Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Beltan”

Page 1 de 1

Beltan du déclin…

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, ,

Amis de la blanche hermine et du kig ha farz réunis, bonjour ! Votre calendrier des postes ne vous trahit pas, nous sommes bien le Dimanche 1er mai 2016, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin. Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, célébrée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir. Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison feux-de-beltan-300x202sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du druide et guifeu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT, que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Dinard, dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel).

Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai ! ». Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église fete-arbre-liberte-300x236chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux ! La République elle, en a fait l’arbre de la liberté dont il subsiste encore quelques restes ici ou là. Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.

PS: oui, le jeu de mots dans le titre est vraiment nul.

 

Un brin vaut mieux que deux tu l’auras…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

, ,

Amis de la criticature et du maquereau vin blanc réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 1er mai 2015, douzième jour de Floréal dédié au sainfoin; et le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais 1er Maic’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau, de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan. Or donc, ce 1er mai  les prolétaires du monde entier, répondant aux vœux du grand père Karl et du grand oncle Vladimir Oulianov, ignorant souvent les martyrs de Haymarket, s’unissent religieusement devant leurs petits écrans pour suivre les avatars d’un prince de la perfide Albion ou se pâmer devant vingt et deux bonhommes en short à moins qu’ils n’aient les yeux de Chimène pour la gagnante endimanchée d’un télé-crochet à deux balles…

Alors que les anciens Celtes fêtaient Beltan (le feu de Bel), saluant la lumière et la connaissance, leurs descendants décérébrés du XXIè siècle se complaisent devant les atermoiement des millionnaires en culottes courtes du PSG ou l’insoutenable spectacle du dernier voyage de mystiques népalais quand ce n’est pas celui de ces étranges étrangers, migrants vers nos eldorados comme on s’embarque pour l’Olympe éthéré, là où festoient les saints, les anges et tous les élus. Dans les siècles passés, cette frénésie de la feux-de-beltan-300x202célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le disait fort à propos mon aïeule: « y-a pas d’mal à faire le mai !» .  L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres, jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la vie par une célébration de la virginité et de la chasteté… C’est-y pas malheureux !  
Faut-il que les capacités intellectuelles et spirituelles de notre pauvre humanité en soient réduites à leurs plus simples expressions pour que nous soyons condamnés à de telles extrémités. Ce spectacle des foules apoplexiques devant les contes de fées aurait tendance à me renforcer dans mes vérité & mensongescertitudes, au risque d’y perdre mes illusions: ces gens là ont ce qu’ils méritent !!! Faut-il que les médias, publics et privés, soient définitivement aux ordres de l’oligarchie régnante pour que par milliards, oui, par milliards, la gent humaine s’ébaubisse de la sorte devant les fastes de la royauté, l’apparat de la papauté, les prétentieux falbalas des puissants de ce monde. Faut-il que notre éducation, en laquelle Jules Ferry voyait le creuset de l’émancipation, ait échoué dans ses missions, pour que l’aveuglement des masses atteigne un tel niveau himalayesque. Alors que très bientôt, notre « démocratie » va de nouveau se poser la question de l’opportunité d’obliger le petit peuple à exercer son droit de vote, on peut s’interroger sur les capacités de celui-ci, dont le niveau de réflexion est à peu près égal à celui d’un buffet de cuisine, à exercer ce droit.

J‘en étais là de mes réflexions lorsque j’ai aperçu le petit marchand de muguet sur son coin de trottoir… Ah, tradition, quand tu nous tiens ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

CA C’EST EM BELTAN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Le 1er mai c’est, rappelons le, la fête des travailleurs et non pas, la fête du travail. Mais c’est aussi, ancrée dans la mémoire collective, la fête de la nature, du renouveau de la renaissance. Chez les Celtes, c’est Beltan.

Beltaine est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu’il soit protégé des épidémies pour l’année à venir.

Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement.

Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre les buchers. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l’assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Lors du rituel de printemps chez les druides, le Hérault annonce: « Dame Korridwen désire présenter la plante symbolique » et elle présente une touffe de trèfle. Le grand druide (Pendragon) répond: « Nous remercions pour ce présent qui signifie le vivant pouvoir des trois rais de lumière…Que le feu du printemps encercle toute la terre » ( Michel RAOULT dans sa thèse sur les rites druidiques a parfaitement décrit le rituel). Dans les siècles passés, cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Sous prétexte de cueillir l’aubépine, on les envoyait dans les bois et les prés où ils passaient la nuit en jeux amoureux. On appelait ça « Faire le Mai », et comme le dit la sagesse populaire: « y-a pas d’mal à faire le mai !« . Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. L’église chrétienne, surtout catholique, qui n’aime pas beaucoup que les garçons et les filles s’aperçoivent très tôt qu’ils sont faits les unes pour les autres (et lycée de Versailles) jugeant ces pratiques scandaleuses tenta de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie, obligeant ainsi à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté…C’est-y pas malheureux !  

Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine, c’est d’ailleurs la même chose pour la Samain à qui l’on doit sans doute halloween.

Allez voila, maintenant, tous à la manif et au grand mitingue comme disait l’autre. C’est sympa d’être passé un jour férié, portez vous bien et à demain peut-être.