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Zo d’Axa et l’En dehors…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la littérature baroque et du poulet au vinaigre réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Août 2017, treizième jour de Fructidor, dédié à l’épine-vinette (Berberis vulgaris) bien connue des ouzbek qui le consomment dans le plov.

Tiens, voici quelques considérations à propos d’un personnage fort intéressant: ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD, descendant de Jean-François Gallaud, comte de la Pérouse) on lui doit le concept d’endehors. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeuneendehors_litho femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il Zodessinpurgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″. En attendant, retrouvez le site l’Endehors, quotidien anarchiste individualiste.

Allez, bourgeois dormez tranquilles, le moule est cassé. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans les traces d’Elisée Reclus…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 14 juin 2017, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

En Bretagne on célèbre les Dogmael évêque gallois de Pembroke du 5e siècle, émigré en petite Bretagne, honoré à Rospez. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le220px-EliseeReclusNadar-208x300 seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS. Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Ici, son portrait par Nadar.

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire les-freres-reclus-300x232Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise, en 2010, dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la littérature érotique et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 29 mai 2016, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous diront que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 143 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad. L’air du temps me désole profondément, la violence du capitalisme et de ses sbires à l’encontre de la classe ouvrière me révulse. Quoi ! Classe ouvrière, capitalisme, et pourquoi pas révolution pendant qu’on y est. – Dis donc, le cénobite, tu nous ferais pas une rechute ?

le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne), naissance de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notableLouise-tag et d’une servante, Louise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste…

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, LouiseMichelanimatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre les troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à Michel L. droitetravers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

Destins croisés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la propédeutique et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Ce Jeudi 21 janvier 2016 correspond au 2è jour de pluviôse dans sant-erwann-680x680notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite. Pourquoi pas une Sant Erwann tiens; c’est une bière de haute fermentation produite par la Brasserie de Bretagne. C’est une bière de caractère, assez alcoolisée, composée de sept céréales : orge, blé, avoine, blé noir, épeautre, millet et seigle (cela est souligné par le slogan sur l’étiquette : 7 siècles, 7 céréales, 7 degrés).

La vie s’emploie chaque jour à nous proposer des coïncidences parfois drôles, quelquefois dramatiques et toujours surprenantes. Tenez, à priori, quoi de commun entre ces deux hommes ? Vladimir Ilitch Oulianov qui fut relégué par la police du tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). Et, Eric Arthur Blair qui se fera appeler George Orwell, né d’un père fonctionnaire en charge du commerce de l’opium aux Indes. Et bien, Lenine haranguanttous deux sont décédés un 21 Janvier et, plus le premier raffermissait le communisme, plus le second s’en éloignait. C’est ainsi qu’après la chute du Tsar et l’avènement d’une République, Lénine profite de la faiblesse de cette dernière pour prendre le pouvoir et, le 6 novembre 1917 (25 octobre selon l’ancien calendrier julien), ses partisans dirigés par Trotski s’emparent sans coup férir du Palais d’Hiver, le siège du gouvernement. Cette «Révolution d’Octobre» débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques (le nom venant de большинство, bolchinstvo, qui signifie « majorité », par opposition aux mencheviks du russe : меньшинство, menchinstvo, « minorité »). Le Bolchevisme deviendra le Communisme et celui-ci cédera la place au Stalinisme, vous connaissez la suite.

De son côté, le jeune Blair découvre très tôt la nécessité de s’engager. Boursier dans les pensionnats de l’élite anglaise, il éprouve l’amertume du déclassement. Après des études au collège d’Eton, où il découvre le Communisme, il s’engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres. S’étant engagé en Espagne aux côtés des George_Orwell_press_photocommunistes dissidents du POUM, il prend conscience de la nature totalitaire du Communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges. À la veille de la seconde guerre mondiale, il est réformé suite à une blessure à la gorge et devient reporter. C’est ainsi qu’il publie en 1945 un petit roman parodique: la Ferme des Animaux. Il s’agit d’une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme, à l’instigation des cochons, et la manière dont ces derniers s’arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes : «Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres…» En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d’un chef omniprésent, «Big Brother» en lequel chacun reconnaît Staline. L’autorité s’exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue.

