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Les pétroleuses…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la parité bien ordonnée et du café cognac réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 20 Mai 2014, premier jour de Prairial dans le calendrier républicain et, en réalité, le mardi 03 Merdre 141 St Siège, sous-pape dans celui des la Pataphysique. A l’heure où les jeunes Prairiallycéens nantais portent la jupe pour manifester contre le sexisme ambiant, je pense aux pionnières (souvent oubliées) et je pense notamment à André Léo (de son vrai nom Léodile BERA) qui fut une femme aux principes solides, qui plaida sa cause par son œuvre littéraire et ses actions politiques. L’histoire ne lui a guère rendu justice, « les cénobites tranquilles » essaye modestement de raviver la flamme du souvenir. Elle naît le 18 août 1824 à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois (elle décède le 20 mai 1900). Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à André Léodes jumeaux : André et Léo. Elle milita avec acharnement, mais surtout sans aucune sorte de compromission et même parfois en “solo” pour la défense des principes de solidarité, coopération, émancipation, égalité, justice, démocratie ; elle voulut et sut lever sa voix forte et orgueilleuse quelquefois même en désaccord avec ses camarades et compagnons de lutte, comme quand elle prit nettement parti contre Marx et le Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs, qu’elle jugeait une institution autoritaire, hiérarchique et trop liée à la vieille organisation sociale. Faisons une pause, si vous le voulez bien, en compagnie d’une autre grande dame et d’un très grand bonhomme: Colette Magny et Victor Hugo.

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Quand dans ses textes elle plaidait l’instruction des femmes ou leur droit à un salaire comparable à celui des hommes, quand elle condamnait les mariages “ de convenance” ou les religions qui s’allient aux systèmes politiques autoritaires et centralisateurs, pour ne citer que quelques-uns des thèmes qui lui étaient chers, elle abordait des sujets brûlants, périlleux, qui gênaient l’opinion publique et l’ordre social. Rejetée donc par la bourgeoisie, d’où elle était pourtant issue, contestée par d’importants secteurs du socialisme contemporain, elle s’est destinée à l’isolement et à l’oubli. Sa condition de femme, en outre, ne l’a certes pas aidée à s’affirmer dans une société où les principes de l’infériorité de la femme étaient encore bien solides. ( Sources : La thèse de Fernanda Gastaldello accessible sur le site de l’association André Léo)

Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink et Maria Deraisme (à droite en photo, et qui allait créer l’obédience maçonnique « Le droit humain ») pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union Deraismelibre, et adhère à la « Ligue de la Paix et de la Liberté ». Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». Avec Noémie, elle projette la création d’une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Dès le 18 mars 1871, André Léo se voua sans réserve à la cause de la Commune. Son engagement politique se livra sur plusieurs fronts : elle fut journaliste, oratrice et adhéra à différents comités.

En voilà de sacrées pétroleuses. Allez, portez vous bien et à demain peut-être

 

LES PETROLEUSES…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du genre humain et de la gavotte des montagnes réunis, bonjour !

Nous sommes donc le 18 août, c’est le premier jour de fructidor, dédié à la prune, bref, pour beaucoup d’entre vous c’est les vacances.Y compris pour votre serviteur, résultat des courses, le billet de hier s’est malencontreseument trouvé amputé d’une partie du poème que je voulais vous présenter. C’est réparé… Vacances d’accord, mais, ce n’est pas une raison suffisante pour oublier ceux sans qui il n’y aurait jamais eu de congés payés.

Je pense à André Léo qui fut une femme aux principes solides, qui plaida sa cause par son œuvre littéraire et ses actions politiques. L’histoire ne lui a guère rendu justice, « les cénobites tranquilles » essaye modestement de raviver la flamme du souvenir. Elle milita avec acharnement, mais surtout sans aucune sorte de compromission et même parfois en “solo” pour la défense des principes de solidarité, coopération, émancipation, égalité, justice, démocratie ; elle voulut et sut lever sa voix forte et orgueilleuse quelquefois même en désaccord avec ses camarades et compagnons de lutte, comme quand elle prit nettement parti contre Marx et le Conseil Général de l’Association Internationale des Travailleurs, qu’elle jugeait une institution autoritaire, hiérarchique et trop liée à la vieille organisation sociale.

