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Le cénobite ramène sa fraise…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la botanique-nique-nique et du carpaccio réunis, bonjour !

Nous sommes le mercredi 30 mai, onzième jour de Prairial dédié à la Fraise. Curieusement, celui qui importa ce délicieux fruit en France s’appelait Frézier… Etonnant non ?

Esprit universel curieux de tout, Frézier préleva à Concepción (entre Valdivia et Santiago du Chili), et rapporta en France (en les arrosant quotidiennement, alors que l’eau douce était à bord de tous les voiliers en bois une denrée précieuse) cinq plants d’une nouvelle espèce de fraisier dite Blanche du Chili (la Fragaria chiloensis), à gros fruits blancs différents des fraises des bois alors connues en Europe. Le nom de Frézier est par une coïncidence extraordinaire une déformation du mot fraise : Julius de Berry, un de ses ancêtres, avait servi un plat de fraises des bois au roi Charles III le simple à la fin d’un banquet à Anvers en 916, roi qui le remercia en l’anoblissant et lui donnant le nom de Fraise, qui se déforma en Frazer après émigration de la famille en Angleterre puis en Frézier, après que la famille fut revenue faire souche en Savoie. C’est donc grace à Amédée François Frézier, mort à Brest en 1773, que vous dégustez les merveilleuses gariguettes qui ont fait le renom de Plougastel

Et puis tiens, Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de Bakounine, ce camarade vitamine comme disait Léo Ferré… Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Pétersbourg d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais passionné par le philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France en 1847 mais y revient un an plus tard pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de 48.

Assurément, aujourd’hui, sa voix se mêlerait au concert des indignés pour fustiger tous ces valets empressés de la finance qui nous veulent à genoux… Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 



 

 

LE DRAPEAU NOIR FLOTTE SUR LA MARMITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la caricature et des mightys* réunis, bonjour !


Nous sommes le 16 février, 28è jour de pluviôse et, je peux vous dire qu’il pluviôse un max sur les jardins de Keramoal. Ce jour est dédié aux cyclamens, jolie fleur qui est sensé symboliser la jalousie…

* toujours visibles ICI


Je voulais rajouter à notre galerie de portraits celui de James Guillaume qui, comme son nom l’indique, était d’origine suisse. Mon aïeule n’aurait pas manqué d’ajouter: personne n’est parfait.

Il est né à Londres un 16 février 1844 de père suisse et de mère française et les oubliettes de l’histoire l’ont englouti sans autre forme de procès. En 1848, la République ayant été proclamée à Neufchâtel, le père de James Guillaume, ardent républicain lui aussi, revint au pays. Il fut bientôt nommé juge, puis préfet du Val-De-Travers, et à partir de ce moment ne s’occupa plus que des affaires publiques. Elu conseiller d’Etat en 1853, il fut réélu constamment pendant trente-cinq ans.

James Guillaume avait donc quatre ans lorsqu’il arriva en Suisse. Il entra au collège latin à neuf ans et demi; à seize ans, il passa dans les auditoires, qu’on appelle aujourd’hui l’Académie, et il y resta jusqu’en 1862. Elève assez indiscipliné, il avait souvent maille à partir avec les autorités scolaires, qui étaient royalistes et religieuses. Il lut toute la bibliothèque de son père, se passionnant pour l’Antiquité, pour la Révolution française, pour la philosophie et particulièrement pour Spinoza, pour la poésie depuis Homère et Shakespeare jusqu’à Goethe et à Byron, pour Rabelais enfin, Molière et Voltaire.

Pour que sa vie encore vaille d’être vécue, il veut la consacrer à l’instruction populaire du peuple: et pour commencer, il organise des cours du soir pour les apprentis. Il continue à lire toutes sortes d’auteurs: Feuerbach, Darwin, Fourier, Louis Blanc, Proudhon. Et, peu à peu, des conceptions nouvelles s’élaborent dans sa tête. Savant et philosophe, il n’avait pu concevoir l’égalité précédemment qu’à la façon de Robespierre et de Louis Blanc . A l’automne de 1866, Constant Meuron et James Guillaume fondèrent la section de l’Internationale du Locle, et Guillaume se rendit au congrès de Genève. Il participait activement d’ailleurs au mouvement politique et parlementaire, mais il en vint bientôt, ainsi que la plupart des Internationaux du Jura, à la conviction que la classe ouvrière n’avait rien à y gagner. Le congrès de l’Internationale à Lausanne, le congrès de la Ligue de la paix et de la liberté à Genève, tenu en 1867, modifièrent profondément la pensée de James Guillaume: c’est là en effet qu’il prit contact avec des révolutionnaires de toute l’Europe, et que la foi lui vint à la Révolution sociale universelle.    Il était à ce moment de son développement quand il fit la connaissance de Bakounine, lors de la fondation de la Fédération romande. Leurs vues étaient tout à fait analogues: le rêve d’une société sans Etat, où il n’y aurait plus ni gouvernement ni constitution, où tous les hommes seraient libres et égaux, s’était formé en Guillaume, par développement intérieur et par expérience extérieure, avant qu’il ne rencontrât Bakounine.