Etonnant, non ! Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Nobody perfect…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le dimanche 27 septembre 2015, 6è jour de vendémiaire dédié balsamine-fleurà la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Ainsi, il est parfois difficile de comprendre le parcours politique d’un homme. Oyez l’histoire de Alexandre Cohen.

Le 27 septembre 1864, naissance de Jozef Alexander (Alexandre) COHEN, à Leeuwarden (Pays-Bas). Publiciste anarchiste, antimilitariste et anticolonialiste d’origine néerlandaise . Il est issu d’une famille de commerçants. De 1882 à 1887, il est envoyé aux Indes néerlandaise (Java) pour y effectuer cinq ans de service militaire. Il y découvre les horreurs du colonialisme et du militarisme décrit par son prédécesseur Multatuli dans son roman « Max Havelard ». Son indiscipline lui vaudra de cohen_alexandrepasser trois années, sur les cinq, en prison. A son retour aux Pays-Bas, il devient journaliste au « Groninger Weekblad » où il écrira de nombreux articles anticolonialistes et antimilitaristes. En novembre 1887, il est condamné à 6 mois de prison pour outrage au roi Guillaume III, qu’il qualifie de « gorille ». Un article, écrit en mars 1888, le contraint à l’exil en Belgique. Il travaille un temps au quotidien socialiste « Vooruit », avant d’être expulsé de Belgique et d’arriver à Paris en mai 1888. Il évolue ensuite vers l’anarchisme et fréquente la bohème littéraire.

Polyglotte, Alexandre Cohen collabore sous divers pseudonymes à la presse libertaire française dont : « La Révolte », « Le Père Peinard » et « L’Endehors ». Il se lie avec Victor Barruand et effectue diverses traductions, notamment : Multatuli, Gehardt Hauptmann et Nieuwenhuis en français, et Emile Zola en néerlandais. En 1890, il accompagne Nieuwenhuis chez Elisée Reclus à Sèvres. Le 10 juin 1892, il participe au meeting à la Maison du peuple et y dénonçe l’expédition coloniale française au Dahomey. En décembre 1893, après l’attentatCohen droite d’Auguste Vaillant à l’Assemblée nationale, Alexandre Cohen qui n’avait pu obtenir sa naturalisation française, est expulsé de France. Il se réfugie à Londres, où il collabore au journal anarchiste « The Torch » des sœurs Rossetti.  Il y rencontre Louise Michel et Pierre Kropotkine. Il rentre aux Pays-Bas, et purge la peine de prison qui l’attendait depuis 1888. En 1904, il retourne en Indonésie, chargé par le gouvernement français d’un rapport sur éducation dans l’Indochine française comparée aux Indes néerlandaises. Il entre ensuite comme rédacteur au service international du « Figaro » (!). En novembre 1907, il obtient sa naturalisation française. En mars 1918, sa ferme à Trélou-sur-Marne est détruite par les Allemands. Le même mois, il se marie avec une auvergnate Elisa Batut, qui partagera sa vie durant 68 ans. A partir des années trente, il est difficile de comprendre son parcours vers l’extrême droite et « l’Action française » (bien qu’il ne puisse pas y adhérer, parce que juif). En 1932, il se fixe à Toulon où il publie ses souvenirs en néerlandais « In Opstand » (En Révolte) et « Van anarchist tot monarchist » (D’anarchiste à monarchiste) en 1936. Après la Libération, le couple Alexandre et Kaya vécurent dans la misère. Ils furent parfois aidés par les soeurs Rossetti, et par Rudolf Rocker qui leur garda son amitié. Alexandre Cohen meurt à Toulon, le 1er novembre 1961. Sources

Allez, voilà pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Chauds, les marrons, chauds…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 15 septembre 2015, 29è jour de Fructidor dédié au 220px-Le_marchand_de_marrons4marron. Le marron c’est un peu comme la  madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien, à Douarnenez, du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner. Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir).

