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Audierne: vous connaissez ?

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE

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Amis du patrimoine et des ormeaux poêlés réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 14 décembre 2017, 24è jour de frimaire dédié à l’Oseille…

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’ AUDIERNE. Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire. Il y a fort longtemps, audiernedébarquent les Bretons d’ Angleterre : en témoignent encore les « plou » et les « tre » si nombreux de nos toponymes actuels. Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern.(A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule) « Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294.

Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle affronte la nouvelle appellation « Audierne ». C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’ Esquibien et tréviens, tenants de la vie et de l’activité portuaire. En 1410, Dom Morice écrit  « Enquête faite sur les chartes de coutume ou d’imposition du port de Goezian que d’aucuns appellent Odierne ». Dès 1321, on relève avec surprise dans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte « le-GoyenOdierna » et sur une carte hollandaise de 1580 « Odjern ». Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ». La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée GUIARD. L’étymologie est la même pour ALDERNEY (Aurigny) ile anglo-normande. A Audierne s’achève les méandres du GOYEN qui donna son nom à la ville en breton GWAIEN et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon. En breton stêr Gwaien, c’est à dire, la rivière d’AUDIERNE. Photo de droite.

Or donc, si vous ne partez pas au ski, faites un détour par le Cap-Sizun qui mérite largement votre visite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

UN PEU D’HISTOIRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du patrimoine et des ormeaux poêlés réunis, bonjour !

Nous sommes le 14 décembre, 24è jour de frimaire dédié à l’Oseille

 

Savez vous qu’aujourd’hui, le prénom qui est à la fête est celui d’AUDIERNE… Certes il n’est plus guère usité mais, il fut un temps… Notre petit port de pêche du Sud-Finistère tient en effet son nom d’un prénom. Oyez donc son histoire.

Au Haut Moyen-age débarquent les Bretons d’ Angleterre : en témoignent encore les « plou » et les « tre » si nombreux de nos toponymes actuels.
Au XI e siècle, la tempête normande passée, un terme nouveau se répand en Bretagne : le « Ker » ou « Kar » venus du Gallois « Kaer », la forteresse. Il désigne une petite agglomération. A la même époque, un prénom féminin fait un véritable succès : Audierne (primitivement Hodierna). En l’an 1050, la première abbesse de Locmaria porte le nom d’ Hodiern.(A gauche, le marché aux poissons du temps de mon aïeule)


« Kaer Hodiern » apparaît par écrit à Esquibien en 1294. Désormais le « Treff an Goezien » du VII è siècle affronte la nouvelle appellation « Audierne ».
C’est là le signe d’une certaine mésentente entre agriculteurs de la paroisse mère d’Esquibien et tréviens tenants de la vie et de l’activité portuaire.
En 1410, Dom Morice écrit  « Enquête faite sur les chartes de coutume ou d’imposition du port de Goezian que d’aucuns appellent Odierne ».
Et parmi ces derniers on relève avec surprise dans l’Atlas du Vénitien Pétrus Vesconte ‘’Odierna’’ – 1321 – et sur une carte hollandaise de 1580 ‘’Odjern’’.
Les voyageurs étrangers semblent ignorer le terme « Goazien ».
La Révolution mettra un terme aux difficultés en 1793 en séparant Audierne de sa mère, Esquibien, comme Tréboul de Poullan ou bien d’autres trêves encore de leur paroisse-mère. Sources: Amédée GUIARD http://www.audierne.info/pages/histoire/histoireaudierne.htm

L‘étymologie est la même pour ALDERNEY (Aurigny) ile anglo-normande. A Audierne s’achève les méandres du GOYEN qui donna son nom à la ville en breton GWAIEN et sa magnifique ria, fameuse pour ses huitres, aussi goûtées que celles du Belon. En breton stêr Gwaien, c’est à dire, la rivière d’AUDIERNE.Photo de droite.

Or donc, si vous ne partez pas au ski, faites un détour par le Cap-Sizun qui mérite largement votre visite. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.