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Quand Zénon, Zénon !

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la philosophie et de la soupe à l’oignon réunies, bonjour ! Nous voici le Jeudi 14 juin 2018, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

Voici pour notre galerie de portraits, un rajout qui peut surprendre tant on a pris l’habitude de situer la naissance de l’anarchisme au XIXè siècle du côté de Proudhon et de Bakounine. Mais, puisque nous sommes à la veille de l’épreuve de philo du bac, petit exerZenoncice d’école. Je fais partie de ceux qui pensent que les véritables racines sont peut-être à chercher du côté du stoïcisme c’est à dire chez ZENON DE CITIUM. Fils d’un riche marchand phénicien installé à Chypre, Zénon montre dès sa jeunesse un goût pour la philosophie. Son père lui achète, au cours de ses voyages, des traités socratiques. Il vient à Athènes en -312, et devient l’élève de Cratès de Thèbes qui comme chacun le sait, animait l’école dite des cyniques, de Stilpon, de Xénocrate et de Diodore Cronos. (après ça, Michel Onfray peut aller se rhabiller).

Après avoir étudié différents systèmes philosophiques, il décide de fonder sa propre école et il choisit le portique appelé Pœcile (le portique peint), qu’on nommait aussi Pisianactée ; le premier de ces noms fut donné au portique, à cause des diverses peintures dont Polygnote l’avait enrichi. Sous les trente tyrans, mille quatre cents 332px-Zeno_of_Citium_in_Thomas_Stanley_History_of_Philosophycitoyens y avaient été mis à mort. Zénon, voulant effacer l’odieux de cet endroit, le choisit pour y tenir ses discours. Ses disciples y vinrent l’écouter, et furent pour cette raison appelés stoïciens (de stoa : portique), aussi bien que ceux qui suivirent leurs opinions. Après ça, vous pouvez vous présenter à « questions pour un champion ». Il devient rapidement très populaire au point que les Athéniens lui élèvent une statue de bronze, lui remettent les clefs de la citadelle et lui offrent une couronne d’or. Zénon est à mes yeux le premier anarchiste utopique de l’ancienne Grèce et aussi un précurseur important de l’anarchisme que nous connaissons aujourd’hui. Dans « Le bois tordu de l’humanité », Isaiah Berlin -ed Albin Michel- décrit les propos de Zénon comme suit : « Les hommes sont raisonnables, ils n’ont pas besoin d’être commandés; les êtres raisonnables n’ont aucun besoin d’un État, ou d’argent, ou de lois, ou de n’importe quelle vie organisée et institutionnelle. Dans la société parfaite, les hommes et les femmes porteront des vêtements et l’alimentation par un pâturage commun sera identique.« 

À 71 ans (dans certains écrits, il est question de 98), victime d’un accident, il décide de mettre fin à ses jours. Aucun de ses ouvrages ne nous est parvenu, nous n’avons que leurs titres, rapportés par Diogène Laërce, et quelques fragments dans des compilations. Le Stoïcisme doit beaucoup aussi à Sénèque (le style est le vêtement de la pensée. Dans lettre à Lucilius) ou encore à Epitecte et même à l’empereur Marc-Aurèle qui fut l’un de ses ardents propagandistes.

Bon, je ne suis pas sûr d’avoir mon bac avec ça mais, après tout, pour un jeudi matin, c’est pas mal. Dois-je vous rappeler chers visiteurs, que vos commentaires sont les bienvenus; ils m’aident à faire un peu le tri dans ce bric à brac qu’est ce blogue. Allez, portez vous bien, restez stoïque et à demain peut-être.

Thank you Satan…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la bigoudénie et des demoiselles du Guilvinec réunies, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 mai 2018, ce qui tend à prouver que tout arrive, et ce 11è jour de prairial est dédié à la fraise, ce qui, résidant à quelques kilomètres de Plougastel, bigoudenie-st.pierre-Penmarch-03m’autorise à la ramener quelque peu… En Bretagne armoricaine, on s’apprête à célébrer les Buan: Saint BUEN, ermite, fondateur de la paroisse de Loc’hbuen, autrement dit Locarn (22). On ne sait rien (ou si peu de chose) de cet obscur saint breton. Un saint de ce nom est honoré au pays de Galles. Il était le fils d’Ysgwn et le petit fils de Llywarch Hen, le barde guerrier du 6e siècle et prince breton. Impuissant face aux Angles, Llywarch s’était réfugié en Galles. Le nom semble identique au qualificatif buan « rapide » c’est ainsi que mon aïeule nous apostrophait lorsque nous trainassions: «hasta buan !».