Ce 15 septembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Suzanne Chevet (1972):

Militante socialiste, résistante, syndicaliste et anarchiste. Fille d’un père syndicaliste et mutualiste, elle est née en Anjou (date indéterminée). Elève de l’Ecole Normale d’Institutrices d’Angers, elle devient institutrice, mais n’enseignera pratiquement pas. Elle commence à militer au sein du Parti Socialiste (tendance Marceau Pivert), puis se fixe à Saint-Malo, où elle travaille dans les bureaux du service de chevet_suzyl’emploi. Parallèlement, elle s’occupe des Auberges de Jeunesse et en créera une à Saint-Malo. En 1938, elle participe aux Comités d’aide à la révolution espagnole. En 1941, elle est révoquée de l’enseignement et assignée à résidence. Après avoir mis sa fille en sûreté, elle organise une filière d’évasions passant par l’île anglo-normande de Jersey. Arrêtée par la Gestapo en 1942, elle est transférée à Angers mais réussit à s’évader et à rejoindre Lorient où, sous une fausse identité, elle arrive à travailler dans les bureaux du STO (Service du Travail Obligatoire) jusqu’à la Libération. Position stratégique qui lui permet de renseigner utilement la Résistance.
Après la Libération, elle arrive à Paris où elle a du mal à retrouver un poste d’enseignante. Elle finit par trouver un emploi au Ministère du Travail. En 1945, elle rencontre Maurice Joyeux qui va devenir son STO IIcompagnon. Elle va dès lors militer à ses côtés au sein de la Fédération anarchiste française et animer le « Groupe de L’Ouest » qui deviendra le « Groupe Louise Michel ». Elle est initiée en franc-maçonnerie à la loge « Raspail » du Droit humain à Paris, puis s’affilie à la loge « Louise Michel ». Elle militera également à « La Libre Pensée » ainsi qu’à « La Ligue des Droits de l’Homme » et prendra part en 1947 à la création du syndicat « Force Ouvrière » où elle sera membre de la commission exécutive de la région parisienne. Organisatrice de nombreux galas de soutien à la Fédération anarchiste, elle prend part à la création de la revue « La Rue » et collabore également au « Monde Libertaire » dans lequel elle anime la rubrique culturelle. Sources.

Allez, merci d’être passé par ici (si, si, ça fait plaisir) portez vous bien et à demain peut-être.

Mignonne, allons voir si la rose…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 21 avril 2015 et, par les chaussettes de Rigolus, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 141 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent ce jour la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un 274161chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans soins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec -si j’ose dire-), enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) et son ode célèbre :
«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil
»

Dans un autre registre, le 21 avril 1841, voit la naissance d’Anselmo LORENZO ASPERILLA, à Tolède (Espagne). Surnommé « Le Grand-père de l’anarchisme », il était né dans une famille modeste, et fut envoyé à onze ans à Madrid, pour travailler chez un oncle fabriquant de cire, activité qu’il quittera pour apprendre le métier de typographe. Sa curiosité intellectuelle le pousse à la découverte des nouvelles idées, en particulier celles de Fourier et de Proudhon. L’autodidacte11a2-anselmolorenzo Anselmo a 27 ans en 1868, quand Giuseppe Fanelli arrive à Madrid, envoyé par Bakounine pour créer une section de l’Internationale en Espagne. (ici à droite, en compagnie de Ferrer) Le 15 janvier 1870, il fait paraître à Madrid le premier numéro du journal « La Solidaridad » qui va populariser les idées anarchistes. Il prend une part importante dans l’organisation, à Barcelone, en juin 1870, du Congrès constitutif de la « Fédération Régionale Espagnole » (F.R.E) des sociétés de résistance ouvrières, où il est délégué de la section de Madrid. En 1871, il se rend à Lisbonne pour assister à la fondation de la section portugaise. à Londres, il constate  les divergences de vues entre marxistes et bakouninistes. Il est reçu chez Marx (qui tentera de le convertir puis de le manipuler).

