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Le roi du swing…

Posté par erwandekeramoal dans JAZZ, PORTRAIT

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Amis de la transversalité et de la saucisse de Molène réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 13 juin 2013, 25è jour de Prairial dédié à la tanche. Le seul point commun avec les roses c’est qu’on les trouve souvent en vase… (bon, d’accord, elle est pas terrible) Tiens, pour me racheter voici quelques mots à propos de celui que l’on a surnommé le roi du swing: Benny GOODMAN.

Neuvième d’une famille de douze enfants, Benjamin David Goodman voit le jour le 30 mai 1909 à Chicago (Illinois). Fils d’immigrants d’Europe de l’Est (son père, un tailleur polonais), il fait l’apprentissage de la clarinette dans l’orchestre d’une imagessynagogue. Trois ans après, il passe musicien professionnel et joue dans plusieurs formations lors de fêtes familiales jusqu’à son engagement dans l’orchestre du batteur Ben Pollack en 1925. L’année suivante, seulement âgé de vingt ans, il perd son père et part s’établir à New York en tant que musicien de séance et animateur radio ; il tient notamment le micro de la célèbre émission Let’s Dance

Star des années 1930, il est le premier leader de big band à réunir des musiciens blancs et noirs. Son orchestre compte des solistes de grande valeur comme Teddy Wilson, Lionel Hampton,, Gene Krupa…  Applaudi au Palomar Ballroom de Los Angeles le 21 août 1935, il joue six mois au Congress Hotel de Chicago et signe à son retour à New York une nouvelle série de hits au swing exubérant dont « One O’Clock Jump » (n°1 chanté par Ella Fitzgerald). Le 16 janvier 1938 est une date historique : il est le premier musicien de jazz à fouler la scène du Carnegie Hall de New York.

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Celui que l’on surnomme depuis « le roi du swing »  en trio, quartette, sextette ou big band, continue de composer ou interpréter de nombreux titres appelés à DownloadedFiledevenir des standards… En 1944, Goodman dissous son big band pour des formations plus petites. Le cinéma lui fait toujours les yeux doux et Broadway l’accapare. Après une participation au film A Song Is Born (1948), le compositeur qui touche également au classique (le Concerto pour clarinette de Mozart) s’aventure dans le style bebop. Les années cinquante et soixante sont celles de grandes tournées en Europe, Asie, Amérique du Sud et Japon. En 1962, il est invité à jouer en Union soviétique où le jazz est interdit (Benny Goodman in Moscow).

 

En 1963, RCA réunit son quartette des années 1930 (Goodman, Wilson,images-1 Hampton et Krupa) pour l’album Together Again!. Et en 1977  sort son dernier album Let’s Dance (nommé aux Grammy Awards). Benny Goodman s’éteint le 13 juin 1986. Il est enterré au cimetière de Long Ridge à Stamford (Connecticut) tandis que ses partitions sont conservées à l’Université de Yale. Sources: Loïc Picaud Music story.

 

Allez, voilà pour ce jeudi embruiné (néologisme ?) merci d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

CASSOULET BLUES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du swing éternel et de la soupe à l’oseille réunis, bonjour !

En ce premier jour de floréal, dédié à la rose, je ne peux faire autrement qu ’évoquer ce musicien flamboyant au swing incomparable et qui a su donner au vibraphone ses lettres de noblesse. Cher lecteur, entends-tu les clochettes tintinabuler ? Cela s’appelle Flying Home et c’est daté de 1957.

Lionel HAMPTON, surnommé «  Hamp  », joue un rôle éminent dans l’histoire du jazz. Il est né à Louisville, Kentucky, le 20 avril 1908. Lionel est entré dans la légende grâce à ses interprétations d’une virtuosité époustouflante. «  Mon oncle travaillait avec le célèbre gangster Al Capone, qui se montrait fort bon avec les Noirs, en particulier les musiciens de jazz  ». Avec de telles relations, il était normal que Lionel s’installe avec sa famille à Chicago pour tambouriner, non pas sur la tête d’Eliot Ness, mais sur la grosse caisse de l’orchestre d’enfants du Chicago Defender Newsboys Band qui l’accueille à partir de 1920.

