera exclusivement consacré.

Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur… Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de violences. Elle découvre aussi les boites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, ci-dessus en vidéo, métaphore du lynchage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En 1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hospital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale.

Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came.

Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse ». Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention. Comme disait BLIER dans les « tontons flingueurs »: « J’critique pas…J’évoque ! ».

Allez, merci d’être passé et merci pour vos commentaires toujours appréciés. Si vous partez, bonnes vacances, si vous revenez, bon retour, si vous ne bougez pas… Portez vous bien et à demain peut-être.

 

BARNEY ET PIMPRENELLE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des séries télé et des salades bio réunies, bonjour !

Nous sommes le 6 mai, autrefois désigné comme 17 de floréal et c’est le jour de la pimprenelle. Très jolie fleur qui ne se dissimule pas dans une peau de vache. Outre son aspect décoratif, elle se déguste en salade.

D’ailleurs, voici une recette que j’ai piqué à la pecnaude sur l’excellent blog Ruminances (en lien colonne de droite) et que je dédie à Madame dans ma cuizine. (autre lien)

 

12 navets nouveaux – 150 gr de brousse de brebis – 120 gr de jeunes feuilles de pimprenelle  -  4 gouttes de vanille liquide.

TECHNIQUE :

- ébouillanter quelques instants la pimprenelle, la retirer et la plonger dans l’eau froide

- cuire les navets dans l’eau de cuisson de la pimprenelle bien salée

- découper des chapeaux sur les navets, les évider délicatement, écraser la pulpe

- mélanger la pulpe avec le fromage de brousse de brebis bien égoutté, ajouter la pimprenelle, assaisonner

- garnir les navets.

Avec un petit ROSE BIEN FRAIS.

Tout à fait autre chose.

Voici un guitariste de jazz qui a accompagné les plus grands et grandes et qui vous permettra de manger votre salade en musique. Né dans une famille modeste, Barney Kessel s’achète sa première guitare à 12 ans et apprend l’instrument en autodidacte. Dès l’âge de 14 ans, il se produit dans des formations locales. Le voici dans un morceau intitulé « Gypsy in my soul »

En 1947, Kessell rejoint la troupe de Norman Granz et accompagne Charlie Parker lors de l’enregistrement du fameux « Relaxin’ at Camarillo ». En 1952-1953, il accomplit une longue tournée comme guitariste du trio du pianiste Oscar peterson. Sous le nom des « Poll Winners » (trio réunissant Kessel, le contrebassiste Ray Brown et le batteur Shelly Manne), il enregistre quatre albums entre 1957 et 1960 qui connaissent un franc succès.

Barney Kessel est capable de s’adapter à tous les styles. On peut l’entendre avec des musiciens aussi différents que Louis Armstrong,Nat King Cole,Lionel Hampton,George Benson… Il est aussi un exceptionnel accompagnateur de chanteuses et on a pu l’entendre aux côtés de Billie Holiday, Ella Fitzgerald,Sarah Vaughan et Julie London (c’est lui qui tient la guitare sur le tube de cette dernière « Cry me a river »).

En 1992, il est victime d’une grave attaque cérébrale et doit restreindre son activité ce qui l’amène à connaître de sérieux problèmes financiers. Pour l’anecdote, Sacha Distel organise en novembre 2002 au Petit Journal Montparnasse à Paris, un gala exceptionnel de soutien. Barney Kessel s’éteint en mai 2004.

C‘est, presque, tout pour aujourd’hui, notez l’apparition sur la toile d’un webdo satirique: urtikan.net, portez vous bien et à demain peut-être.

ETRANGES FRUITS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du développement durable et des sauveteurs en mer réunis, réunis, bonjour !

Le 17 juillet 1959 c’est la disparition de Billie HOLIDAY, la plus grande d’entre les grandes dames du jazz. Alors, à tout seigneur, tout honneur ! Ce billet lui sera exclusivement consacré.

 

Elle était née à Baltimore en 1915. Enfance très difficile, viol à l’age de dix ans, couvent du bon pasteur…Jeune fille elle découvre Harlem, sa vie est faite d’hommes et de violences. Elle découvre aussi les boites clandestines où l’alcool coule à flots et où le jazz résonne du soir au matin. La petite Eléanora adopte le pseudo de Billie et connait ses premiers succès dans les clubs de harlem où elle chante pour quelques sous. Elle se lie d’amitié avec Lester Young qui la surnomme Lady Day. Elle accompagne également Duke Ellington qui la fait tourner dans son court métrage Symphony in black. Elle devient dès lors une des vedettes du jazz new-yorkais et la voici qui chante bientôt dans le grand orchestre de Count Basie. Mais ses tournées sont souvent écourtées notamment dans le sud où elle ne peut chanter ni même réserver une chambre ou entrer dans un restaurant avec les musiciens.
C‘est en 1939 qu’elle va interpréter Strange fruit, métaphore du lynchage des noirs. Mais c’est aussi l’époque de l’alcool et de la drogue et de ses liaisons féminines. Son nouveau compagnon Jimmy Monroe l’entraine vers la cocaïne, l’opium; il faut dire que c’est un escroc qui se retrouve rapidement en prison. Puis, malgré ses succès, c’est la dérive totale, dépression, drogue, alcool et retour vers la case prison. En 1951, c’est Louis MCKAY qui va contribuer à relancer sa carrière. Il faudra attendre 1954 pour qu’elle réalise un vieux rêve, une tournée en Europe. En 1955, Billie retrouve Carnegie Hall où elle participe au grand concert en hommage à Charlie Parker. Le 30 mai 1959 elle est admise à l’hospital où elle décèdera le 17 juillet victime de sa cirrhose et d’une insuffisance rénale.

Billie Holiday s’est produite seulement deux fois en France et uniquement à Paris. En 54 et en 58. A l’issue de son passage au Mars Club, voici ce que disait Françoise Sagan: « C’était elle et ce n’était pas elle, elle avait maigri, elle avait vieilli, sur ses bras se rapprochaient les traces de piqures…Elle sautait un couplet, se tenait au piano comme à un bastingage… » et la Sagan elle s’y connaissait en matière de came.

Aujourd’hui encore, dès les premières notes d’une de ses chansons, vous êtes saisis par cette voix à nulle autre pareille et qui vous serre la gorge comme un mauvais whisky. Mais bon, c’est pas non plus « la danse du canard » ou « le petit bonhomme en mousse« . Il faudrait des pages et des pages pour narrer la vie de cette artiste et ce blogue n’a pas une telle prétention. Comme disait BLIER dans les « tontons flingueurs »: « J’critique pas…J’évoque ! ».

Allez, merci d’être passé et merci pour vos commentaires toujours appréciés. Si vous partez, bonnes vacances, si vous revenez, bon retour, si vous ne bougez pas… Portez vous bien et à demain peut-être.