Comment ne pas saluer l’anniversaire de la naissance de BAKOUNINE ?
Révolutionnaire russe, véritable fondateur du mouvement anarchiste international, théoricien et homme d’action, incarnation même de l’esprit de révolte. Il est né le 20 ou 30 mai 1814 (8 ou 18 mai dans le calendrier Julien) à Premoukhino (Russie). Issue de l’aristocratie, il fait ses études à l’école militaire de St-Petersbourg, d’où il sort officier d’artillerie à 17 ans. Mais, passionné par la philosophie de Hegel, il renonce à la carrière militaire et part étudier à l’Université de Berlin puis à Dresde. En 1844, il est à Paris, il y rencontrebakounine Proudhon et fréquente les milieux socialistes. Il est expulsé de France, en 1847, mais retourne à Paris pour participer à « l’ivresse révolutionnaire » de février 1848. Arrêté et emprisonné, il est condamné à mort le 14 janvier 1850, par le tribunal de Saxe, puis extradé en Autriche, il est finalement livré à la police Tsariste le 17 mai 1851. Enfermé à la forteresse Pierre et Paul, il se résout à faire une confession qui lui vaut d’être déporté en Sibérie, d’où il s’évade et rejoint Londres en décembre 1861.

Il reprend son activité révolutionnaire, parcourt l’Europe de la Suède à l’Italie où il crée une société secrète « La Fraternité Internationale ».  En 1873, Il écrit « L’Etat et l’Anarchie » un des textes les plus significatif de sa pensée théorique. En juillet 1874, il est à Bologne (Italie), pour prendre part à un mouvement insurrectionnel mais celui-ci échoue et il regagne Locarno (Suisse) où Carlo Cafiero l’héberge. Malade et fatigué, il meurt deux ans plus-tard. L’anarchiste Arthur Lehning, s’est consacré à la conservation et à l’édition de ses œuvres. D’autres comme Fritz Brupbacher, où Madeleine Grawitz, lui ont consacré des biographies.
« Je ne deviens vraiment libre que par la liberté des autres… »

Sur ces bonnes et belles paroles, je vous souhaite le meilleur; allez, portez vous bien et à bientôt peut-être.

Zo d’Axa et l’En dehors…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis de la littérature baroque et du poulet au vinaigre réunis, bonjour ! Nous sommes le Mercredi 30 Août 2017, treizième jour de Fructidor, dédié à l’épine-vinette (Berberis vulgaris) bien connue des ouzbek qui le consomment dans le plov.

Tiens, voici quelques considérations à propos d’un personnage fort intéressant: ZO D’AXA (de son vrai nom Alphonse GALLAUD, descendant de Jean-François Gallaud, comte de la Pérouse) on lui doit le concept d’endehors. Pamphlétaire et propagandiste de l’anarchisme individualiste, fondateur de journaux, et écrivain. Pour échapper au joug d’une famille bourgeoise, il s’engage à 18 ans dans l’armée mais, se rendant compte de son erreur, il déserte… en compagnie de la jeuneendehors_litho femme de son capitaine! Ce qui, de mon point de vue, méritait déjà une médaille. Il se réfugie à Bruxelles, où il débute dans le journalisme. Après un séjour en Suisse, puis en Italie, il rentre en France à l’amnistie de 1889. En mai 1891, il publie le premier numéro de l’hebdomadaire « L’Endehors » (titre qui à lui seul définit sa pensée philosophique). De nombreux anarchistes y collaborent, mais le journal est bientôt condamné par la justice. Après l’arrestation de Ravachol et de ses compagnons, Zo d’Axa lance une souscription pour aider les familles des détenus. Pour ce motif, il est arrêté et subit un mois de prison à Mazas. Libéré, il est de nouveau inquiété et préfère s’exiler à Londres.

Expulsé d’Italie, il rejoint la Grèce, puis Constantinople. Le 1er janvier 1893, il est arrêté en débarquant à Jaffa, et mis au fer sur un navire français qui le ramène à Paris, où il Zodessinpurgera 18 mois de prison. A sa sortie, il publie le livre « De Mazas à Jérusalem », qui obtient un vif succès. En 1898, c’est l’affaire Dreyfus. Zo d’Axa publie  » la feuille » pamphlet illustré par Steinlen (dont je reproduis ci contre, un bois gravé), Luce, Willette, Hermann Paul, etc. Il y pourfend les institutions mais aussi les foules moutonnières. « L’honnête ouvrier n’a que ce qu’il mérite ». Son grand succès sera la présentation de l’âne nommé « Nul » aux élections et qui, recueillant les bulletins blancs ou nuls, sera déclaré élu par « La Feuille », après une bagarre mémorable dans les rues de Paris, entre « partisans de l’âne et partisans de l’ordre » ; dernier baroud d’honneur pour Zo d’Axa. Il quitte ensuite la France, et voyage dans le monde entier, de la Chine aux Amériques, en passant par l’Afrique, avant de venir se fixer à Marseille. Il choisira une mort volontaire, le 30 août 1930. Lire sa biographie réalisée par Alexandre Najjar: « Le mousquetaire Zo d’Axa 1864-1930″. En attendant, retrouvez le site l’Endehors, quotidien anarchiste individualiste.