1930 marque une étape importante puisqu’il rencontre Louis Armstrong avec lequel il enregistre le premier solo de vibraphone jamais effectué en jazz : «  Louis a été comme un esprit descendu du ciel ! Lorsque je me produisais avec lui, j’étais au paradis  ».

En 1936 il se fait engager dans le quartette du célèbre clarinettiste Benny Goodman, entouré des meilleurs jazzmen de l’époque tels Duke Ellington ou Count Basie.

Sa carrière explose en 1940 il fonde sa propre formation qui connaît un succès immédiat et devient un des plus célèbres big bands de l’époque, où se produisent des héros du jazz tels Quincy Jones, Art Farmer, Dexter Gordon et Charles Mingus.

A partir de 1953, il part à la conquête de l’Europe et enregistre à Paris avec Mezz Mezzrow, Claude Bolling, Alix Combelle, Jean-Claude Pelletier et Guy Lafitte…

En 1992, alors âgé de 83 ans, il donne un show à Bobino au cours duquel il est atteint d’une attaque cardiaque. Emmené sur une civière, il hurle à ses musiciens de continuer à jouer…

«  Je ne peux pas décrocher…  » dit «  Hamp  » qui continue à swinguer à travers la planète jazz. Retour en France du jeune homme de 90 ans en avril 1999, avec une série de concerts à l’hôtel Méridien. Car «  Hamp  » aime profondément la France où il a d’ailleurs créé le Jazz Club Lionel Hampton à Paris. «  Dans votre pays, j’ai été intronisé par la Confrérie du cassoulet… Ca ne s’oublie pas  ». D’ailleurs n’a-t-il pas composé un succulent «  Cassoulet Blues  » ? Car «  Hamp  » est aussi glouton de bonne chère que de rythmes endiablés…

Virtuose inégalable du swing à outrance qu’il manie avec des techniques insensées, il est aussi l’un des pionniers du rock and roll avec certains de ses tubes comme «  Hey-ba-be-re-bop  ». Mais HAMPTON n’est pas seulement un jazzman génialement exubérant. C’est avant tout un artiste conscient de ses responsabilités, créateur d’une fondation destinée à la construction d’immeubles dans Harlem. C’est aussi le premier jazzman noir à avoir intégré le quartette non racial de Benny Goodman. Car «  Hamp  » s’est engagé courageusement contre la ségrégation et a défendu Nelson MANDELA et Malcolm X : «  J’ai toujours eu de l’amour pour ces hommes qui ont combattu pour la liberté. Nous nous devions de les soutenir  ».

Allez, merci à vous pour la visite, portez vous bien et à demain peut-être.

LA GALETTE REPUBLICAINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Aujourd’hui, 24ème jour de frimaire dans le calendrier républicain et, figurez vous que c’est le jour de l’oseille… Alors, c’est l’occasion ou jamais de jouer au loto ou de préparer une bonne soupe (à l’oseille). Pourquoi ont-ils dédié cette journée à l’oseille et pas au blé ou à l’artiche, au flouze, à la fraîche, au pognon, au fric, au grisbi, à la thune, la galette… Les motivations des Républicains dans leur calendrier restent pour moi un grand mystère.

GLENN MILLER.

Le 14 décembre, c’est aussi le Jour anniversaire de la disparition de Glenn Miller. J’écris « disparition » car son corps n’a jamais été retrouvé. Il effectuait un vol au dessus de la Manche en juin 44, il n’est jamais revenu. A cette époque il animait un big band dont la mission était de remonter le moral des troupes. J’adore ce tromboniste dont le timbre de l’orchestre est immédiatement reconnaissable. Il avait débuté sa carrière dans un groupe musical dans lequel se trouvait aussi Benny Goodman, excusez du peu ! Chacun se souvient du formidable « in the mood ». Woody Allen s’en est souvent inspiré dans ses films ou bien même avec son propre orchestre de jazz. Allez, un dernier pour la route…

Ce matin c’est plutôt frisquet à Keramoal, les lapins restent dans leurs terriers, les mésanges viennent quémander un peu de graisse, et de gros nuages lourds de promesses neigeuses nous arrivent de l’Est. Il faut pourtant se décider à éteindre l’ordinateur et reprendre une activité normale. Allez, que les dieux de l’oseille vous soient favorables et, à demain peut-être.