Quand dans ses textes elle plaidait l’instruction des femmes ou leur droit à un salaire comparable à celui des hommes, quand elle condamnait les mariages “ de convenance” ou les religions qui s’allient aux systèmes politiques autoritaires et centralisateurs, pour ne citer que quelques-uns des thèmes qui lui étaient chers, elle abordait des sujets brûlants, périlleux, qui gênaient l’opinion publique et l’ordre social. Rejetée donc par la bourgeoisie, d’où elle était pourtant issue, contestée par d’importants secteurs du socialisme contemporain, elle s’est destinée à l’isolement et à l’oubli. Sa condition de femme, en outre, ne l’a certes pas aidée à s’affirmer dans une société où les principes de l’infériorité de la femme étaient  encore bien solides. ( Sources : La thèse de Fernanda Gastaldello accessible sur le site de l’association André Léo)

Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink et Maria Deraisme (à droite en photo, et qui allait créer l’obédience maçonnique « Le droit humain ») pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à la « Ligue de la Paix et de la Liberté ».
Très liée à
Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». Avec Noémie, elle projette la création d’une école primaire laïque de jeunes filles. En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Dès le 18 mars 1871, André Léo se voua sans réserve à la cause de la Commune. Son engagement politique se livra sur plusieurs fronts : elle fut journaliste, oratrice et adhéra à différents comités.

En voilà de sacrées pétroleuses. Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

 

JE PENSE A TOI NAFISSATOU…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la gent féminine et de la dinde au four réunies, bonjour !

Dans le calendrier républicain, le premier jour de prairial (20 mai) est dédié à la luzerne. Avouez que l’actualité n’a pourtant rien de buccolique. Je pense à cette femme de chambre qui s’est plaint des agissements d’un des hommes les plus puissants de la planète.

Je pense à nos médias franchouillards et à nos pseudos journalistes qui ont mis plusieurs jours à se rendre compte de son existence.

Je pense à cet homonyme malfaisant, Jean-François Kahn, qui considère qu’il n’y a pas eu viol, tout au plus « un troussage de domestique » (lundi matin sur France-culture).

Je pense à ces hommes qui se disent de gauche et qui ne sont que les tristes représentants d’une bourgeoisie arrogante.

Je pense à cette femme africaine, on dit qu’elle est d’origine Peule et à cette chanson de Pierre Perret Lili.

Je pense à André LEO qui, il y a plus d’un siècle se battait déjà pour la cause des femmes.

Le 20 mai 1900, mort d’André LEO (pseudonyme de Léodile BERA, veuve CHAMPSEIX), à St-Maurice.
Ecrivaine, journaliste, militante féministe, membre de l’Internationale et bien sûr, communarde.
Elle naît le 18 août 1824, à Lusignan (dép. de la Vienne) dans un milieu bourgeois. Vers 1849, elle se lie avec Grégoire Champseix, un brillant journaliste qui, condamné à plusieurs mois de prison en 1849, vit en exil en Suisse. Le mariage a lieu à Lausanne en 1851 et en 1853 Léodile donne naissance à des jumeaux : André et Léo. C’est vers 1860 qu’elle commence sa carrière littéraire avec son roman « La vieille fille » puis « Un mariage scandaleux » qu’elle auto-éditera à Paris. Après la mort de son mari le 4 décembre 1863, elle s’engage plus avant dans la littérature et la lutte sociale, éducative et féministe. En 1868, elle intervient aux côtés de Paule Mink pour défendre la condition féminine dans les assemblées ouvrières, rencontre Benoît Malon avec qui elle va vivre à partir de 1872, en union libre, et adhère à « Ligue de la Paix et de la Liberté ».
Très liée à Noémie Reclus, c’est chez elle, en 1869, qu’est créée la « Société (mixte) de revendication des droits de la femme ». En compagnie de
Maria Deraisme, créatrice de l’ordre maçonnique « Le droit Humain ». En mai 1870, elle soutient Malon emprisonné à Mazas et, le 4 septembre, elle est dans la rue avec Louise Michel lorsque la République est proclamée. Elle s’occupe ensuite de l’aide aux déshérités, notamment les femmes, puis devient début 1871 rédactrice à « La République des travailleurs », organe de l’Internationale. Elle rentre à Paris début avril pour prendre part à la Commune. Elle collabore à divers journaux, en particulier au « Cri du peuple ». Après son appel « Au Travailleur des campagnes » puis « Toutes avec tous », où elle tente de faire accepter les femmes parmi les révolutionnaires, elle s’investit dans divers Comités de vigilance d’arrondissements puis à la Commission organisant l’enseignement dans les écoles de filles aux côtés notamment de Noémie Reclus et d’Anna Jaclard. Après la semaine sanglante, elle parvient à quitter la France et à rejoindre Malon en Suisse.
Par testament, elle lèguera une petite rente à la première commune de France qui voudra tenter une expérience collectiviste.
« Il faudrait cependant raisonner un peu : croit-on pouvoir faire la Révolution sans les femmes ? « 

Je pense à toutes celles là qui doivent espérer que la voix d’une immigrée africaine au pays d’Emma Goldman pèsera autant que celle d’un représentant de l’Empire.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.