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LA FABRICATION DU CONSENTEMENT…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la démondialisation et du Reinsdyrsteik réunis, bonjour !

Nous sommes le 07 décembre, 17è jour de frimaire dans le calendrier républicain, dédié au lierre..

En ces temps où la préoccupation majeure de nos gouvernants consiste à éviter la dégradation du AAA, j’avais envie de souhaiter un bon anniversaire à Noam CHOMSKY (7 décembre 1928).

 

Intellectuel américain, linguiste et socialiste libertaire (il s’identifie comme anarchiste depuis l’âge de 12 ou 13 ans). Il est membre de l’International Working People’s Association (IWW), comme l’a été son père, William Chomsky, ukrainien d’origine. C’est un militant et un activiste qui rattache son travail à la tradition de l’anarchisme et du socialisme libertaire, dont il est sans doute, à l’heure actuelle, le plus célèbre représentant. Il s’engage politiquement, notamment contre la guerre du Vietnam à partir de 1965. Il publie en 1967 le texte « Responsabilités des intellectuels ». Lors de la marche sur le Pentagone du 21 octobre 1967, il est, avec d’autres, arrêté par la police fédérale et passe une nuit en prison.

Son engagement public, depuis maintenant quarante cinq ans, a été remarquable de constance et de générosité et il s’est toujours caractérisé par le souci de parler non pas aux intellectuels, aux puissants, ou à ceux qu’Adam Smith appelait déjà les « Maîtres », mais aux gens ordinaires. La «globalisation» de l’économie est un sujet qui occupe une place particulièrement prépondérante dans certains écrits de Chomsky. Dans les analyses qu’il consacre à ce phénomène, Chomsky montre en particulier que le développement moderne du capitalisme voit l’ensemble des systèmes politiques, économiques et idéologiques progressivement envahis et pris en charge par ce qu’il appelle «de vastes institutions de tyrannie privée» dont les entreprises, les corporations transnationales, les banques, les systèmes monétaires et financiers fournissent aujourd’hui les modèles les plus achevés et les plus inquiétants.A gauche, même Chavez vous en recommande la lecture.

En découvrant pour la première fois les textes de Chomsky où sont développées ces idées, il n’est pas rare que son lecteur soit tour à tour incrédule, horrifié et bouleversé. Mais Chomsky étaye solidement son argumentaire — en multipliant les notes et références, en donnant avec précision ses sources. Il analyse également les raisons et les moyens employés pour imposer à la population mondiale un système économique et politique tyrannique échappant totalement à son contrôle: la propagande. »La propagande est aux démocraties ce que la violence est aux dictatures » Lire La fabrication du consentement aux éditions Agone.

Comme il le dira, l’anarchisme est cette tendance, présente dans toute l’histoire de la pensée et de l’agir humains, qui nous incite à vouloir identifier les structures coercitives, autoritaires et hiérarchiques de toutes sortes pour les examiner et mettre à l’épreuve leur légitimité; lorsqu’il arrive que ces structures ne peuvent se justifier – ce qui est le plus souvent le cas – l’anarchisme nous porte à chercher à les éliminer et à ainsi élargir l’espace de la liberté.

Vous pouvez lire :Le Bouclier Américain (Serpent à Plumes, 2002) – Comprendre le pouvoir (Aden, 2005) – Instinct de liberté : anarchisme et socialisme (Agone, 2001) Idées cadeaux pour Noël…

Voilà pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

RENVERSONS LA MARMITE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de la chanson populaire et du calvados hors d’âge réunis, bonjour !

Nous sommes le sept novembre 2011, 17è jour de brumaire dédié au cresson…

Ce 07 novembre est le jour anniversaire de la mort d’un chansonnier anarchiste qui, à l’instar d’un Gaston Couté disparaît des mémoires. Offrons lui une place dans notre galerie de portraits.

Charles d’Avray est un poète et chansonnier anarchiste français né le 9 septembre 1878 à Sèvres, de Charles Henri Jean, architecte, et de Juliette Dédillière.

Il arrive à Paris, ayant terminé ses études secondaires, en 1898. Il a 18 ans, l’âge de toutes les ambitions, de tous les espoirs. Il n’est pas très chaud pour suivre les traces de son père. Ses préférences vont à la musique, à la chanson. Il compose ses premières ceuvres, qu’il interprète dans des cafés-chantants. Ainsi naquirent les « chansons du trottoir« , les « chansons des veillées« .