Rentré en Espagne, Anselmo Lorenzo accueillera en retour l’envoyé de Marx, Paul Lafargue, qu’il introduira dans le milieu ouvrier. Il sera arrêté à plusieurs reprises et le FRE deviendra clandestin. En 1873, il séjourne en France puis se fixe à Barcelone où il intègre la section des typographes de la « F.R.E ». En 1883, il devient membre d’une loge maçonnique et participera à partir de 1885 à la revue « Acratia » puis, de 1887 lorenzo_portrait gaucheà 1893, au journal El Productor. En 1895, il crée la revue « Ciencia Social ». Mais dans la nuit du 28 au 29 juillet 1896 il est arrêté suite à l’attentat de Cambios-Nuevos et emprisonné (avec de nombreux compagnons qui seront torturés puis condamnés à mort) dans la forteresse de Monjuich. Libéré après sept mois d’enfer, banni, il s’exile en France, où il fait la connaissance de Malato, Grave, Faure, et Ferrer. Il rentre en Espagne après l’amnistie et commence une oeuvre d’écrivain et de traducteur, notamment pour les publications de « l’Ecole Moderne ». En 1901 le premier tome de son ouvrage majeur « El proletariado militante » voit le jour, il est dédié à son ami Tárrida del Mármol. Cette même année, il prend part à la fondation de « La Huelga General », mais en 1902 il est emprisonné plusieurs mois suite à la grève des métallurgistes.  En 1906, il traduit le premier tome de « L’Homme et la Terre » de Reclus.
Après le « Semaine tragique » de 1909, il est de nouveau arrêté puis déporté à Teruel malgré son âge et une maladie respiratoire. Il reprend ensuite la direction de »L’Ecole Moderne » et aura la satisfaction de voir la naissance de la CNT, mais de plus en plus malade, il s’éteint à Barcelone le 30 novembre 1914. Sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, c’est un peu long, j’aurai pu en faire deux billets mais bon, abondance de biens ne nuit pas, disait qui vous savez; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Peinture et anarchisme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 30 mars 2015, dixième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, dédié au couvoir. Le 30 mars 1892, à Paris, trois jours après l’attentat de la rue Clichy, Ravachol revient dans le restaurant de Very, 22 boulevard Magenta, où il avait eu une conversation sur l’anarchisme avec le garçon de salle Lhérot, le jour même de l’attentat. Lhérot 220px-Le_Petit_Journal_-_Arrestation_de_Ravacholfaisant maintenant le lien entre ce personnage et l’attentat, envoi son patron Véry, prévenir la police. Celle-ci arrive sur les lieux et procède à l’arrestation de Ravachol qui voyant arriver les policiers tente de s’échapper. Une lutte s’engage entre Ravachol et cinq agents de police, lesquels sont secourus par des passants venus à la rescousse. Finalement maîtrisé, Ravachol est embarqué dans un fiacre pour le quai des Orfèvres (Préfecture de Police). Durant le trajet il ne cesse ce crier : « A moi, les frères ! Vive l’anarchie ! Vive la dynamite ! ». Chacun a en tête son fameux portrait sur bois-gravé, réalisé par Maurin, torse nu entre les montants de la guillotine et que l’on voit plus bas…

Tiens justement, parlons en: Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il excelle justement dans la technique du portrait et de l’auto-portrait commeMaurin celui que l’on voit ici à gauche. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme. Maurin met parfois la perfection deravachol son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a souvent raillé la présence dans cette exposition. Ou encore Maternity (1893).

 

La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée; on ne peut certes fillette poupéequ’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à gauche est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous. C’est lui qui va initier Félix Valloton à la gravure et aussi à l’anarchisme.

J’en profite pour vous faire remarquer au passage que vous lisez le 2132è billet des « cénobites tranquilles », blog d’humeur et d’humour, qui poursuit son bonhomme de chemin cahin-caha et qui vient de franchir la barre des 280 400 visites; merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur.

