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Le poète à souvent raison…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE

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Amis de la poésie et du saint Emilion réunis, bonjour ! Nous sommes le vendredi 22 mai 2015, troisième jour de Prairial dédié au trêfle. Si j’évoque la poésie c’est parce que un 22 mai (1808) vit la naissance de Gérard Labrunie, plus connu sous son nom de poète, Gérard de Nerval, l’une des figures les plus de nervalémouvantes de la poésie française. Naviguant entre réalité et rêve, il a évoqué en des mots immortels les troubles de l’adolescence… et les charmes du Valois. Mais il souffrait de troubles mentaux et, à l’aube du 26 janvier 1855, on l’a retrouvé pendu dans la rue de la Vieille-Lanterne, dans le quartier du Châtelet, à Paris. Il avait 46 ans. La plus belle part du romantisme s’est éteinte avec lui. Il faut relire Sylvie, une nouvelle parue dans le recueil Les filles de feu et qui dépeint merveilleusement les affres d’un amour chimérique.

Il a vécu tantôt gai comme un sansonnet,
Tour à tour amoureux insouciant et tendre,
Tantôt sombre et rêveur comme un triste Clitandre.
Un jour il entendit qu’à sa porte on sonnait.
C’était la Mort ! Alors il la pria d’attendre
Qu’il eût posé le point à son dernier sonnet ;
Et puis sans s’émouvoir, il s’en alla s’étendre
Au fond du coffre froid où son corps frissonnait.
Il était paresseux, à ce que dit l’histoire,
Il laissait trop sécher l’encre dans l’écritoire.
Il voulait tout savoir mais il n’a rien connu.
Et quand vint le moment où, las de cette vie,
Un soir d’hiver, enfin l’âme lui fut ravie,
Il s’en alla disant : «Pourquoi suis-je venu ?
(Gérard de Nerval, Épitaphe)

Un jour, dans le jardin du Palais-Royal, on vit Gérard traînant un homard vivant au bout d’un ruban bleu. L’histoire circula 180px-Père-Lachaise_-_Division_49_-_Nerval_01dans Paris et comme ses amis s’étonnaient, il répondit : En quoi un homard est-il plus ridicule qu’un chien, qu’un chat, qu’une gazelle, qu’un lion ou toute autre bête dont on se fait suivre ? J’ai le goût des homards, qui sont tranquilles, sérieux, savent les secrets de la mer, n’aboient pas… Il y avait du surréalisme avant l’heure chez ce grand romantique. Il affirmait  avoir été initié aux mystères druzes lors de son passage en Syrie, où il aurait atteint le grade de « refit », l’un des plus élevés de cette confrérie. Toute son œuvre est fortement teintée d’ésotérisme et de symboles alchimiques. Alors qu’on l’accusait d’être impie, il s’exclama : « Moi, pas de religion ? J’en ai dix-sept… au moins. » Ici à gauche, sa tombe au cimetière du Père Lachaise.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

Etre ou ne pas être dada…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la mélancolie et de la soupe aux navets réunies, bonjour ! Nous sommes le jeudi 16 avril 2015 qui, chacun le 290px-Anemone_hupehensis4sait, correspond au 27è jour de germinal dédié à l’anémone. L’anémone, dans les enluminures du Moyen-âge est le symbole de l’abandon. Dans la mythologie grecque, Anémone est une nymphe dont s’éprend Zéphir dieu des vents. La femme de ce dernier, par jalousie, la transforma en fleur. Anemos, en grec signifie « vent ».

Le 16 avril est aussi le jour anniversaire de la naissance de Tristan TZARA. Il est né à Moinesti (Roumanie) en 1896. Pendant la première guerre mondiale, il séjourne à Bâle où il contribue à la fondation du mouvement Dada avec Ball, Arp et Huelsenbeck. En 1916, il publie le premier texte dadaïste: Les Aventures Célestes de Monsieur Antipyrine. Il fonde également laTzara revue Le Cabaret Voltaire à laquelle collaborent Apollinaire, Picasso, Cendrars, Kandinsky et Modigliani. En 1918, il publie le Manifeste Dada et, l’année suivante, se rend à Paris où les surréalistes l’accueillent avec enthousiasme. A partir de 1920, Tzara organise avec les surréalistes une série de manifestations qui feront scandale. En 1922, il se sépare de Breton qui refuse à garder une atti­tude purement nihiliste. Tzara reste quelques temps en dehors du groupe surréa­liste, mais il y revient en 1929.

