Vous lisez actuellement les articles ayant les mots clés “Avignon”

Page 1 de 1

La « couille du Pape »

Posté par erwandekeramoal dans TRADITION

, , , , , ,

Amis de la Zététique et du mignon de porc réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 28 octobre 2013, 7è jour de brumaire dédié à la figue… 69532527_pSavez vous que Platon était un grand amateur de figue à tel point qu’il fut surnommé philosicos, celui qui aime les figues. On dit que la figue est sans doute le plus vieux fruit cultivé par l’homme, après la découverte en 2006, dans la vallée du Jourdain de neuf figues parthénocarpiques, c’est-à-dire ne produisant pas de graines et dont la culture nécessitait l’intervention de l’homme, en recourant à des boutures. Ces figues seraient vieilles de 11 400 ans.

Il existe à Vaison-la-romaine dans le Vaucluse une collection nationale de près de trois cents figuiers de toutes variétés. Mais le plus drôle c’est ceci : La couille du pape, est une confiture popularisée par le 69532593_pmaître confiturier Francis Miot et réalisée avec une variété de figue de Provence. La couille du pape, dite aussi marseillaise, était offerte aux mendiants à la sortie de la messe de minuit le soir de Noël. On en fait maintenant des confitures. On prétend que son nom vient de l’époque où les papes séjournaient en Avignon et dont on vérifiait, lors de leur élection, la virilité vraie. Ceci en raison de la légende de la papesse Jeanne, qui aurait contraint depuis l’Église à procéder à une vérification rituelle de la virilité des papes nouvellement élus. Un ecclésiastique doit examiner manuellement les organes génitaux, au travers d’une chaise percée. L’inspection terminée, il peut s’exclamer « Duos habet et bene pendentes » (« il en a deux, et bien pendantes »), ce à quoi le chœur des cardinaux répond : « Deo gratias » (« rendons grâce à Dieu »). C’est Francis Miot, fondateur à Uzos, de « La maison Francis Miot. Féerie gourmande », qui a lancé cette production dont il a déposé la marque au même titre que deux autres de ses productions phares Cucu la praline et les fameuses Coucougnettes du Vert Galant dont j’ai déjà parlé ici. L’homme ne manque pas d’humour, outre ses marques déposées, il a créé aussi les tétons de la Reine Margot et les Galipettes. A mon avis, on ne doit pas s’ennuyer dans sa cuisine.

Allez bonne semaine à tous, portez vous bien et à demain peut-être.

VOYAGE,VOYAGE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, ,

Amis du guide Michelin et du tripoux à l’aligot réunis, bonjour !

Il y a les « gens du voyage » et puis les gens qui voyagent; pour le moment je m’inscris dans cette deuxième catégorie. Me voici donc, cap au sud moi qui n’apprécie habituellement que les brumes du nord avec un ciel si gris, etc… Direction la cité des Papes ! Me faire ça à moi, le plus anticlérical de tous les blogueurs…Etape dans le Limousin, coup d’oeil sur le chateau de Val (non, pas Philippe !) petite bouffe à Bort les orgues, sous la pluie, et première découverte: Un petit vin qui s’appelle le Côtes d’Auvergne, un VDQS 2007, tout à fait honorable. Je vais vous faire un aveu, je ne savais même pas que cela existait, c’est produit par les caves de Saint Verny. Et bien, deuxième aveu, il fallait ça pour accompagner un tripoux à l »aligot. Tant qu’à faire du tourisme, il faut aller jusqu’au bout de la démarche. Comme disait Coluche: « on voyage léger » mais c’est pas toujours facile d’autant que la veille, Christiane et Jean-Yves nous avaient rassasié avec du coco paimpolais…

Deuxième étape à travers les monts du Cantal et de Lozère. Ca monte, ça descend, ça tourne mais, c’est beau. Arrivée à Avignon et non pas en Avignon comme aime à le prétendre quelques précieux germano-pratins. Et là, deuxième découverte, non pas le fameux pont ni même le palais des Papes mais, un cru classé Côtes de Provence, un rouge du plus bel effet. Domaine Croix de la bastide, un régal. Moi qui pensait que la Provence ne produisait que son rosé insipide, me voila convertit.