En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.

Elle s’appelait Rose, elle était belle…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la parabole et du veau marengo réunis, bonjour!
Nous sommes le samedi 06 décembre 2014, 16è jour de frimaire dédié à l’Ajonc…

Le 6 décembre 1965, mort de Rose PESOTTA, née Rakhel (Rachelle) PEISOTY, à Miami, USA. Militante anarcho-syndicaliste, anarchiste et féministe américaine.
Elle est née le 20 novembre 1896 à Derazhnia (Ukraine), dans une famille de marchand de grain. Très jeune elle est influencé par les révolutionnaire de « Narodnaïa Volia » (Volonté du Peuple) anti-tsaristes et rejoint les anarchistes. A 17 ans (en 1913), elle émigre à New York pour échapper à un mariage pesotta_rosearrangé, et commence à travailler comme couturière, puis adhère au syndicat ILGWU « International Ladies Garment Workers Union » (Union internationale des travailleuses du vêtement). Amie d’Emma Goldman, elles voyagent ensemble en Europe et notamment en Angleterre. Pour être liée aux anarchistes et avoir milité contre la première guerre mondiale elle sera arrêtée en 1919, lors d’un « Palmer raid ». Menacée d’expulsion comme subversive vers l’Union soviétique, elle évite finalement l’expulsion en réussissant à établir sa nationalité (ce qui ne sera pas le cas d’Emma Goldman, ni de son fiancé qu’elle ne reverra plus).
En 1922, après avoir rencontré Sacco et Vanzetti en prison, elle prend la parole dans les meetings pour leur défense et collabore au journal anarchiste « Road to Freedom » activisme qui lui vaudra d’être à nouveau arrêtée en 1927. Elue vice-présidente de l’ILGWU en 1934, elle engage une lutte d’une dizaine d’années pour l’organisation des travailleurs, se heurtant à l’opposition de la fraction communiste ainsi qu’à la hiérarchie machiste (elle en démissionnera en 1944, pour protester du fait qu’elle soit la seule femme à siéger au conseil exécutif du syndicat alors que les 85 % des membres sont des femmes). La chanson n’a rien à voir (quoique) mais je trouvais cela marrant.

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Durant la grève de 1937, elle est victime d’une agression par des hommes de main, son visage est lacéré avec un rasoir et elle subira une perte permanente d’audition. Durant la seconde guerre mondiale, ébranlée par le massacre des juifs, elle s’engage plus avant dans la lutte contre l’antisémitisme et le racisme et l’aide aux survivants. En 1944, elle publie son autobiographie « Bread upon the waters » et retourne, en 1946, travailler dans le rang des couturières. Encore une sacrée bonne femme que l’histoire se dépêche d’oublier… Sources: Je m’aperçois que l’an passé, Paul, sur son site, la légendaire Feuille charbinoise, lui avait consacré un billet (bien plus étoffé que celui-ci).

Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

En colonne par mille…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de l’existentialisme et du pâté en croute réunis, bonjour ! Nous sommes le jeudi 20 novembre 2014, trentième jour de brumaire dédié au rouleau encore nommé brise-motte, est un instrument agricole composée d’un ou plusieurs rouleaux métalliques eux-mêmes composés de disques denticulés indépendants..