Tzara participe aux activités du mouvement jusqu’en 1935 et collabore notamment au Surréalisme ASDLR. Passé cette date, poeme dadal’activité de Tzara qui fini par adhérer au Parti Communiste (personne n’est parfait) cesse peu à peu de concerner le surréalisme.(à droite, un portrait signé Delaunay)
En 1938, il voyage en Espagne où de 1934 à 1936 il avait été secrétaire du Comité pour la Défense de la Culture Espagnole. Pendant la guerre, il participe à la résistance intellectuelle et vit clandes­tinement dans le Midi de la France. A la libération, il participe à Toulouse à la fondation de l’Institut d’Etudes Occitanes.

Pour faire un poème dadaïste
Prenez un journal.
Prenez des ciseaux.
Choisissez dans ce journal un article ayant la longueur que vous comptez donner à votre poème.
Découpez l’article.
Découpez ensuite avec soin chacun des mots qui forment cet article et mettez-les dans un sac.
Agitez doucement.
Sortez ensuite chaque coupure l’une après l’autre.
Copiez les consciencieusement dans l’ordre où elles ont quitté le sac.
Le poème vous ressemblera.
Et vous voilà un écrivain infiniment original et d’une sensibilité charmante, encore qu’incomprise du vulgaire.
Manifeste sur l’amour faible et l’amour amer. – 1921.

Oui da, en ces jours où l’affligeante actualité inonde nos téléviseurs la seule question qui vaille d’être posée est bien: être ou ne pas être Dada, avec ou sans bidet … Allez, merci à vous d’être passé, portez vous bien et à demain peut-être.

Léon-Paul Fargue…

Posté par erwandekeramoal dans LECTURE, PORTRAIT

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Amis des belles lettres et du canard à l’orange réunis, bonjour ! Nous sommes le dimanche 24 novembre 2013, 4è jour de frimaire dédié à la nèfle. Les frimas ont fait leur apparition et les vanneaux sont au rendez-vous. Pour nous réchauffer l’âme ayons une pensée pour un grand poète70354809_p disparu un 24 novembre. Léon-Paul Fargue est né le 4 mars 1876 à Paris. Il fait de bonnes études au collège Rollin, au lycée Janson-de-Sailly, puis brièvement au lycée Henri IV où il se lie avec Alfred Jarry. Etudiant, il hésite entre la littérature, la musique et la peinture. Après quelques essais à Pont-Aven sur les traces de Gauguin, il choisit finalement d’écrire et publie en 1895 sa première œuvre : Tancrède. Il traîne dans la bohème de Montmartre sous l’ombre de Verlaine et du Cabaret du Chat Noir, puis il rencontre Mallarmé, Valéry, Gide ou Vuillard.

Dès 1902, il est introduit dans la sphère musicale, aux côtés de Ricardo Viñes et Maurice Ravel, avec qui il formera la fameuse bande des « Apaches d’Auteuil ». Il ne publie presque rien durant cette période, cependant il participe aux débuts de La Nouvelle Revue Française. En 1909, il rencontre Valery 70354853_pLarbaud et ce sera le début d’une amitié importante. Enfin en 1912 paraît Poèmes son second livre, fondateur par son utilisation des mots et de la langue, qui fera des émules et qui lui assurera la notoriété auprès de gens très divers, d’Apollinaire à Claudel, d’Alain-Fournier à Proust. Mobilisé en 1914 à Laon, il sera rapidement réformé et retrouvera, autour de la libraire Adrienne Monnier, ses amis Jean Cocteau et Erik Satie, lequel composera peu après six mélodies sur les Ludions. Dans les années 20, Fargue fonde et dirige la prestigieuse revue Commerce avec Valery Larbaud et Paul Valéry, relayé par Jean Paulhan. Les années 30 sont marquées par une nouvelle activité, très prolixe, la chronique journalistique, qui donnera des essais sur des sujets très divers, de la critique littéraire à des thèmes beaucoup plus légers comme les aléas de la mode, mais où l’art, la poésie et l’homme sont omniprésents.