Un jour, il rencontra le compagnon de la mère de Jeanne Humbert, libertaire militant, qui l’introduisit dans les milieux néo-malthusiens, et lui fit connaître et partager l’idéal anarchiste qui l’animait. Charles fréquenta ce milieu, riche en militants, et parmi eux Sébastien Faure, grand orateur libertaire, qui eut sur lui une grande influence et dont je parle souvent ici. A cette époque naquirent les « chansons sociales« , les « chansons rouges« , « les penseurs« , « les fous« , « les géants« , « loin du rêve« , etc… qu’il interprétait dans les cabarets de la Butte et du quartier Latin, où elles firent scandale. Il anima lui-même le célèbre cabaret montmartrois « Le Grenier de Gringoire » et fonda une école de Chant à Puteaux.

Ecoutez « les 4 barbus » chanter le triomphe de l’anarchie.

Mais surtout, et durant toute son existence, il parcourut la France dans tous les sens, organisant des tournées de conférences par la chanson où les foules se pressaient. Il n’arrêta plus jamais d’écrire, de chanter, de lutter. Charles-Henri Jean (dit d’Avray) se rallia à l’anarchisme au moment de l’affaire Dreyfus et décida d’utiliser la chanson pour diffuser ses idées. Il en composera quatre-vingt pour dénoncer l’Etat, la religion, le militarisme, les prisons… et exalter la société libertaire. Il composera le célèbre Triomphe de l’anarchie. Ses conférences chantées étaient annoncées par des affiches où on lisait : « Avec le passé détruisons le présent pour devancer l’avenir. »

Charles d’Avray s’est éteint le 7 novembre 1960 à Paris. Il est enterré au cimetière du Père-Lachaise dans la 88e division (photo de droite). Voici ce qu’écrivait Maurice JOYEUX : « Un vent froid cingle les visages. Un vent aigre, qui trousse la douleur du vagabond, soulève le jupon de la fille, emporte l’âme du poète. Autour d’une fosse, une foule d’amis ! Charles d’Avray nous quitte ! Avec la dépouille du poète, un monde prodigieux disparait, dont il fut un des plus brillants animateurs, et la terre qui résonne lugubrement sur le cercueil semble donner le glas de la chanson humanitaire dont il fut le maitre incontesté et qui refuse de survivre à celui qui la nourrit d’une sensibilité et d’une fougue incomparables. ».

Charles d’Avray était franc-Maçon, membre du grand Orient et fréquentait la loge « Equité » à Pantin. Il figura en 1905 parmi les fondateurs de La Muse rouge, Groupe de propagande révolutionnaire par les arts, où en 1919 débutèrent Lucien Noël, qui devait devenir Noël Noël et André Isaac, le futur Pierre Dac.

 

Voila pour aujourd’hui, portez vous bien et à demain peut-être.

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis de l’universalité partagée et du cochon de lait réunis, bonjour !

 

Nous sommes le 6 mars, correspondant au 16è jour de ventôse, dédié à l’épinard. Et, comme disait Coluche: L’épinard…Ça devrait être obligatoire !!!

Voici un petit mot sur une figure remarquable de l’anarchie dont j’ai déjà parlé mais, abondance de biens ne nuit pas…

 

Le 6 mars 1992, mort de Léo CAMPION.
Anarchiste, libre penseur, pacifiste et franc-maçon.


Il est né le 24 mars 1905 à Paris. En 1923, il part habiter Bruxelles, où il se lie d’amitié avec le bouquiniste anarchiste Marcel Dieu (dit Hem Day), qui l’initiera à la franc-maçonnerie. Il devient secrétaire de la libre pensée de Bruxelles. En 1933, secrétaire de la section belge de « l’Internationale des Résistants à la Guerre »( W.R.I), il renvoie, avec Hem Day, son livret militaire. Cela leur vaut un procès retentissant et ubuesque, le 19 juillet 1933, où Léo Campion ridiculisera les autorités judiciaires et militaires.
Bruxelles devient un refuge pour de nombreux proscrits, dont Durruti et Ascaso (avec lequel Léo lie une solide amitié).
Pendant l’occupation, il retourne en France mais, fiché comme objecteur de conscience, il est interné avec d’autres antifascistes au camps d’Argelès. A la libération, il poursuit sa carrière de chansonnier puis de comédien, en France.
Il fera plusieurs galas de soutien en faveur de la Fédération Anarchiste et apportera souvent aide et solidarité aux libertaires. Il est aussi l’auteur de quelques ouvrages d’humour comme « Le petit Campion illustré », « Libres Pensées », ainsi que des ouvrages sur la franc-maçonnerie : »Le drapeau noir, l’équerre et le compas », etc.