Allez, bourgeois dormez tranquilles, le moule est cassé. Portez vous bien et à bientôt peut-être.

Dans les traces d’Elisée Reclus…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du paradoxe et du tiramisu aux spéculoos réunis, bonjour ! Nous voici le Mercredi 14 juin 2017, 26è jour de prairial dédié au jasmin. jasmin-300x218Avant de donner son nom à une révolution méditerranéenne (le jasmin est la fleur emblématique de Tunisie) cette plante avait conquis les parfumeurs. L’un d’entre-eux, Jean Patou, disait à propos du jasmin, qu’il fallait 10 600 fleurs pour produire une once de parfum. On dit que Cléopâtre serait allé à la rencontre de Marc-Antoine sur un bateau dont les voiles étaient enduites d’essence de jasmin… Il est vrai qu’elle avait du nez !

En Bretagne on célèbre les Dogmael évêque gallois de Pembroke du 5e siècle, émigré en petite Bretagne, honoré à Rospez. Le calendrier des postes, lui, affirme sans vergogne qu’aujourd’hui c’est la st Elisée. Le220px-EliseeReclusNadar-208x300 seul que je connaisse c’est Elisée RECLUS. Géographe, théoricien du mouvement libertaire et militant anarchiste. Issue dune famille protestante, Elisée Reclus fait ses études de géographe à Berlin, avant de parcourir le monde. En 1871, il prend une part active à la Commune de Paris. Arrêté les armes à la main, il est condamné à la déportation en Nouvelle Calédonie. Mais, grâce au soutien de la communauté scientifique, sa peine sera commuée, le 3 février 1872, à dix ans de bannissement. Il rejoint alors son frère, Elie également anarchiste et communard, en Suisse, et participe activement à la Fédération Jurassienne, avec Bakounine et James Guillaume. En 1877, il rencontre Pierre Kropotkine, qui deviendra son ami. Ici, son portrait par Nadar.

Après la Suisse, c’est en Belgique, à Ixelles près de Bruxelles qu’ Elisée Reclus s’installe. Très actif, c’est sous son impulsion qu’une Université Nouvelle est créé, ainsi qu’un Institut des Hautes Études en 1894 dans lequel il enseignera. Auteur prolifique, Elisée Reclus a participé à de nombreuses revues, brochures et journaux : Le Révolté, L’Insurgé, Le Cri du Peuple, etc. Mais il est surtout l’auteur de l’extraordinaire les-freres-reclus-300x232Géographie Universelle 19 volumes, et de L’Homme et la Terre 6 volumes, ouvrages de géopolitique dans lesquels il analyse le rapport de l’homme avec son environnement, et aborde des sujets très variés éducation, naturisme, etc. Elisée Reclus meurt le 4 juillet 1905. Le dernier volume de L’Homme et la Terre ne sortira qu’après sa mort édité par son neveu Paul Reclus. « Celui qui commande se déprave, celui qui obéit se rapetisse. La morale qui naît de la hiérarchie sociale est forcément corrompue. » Elisée Reclus. En effectuant mes modestes recherches j’ai déniché un très bon billet que lui avait consacré Paul, notre ami de La feuille charbinoise, en 2010, dans lequel il y avait cette étonnante photographie d’une partie de la fratrie. Il parait qu’ils furent dix sept enfants… C’est autrement plus documenté que mes gribouillis, je vous invite à visiter ce site aussi souvent que possible.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la prochaine édition, portez vous bien et à demain peut-être.

