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L’AN 01…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des ministres voyous, je ne vous salue pas… Nous sommes le vendredi 05 avril, seizième jour de germinal dédié à la laitue.

C‘est un 5 avril, en 2004, que disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-Kiri pour y dessiner, écrire,51598539_p et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01. Quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quitté. Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux.

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En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie
imageslibertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement humanoïde à l’humour ravageur. Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon coeur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro,images-1 avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo, où il dessine chaque semaine. En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à coeur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, je vous remercie de passer par ici, que les dieux de l’Utopie vous soient cléments, portez vous bien et à demain peut-être.

 

Peut-être bientôt, l’an 01…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis des rubriques à brac et du poulet fermier réunis, bonjour!

Nous sommes le jeudi 05 avril, 16è jour de germinal dédié à la laitue… Ce jour fut tout à fait funeste à celui la même qui nomma chaque jour du calendrier républicain, Fabre d’Eglantine, puisque, avec ses amis Danton et quelques autres, il perdit la tête en 1794. La légende veut qu’il ait pleuré sur la charrette le menant à l’échafaud, se lamentant de n’avoir pas pu terminer un poème. Danton, connu pour son esprit caustique, lui aurait alors déclaré : « Ne t’inquiète donc pas, dans une semaine, des vers, tu en auras fait des milliers… ». Une autre histoire veut que Fabre ait fredonné son Il pleut, il pleut, bergère, en montant à l’échafaud. Un autre utopiste s’est lui aussi absenté un 05 avril et mérite bien sa place au panthéon des cénobites tranquilles…

Le 5 avril 2004, disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-Kiripour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt deCharlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01.Quelques romans et toujours des journaux : ZéroL’Autre JournalL’Idiot International En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quitté.

Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux. En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie libertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement humanoïde à l’humour ravageur.

The video cannot be shown at the moment. Please try again later.

Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon coeur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro, avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo. C’était avant l’arrivée du copain de Carla…

En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à coeur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, merci d’avoir visité les cénobites, portez vous bien et à demain peut-être.


J’ENTENDS LE LOUP, LE RENARD…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la belle chanson française et du sirop d’érable réunis, bonjour !

Nous sommes le 2 août et, dans le calendrier Républicain, c’est le jour de la brebis; mais, bon, on va pas en faire un fromage. Le 2 août c’est le jour anniversaire de la naissance de Félix Leclerc et je tenais à en dire un petit mot.

Félix LECLERC est né un 2 août 1914 à La Tuque au Québec. Chanteur, poète, écrivain, acteur et militant pour la souveraineté du Québec.
Ses parents Fabiola Parrot et Léonidas Leclerc eurent Onze enfants, Félix fut le sixième. Il commença bien des études à l’université d’Ottawa mais la crise économique des années trente y mit fin.
Après plusieurs petits boulots, il devient animateur radiophonique et écrit des scénarios pour Radio-Canada à Trois rivières. C’est là qu’il va entonner ses premières chansons et fonder une compagnie théâtrale qui va présenter ses pièces à travers le Québec.
En 1950 il est « découvert » par l’impréssario parisien Jacques Canetti qui l’invite aussitôt en France. Il se produira notamment au théâtre ABC à Paris.
Au Canada, il poursuit sa carrière entre théâtre et cabarets jusqu’au 13 août 1974 où il participe avec Gilles Vigneault et Robert Charlebois au spectacle de la « Superfrancofête » sur les plaines d’Abraham à Québec devant plus de 100 000 spectateurs. Cette prestation est immortalisée sur l’album j’ai vu le loup, le renard, le lion.
Félix Leclerc est mort dans son sommeil le 8 août 1988 dans sa maison, que l’on voit ici peinte par l’artiste Huguette Brun, sur l’ile d’Orléans près de Québec où furent dispersées ses cendres.