Dès 1869, en effet, Guillaume dut renoncer à son professorat de Locle, étant entré en conflit avec les autorités pédagogiques à cause de son activité révolutionnaire. Il devint typographe et le resta jusqu’en 1872. Guillaume devint donc l’émanation intellectuelle d’une collectivité. (…) C’est là, dans le Jura, que les horlogers et Guillaume ensemble produisirent les idées qu’une génération nouvelle devait retrouver et rebaptiser sous le nom de syndicalisme révolutionnaire. (à droite, couverture de La vie ouvrière février 1914) On sait que Bakounine et Guillaume furent exclus de l’Internationale au congrès de La Haye, en 1872, Marx et ses compagnons ayant cru se débarrasser ainsi de l’esprit des anti-autoritaires. James Guillaume mourut le 20 novembre 1916, et fut inhumé à Paris, au cimetière du Montparnasse. 

Sources: Le drapeau noir: Fritz Brupbacher

Allez, merci de votre visite, c’est un peu copieux pour un mercredi mais il n’est pas facile de faire plus court. Portez vous bien, à demain peut-être et n’oubliez pas: Indignez vous !
 

 

IL ETAIT UN P’TIT MOINE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la culture pour tous et du poulet aux marrons réunis, bonjour !

En ce 7è jour de frimaire, nous saluons le chou-fleur qui est un peu le légume emblématique du Léon (finistère nord). Restons donc dans le Léon puisqu’aujourd’hui, nous célébrons la Saint Tangi. Encore un moine qui fonda l’abbaye de st Mathieu au Conquet. La légende dit qu’il était fils du seigneur Galono de Trémazan en Léon, près de portsall. Celui-ci avait eu comme seconde épouse une femme qui le maltraitait lui et sa sœur. Envoyé à la cour du roi franc Childebert 1er, pour son éducation, où il devint chevalier, il a laissé sa sœur Haude
au pays (ce qu’il ne faut jamais faire). À son retour sa belle-mère dénonce celle-ci comme déshonorant
la famille et Tanguy la tue en la décapitant d’un coup d’épée. La victime prend alors sa tête dans les mains et ses jambes à son cou et rentre à
la maison pour demander les sacrements avant de mourir. Horrifié Tangi se repent sévèrement et se voue à la vie monastique avant de fonder sur la pointe St Mathieu (appelée en breton Locmazhé) une nouvelle abbaye. Il a fondé aussi l’abbaye de Gerber. Il est inhumé et vénéré (ou pas) par tout le peuple breton à Locmazhé. Pourtant, faire perdre la tête à sa soeur, pour une vie de saint, ça commençait mal !

Le 27 novembre (du calendrier Julien) c’est la naissance de Kropotkine. J’ai souvent évoqué la figure de ce personnage dans mes billets car il a eu une importance singulière dans l’histoire de l’anarchisme. Tout comme notre petit moine,outre le fait qu’il portait la même barbe, il était pourtant issu de la noblesse, descendant du grand prince de Kiev, Vladimir II Monomaque. C’était par ailleurs un savant et on lui doit nombre de publications notamment de géographie.(Sur ce dessin, à gauche, il ressemble comme deux gouttes d’eau à un ami de Dinan)
En 1883, à la suite des grèves des canuts dont je vous ai parlé récemment, il est arrêté. Il ne sera amnistié que grâce à l’intervention de Victor Hugo. Il va dès lors s’installer en Angleterre et collaborer à la rédaction de la géographie Universelle d’Elisée Reclus. Il retournera en Russie en 1917 et refusera le poste de ministre que lui propose Kerenski. Ses critiques vis à vis du pouvoir bolchevique se feront de plus en plus virulentes. On considère généralement, qu’après Fourier, Proudhon et Bakounine, c’est Kropotkine qui va donner à l’anarchisme la consistance idéologique qui lui manquait. Il va décéder le 8 février 1921 à Moscou. Son enterrement va constituer la dernière grande manifestation anarchiste qui sera tolérée à Moscou.