Ca branle dans le manche…

Posté par erwandekeramoal dans HISTOIRE, PORTRAIT

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Amis de la littérature érotique et du poulet basquaise réunis, bonjour ! Nous sommes le Dimanche 29 mai 2016, dixième jour de Prairial, dédié à la faux. Alors qu’en vérité, les pataphysiciens vous diront que nous sommes le Jeudi 12 Merdre 143 Stes Miches, catéchumènes, fête suprême quarte. Par chez nous, quelques nostalgiques s’entêtent à fêter les Riagad. L’air du temps me désole profondément, la violence du capitalisme et de ses sbires à l’encontre de la classe ouvrière me révulse. Quoi ! Classe ouvrière, capitalisme, et pourquoi pas révolution pendant qu’on y est. – Dis donc, le cénobite, tu nous ferais pas une rechute ?

le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne), naissance de Louise Michel. Louise, ma Louise, mon institutrice préférée, Louise, ma communarde, ma combattante, ma graine d’ananar… J’aime cette image taguée qui la remet au goût du jour. Fille illégitime d’un notableLouise-tag et d’une servante, Louise Michel reçoit dans la famille de ses grands-parents paternels une éducation affectueuse et soignée. Après avoir obtenu un brevet d’institutrice, elle s’installe à Paris en 1856 pour y exercer ce métier. Mais elle se consacre également à la poésie, et, bientôt, à la politique, au sein du mouvement Blanquiste. Savez vous, qu’à ma connaissance, La station Louise Michel (métro de Paris) est la seule à honorer une femme et la seule à honorer une anarchiste…

C‘est durant la Commune de Paris que se révèle son dévouement à la cause révolutionnaire. La «Vierge rouge» déploie alors une activité inlassable : propagandiste, LouiseMichelanimatrice d’un club politique, ambulancière, elle participe également à la plupart des combats contre les troupes de Versailles. Arrêtée au terme de la Semaine Sanglante, elle est, en 1873, condamnée à la déportation en Nouvelle-Calédonie. En exil, Louise Michel côtoie brièvement le libelliste Henri Rochefort. Plus sérieusement, elle se convertit à l’anarchisme et se lie à la population Kanaque. En 1880, l’amnistie générale l’autorise à regagner la métropole. Figure dès lors incontournable du mouvement anarchiste français, Louise Michel est étroitement surveillée par la police, qui l’arrête à plusieurs reprises pour ses participations à des manifestations ou des meetings insurrectionnels.

Le 13 septembre 1903, Louise Michel fut initiée au sein de la loge « la philosophie sociale » de la Grande Loge Symbolique Ecossaise maintenue et mixte.  L’âge venu, elle repart inlassablement, à chacune de ses sorties de prison, pour de longues tournées de conférences à Michel L. droitetravers la France et le monde. C’est au cours de l’une d’entre elles qu’elle s’éteint à Marseille en 1905, victime d’une pneumonie. Le 22 janvier 1905, enterrement de Louise MICHEL. Un cortège de plus de 100 000 personnes accompagne son cercueil. Parti à 8 heures de la gare de Lyon à Paris, il n’arrive qu’à 17 heures au cimetière de Levallois où elle sera enterrée. Le préfet Lepine, qui tente de suivre le cortège, en est chassé par les anarchistes. La cérémonie s’achève par un grand meeting, où Benoît Broutchoux, Charles Malato et Séverine prennent la parole. Eau-forte d’Albert Peters-Desteray.

Allez, portez vous bien, ken ar c’hoaz comme ils disent par ici.

Destins croisés…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la propédeutique et du pouce-pied mayonnaise réunis, bonjour ! Ce Jeudi 21 janvier 2016 correspond au 2è jour de pluviôse dans sant-erwann-680x680notre calendrier républicain. C’était le jour dédié à la mousse, je vais donc, de ce pas tranquille qui caractérise les cénobites, m’en faire couler une petite. Pourquoi pas une Sant Erwann tiens; c’est une bière de haute fermentation produite par la Brasserie de Bretagne. C’est une bière de caractère, assez alcoolisée, composée de sept céréales : orge, blé, avoine, blé noir, épeautre, millet et seigle (cela est souligné par le slogan sur l’étiquette : 7 siècles, 7 céréales, 7 degrés).

La vie s’emploie chaque jour à nous proposer des coïncidences parfois drôles, quelquefois dramatiques et toujours surprenantes. Tenez, à priori, quoi de commun entre ces deux hommes ? Vladimir Ilitch Oulianov qui fut relégué par la police du tsar en Sibérie, au bord de la Léna (d’où le surnom Lénine par lequel il se fera dès lors appeler). Et, Eric Arthur Blair qui se fera appeler George Orwell, né d’un père fonctionnaire en charge du commerce de l’opium aux Indes. Et bien, Lenine haranguanttous deux sont décédés un 21 Janvier et, plus le premier raffermissait le communisme, plus le second s’en éloignait. C’est ainsi qu’après la chute du Tsar et l’avènement d’une République, Lénine profite de la faiblesse de cette dernière pour prendre le pouvoir et, le 6 novembre 1917 (25 octobre selon l’ancien calendrier julien), ses partisans dirigés par Trotski s’emparent sans coup férir du Palais d’Hiver, le siège du gouvernement. Cette «Révolution d’Octobre» débouche sur le pouvoir sans partage des bolcheviques (le nom venant de большинство, bolchinstvo, qui signifie « majorité », par opposition aux mencheviks du russe : меньшинство, menchinstvo, « minorité »). Le Bolchevisme deviendra le Communisme et celui-ci cédera la place au Stalinisme, vous connaissez la suite.