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Peu avant la seconde guerre mondiale, Fargue rencontre sa future femme, le peintre Chériane, chez qui il s’installe boulevard Montparnasse. En 1941 il publie Haute solitude parfois considéré comme son chef d’œuvre poétique. En 1943,70354869_p au cours d’un repas avec Picasso, il est frappé d’hémiplégie et restera paralysé. Il n’en continue pas moins à écrire et reçoit en 1946 le grand Prix de la Ville de Paris. Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. » Il meurt à 71 ans, le 24 novembre 1947, chez lui à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse cher à Brassens. On lui doit cette fameuse pensée: Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

LA BALLADE DES CIMETIERES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis des belles lettres et du canard à l’orange réunis, bonjour !

Nous sommes le 24 novembre, 4è jour de frimaire dédié à la nèfle. Les frimas font leur apparition et les vanneaux sont au rendez-vous. Pour nous réchauffer l’âme ayons une pensée pour un grand poète disparu un 24 novembre.

 

Léon-Paul Fargue est né le 4 mars 1876 à Paris. Il fait de bonnes études au collège Rollin, au lycée Janson-de-Sailly, puis brièvement au lycée Henri IV où il se lie avec Alfred Jarry.

Etudiant, il hésite entre la littérature, la musique et la peinture. Après quelques essais à Pont-Aven sur les traces de Gauguin, il choisit finalement d’écrire et publie en 1895 sa première œuvre : Tancrède. Il traîne dans la bohème de Montmartre sous l’ombre de Verlaine et du Cabaret du Chat Noir, puis il rencontre Mallarmé, Valéry, Gide ou Vuillard.

Dès 1902, il est introduit dans la sphère musicale, aux côtés de Ricardo Viñes et Maurice Ravel, avec qui il formera la fameuse bande des « Apaches d’Auteuil ». Il ne publie presque rien durant cette période, cependant il participe aux débuts de La Nouvelle Revue Française. En 1909, il rencontre Valery Larbaud et ce sera le début d’une amitié importante. Enfin en 1912 paraît Poèmes son second livre, fondateur par son utilisation des mots et de la langue, qui fera des émules et qui lui assurera la notoriété auprès de gens très divers, d’Apollinaire à Claudel, d’Alain-Fournier à Proust.

Mobilisé en 1914 à Laon, il sera rapidement réformé et retrouvera, autour de la libraire Adrienne Monnier, ses amis Jean Cocteau et Erik Satie, lequel composera peu après six mélodies sur les Ludions. Dans les années 20, Fargue fonde et dirige la prestigieuse revue Commerce avec Valery Larbaud et Paul Valéry, relayé par Jean Paulhan. Les années 30 sont marquées par une nouvelle activité, trés prolixe, la chronique journalistique, qui donnera des essais sur des sujets très divers, de la critique littéraire à des thèmes beaucoup plus légers comme les aléas de la mode, mais où l’art, la poésie et l’homme sont omniprésents. Voici un extrait de « haute solitude » « Oui mon âme, tout cela que tu vois, c’est la vie, tout ce que tu examines en soupirant, c’est la vie. Restons nous deux, cent ans et plus, restons les bras sur la balustrade, le corps appuyé au bastingage, la prudence bien affûtée, restons et résignons-nous. Ne descendons pas dans cette mélopée, ne nous confondons pas à ce bruit d’âmes fausses, de coeurs mangés aux vers, d’esprits vénéneux
Brassens Ballade des cimetières par cathgegout
»

Peu avant la seconde guerre mondiale, Fargue rencontre sa future femme, le peintre Chériane, chez qui il s’installe boulevard Montparnasse. En 1941 il publie Haute solitude parfois considéré comme son chef d’oeuvre poétique. En 1943, au cours d’un repas avec Picasso, il est frappé d’hémiplégie et restera paralysé. Il n’en continue pas moins à écrire et reçoit en 1946 le grand Prix de la Ville de Paris. Paul Valéry saluait l’originalité de son art, et Rilke écrivait en 1926 «Fargue est un de nos plus grands poètes. »

Il meurt à 71 ans, le24 novembre 1947, chez lui à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse cher à Brassens. On lui doit cette fameuse pensée: Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.

Allez, voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
Source : Léon-Paul Fargue – Citations de Léon-Paul Fargue – Dicocitations ™citation
Le travail est une chose élevée, digne, excellente et morale, mais assez fastidieuse à la longue.
Source : Léon-Paul Fargue – Citations de Léon-Paul Fargue – Dicocitations ™citation

EMMENE-MOI AU BOUT DU MONDE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’éternelle poésie et de la saucisse de Molène réunies, bonjour !