On lui doit, entre autres, la fameuse définition:  « Enfant: Fruit qu’on fit. » et puis, celle-ci que j’aime beaucoup:  « Dès qu’on dit feu Untel, c’est qu’ Untel s’est éteint. » Il était aussi régent de pygologie du collège de pataphysique, grand maitre de la confrérie des chevaliers du taste fesses (c’est lui qui intronisa le Mannekenpiss en 1983) et on se souvient de sa participation au fameux feuilleton radiophonique de Pierre Dac: Signé Furax. Parallèlement, son ascension en maçonnerie continue, il gravira successivement tous les degrés jusqu’au 33e et siégera au Consistoire d’Ile-de-France. Dans son livre « le drapeau noir..; » on peut lire ceci: « Si les Maçons anarchistes sont une infime minorité, la vocation libertaire de la Maçonnerie est indéniable …elle est la seule association à laquelle puisse adhérer celui qui n’adhère à rien. 

Et, après avoir cité l’article premier (ci-dessous *) de la Constitution du Grand Orient de France, il commentait: 

« Quel libertaire n’y souscrirait pas ? Quelle contradiction y pourrait-il trouver avec l’Anarchie? Pour les Anarchistes, comme pour les francs-maçons, le dénominateur commun est l’homme. Anarchisme et Maçonnerie sont basés tous deux sur une morale du comportement de l’homme. Tous deux prétendent à l’universalité. Tous deux associent, complémentairement et harmonieusement, l’individu au social. »

(*) La Franc-Maçonnerie, institution essentiellement philanthropique, philosophique et progressive, a pour objet la recherche de la vérité, l’étude de la morale et la pratique de la solidarité; elle travaille à l’amélioration matérielle et morale, au perfectionnement intellectuel et social de l’humanité. Elle a pour principes la tolérance mutuelle, le respect des autres et de soi même, la liberté absolue de conscience.
Considérant les conceptions métaphysiques comme étant du domaine exclusif de l’appréciation individuelle de ses membres, elle se refuse à toute affirmation dogmatique. Elle a pour devise: Liberté, Égalité, Fraternité.
 

Un fameux bonhomme qui portait haut et fort la devise de ce blog: Humeur et humour.

Allez, portez vous bien et à demain peut-être.

De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages ». En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du rite Ecossais et des petits pois extra-fin réunis, bonjour !

Le 24 juin 1924, naissance de Michel RAGON et je voulais profiter de cette date anniversaire pour vous en dire quelques mots.

Michel Ragon est né par hasard à Marseille le 24 juin 1924, mais il passe toute son enfance à Fontenay-le-Comte dans une famille paysanne vendéenne misérable. Orphelin de père à 8 ans, il arrive à 14 ans avec sa mère à Nantes où il exerce plusieurs petits métiers (garçon de courses, aide-comptable, mécanicien, emballeur…). Déjà passionné de lecture depuis son enfance, il découvre de nouveaux auteurs (Rousseau, Hugo, Verne, Gide…) grâce entre autres aux bibliothèques des appartements que sa mère est chargée de garder. Dans cette grande ville de Nantes, il découvre également la peinture au Musée des Beaux-Arts de Nantes, où il se rend souvent, ainsi que la musique classique au Théâtre Graslin. En 1943, à 19 ans, il rencontre les poètes de « l’école de Rochefort », Jean Bouhier et René-Guy Cadou et le peintre James Guitet qui restera son ami. Fin 1943, auteur de tracts contre l’occupant allemand, il est recherché par la Gestapo. Prévenu à temps, il s’échappe de justesse et retourne se cacher dans sa famille, dans le bocage vendéen. Il rentre à Nantes en 1944. Mais il n’y reste pas longtemps. Avide de connaissances, de rencontres et de nouveaux horizons, il monte à Paris en 1945.