De son côté, le jeune Blair découvre très tôt la nécessité de s’engager. Boursier dans les pensionnats de l’élite anglaise, il éprouve l’amertume du déclassement. Après des études au collège d’Eton, où il découvre le Communisme, il s’engage comme sergent en Birmanie puis vit de petits boulots à Paris et Londres. S’étant engagé en Espagne aux côtés des George_Orwell_press_photocommunistes dissidents du POUM, il prend conscience de la nature totalitaire du Communisme à une époque où les intellectuels de son espèce préféraient en chanter les louanges. À la veille de la seconde guerre mondiale, il est réformé suite à une blessure à la gorge et devient reporter. C’est ainsi qu’il publie en 1945 un petit roman parodique: la Ferme des Animaux. Il s’agit d’une allégorie satirique du communisme qui raconte la prise de pouvoir des animaux dans une ferme, à l’instigation des cochons, et la manière dont ces derniers s’arrogent un pouvoir dictatorial au nom des grands principes : «Tous les animaux sont égaux mais certains sont plus égaux que d’autres…» En 1949, son dernier roman, 1984, décrit une société totalitaire sous le regard d’un chef omniprésent, «Big Brother» en lequel chacun reconnaît Staline. L’autorité s’exerce par le contrôle de la langue officielle, la novlangue.

Etonnant, non ! Allez, merci de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

Nobody perfect…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’isolexisme et du crabe mayo réunis, bonjour ! Voilà, nous sommes le dimanche 27 septembre 2015, 6è jour de vendémiaire dédié balsamine-fleurà la balsamine, jolie fleur s’il en est. Je sais, Ô lettrés lecteurs, que vous n’ignorez rien des figures de rhétorique. Néanmoins, petit rappel : L’isolexisme est une figure consistant à réunir au moins deux mots ayant la même racine, dans le but de créer un mot nouveau, un effet emphatique ou comique. Exemple que l’on doit à ce cher Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. » Ainsi, il est parfois difficile de comprendre le parcours politique d’un homme. Oyez l’histoire de Alexandre Cohen.

Le 27 septembre 1864, naissance de Jozef Alexander (Alexandre) COHEN, à Leeuwarden (Pays-Bas). Publiciste anarchiste, antimilitariste et anticolonialiste d’origine néerlandaise . Il est issu d’une famille de commerçants. De 1882 à 1887, il est envoyé aux Indes néerlandaise (Java) pour y effectuer cinq ans de service militaire. Il y découvre les horreurs du colonialisme et du militarisme décrit par son prédécesseur Multatuli dans son roman « Max Havelard ». Son indiscipline lui vaudra de cohen_alexandrepasser trois années, sur les cinq, en prison. A son retour aux Pays-Bas, il devient journaliste au « Groninger Weekblad » où il écrira de nombreux articles anticolonialistes et antimilitaristes. En novembre 1887, il est condamné à 6 mois de prison pour outrage au roi Guillaume III, qu’il qualifie de « gorille ». Un article, écrit en mars 1888, le contraint à l’exil en Belgique. Il travaille un temps au quotidien socialiste « Vooruit », avant d’être expulsé de Belgique et d’arriver à Paris en mai 1888. Il évolue ensuite vers l’anarchisme et fréquente la bohème littéraire.