Vous remarquerez chers lecteurs que mes découvertes touristiques loin d’être intellectuelles ont tout de même quelque chose à voir avec les caves du Vatican.

Rendez-vous demain pour les suites de ce périple et, en attendant, portez vous bien.

Le 18 juillet 1968, en  Avignon, alors que le XXIIème Festival de Théâtre vient à peine de commencer, celui-ci est cette année contesté par de jeunes révoltés qui lui reprochent de n’être qu’un supermarché de la culture au service de la classe bourgeoise. Le jour même, le préfet de    police du Gard interdit sous prétexte qu’elle pourrait « troubler gravement l’ordre public »  une pièce de théâtre : « La Paillasse aux seins nus » qui devait être jouée dans une petite salle de Villeneuve-Lès-Avignon.   Sitôt connue, cette interdiction arbitraire suscite l’indignation et va donner lieu dans la soirée à une manifestation pacifique de protestation à laquelle prend part « l’enragé » Jean-Jacques LEBEL. Le rassemblement est aussitôt chargé par des CRS qui procèdent à plusieurs interpellations. La troupe du « Living Theatre » conduite par Julian Beck et Judith Malina marque aussitôt sa solidarité avec la compagnie censurée et avec les personnes arrêtées en refusant de jouer (comble de l’ironie) leur pièce « Antigone ».

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

, , , ,

Amis de la nostalgie et de la chasse aux dahuts réunies, bonjour !

Le 18 juillet 1968, en  Avignon, alors que le XXIIème Festival de Théâtre vient à peine de commencer, celui-ci est cette année contesté par de jeunes révoltés qui lui reprochent de n’être qu’un supermarché de la culture au service de la classe bourgeoise. Le jour même, le préfet de    police du Gard interdit sous prétexte qu’elle pourrait « troubler gravement l’ordre public »  une pièce de théâtre : « La Paillasse aux seins nus » qui devait être jouée dans une petite salle de Villeneuve-Lès-Avignon.   Sitôt connue, cette interdiction arbitraire suscite l’indignation et va donner lieu dans la soirée à une manifestation pacifique de protestation à laquelle prend part « l’enragé » Jean-Jacques LEBEL. Le rassemblement est aussitôt chargé par des CRS qui procèdent à plusieurs interpellations. La troupe du « Living Theatre » conduite par Julian Beck et Judith Malina marque aussitôt sa solidarité avec la compagnie censurée et avec les personnes arrêtées en refusant de jouer (comble de l’ironie) leur pièce « Antigone ».

Le 20 juillet , en Avignon, après les évènements qui ont précédé, un nouveau rassemblement de protestation contre la censure a lieu. Il est  dispersé par les CRS qui procèdent à de nouvelles arrestations. Mais alors que la presse locale répand ses diatribes haineuses et racistes contre la troupe du « Living Theatre »   des nervis fascisants (recrutés parmi les sportifs de la ville par le maire et les politiciens de gauche comme de droite) attaquent dans la nuit le lycée où sont hébergés les comédiens du Living, et frappent à coup de barres le directeur d’un théâtre de New-York. Ils rosseront et tondront, sur leur passage, un jeune dont le seul  tort était d’avoir les cheveux longs.

Le 27 juillet 1968, en Avignon, pour faire taire toute contestation du Festival, et alors que les manifestations et rassemblements sont désormais interdits  dans les rues de la ville, Julian Beck responsable de la troupe du « Living Theatre » se voit à son tour notifié l’interdiction, par arrêté municipal,   de jouer la pièce « Paradise Now »  et de donner des spectacles gratuitement dans la rue.

C‘était une époque épique où l’on portait haut les couleurs de l’Utopie mais, comme le disait Henri Laborit: »


Ce n’est pas l’Utopie qui est dangereuse, car elle est indispensable à l’évolution. C’est le dogmatisme, que certains utilisent pour maintenir leur pouvoir, leurs prérogatives et leur dominance. » Sur ce, je vous laisse à vos méditations, portez vous bien et à demain peut-être.