De sa rencontre avec Henry Poulaille et peut être surtout avec Armand Robin et le mouvement libertaire naîtra sa vocation d’écrivain et son engagement anarchiste. Véritable autodidacte (il présentera néanmoins un doctorat d’Etat à plus de cinquante ans), il collabore à divers journaux comme « Les cahiers du peuple » dont il est rédacteur en chef. Sa soif de connaissance l’amène à découvrir et fréquenter le milieu des peintres. Il devient critique d’art, membre du groupe Cobra en 1949. Il publie ses premiers romans autobiographiques : « Drôles de métiers » « Drôles de voyages« . En 1954 son recueil de poésie « Cosmopolites » reçoit le « Prix des Poètes ». Il se passionne ensuite pour l’architecture et écrit plusieurs ouvrages qui font toujours référence en la matière. Il réalise également une nouvelle « Histoire de la littérature prolétarienne en France » (1974), puis des romans tel que « Les mouchoirs rouges de Cholet » (1983) qui rencontrent un vif succès.

Personnellement j’ai particulièrement apprécié « la mémoire des vaincus » paru chez Albin Michel en 199O. Une fresque passionnante de l’histoire prolétarienne, véritable traversée du XXè siècle où le héros croise tour à tour, Lénine, Durruti, Nestor Makhno, la bande à Bonnot… Un voyage parmi les oubliés de l’histoire, anarchistes, libertaires et utopistes.Mais il faut lire aussi « le roman de Rabelais » et son exceptionnel « dictionnaire de l’anarchie« .

Et puisque vous êtes dégouté de la télé, de son foot, de ses jeux débiles, de ses infos décérébrées, (re)mettez vous à la lecture et offrez vous quelques pages de Michel Ragon.

France inter: La messe est dite.

Et bien voila, c’est fait: Le duo de comiques Jean Luc Hees et Philippe Val vient de siffler la fin de la partie en décidant que l’on pouvait rire de tout mais pas n’importe comment. Résultat, exit Didier Porte, exit Stéphane Guillon. Le dessin du paysage audiovisuel Français va ressembler de plus en plus à celui d’un long fleuve tranquille. Une seule pensée: Ein Reich, ein volk, ein fuhrer (là je vais me faire des amis.) Pas une tête ne doit dépasser, 2012 va maintenant arriver très vite, le dérapage, même contrôlé, ne sera plus autorisé.

Allez, merci de votre visite et de votre fidélité, à la fin de la semaine nous fêterons le 5 000è visiteur de ce blog quotidien qui en est à son numéro 280. En attendant, portez vous bien et à demain peut-être.


UN DUVAL, SINON RIEN…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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L‘homme du jour c’est Clément DUVAL. Oh ce n’est pas un tendre ni un enfant de marie mais un anarchiste comme il s’en faisait à cette époque là.

Clément Duval, blessé à deux reprises pendant la guerre de 1870, avait été cassé de son grade de caporal pour indiscipline. Devenu anarchiste, il avait été avec A. Ritzerfeld l’un des fondateurs à l’automne 1882 dans le 17è arrondissement du groupe La Panthère des Batignolles, dont l’ordre du jour de la première réunion, paru dans L’Etendard Révolutionnaire du 15 octobre, portait sur « la confection des bombes à main ». Tout un programme !

Suite à l’arrestation en octobre 1886 d’un receleur, Clément Duval était accusé d’avoir été l’un des auteurs du cambriolage effectué le 5 du mois dans un hôtel particulier de la rue de Monceau qui avait été ensuite incendié par les voleurs. Lors de son arrestation, il blessait ,« au nom de la liberté »,de plusieurs coups de couteau l’agent Rossignol qui l’appréhendait « au nom de la loi ». Emprisonné à Mazas, Duval se justifiât dans Le Révolté (12 novembre 1886) d’une condamnation à un an de prison pour vol en 1878. Lors du procès aux assises, le 11 janvier 1887 Duval justifiait son action dans une longue déclaration : « …Soyons logique, vous êtes la force, profitez en et s’il vous faut encore une tête d’anarchiste, prenez la, le jour de la liquidation on vous en tiendra compte…Vous m’inculpez de vol, comme si un travailleur qui ne possède rien pouvait être un voleur. Non , le vol n’existe que dans l’exploitation de l’homme par l’homme, en un mot par ceux qui vivent aux dépens de la classe productrice. . Le 12 janvier, Duval, dont la défense avait été éditée à 50.000 exemplaires sous le titre Le Pillage de l’hôtel Monceau – l’anarchiste Duval devant ses juges, était condamné à mort. Puis la peine était commuée en février en travaux forcés à perpétuité. Ici à droite, le bagne de St Laurent du Maroni.