Polyglotte, Alexandre Cohen collabore sous divers pseudonymes à la presse libertaire française dont : « La Révolte », « Le Père Peinard » et « L’Endehors ». Il se lie avec Victor Barruand et effectue diverses traductions, notamment : Multatuli, Gehardt Hauptmann et Nieuwenhuis en français, et Emile Zola en néerlandais. En 1890, il accompagne Nieuwenhuis chez Elisée Reclus à Sèvres. Le 10 juin 1892, il participe au meeting à la Maison du peuple et y dénonçe l’expédition coloniale française au Dahomey. En décembre 1893, après l’attentatCohen droite d’Auguste Vaillant à l’Assemblée nationale, Alexandre Cohen qui n’avait pu obtenir sa naturalisation française, est expulsé de France. Il se réfugie à Londres, où il collabore au journal anarchiste « The Torch » des sœurs Rossetti.  Il y rencontre Louise Michel et Pierre Kropotkine. Il rentre aux Pays-Bas, et purge la peine de prison qui l’attendait depuis 1888. En 1904, il retourne en Indonésie, chargé par le gouvernement français d’un rapport sur éducation dans l’Indochine française comparée aux Indes néerlandaises. Il entre ensuite comme rédacteur au service international du « Figaro » (!). En novembre 1907, il obtient sa naturalisation française. En mars 1918, sa ferme à Trélou-sur-Marne est détruite par les Allemands. Le même mois, il se marie avec une auvergnate Elisa Batut, qui partagera sa vie durant 68 ans. A partir des années trente, il est difficile de comprendre son parcours vers l’extrême droite et « l’Action française » (bien qu’il ne puisse pas y adhérer, parce que juif). En 1932, il se fixe à Toulon où il publie ses souvenirs en néerlandais « In Opstand » (En Révolte) et « Van anarchist tot monarchist » (D’anarchiste à monarchiste) en 1936. Après la Libération, le couple Alexandre et Kaya vécurent dans la misère. Ils furent parfois aidés par les soeurs Rossetti, et par Rudolf Rocker qui leur garda son amitié. Alexandre Cohen meurt à Toulon, le 1er novembre 1961. Sources

Allez, voilà pour ce jour, portez vous bien et à demain peut-être.

Chauds, les marrons, chauds…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de la criticature et de la vanille-fraise réunies, bonjour ! Nous sommes le mardi 15 septembre 2015, 29è jour de Fructidor dédié au 220px-Le_marchand_de_marrons4marron. Le marron c’est un peu comme la  madeleine de Proust; il suffit de l’évoquer pour percevoir cette odeur particulière qui nous titillait les narines. Je me souviens très bien, à Douarnenez, du père Hernandez qui vendait ses marrons grillés dès les premiers frimas. Il installait son brasero au coin de la place du marché en criant: Chauds, chauds les marrons… En été il faisait de la glace et se déplaçait dans une magnifique carriole tirée par un vieux cheval. Il faisait partie de ces réfugiés espagnols qui avaient fini par s’implanter pour de vrai quand bien même, au fond du regard du vieil homme on y voyait encore l’ombre de la nostalgie et:
Des pavés de flamenco aux gestes anarchiques
Les rythmes du jazz-band pour les paralytiques
Les tam-tams de l´Afrique à portée de guitare
De l´eau fraîche et de l´ombre à jurer pour y croire
Une rue de Madrid avec des fleurs fanées
Un fusil de trente-six qui revient s´y traîner. Manuel de Falla mis en musique par Ferré (L’espoir).

Ce 15 septembre est aussi la date anniversaire de la disparition de Suzanne Chevet (1972):

Militante socialiste, résistante, syndicaliste et anarchiste. Fille d’un père syndicaliste et mutualiste, elle est née en Anjou (date indéterminée). Elève de l’Ecole Normale d’Institutrices d’Angers, elle devient institutrice, mais n’enseignera pratiquement pas. Elle commence à militer au sein du Parti Socialiste (tendance Marceau Pivert), puis se fixe à Saint-Malo, où elle travaille dans les bureaux du service de chevet_suzyl’emploi. Parallèlement, elle s’occupe des Auberges de Jeunesse et en créera une à Saint-Malo. En 1938, elle participe aux Comités d’aide à la révolution espagnole. En 1941, elle est révoquée de l’enseignement et assignée à résidence. Après avoir mis sa fille en sûreté, elle organise une filière d’évasions passant par l’île anglo-normande de Jersey. Arrêtée par la Gestapo en 1942, elle est transférée à Angers mais réussit à s’évader et à rejoindre Lorient où, sous une fausse identité, elle arrive à travailler dans les bureaux du STO (Service du Travail Obligatoire) jusqu’à la Libération. Position stratégique qui lui permet de renseigner utilement la Résistance.
Après la Libération, elle arrive à Paris où elle a du mal à retrouver un poste d’enseignante. Elle finit par trouver un emploi au Ministère du Travail. En 1945, elle rencontre Maurice Joyeux qui va devenir son STO IIcompagnon. Elle va dès lors militer à ses côtés au sein de la Fédération anarchiste française et animer le « Groupe de L’Ouest » qui deviendra le « Groupe Louise Michel ». Elle est initiée en franc-maçonnerie à la loge « Raspail » du Droit humain à Paris, puis s’affilie à la loge « Louise Michel ». Elle militera également à « La Libre Pensée » ainsi qu’à « La Ligue des Droits de l’Homme » et prendra part en 1947 à la création du syndicat « Force Ouvrière » où elle sera membre de la commission exécutive de la région parisienne. Organisatrice de nombreux galas de soutien à la Fédération anarchiste, elle prend part à la création de la revue « La Rue » et collabore également au « Monde Libertaire » dans lequel elle anime la rubrique culturelle. Sources.

