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Faites vous des amis…

Posté par erwandekeramoal dans Actualités, HUMEUR

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Amis de la liberté de s’exprimer et des tortellini alla pana réunis, bonjour ! Nous sommes le Jeudi 05 décembre 2019, quinzième jour de frimaire dédié au chevreuil. Dans la série: la bêtise humaine est décidément incommensurable, en Alsace, des bas du front ont à nouveau profané un cimetière juif. Du coup, les opportunistes d’En Marche s’engouffrent dans la brèche et l’Assemblée Nationale adopte une résolution assimilant antisionisme et antisémitisme.

Les députés étaient invité à adopter, ce Mardi 03 Décembre, la résolution Maillard (soutenue par le gouvernement) assimilant antisémitisme et antisionisme. On nage en pleine confusion, à moins, diront les mauvaises langues, qu’il ne s’agisse d’un soutien déguisé à la libertalia-vidal_antisionisme-couv_web_rvbpolitique de l’État israélien. En effet, l’antisémitisme est un délit, puni comme tous les racismes par les lois françaises; l’antisionisme est une opinion que chacun est libre d’approuver ou non. « L’antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler ». Cette pensée est ancienne : elle date de la fin du XIXe siècle, donc avant la Shoah; explique l’historien Dominique Vidal. Pour ma part, je revendique le droit de pouvoir critiquer la politique de M. Netanyahu [le premier ministre israélien], comme on doit pouvoir critiquer une politique de théocratie islamiste sans passer pour un antimusulman ou sans passer pour un antisémite. La résolution reprend la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), déjà validée par le Parlement européen et 20 pays dont 16 de l’UE, et appuyée par Emmanuel Macron en février devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le président avait alors affirmé vouloir élargir la définition de l’antisémitisme à l’antisionisme. Dans un même temps, un collectif de 127 intellectuels juifs avait en revanche jugé « hautement problématique » le texte car il « assimile (…) l’antisionisme à l’antisémitisme ». « De nombreuses victimes de l’Holocauste étaient antisionistes », rappelle-t-il dans une tribune au Monde.

Or donc, l’antisionisme relève du débat d’idées et, la véritable question relative à la cohabitation israélo-palestinienne, source de nos préoccupations, est que deux populations vivent de facto dans un seul État, sous une même autorité, mais l’une a tous les droits, l’autre n’en a aucun. Je pense que c’est le démantèlement de ce système de600-boycott-israeld’apartheid qui est à l’ordre du jour. Effectivement, comme le précise l’universitaire israélien Shlomo Sand sur son blog : « Je n’ai aucun doute sur le fait que l’un des facteurs qui empêchent la judéophobie de régresser est précisément la politique pratiquée par Israël à l’encontre des Palestiniens : ceux qui vivent, comme citoyens de deuxième catégorie, à l’intérieur de « l’État juif », et ceux qui, depuis des décennies, subissent une occupation militaire et une colonisation brutales. » Par ailleurs, si une loi interdisait l’antisionisme, cela signifierait qu’on autorise les sionistes à interdire leurs adversaires. Rappelons que dans notre justice, le délit d’opinion n’existe pas (pas encore).

Et voila, je vais encore me faire des amis. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

 

Le délit d’opinion…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis de la butte Montmartre et de la grève générale, illimitée gargouille-150x150et insurrectionnelle réunies, bonjour ! Nous sommes le Samedi 23 février 2019 correspondant au 5è jour de ventôse qui, dans le calendrier républicain, était généralement dédié au bouc, ce qui bien évidemment n’a rien à voir avec ce qui suit. En Celtie on fête les Finian, fondateur au 5-6e siècle du monastère irlandais de Clonard.

Dans la rubrique «faites vous de nouveaux amis», et puisque personne ne me demande mon avis, voici mon opinion sur le délit d’opinion. Les extrémistes et autres totalitaires en ont longtemps rêvé et bien la bande à Macron s’apprête à le faire: police-pensée-2-214x300En France en 2019 on va réhabiliter le délit d’opinion. La proposition de la majorité consiste à associer, pour ne pas dire confondre, antisémitisme et antisionisme. Doit-on emboiter le pas au Parlement européen qui a voté, à une très large majorité, une nouvelle résolution sur l’antisémitisme qui criminalise le délit d’opinion en reprenant la définition proposée par l’Alliance Internationale pour la mémoire de la Shoah ? C’est en tous cas ce qu’a déclaré notre Président lors du diner du CRIF ce 20 Février. « La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » [qui intègre l’antisionisme], a dit le chef de l’État, en martelant que « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme ». Du coup  Benjamin Netanyahou se félicite et son cabinet communique: « Le président MacDélit d'opinionron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué. Et voila, emballez, c’est pesé !

L‘antisionisme est le fait de critiquer la pensée de Theodor Herzl, le fondateur du mouvement sioniste, pour qui d’une part les juifs ne pouvaient pas s’assimiler, s’intégrer dans les sociétés dans lesquelles ils vivent et donc, secondement, il fallait un État pour que tous puissent s’y rassembler. De toute évidence, l’histoire a montré que ce n’était pas ainsi. Cette dérive sémantique est tout à fait symbolique de l’utilisation qui ob_443bb8_blog-non-au-delit-d-opinionest faite du sens des mots par ceux qui sont au pouvoir ici et ailleurs et qui tentent là de transformer systématiquement une opinion (critiquer la politique d’Israël) en un délit (l’antisémitisme). Ainsi, si l’on n’y prend garde, le « délit d’opinion », propre des régimes totalitaires, s’insinuera peu à peu dans les interstices de notre  République. Dans les années 1990 naît un concept inédit, celui d’un nouvel antisémitisme qui se serait développé aussi bien dans des partis de gauche que de droite, ainsi que dans l’islam radical. Pour les promoteurs de cette idée (B.H.L., Philippe Val,  Finkielkraut, Antoine Spire, Bernard lewis, Manuel Valls… ces « nouveaux antisémites » se cacheraient désormais derrière l’antisionisme. Ainsi donc, la messe est dite.

C’était ma modeste contribution au grand débat en sachant combien le sujet est chaud brûlant. Sans nouvelles de moi dans les prochains jours, c’est que le lobby dont il ne faut pas citer le nom aura fait son boulot. Allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.