Tout à fait autre chose.
J‘entends souvent les gens se plaindre de l’apparition de tags ou de graffitis sur les murs de leur quartier. Les brestois de la rue Sané ont, eux, bien de la chance. Des artistes anonymes ont tagué une reproduction du célèbre tableau de Picasso « Guernica » devant chez eux. Qui s’en plaindrait ?

Allez, voila pour ce samedi frigorifique, sortez couvert, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’Anarchisme méritant et du baba au rhum réunis, bonjour !


Le 30 juin 1840, sortie du livre de PROUDHON « Qu’est-ce que la propriété? ou Recherche sur le principe du droit et du gouvernement ». Ce premier mémoire est dédié à l’Académie de Besançon. Cela provoque un scandale; cette dernière exige le retrait de la dédicace, et somme Proudhon de venir s’expliquer devant elle.

Le bac est passé mais je ne résiste pas au plaisir de vous proposer ce petit devoir de vacances:

«Sachant qu’il existe une quantité finie d’objets appropriables. Un droit de propriété sur ces objets va développer un nombre fini de propriétaires possédants les objets.
Plus un propriétaire possède d’objet, plus il est puissant, plus il peut posséder d’objets. Nous avons donc ici une boucle de rétroaction positive. De plus, plus un propriétaire possède d’objets, moins les autres en possèdent, moins ils sont puissants, donc moins ils peuvent posséder. Nous avons ici une deuxième boucle de rétroaction positive.(Le terme de rétroaction positive est très souvent employé dans le domaine du changement climatique. Certains facteurs comme l’augmentation des températures vont provoquer des effets sur le climat qui à leur tour vont accentuer l’augmentation des températures. C’est alors un cercle vicieux qui s’enclenche et qui accentue le phénomène.)
Par conséquence, l’état stationnaire d’un système économique basé sur le principe de la propriété a pour conséquence directe l’établissement de monopoles, et d’accroître les inégalités.
Or l’homme doit pouvoir profiter des objets dont il a besoin, et ce de manière équitable. Le concept de propriété dépossède donc l’homme de ce droit. Donc, la propriété, c’est le vol. »

voilà, je ramasserai les copies en septembre mais, d’ici là vous pouvez déposer vos commentaires.


Et puis tiens, célébrons le jour anniversaire de la naissance de Fritz Brupbacher: Médecin, militant socialiste libertaire et antimilitariste suisse.
Il naît le 30 juin 1874 à Zurich, dans une famille aisée. Après des études de médecine à Genève puis une formation en psychiatrie à Paris, il ouvre en 1901 son cabinet dans un quartier ouvrier de Zurich. Militant socialiste révolutionnaire dès 1898, il fréquente le milieu libertaire et devient notamment l’ami de Kropotkine de Vera Figner et de Pierre Monatte. Membre du Parti socialiste, mais antimilitariste (il prendra part en 1905, à la création de la Ligue antimilitariste) et partisan d’un syndicalisme révolutionnaire, il est l’objet de vives critiques au sein du parti et est poussé à la démission en 1920. Il rallie alors (en 1921) le Parti Communiste Suisse et se rend à plusieurs reprises en Russie, mais n’ayant pas abandonné son esprit critique et ses idées libertaires, il se heurte aux dirigeants staliniens qui lui rendent la vie impossible. En 1932, il « 
s’évada de la cellule » selon sa propre expression. Il militait également depuis les années vingt avec sa compagne Paulette dans le mouvement néo-malthusien, pour le droit à l’avortement ou à une libre sexualité.
En 1932, il publie une introduction à « 
La confession » de Bakounine (traduite du russe, par Paulette). Il est également l’auteur de « Marx et Bakounine« , « Bakounine ou le démon de la révolte« , ainsi que de nombreuses brochures et d’une autobiographie « 60 ans d’hérésie« , etc.
« Bakounine redeviendra actuel le jour où l’homme commencera à trouver insupportables le despotisme bourgeois et le despotisme prolétarien ».

Allez, je ne veux pas vous ennuyer plus longtemps à la veille des vacances. Profitez de vos temps libres, méfiez vous du soleil, et n’oubliez pas qu’il faut brûler Carthage. Portez vous bien et à demain peut-être.


Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?

Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte.
Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie). Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Petersbourg, d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais, passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à l’Université de Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontre Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris pour participer à
« l’ivresse révolutionnaire » de février 1848.
Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.
Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique.
En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard.
L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses oeuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacrés des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… »

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Bon et bien voila, c’est déjà dimanche et j’ai de la visite ce qui explique que je ne m’attarde pas. Aujourd’hui, si le temps le permet, nous irons canoter sur le lac (mais non, je plaisante) inauguration du barbecue…Enormes côtes de boeuf au festin. Allez, à demain peut-être.