Duval, matricule 21551, arrivait en Guyane le 24 avril 1887 à bord de « L’Orne » en provenance de Toulon. Il fut envoyé aux Iles du Salut où il resta 14 ans, dont de nombreux mois de cachot, et tenta à dix-huit reprises de s’évader. Transféré à Saint-Laurent-du-Maroni, il parvenait à s’évader avec huit autres le 14 avril 1901 et à gagner la Guyane anglaise d’où, le 17 juillet 1901 il écrivait à Jean Grave pour lui demander une aide de 500f, n’ayant ni travail, ni argent et disposant d’un mois pour quitter la colonie.

En 1903 Clément Duval parvenait à gagner les Etats-Unis où il était aidé par des anarchistes français et italiens. Il rédigeait ses mémoires publiées en 1907 en feuilleton dans le journal italien Cronaca Sovversiva (New York) et dont quelques pages seront publiées en France par L’En Dehors (octobre 1926 et mai 1931). Il aurait collaboré à plusieurs numéros de La revue anarchiste (Paris, 25 numéros de décembre 1929 à avril 1936). Clément Duval est mort à Brooklyn le 25 mars 1935. Il avait passé ses derniers mois chez Max Sartin et Fiorina Rossi qui se souvenant de lui, témoignait : « C’était un vieux petit homme, déformé par l’arthrite. Mais il faisait sa gymnastique tous les matins. Un camarade français, médecin, venait à la maison pour l’examiner. Nous l’appelions ’Il Nonno’, le grand-père, et les voisins pensaient que c’était le père de Max ».

L’essentiel de ses mémoires a été publié et présenté, sous le titre Moi Clément Duval, bagnard et anarchiste (Ed. Ouvrières, 1991). Dans ses mémoires, il dit avoir cotoyé un certain « Papillon » mais qu’il n’appréciait guère son coté égoïste… Sources: Dictionnaire international des militants anarchistes. (R.D.)

Allez, aujourd’hui, on ne risque plus de rencontrer ce type de personnage haut en couleurs. Nous, on a le retour de Dorothée sur le devant de la scène, c’est quand même autre chose en matière de conscientisation des masses laborieuses, hein camarade ! Merci beaucoup de votre visite, portez vous bien et à demain peut-être.

C’EST VENTOSE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Normalement, nous sommes le premier jour de Ventôse et c’est un jour consacré au « Tussilage« , jolie plante de la famille des asteracées et qui, comme son nom l’indique aux Héllenistes que vous êtes, signifie: « Excellent contre la toux ». Cette plante est connue depuis les temps les plus anciens pour ses vertus médicinales. Je trouve que ça ressemble à s’y méprendre au Pissenlit mais on me dit que non. Alors, passons au portrait du jour.

EMILE ARMAND, MORT UN 19 FEVRIER 1962.

C‘était une p’tit gars qui s’appelait armand, n’avait pas d’papa, n’avait pas d’maman… Vous connaissez la célèbre chanson, et bien, cela n’a rien à voir avec ce qui suit. En vérité, Emile Armand s’appelait, Ernest Juin.

Fils d’ancien communard, le petit Ernest Juin, dit Emile ARMAND, ne fréquente pas l’école et c’est dans la bibliothèque paternelle qu’il fait son instruction. Il pratique néanmoins de nombreuses langues. Suite à la lecture de l’Ancien testament, il est secoué vers l’âge de seize ans par une crise mystique qui le tourne vers la religion. Il fréquente les réunions de l’Armée du Salut, qu’il joint officiellement en décembre 1889.

Vers 1895-1896, Armand découvre l’anarchisme à travers la revue Les Temps nouveaux de Jean Grave. L’activité anarchiste, pacifiste et antimilitariste d’Armand lui vaut d’être condamné et emprisonné à de multiples reprises. Arrêté le 6 août 1907, il est condamné à cinq ans de prison pour complicité d’émission de fausse monnaie . Il en profite pour rédiger le livre « Qu’est-ce qu’un anarchiste » (1908) qui constitue sa première synthèse. Après la mort de Marie Kugel, son amie, Armand se marie avec une institutrice, Denise Rougeault, qui le soutient financièrement et lui permet de se consacrer entièrement à l’action anarchiste. Sa situation matérielle assurée, ayant trouvé en Denise Rougeault la stabilité et une collaboratrice, il peut mettre son érudition, sa puissance de raisonnement et sa connaissance d’une dizaine de langues au service de sa révolte. Il fait paraître « l’En-Dehors » pendant 17 ans . Il publie plusieurs dizaines de brochures, organise causeries et cercles d’amis. A l’intérieur de son individualisme libertaire, il continue de progresser et aboutit, entre autres, à la thèse de la « Camaraderie amoureuse ». Il collabore également à l’Encyclopédie Anarchiste de Sébastien Faure..