Allez, merci d’être passé par ici (si, si, ça fait plaisir) portez vous bien et à demain peut-être.

Mignonne, allons voir si la rose…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis de l’humanisme et du Picon-bière réunis, bonjour ! Nous sommes le mardi 21 avril 2015 et, par les chaussettes de Rigolus, que les dieux m’tripotent si j’mens, nous serions le  deuxième jour de Floréal dédié au chêne. J’ai pourtant rencontré un fieffé pataphysicien qui m’a affirmé sans honte qu’en vérité nous étions le Lundi 2 Palotin 141 Fête des Écluses. Et quand je vous aurais dit que mes voisins fêtent ce jour la saint Hamon, dont la légende nous dit qu’il s’agit d’un 274161chevalier qui revint de Palestine porteur de la lèpre et que les paroissiens laissèrent sans soins; (Mal leur en pris car les pis des vaches se tarirent aussi sec -si j’ose dire-), enfin si vous consultez le calendrier du facteur vous verrez que c’est la St Anselme et, vous serez en mesure de vous faire une petite idée de la diversité calendaire de notre joyeuse humanité, poil au nez. Tiens, à propos de poésie, saviez vous que Pierre de Ronsard, clerc et aumônier ordinaire du roi François 1er, avait 20 ans quand il rencontra, le 21 avril 1545, à Blois, lors d’un bal, la fille du banquier italien  Salviatti. La belle a 14 ans et se prénomme Cassandre. Le jeune homme se prend d’amour pour elle mais ne peut rien en attendre car il est déjà tonsuré et ne peut se marier. Il lui dédiera le recueil Les Amours de Cassandre (paru en 1552, il en existe une réédition illustrée par Dali) et son ode célèbre :
«Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu ceste vesprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vostre pareil
»

Dans un autre registre, le 21 avril 1841, voit la naissance d’Anselmo LORENZO ASPERILLA, à Tolède (Espagne). Surnommé « Le Grand-père de l’anarchisme », il était né dans une famille modeste, et fut envoyé à onze ans à Madrid, pour travailler chez un oncle fabriquant de cire, activité qu’il quittera pour apprendre le métier de typographe. Sa curiosité intellectuelle le pousse à la découverte des nouvelles idées, en particulier celles de Fourier et de Proudhon. L’autodidacte11a2-anselmolorenzo Anselmo a 27 ans en 1868, quand Giuseppe Fanelli arrive à Madrid, envoyé par Bakounine pour créer une section de l’Internationale en Espagne. (ici à droite, en compagnie de Ferrer) Le 15 janvier 1870, il fait paraître à Madrid le premier numéro du journal « La Solidaridad » qui va populariser les idées anarchistes. Il prend une part importante dans l’organisation, à Barcelone, en juin 1870, du Congrès constitutif de la « Fédération Régionale Espagnole » (F.R.E) des sociétés de résistance ouvrières, où il est délégué de la section de Madrid. En 1871, il se rend à Lisbonne pour assister à la fondation de la section portugaise. à Londres, il constate  les divergences de vues entre marxistes et bakouninistes. Il est reçu chez Marx (qui tentera de le convertir puis de le manipuler).

Rentré en Espagne, Anselmo Lorenzo accueillera en retour l’envoyé de Marx, Paul Lafargue, qu’il introduira dans le milieu ouvrier. Il sera arrêté à plusieurs reprises et le FRE deviendra clandestin. En 1873, il séjourne en France puis se fixe à Barcelone où il intègre la section des typographes de la « F.R.E ». En 1883, il devient membre d’une loge maçonnique et participera à partir de 1885 à la revue « Acratia » puis, de 1887 lorenzo_portrait gaucheà 1893, au journal El Productor. En 1895, il crée la revue « Ciencia Social ». Mais dans la nuit du 28 au 29 juillet 1896 il est arrêté suite à l’attentat de Cambios-Nuevos et emprisonné (avec de nombreux compagnons qui seront torturés puis condamnés à mort) dans la forteresse de Monjuich. Libéré après sept mois d’enfer, banni, il s’exile en France, où il fait la connaissance de Malato, Grave, Faure, et Ferrer. Il rentre en Espagne après l’amnistie et commence une oeuvre d’écrivain et de traducteur, notamment pour les publications de « l’Ecole Moderne ». En 1901 le premier tome de son ouvrage majeur « El proletariado militante » voit le jour, il est dédié à son ami Tárrida del Mármol. Cette même année, il prend part à la fondation de « La Huelga General », mais en 1902 il est emprisonné plusieurs mois suite à la grève des métallurgistes.  En 1906, il traduit le premier tome de « L’Homme et la Terre » de Reclus.
Après le « Semaine tragique » de 1909, il est de nouveau arrêté puis déporté à Teruel malgré son âge et une maladie respiratoire. Il reprend ensuite la direction de »L’Ecole Moderne » et aura la satisfaction de voir la naissance de la CNT, mais de plus en plus malade, il s’éteint à Barcelone le 30 novembre 1914. Sources: Ephéméride anarchiste.