En ce 1er septembre, 15è jour de fructidor dédié à la truite, j’aurai pu vous parler de Schubert…Et bien non, j’évoque aujourd’hui un poète, romancier, soldat, aventurier et grand bourlingueur. Adolescents, on se refilait ses bouquins avec ceux d’Apollinaire et les disques de Boris Vian. Ah, c’était pas du Lamartine.

« Les fenêtres de ma poésie sont grand’ouvertes sur les boulevards et dans ses vitrines

Brillent

Les pierreries de la lumière

Ecoute les violons des limousines et les xylophones des linotypes

Les pocheurs se lave dans l’essuie-main du ciel

Tout est taches de couleur

Et les chapeaux des femmes qui passent sont des comètes

dans l’incendie du soir »

A droite, son portrait par Modigliani.

Blaise Cendrars, de son vrai nom Frédéric-Louis Sauser naît à La Chaux-de-Fonds, dans le canton de Neuchâtel, en Suisse, dans une famille bourgeoise francophone. Pendant l’enfance, il suit ses parents en Égypte, à Naples, à Bâle, puis est envoyé en pensionnat en Allemagne, d’où il s’enfuit. À seize ans, poussé par la soif de l’aventure, il s’enfuit de nouveau. Cette fois en compagnie d’un trafiquant, Rogovine. Il traverse l’Allemagne et découvre Moscou, en pleine effervescence révolutionnaire, puis il part sur le transsibérien faire du commerce avec l’Asie. Ensuite il s’installe à Saint-Pétersbourg et y travaille jusqu’en 1907, chez un joailler suisse. A cette époque il commence à noter ses lectures et ses pensées, une habitude qu’il gardera sa vie durant. La lecture de Schopenhauer exerce une influence déterminante sur son rapport à la réalité : « le monde est ma représentation », retient Cendrars. Il fait alors de sa vie un poème, et dans les poèmes, il met sa vie.

 

Son séjour aux États-Unis lui montre la voie, nouvelle et moderne, pleine de vitesse, dans laquelle le monde s’engage. À la poursuite d’une forme d’expression adéquate, il rédige son premier long poème, Les Pâques à New York qui reste « sa plus belle nuit d’écriture ». En 1912, il est de retour à Paris et fonde une revue, Les Hommes Nouveaux, avec Emil Szyttya, un anarchiste. Il se lie d’amitié avec des personnalités artistiques et littéraires:Apollinaire, Chagall, Fernand Léger, Survage, Modigliani, Csasky, Archipenko, Robert et Sonia Delaunay, avec qui il édite en 1913 sa Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France.

En 1914, la guerre éclate, et il s’engage dans la Légion Étrangère. Il perd son bras droit en Champagne et est naturalisé français en 1916. Les années qui suivent, il va à Rome, puis au Brésil, et s’intéresse à l’Afrique. En 1925, il décide d’arrêter la poésie et d’écrire des romans. Il écrit L’OR qui bouleverse les règles du genre romanesque. Ce texte, grand succès public, est suivi par Moravagine, Le plan de l’aiguille et Les Confessions de Dan Yack . En 1939, la seconde guerre mondiale éclate ; Cendrars s’engage comme correspondant de guerre pour l’armée britannique. En 1956, il écrit sa dernière œuvre, un roman, Emmène-moi au bout du monde ! La truculence de cette chronique théâtrale qui doit beaucoup à la vie de la comédienne marguerite Moreno fait scandale. Je dois dire que c’est à travers ce livre que j’ai découvert Cendrars mais, je conseille aux plus jeunes de commencer par Bourlinguer ou L’orMalade, il est fait Commandeur de la Légion d’honneur en 1960 par Malraux. Il meurt le 21 janvier 1961, juste après avoir reçu in-extremis la seule récompense littéraire officielle qu’il obtiendra jamais de son vivant : le Grand Prix littéraire de la Ville de Paris.

Puisque, décidément, la rentrée littéraire n’a pas l’air décidé à nous révéler une pépite, relisez un de ses bouquins;

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.


ELECTIONS, PIEGE ABSCON…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’humanisme et de l’andouillette de Senven-Lehart réunies, bonjour !

