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Yann, la force est en toi…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la casuistique et de la bouillie d’avoine réunie, bonjour ! Nous sommes le Mardi 20 juin 2017, deuxième jour de Messidor dédié à l’avoine et veille de l’Eté. La bouillie d’avoine, ou yod kerc’h en breton est une bouillie principalement composée d’avoine comme son nom l’indique, consommé en basse-Bretagne autrefois par les plus pauvres. C’est une bouillie brune, normalement salée, qui se mange trempée bazh-yod-300x226dans du lait ribot. En Bretagne, au moins dans le Finistère, on en trouve dans toutes les grandes surfaces, au rayon frais. Mon aïeule, dont les préceptes culinaires m’ont toujours fait rêver, la préparait à partir d’avoine grillée et moulue. On mettait ce mélange de farine et de son à tremper une nuit. Le lendemain, le gros du son flottait à la surface et était retiré (ce surplus s’appelle gwaskin). Le reste du récipient était délayé avec du lait et/ou de l’eau, mis à cuire dans un chaudron et touillé avec un bâton nommé bazh-yod (le bâton à bouillie). Celui-ci a laissé son nom à un jeu de force très populaire et encore pratiqué de nos jours comme le montre cette photo.

Les jeux et sports athlétiques bretons représentent sept disciplines qui sont encore pratiquées:
Le lancer du poids de 20 kg (Ar Maen Pouez)
Le bâton de bouillie (Bazh yod)
Lever de l’essieu (An Ahel Karr)
Lancer de la gerbe de paille en hauteur (Ar Voutelenn)
Lever de la perche  (Gwernian Ar Berchenn)
Relais des meuniers (Redadeg Gant Ur Samm A Gant Lur)
Tir à la corde (chech fun)
Le lever de l’essieu de charrette ou An ahel karr: Un « exercice » de force pure qui tire son origine des défis que se lançaient les paysans venus jeux-bretons-3au bourg faire faire un travail par le charron et qui devaient faire la queue. Car le charron était très sollicité et il y avait du monde à la forge…Quoi de plus simple que de se défier : à qui soulèverait la plus lourde enclume, à qui lèverait le plus possible l’essieu le plus lourd, etc…. Dans le Trégor existe une modalité particulière : « an ahel karr giz Bro Dreger ». Le lever ne se fait pas à deux bras mais avec un seul : une technique très spéciale qui demande, en plus de la force pure, l’équilibre d’une prise et d’un « jeté » spécifiques. Reste-t-il encore des connaisseurs de cette technique, il faudrait s’en assurer… Je ne doute pas que cet exercice me réconcilierait avec mes cervicales…

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à bientôt peut-être.