Instigateur de la tradition des chansonniers Québécois, il a ouvert la voie à Vigneault, Charlebois et aux autres. Le Canada et surtout le Québec lui ont rendu de multiples hommages. Un imposant monument est visible dans le parc Lafontaine à Montréal. Divers parcs, rues, écoles et autres endroits publics portent son nom. De nombreux artistes ont repris son oeuvre comme Hugues Auffray qui a chanté 16 titres en 2005 dont le petit bonheur. François Béranger a enregistré un album consacré à son répertoire en 2003. En Bretagne, on avait Youenn Gwernig qui était un peu de la même veine. Des grands bonshommes à la stature de bucheron et au coeur de poète.

Au mois de mai j’avais posté une vidéo de Félix Leclerc, le petit bonheur, et une lectrice m’avait avoué découvrir cet artiste; alors je lui dédicace cet autre petit bijou, les souliers.

Bon, allez, 800km de bouchon sur la route des vacances…Qu’est-ce qu’on est heureux quand tout s’agite autour de vous…En attendant la rentrée, portez vous bien et à demain peut-être.


L’AN 01…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Le 5 avril 2004, disparaissait Georges BLONDEAU dit Gébé, né à Villeneuve-Saint-Georges en 1929. En 1960, il arrive à Hara-Kiri pour y dessiner, écrire, et pratiquer le roman-photo. Durant les années de censure, il fait de la radio et se réfugie à Pilote (mai 68 avec Gosciny). Retour à Hara-kiri pour le lancement de Charlie Hebdo avec Cavanna et toute la bande. Treize années de bonheur, puis arrêt de Charlie. Cinéma, chansons, bandes dessinées, dont le cultissime L’An 01. Quelques romans et toujours des journaux : Zéro, L’Autre Journal, L’Idiot International En 1992, Charlie Hebdo repart. Gébé est dedans. Jusqu’à ce lundi 5 avril 2004 où il nous a quittés.

Après des débuts d’illustrateur industriel à la SNCF, Gébé se lance dans le dessin humoristique. Ses premiers dessins paraissent dans La Vie du rail et dans divers journaux. En 1960, il entre à Hara-Kiri où il cultive une veine oscillant entre le non-sens et l’utopie libertaire. Il y crée de fausses publicités, des romans-photos et un personnage étonnant, Berk, créature vaguement humanoïde à l’humour ravageur.

Il anime en 1970 dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel, une série écologique et utopique, l’An 01, réflexion satirique sur la place de l’homme dans une société où le progrès laisse de moins en moins de place au rêve. Cette série, très populaire, fera l’objet sous le même titre d’une adaptation cinématographique en 1973, réalisée par Jacques Doillon. La vidéo ci-dessus en montre une scène avec un autre grand disparu cher à mon coeur, François Béranger.

Après un court passage au sein du journal Pilote, Gébé sera rédacteur en chef d’Hara-Kiri de 1969 à 1985, tout en travaillant aussi pour Charlie Mensuel et Charlie Hebdo. Puis, en 1986, il devient rédacteur en chef d’un magazine à l’existence éphémère, Zéro, avant de prendre en 1992 la direction de la publication de Charlie Hebdo, où il dessine chaque semaine.

En 1965, Gébé écrit trois pièces de théâtre radiophoniques (dans la série « Le théâtre de l’étrange », sur France Inter) et des chansons pour divers interprètes (dont Yves Montand). Auteur d’un roman policier, Sept Cartouches (1983), il a aussi écrit pour la télévision, notamment pour les séries humoristiques « Merci Bernard » ou « Palace ». Au XVIè siècle lorsque Thomas MORE inventa le terme UTOPIE, il ne se doutait pas que quatre cents ans plus tard, un dessinateur de la SNCF allait s’en donner à coeur joie et faire notre bonheur, fut-il éphémère.

Allez, sur ces belles paroles, je vous laisse à vos oeufs de Pâques et à vos chocolats. Portez vous bien et, noubliez pas, si cela vous a plu, vous pouvez voter pour ce blog (colonne de droite en haut)? A demain peut-être.