Il y a 78 ans, Barcelone enterrait Buenaventura DURRUTI. Le 22 novembre 1936, ses funérailles à Barcelone furent le théâtre d’une immense émotion populaire. Plus de enterrement durruti500 000 personnes se pressèrent à l’enterrement de celui qui incarnait si bien la révolution libertaire espagnole, l’espérance d’un monde nouveau devenue possible. Ce fut l’une des manifestations ouvrière les plus importantes de l’histoire du prolétariat. Le spectacle de son enterrement fut inoubliable : sa mort « avait frappé Barcelone au cœur »; des milliers d’habitants et toutes les organisations politiques et syndicales, sans distinction, accompagnèrent Durruti jusqu’au cimetière, seul lieu qui sut arrêter la violence de ce pur libertaire.
Lorsque Buenaventura Durruti naît le 14 juillet 1896, la situation en Espagne est très tendue (affrontements entre les forces de l’ordre et les journaliers andalous, les mineurs asturiens ou les ouvriers basques ou catalans). En 1903, le père de Buenaventura est arrêté comme gréviste. À 14 ans, Durruti est apprenti mécanicien et en 1912 adhère à l’Union BuenaventuraDurrutides Métallurgistes. En 1914, alors qu’il transporte une machine dans la région des Asturies et du Leon, il se solidarise avec les mineurs et gagne une certaine popularité. C’est le grand essor de l’industrialisation en Espagne qui n’a alors plus rien d’un Empire Colonial, mais dont la nouvelle bourgeoisie prospère très vite. Les syndicats CNT (anarchiste) et UGT (socialiste) signent un accord annonçant la grève générale. Durruti est licencié. Il se rend en France et découvre l’anarchisme puis retourne en Espagne où il adhère à la CNT. De nouveau arrêté, il revient un temps en France où il travaille chez Renault. En 1920, l’agitation sociale s’accroît en Espagne. C’est la montée en force du syndicalisme et sa répression systématique par les groupes armés du patronat. Se forme le groupe anarchiste « Los Justicieros » avec la participation de Durruti qui projette un attentat contre le roi Alphonse XIII dont les préparatifs seront découverts.

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À Saragosse, Durruti rencontre Francisco Ascaso, fraîchement sorti de prison. Ils décident de constituer « Los Solidarios » dans le but de faire face à la violence patronale. Durruti est en prison à Madrid lorsque se produisent les attentats de mai et juin 1923 contre le gouverneur Regueral à Saint Sébastien et le cardinal Soldevila à Saragosse, attentats en réponse aux assassinats de Salvador Ségui et Francisco Comas. À partir de là, Durruti et Ascaso vont former une paire à l’action durruti_timbreincessante. Ils s’enfuient en France, puis partent pour Cuba, le Mexique, le Chili, l’Argentine sous le nom de « Los Errantes ». Ils se réfugient en Uruguay après un hold-up dans une banque et regagnent la France où ils sont arrêtés avec Jover alors qu’Alphonse XIII visite la France. Ils sont extradés en Belgique après que Durruti a rencontré Nestor Makhno. La police belge les refoule en France. En Allemagne, ils rencontrent Rudolf Rocker puis reviennent en Belgique où ils retrouvent leurs compagnes Berthe et Emilienne. En 1931, c’est la chute de la dictature et la République est proclamée. Durruti rentre à Barcelone. Mais la situation des travailleurs ne s’améliore pas et les grèves éclatent. La CNT passe de 800 000 à 1 200 000 adhérents. Le groupe « Nosotros » avec Ascaso, Durruti, Garcia Oliver, incarne le côté le plus dynamique de la CNT et de la FAI. La droite remporte les élections en novembre 1933. Le gouvernement durcit sa ligne antisyndicale. En 1935, il y a plus de 30 000 prisonniers halito_durrutipolitiques dans tout le pays. Le Front Populaire arrive au pouvoir en 1936 et les militaires du général Franco se soulèvent. Le 18 juillet, le peuple s’arme et défait les putschistes à Barcelone et en plusieurs endroits d’Espagne. Ascaso est tué le 20 juillet. La Colonne Durruti est créée et part le 24 juillet avec ses 3000 hommes pour Saragosse luttant contre les fascistes et aidant les collectivités anarchistes à s’installer. Buenaventura Durruti est tué le 20 novembre à Madrid. Ici à droite, monument intitulé Halito Durruti à Léon en Espagne. Sources.

A cette époque, les anars du monde entiers, ouvriers et intellectuels, rejoignaient ces colonnes pour combattre pour la liberté. Aujourd’hui des analphabètes décérébrés de France et de Navarre rejoignent les colonnes barbares de l’obscurantisme. Drôle d’époque madame Michu ! Allez, merci de vous être arrêté un instant, portez vous bien et à demain peut-être.