Nous sommes le 29 mars 2011, c’est à dire le 9è jour de germinal. En ce lendemain d’élections cantonales en France, le monde continue de s’envoyer en l’air. A Fukushima on est prié de respecter la dose indiquée mais, rien n’y fait, cela continue inexorablement. Fusion et confusion, stupeur et tremblement, kimono et tsunami. Du côté de chez Mouammar on chante « Ah Dieu! que la guerre est jolie » comme dans ce merveilleux poème de Guillaume Apollinaire (il savait de quoi il parlait).

 

L'adieu du cavalier

Ah Dieu! que la guerre est jolie
Avec ses chants ses longs loisirs
Cette bague je l'ai polie
Le vent se mêle à vos soupirs

Adieu! voici le boute-selle
Il disparut dans un tournant
Et mourut là-bas tandis qu'elle
Riait au destin surprenant

Rimbaud l'avait déjà évoqué dans "Le Mal"
Tandis que les crachats rouges de la mitraille
Sifflent tout le jour par l'infini du ciel bleu ;
Qu'écarlates ou verts, près du Roi qui les raille,
Croulent les bataillons en masse dans le feu ;

Tandis qu'une folie épouvantable broie
Et fait de cent milliers d'hommes un tas fumant ;
Pauvres morts ! dans l'été, dans l'herbe, dans ta joie,
Nature ! O toi qui fis ces hommes saintement !...

Et richard Attenborough de nous le rappeler dans son film en 1969.
L'imagination de l'homme en la matière est sans limite.

Car la guerre est toujours faite au nom de grandes idées, la patrie, la liberté, la démocratie…regardez, à droite, ce que réalisèrent 18 000 soldats avant de s’embarquer. Nous sommes en 1918 dans le camp de Dodge en IOWA. Etonnant non ?

Et cela dure depuis une éternité… Vous avez aimé les « révoltés du Bounty », vous allez adorer « les insurgés de Benghazi ». Benghazi justement, dans l’est de la Lybie .Un élément très important qui n’est mentionné dans aucun grand média est que cette ville est le point du continent Africain le plus proche de l’Europe. Benghazi est donc devenue, au cours des 15 dernières années environ, l’épicentre de la migration africaine vers l’Europe. Il est arrivé que plus de 1000 émigrés africains entrent par jour en Libye dans l’espoir d’atteindre l’Europe.

Le trafic humain, un de commerces les plus malsains et inhumains qui soit, s’est transformé en une véritable industrie à Benghazi, brassant des milliards de dollars. Un monde parallèle mafieux s’est développé dans la ville et il est profondément implanté et emploie des milliers de personnes dans tous les domaines et corrompt la police et les fonctionnaires. Lorsque les premières manifestations de jeunes mécontents se sont déroulées à Benghazi, la coalition informelle de groupes terroristes (notamment le Groupe Islamique Combattant, proche de Al Quaida) et de gangs de trafiquants ont immédiatement profité de la situation pour attaquer les prisons de haute sécurité à l’extérieur de Benghazi où leurs camarades étaient enfermés. Et d’ailleurs, pour ce qui doutent, Dans une interview au journal italien Il Sole 24 Or, M. al-Hasidi (ici à droite) chef de la rebellion lybienne, a admis qu’il avait recruté « environ 25 hommes » de la région de Derna, dans l’Est de la Libye, pour lutter contre les troupes de la coalition en Irak. Certains d’entre eux, dit-il, sont « aujourd’hui sur les lignes de front dans Adjabiya ».M. al-Hasidi affirme que ses combattants « sont des patriotes et de bons musulmans, pas des terroristes », mais il a également ajouté que les « membres d’Al-Qaïda sont également de bons musulmans et se battent contre l’envahisseur ». No comment.

Après la libération de leurs chefs, la rébellion a attaqué les postes de police et les bâtiments officiels, et les habitants de la ville se sont réveillés avec la vision de cadavres de policiers pendus aux ponts qui enjambent les autoroutes.Ce sont ces gens là que Sarkozy a reçu en leur décernant le titre de seuls représentants de la Lybie.

Pendant ce temps on nous demande de choisir, pour gérer un département, entre monsieur Truc et madame Machin…C’est comme si on nous demandait, vous êtes plutôt thé ou café, beurre ou confiture, de gauche ou socialiste…Je signe et je persiste: Elections = piège abscon…

Oui décidément que la guerre est jolie ! Allez, portez vous bien et à demain peut-être.