Allez, c’est assez pour aujourd’hui, c’est un peu long, j’aurai pu en faire deux billets mais bon, abondance de biens ne nuit pas, disait qui vous savez; en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

Peinture et anarchisme…

Posté par erwandekeramoal dans PORTRAIT

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Amis du symbolisme et du canard laqué réunis, bonjour ! Nous sommes le lundi 30 mars 2015, dixième jour de germinal dans notre calendrier républicain et, dédié au couvoir. Le 30 mars 1892, à Paris, trois jours après l’attentat de la rue Clichy, Ravachol revient dans le restaurant de Very, 22 boulevard Magenta, où il avait eu une conversation sur l’anarchisme avec le garçon de salle Lhérot, le jour même de l’attentat. Lhérot 220px-Le_Petit_Journal_-_Arrestation_de_Ravacholfaisant maintenant le lien entre ce personnage et l’attentat, envoi son patron Véry, prévenir la police. Celle-ci arrive sur les lieux et procède à l’arrestation de Ravachol qui voyant arriver les policiers tente de s’échapper. Une lutte s’engage entre Ravachol et cinq agents de police, lesquels sont secourus par des passants venus à la rescousse. Finalement maîtrisé, Ravachol est embarqué dans un fiacre pour le quai des Orfèvres (Préfecture de Police). Durant le trajet il ne cesse ce crier : « A moi, les frères ! Vive l’anarchie ! Vive la dynamite ! ». Chacun a en tête son fameux portrait sur bois-gravé, réalisé par Maurin, torse nu entre les montants de la guillotine et que l’on voit plus bas…

Tiens justement, parlons en: Le 1er avril 1856, naissance de Charles MAURIN au Puy (Auvergne). Peintre graveur et anarchiste, il excelle justement dans la technique du portrait et de l’auto-portrait commeMaurin celui que l’on voit ici à gauche. En 1875, il obtient le Prix Crozatier qui lui permet de venir à Paris étudier aux Beaux-Arts puis à l’Académie Julian (où il enseignera ensuite). Il expose au « Salon des Artistes Français » et devient membre de la Société en 1883. Ami de Toulouse-Lautrec, ce dernier fera sa première exposition particulière avec lui en 1893. Il puise son inspiration des artistes japonais, révolutionne la technique de l’eau-forte, et réalise également des bois-gravés. Il collabore à « La Revue Blanche » dirigée par Fénéon et initie Félix Vallotton à la gravure et à l’anarchisme. Maurin met parfois la perfection deravachol son dessin au service de l’idée et cela explique qu’un tel artiste ait pu à la fois fréquenter les milieux anarchistes et exposer au Salon de la Rose+Croix en 1892. Sa virtuosité atteint un sommet dans le fameux triptyque de l’Aurore, exposé au salon de la Rose+Croix et dont on a souvent raillé la présence dans cette exposition. Ou encore Maternity (1893).

 

La fascination du peintre pour l’enfance, dont la pureté serait à ses yeux un antidote à la laideur sociale d’un monde qu’il réprouve, se trouve amplement illustrée; on ne peut certes fillette poupéequ’être charmé par ces images gracieuses tant peintes que gravées, mais il faut aller au-delà de l’amabilité du sujet pour reconnaître en Maurin un artiste solide. La fillette à la poupée que l’on voit ici à gauche est visible au musée d’Orsay. Enfin, le tableau, pas la fillette, gros dégoutants ! Maurin fait partie de ces anarchistes qui étaient plus habiles au maniement du pinceau que de la bombinette et c’est fort heureux pour nous. C’est lui qui va initier Félix Valloton à la gravure et aussi à l’anarchisme.

J’en profite pour vous faire remarquer au passage que vous lisez le 2132è billet des « cénobites tranquilles », blog d’humeur et d’humour, qui poursuit son bonhomme de chemin cahin-caha et qui vient de franchir la barre des 280 400 visites; merci à vous pour votre fidélité et votre indulgence à l’égard de l’auteur.

En attendant le prochain, portez vous bien et à demain peut-être.