Arrêté une troisième fois le 27 janvier 1940, il est condamné pour appel à l’insoumission le 16 avril suivant et est interné dans divers camps jusqu’en septembre 1941.

L‘action militante d’Armand s’oriente également vers les «milieux libres» (les colonies anarchistes) où il prône l’amour libre, la camaraderie amoureuse, le naturisme et le refus généralisé des contraintes. Armand se définit par l’épitaphe qu’il se composa : « Il vécut, il se donna, il mourut inassouvi ».

Voila pour ce vendredi, jour du poisson, je vous parle de ça parceque hier au soir j’ai  concocté une fondue de poireaux à la crème safranée et sa ribambelle de St jacques de la baie de St Brieuc (ça fait plus trois étoiles que: Poireaux st jacques), accompagnés, l’une et les autres d’un merveilleux Savennières…Un vrai plaisir, à consommer sans modération. Allez, ne soyez pas jaloux, portez vous bien et à demain peut-être.

NI DIEU NI MAITRE…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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HISTOIRE D’UN LOGO.

Grâce à un petit livre très illustré paru il y a quelques semaines, on connaît enfin l’origine de ce symbole, sceau de l’insoumission, de la rébellion, de l’anarchisme : le A cerclé, ou A dans l’O.

A force de le voir graffité sur des murs à la craie, à la bombe (de peinture), sur des T-shirts et des drapeaux, on pensait qu’il était là depuis toujours.

Certains pensaient que ce A dans l’O était des lettres d’évangile ou encore le A et l’O extraits du nom de Ravachol, le militant anarchiste. D’autres ont cru qu’il synthétisait, au XIXe siècle, l’idée de l’anarchie dans l’ordre prônée par Pierre-Joseph Proudhon. La plupart (espagnols…) ont semblé le voir, pendant la guerre d’Espagne, arboré quelque part dans la colonne Durruti.

En fait, ce signe est une création iconographique plus récente. Etudes et preuves à l’appui -certifiées par le Centre d’études libertaires Pinelli de Milan et le Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne, on sait désormais que le premier A cerclé remonterait à 1964.En avril précisément, il apparaît dans le Bulletin des Jeunes Libertaires comme projet de signe de ralliement proposé « à l’ensemble du mouvement anarchiste ». On connaît les noms des concepteurs : Tomas Ibanez et René Darras.

En 1968, il reste encore discret. Redessiné élégamment (A avec empattement, en négatif sur fond circulaire noir) en 1971 par le frère d’Amedeo Bertolo, Gianni, pour être le titre d’un officiel mensuel anarchiste, il retrouve sa place dans son camp, après avoir été utilisé par l’extrème droite, notamment en Italie.

Pour Amedeo Bertolo, le « père adoptif » du A cerclé, à qui on demande si après 40 ans, le A dans l’O a bien vieilli, sa réponse est claire : « Il me semble encore très efficace, tant comme symbole de révolte anti-autoritaire que comme “ signature ” des multiples anarchismes contemporains.  (Sources:Article de Mesplé paru sur Rue 89. « A cerclé, histoire véridique d’un symbole » ed. Alternatives)

Après avoir ironisé sur les footeux Rennais qui chauffent leur pelouse comme d’autres leur piscine, je suis bien obligé de saluer la victoire de mes voisins de Plabennec face à un club de ligue 1. Je veux bien croire que ces derniers, arrivant du sud de la France, étaient davantage paralysés par la météo que par l’enjeu de la rencontre mais, les histoires de petits Poucet de la coupe c’est bon pour le nationalisme local. Vous savez « ces imbéciles heureux qui sont nés quelque part ». Comment s’appelait ce film extraordinaire avec Patrick Dewaere…J’ai la mémoire qui flanche.

Allez, merci encore d’être passé, portez vous bien et, à demain peut-être.