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L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans HUMEUR

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Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour ! En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Roselyne, la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines l'amarantheétaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui s’exerça durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). On me dit que les feuilles d’amaranthe se cuisinent comme les épinards; ce qui, j’en suis convaincu, vous en touche une sans faire bouger l’autre… Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci:

Plates-bandes d’amarantes jusqu’à
L’agréable palais de Jupiter.
-Je sais que c’est Toi, qui, dans ces lieux,
Mêles ton Bleu presque de Sahara!

Mais bon, le poète a-t-il toujours raison ? Et si le nez de Cléopâtre avait été moins long, le cours de l’histoire en eut-il été changé ? Et si la main de ma sœur ne s’était pas égarée dans la culotte d’un zouave, le pont de l’Alma verrait-il encore couler la Seine ? Allez, trêve de polémiques ermiteet retrouvons l’atmosphère bucolique, que dis-je, agreste, pastorale, champêtre, rurale, campagnarde qui caractérise l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis sa retraite, je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller faire ma pelouse. En attendant la suite, portez vous bien et à bientôt peut-être.

L’amaranthe ne fait plus rire…

Posté par erwandekeramoal dans ANARCHISME, PORTRAIT

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Amis du soubassophone et de la tarte aux myrtilles réunis, bonjour !

Nous voici donc le samedi 29 septembre 2012 et, en ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Cécile Duflot , la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette
plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts( tout à fait comme des épinards). Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparue de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamale, sauce, tortillas et boissons). Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter…

Tiens c’est le jour anniversaire de la naissance Marius JACOB, étonnant personnage.

Né le 29 septembre 1879 Marius Jacob, d’origine alsacienne, est issu d’un milieu prolétaire à Marseille. A douze ans il s’engagea comme mousse et son voyage le mena à Sydney. Il approche le beau monde et les gens de moins bonne classe, sans que tout cela ne l’intéresse vraiment.

Sa personnalité particulière l’empêchait de commettre des vols et des crimes d’une trop grande cruauté. Il abandonne définitivement la marine en 1897 et retourne à Marseille. Il apprend la typographie et mène une vie alternative, fréquentant les milieux anarchistes et cambrioleurs. Dans cette fin de siècle, les socialistes parlementaires s’opposaient souvent de manière agressive face aux anarchistes libertaires du monde ouvrier. Embarqué dans cette confrontation, il fut serré dans une affaire d’explosifs. Après six mois de prison Marius peine à se réinsérer et il choisit d’agir dans une sorte d’illégalisme pacifiste et continuer de mener ses actions douteuse et quelques arnaques.

 

Marius fut arrêté le 31 mars 1899. Les policiers mandatés l’accusèrent du recel d’une montre. Une nouvelle fois arrêté à Toulon, il s’évade de sa prison pour se réfugier à Sète. Là bas il organise sa bande nommée   » Les Travailleurs de la nuit  » dont le principe est de voler sans tuer. Les principes étaient simples, ils ne volaient que les policiers, les juges, les militaires.

En revanche ce groupe de bandits ne s’attaquait jamais aux professions dites utiles, comme les médecins, les artistes ou les instituteurs. Un pourcentage de l’argent volé est redistribué à la cause anarchiste et aux compères dans le besoin. Marius évitait de travailler avec des anarchistes idéalistes tout comme avec la pègre, en choisissant des personnes défavorisées comme lui.

Lorsqu’il s’agissait d’arnaques, ses ressources étaient sans limites. Non seulement c’est un as du cambriolage mais du déguisement et de la tromperie tout autant. Il était très habile, il commettait ses délits de manière stylée et élégante. Bien que Maurice le Blanc s’en défende, Marius Jacob était l’un des escrocs dont il s’inspira pour créer le célèbre personnage d’Arsène Lupin.

Toujours accompagné de complices, il commet près de cinq cent crimes, casses et cambriolages. Mais le 20 avril 1903, une opération qui se déroulait à Abbeville tourna mal. Après avoir tué un agent, Il prend la fuite mais se fait rapidement capturer par la police, ainsi que ses deux complices qui l’avaient assisté. Lors de son procès , il clame ses idées anarchistes. La tribune restera interloquée par son sens de la répartie, son idéalisme et son intelligence. Par la suite il tenta de s’évader dix sept fois de sa prison, faisant preuve d’une incroyable ingéniosité. Mais Jacob souffrait et sa santé déclinait. Libéré de prison en 1929, il ne reprendra pas ses activités d’escroc et de voleur. Il reconstruisit sa vie et comme il était très instruit, il s’investit dans la propagande et la rédaction d’articles ayant une relation de près ou de loin avec ses idées de toujours.

En 1939 il achète une maison à Reuilly et se marie la même année. Il vieillit entouré d’amis  partageant ses idées anarchistes.  Il rencontra en 1953 un jeune couple d’enseignants. Il se lie avec eux d’une profonde amitié et se confiera plus tard à Josiane (Josette), à propos de son désir d’en finir avec la vie. Marius Jacob ne supportait plus son corps qui le lâchait. Il s’empoisonna, lui et son vieux chien. En guise de dernier mot il laissera:  » Linge lessivé, rincé, séché mais pas repassé. J’ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. A votre santé. »

Sources:  - Il existe aussi un blog des plus réjouissants: Alexandre Jacob, l’honnète cambrioleur. Un blog de l’atelier de création Libertaire. Vous pouvez aussi consulter un passionnant documentaire de Laurent Termignon et Thomas Turner. visible ICI.

Voilà pour aujourd’hui, en attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.

IN VINO VERITAS…

Posté par erwandekeramoal dans Non classé

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Amis du Bakouninisme éclairé et du filet mignon réunis, bonjour !

En ce huitième jour de vendémiaire, nous célébrons l’amaranthe (non, c’est pas Roselyne, la marrante…) belle plante dont le nom vient du Grec « a maranthos », qui ne fane pas. Pendant longtemps cette plante a été cultivée pour l’alimentation notamment en Amérique Latine. Les graines étaient grillées et les feuilles consommées comme légumes verts. Après la conquête espagnole la culture fut interdite car la plante était utilisée par les Aztèques lors de cérémonies rituelles. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévissait
durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à
cultiver cette plante, l’Amaranthe a,depuis le XXe siècle,
presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même
qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques
(tamale, sauce, tortillas et boissons). Tiens, je dis cela pour madame « dans ma cuizine« , les feuilles d’amaranthes se cuisinent comme les épinards. Il y a aussi ce poème de Rimbaud qui commence comme ceci: Plates-bandes d’amarantes jusqu’à l’agréable palais de Jupiter…

Ceci étant et, toutes choses égales par ailleurs comme disait mon aïeule, la poésie n’a pas l’heur de plaire à tout le monde. Cf les derniers commentaires postés sur ce blog. Je ne sais plus qui a dit: « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » mais, ça mérite réflexion…

Allez, trêve de polémiques et retrouvons l’atmosphère bucolique, dont les synonymes se passent de commentaires, eux: Agreste, pastoral, champêtre, rural, campagnard, et qui caractérise l’ambiance que veut adopter ce blog. Tel un joyeux cénobite, depuis ma retraite de Keramoal,je me plais à vilipender les travers de notre société que les marchands du temple ont décidé de brader à l’encan. Quand bien même, ils trouvent dans la blogosphère quelques hérauts pour les défendre à tous crins, l’heure viendra où il leur faudra rendre compte devant le peuple souverain.

Bon, après une tirade comme celle là je peux aller faire ma pelouse. En attendant la suite, portez vous bien et à demain peut-être.